Test Just Cause 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Square Enix
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.12.2018
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

La licence Just Cause offre en général des gros jeux bac-à-sable sans prise de tête dans lesquels l’action à la part belle, permettant de jouer sur la physique pour créer certaines situations amusantes. C’est une sorte de gros défouloir. Avec Just Cause 4, les développeurs veulent amener la licence encore un peu plus loin en introduisant notamment les tornades. Reste à voir s’il s’agit de la seule véritable nouveauté ou si l’intérêt pour cet opus est bien concret.

J’ai sorti mes Ray-Ban pour me protéger de… l’aliasing !



Rentrons de suite dans le vif du sujet, Just Cause 4 est très décevant sur sa partie technique, surtout pour un jeu triple A. Analysons ensemble les problèmes rencontrés : premièrement ce qui saute aux yeux dès les premières minutes, c’est l’effet de flou constant accompagné d’un aliasing qui brille autant que le soleil ! Deuxièmement, élément fort gênant, le clipping ! Certains bâtiments, PNJ, véhicules, éléments du décor, etc. mettent une plombe à charger, ce qui casse complètement l’immersion. Comparé à certains concurrents sortis cette année, Just Cause 4 fait vraiment pâle figure à côté ! Rajoutez à cela de nombreux bugs d’affichage et de collisions et vous obtenez la recette parfaite d’une technique complètement à la ramasse. Le pire, c’est que Just Cause 3 n’avait pas à rougir de cela à son époque ! En parlant de ce dernier, son gros problème était les chutes de framerate colossales… Pas de panique, dans ce nouvel opus, le problème est à peu près réglé. En somme, Avalanche Studio a préféré jouer la carte de la stabilité plutôt que celle de la prouesse technique… Cela étant, un autre défaut majeur vient enfoncer le clou : la qualité des cinématiques ! C’est simple, elles sont tout simplement venues d’un autre temps, on se croirait sur la génération précédente (PS3/360) tellement la qualité est médiocre. Les visages sont fades, les animations sont d’un ridicule, les nuances de couleurs mal intégrées, certains personnages apparaissent comme par magie, la synchro labiale est à la rue et le plus drôle c’est que nous avons l’impression que certains personnages louchent, quand ils n’ont pas un regard vitreux. Pire, certaines textures sont tout simplement hideuses dès qu’on s’approche d’un peu trop près.

Heureusement, tout n’est pas à jeter, à commencer par Solis, le nouveau terrain de jeu qui est une franche réussite. La map est aussi grande que celle de Just Cause 3, l’environnement est divisé en quatre sections très variées, chacune ayant ses propres caractéristiques en rapport avec les tempêtes ! De plus, même si le jeu ne brille pas par sa qualité technique, il est vrai que les explosions sont toujours autant somptueuses. L’effet des flammes qui progressent vers le haut et les détails qui englobent le tout restent remarquables. Malgré la déception concernant la partie technique, nous tenons quand même à signaler qu’Avalanche Studio et Square Enix ont conscience de ces problèmes. Une mise à jour est déjà prévue pour arriver prochainement. Toujours est-il que même si la pratique devient de plus en plus fréquente, nous ne la cautionnons pas. Dès lors que le titre sort, il est censé être fini. Qu’il y ait quelques bugs, c’est normal, que tout l’aspect technique soit à revoir, c’est inconcevable tant on a l’impression d’avoir payé plein pot pour un titre à la qualité équivalente ou inférieure à celle d’un jeu en accès anticipé.

Voyoooons voiiir, l’ordinateur fonctionne comme ça !

Avant de parler des nouveautés de ce Just Cause 4, un petit speech sur le scénario s’impose ! Trois ans après ses mésaventures sur son île natale de Medici, Rico Rodriguez part à Solis afin de traquer l’homme qui s’est servi de son père pour construire des armes de destruction massive liées au climat. Pour cela, il lui faut un coup de main de la part des habitants de l’île ! Une fois de plus, pour libérer ces derniers et renverser le grand méchant, notre héros va appliquer sa méthode personnelle, à savoir faire pleuvoir balles et missiles sur tout ce qui porte un uniforme. Les scénarios des Just Cause n’ont jamais été réputés pour leur qualité et pour être honnête ils sont même plutôt secondaires. Pas de surprise donc, le scénario est digne d’une série Z offrant un côté décomplexé et un aspect film d’action tout droit sorti des années 80. Les clichés s’accumulent mais il lui manque un grain de folie pour vraiment aller au bout de la réflexion.

Qu’est-ce qui change par rapport à Just Cause 3 ? Dans l’opus précédent, le but était de tout faire péter afin de faire progresser la barre de Chaos, ce qui permettait de libérer des provinces et de lancer une révolution. Dans Just Cause 4, la formule a été revue… et elle est décevante. En effet, les développeurs ont eu la fausse bonne idée d’intégrer une ligne de front, via la carte, pour constater l'avancée en temps-réel de la révolution menée grâce aux missions. Plus précisément, il s'agit d'aller à l'assaut de bases détenues par la Main Noire. Jusqu’ici tout va bien, sauf qu’à force de progresser nous avons constaté deux problèmes. Premièrement, les missions principales sont bloquées si vous n’avancez pas dans les missions secondaires, sans parler du fait qu’il est trop facile de débloquer une zone en appuyant simplement sur A. Deuxièmement, les missions sont ultra répétitives et bien moins fun qu’espéré. En effet les 34 missions proposées sont partagées entre trois types : le sauvetage de révolutionnaires avec escorte des prisonniers d’un point A à un point B, la défense d’un secteur ou encore, le pire, le piratage d’ordinateurs (et il y en a un paquet). Même Watch_Dogs qui jouait la carte des hackers ne forçait pas autant la main du joueur… Ces missions sont tellement inintéressantes que vous allez vous dépêcher de les torcher rapidement afin de libérer toutes les zones le plus vite possible. On est loin de l’esprit des premiers opus !

En parlant de ratage, si vous mourez ou échouez lors d’objectif, ne paniquez pas, le système de checkpoint a été revue. Il vous fait réapparaître aux derniers objectifs terminés. Un bon point ! Du côté des missions principales, l’argument de vente était la présence des tempêtes. Les trailers étaient alléchants, les possibilités imaginées folles… Mais les meilleurs passages sont dans les cinématiques. La déception frappe une fois encore. N’espérez pas aller à l’intérieur d’une tornade ou encore contrôler en temps réel ce climat apocalyptique, ce n’est pas possible ! La seule campagne qui reste assez sympathique à parcourir est celle des tempêtes de sable. Elle propose des missions assez fun. Pour le reste, on sent que l’idée n’a pas été exploitée jusqu’au bout, ce qui est fort regrettable quand elle était présentée comme LA nouveauté de cet opus.

Créativité + Grappin + moteur physique = du fun et des bugs !

Bien évidemment, l’une des qualités que nous ne pouvons retirer à la saga des Just Cause c’est sa prise en main immédiate. Gunfights, déplacements, utilisation des gadgets, tout est simple d’accès, immédiat. En plus, les affrontements sont plutôt réussis dans l’ensemble et les nouvelles armes apportent un peu de piment, surtout les armes élémentaires qui font de sacrés dégâts. Ca pète dans tous les sens, ça apporte une excellente dynamique, bref, c’est très jouissif ! De même, si les ennemis sont toujours aussi abrutis, la multiplication de leur nombre joue en la faveur du défouloir par excellence. Histoire de ne pas tout miser sur les tempêtes, les développeurs ont également apporté une nouveauté de taille à l’utilisation du grappin. Il s’agit des ballons. Ils créent des situations absurdes, comme prendre de l’altitude avec un container soulevé par lesdits ballons ou encore en accrocher sur les ennemis pour les voir s’envoler. De même, lorsque le titre fait des siennes à coups de bugs, le ballon est d’une utilité remarquable. Par exemple, des PNJ étaient bloqués à cause d’un Tank, empêchant la bonne exécution du script pour avancer. Quelques ballons accrochés au tank plus tard, celui-ci s’est envolé, libérant les PNJ et enclenchant le script tant attendu.

Merci Avalanche d’avoir mis ce gadget pour nous éviter de devoir relancer une mission à cause d’un bug ! La situation était rigolote et on ne lui en tient pas rigueur. Les jeux en monde ouvert sont d’autant plus sujets aux bugs que les autres et ça reste parfaitement compréhensible, d’autant que la situation était loquace et que grâce aux ballons, nous avons pu la débloquer. Si vous avez de l’imagination, vous apprécierez en plus l’intégration de trois slots pour leur attribuer des compétences différentes. En revanche, un détail nous chagrine : les grenades et gadgets explosifs ont totalement disparu. Dommage car le mélange des nouvelles compétences, du grappin et des matériels explosifs aurait pu créer des situations plus variées encore et très drôles ! Niveau maniabilité, Rico se comporte toujours aussi bien. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant pour certains types de véhicules. En dehors des hélicoptères et de quelques voitures, les motos, avions de chasse et bateaux sont de véritables savonnettes qui frustrent à chaque manœuvre ! Pourtant, les véhicules font partie du cœur du gameplay de Just Cause 4... Pour compenser un peu, disons que le fait de tout détruire aux commandes d’un char est juste jouissif ! Autre point positif, la qualité de la radio. Les musiques diffusées sont très agréables et les animateurs ont été bien choisis pour nous plonger dans l’ambiance.

Les activités et la durée de vie

Nous allons très vite faire le tour des activités proposées par ce Just Cause 4 puisqu’elles sont au nombre de trois. Il a les six tombeaux à trouver, les vingt missions proposées par Sargento et enfin les activités de course/épreuve avec la Wingsuit. Bonne nouvelle, le système de tombeau a été revu, fini de toucher un objet pour finir la quête, cette fois-ci vous allez devoir utiliser vos méninges ! En effet, vous allez devoir utiliser le grappin afin de diriger une boule énorme dans un mécanisme qui vous permettra d’élucider certains mystères. Dommage que les six missions se finissent trop vite. Quant aux missions de « Cascade » à faire pour une réalisatrice en manque de sensations fortes, elles vous demanderont de sauter en Wingsuit à travers des anneaux, de vous faire « flasher » avec un kilomètre imposé et de trouver certains véhicules imposés pour les utiliser pour votre cascade. En gros, rien de neuf depuis Just Cause 3… L’activité qui sort vraiment du lot, c’est celle des missions de Sargento. Ces dernières sont variées et fun.

Le but est d’entraîner les rebelles dans diverses missions, comme du sabotage de véhicules ou de bâtiments, de la couverture d’alliés depuis un bâtiment ou un hélico équipé d’un sniper, etc. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise. Dommage qu’une seule des trois activités ressorte vraiment du lot, surtout que c’est la seule qui est vraiment représentative de l’esprit de Just Cause, à savoir tout faire péter en s’amusant. Côté durée de vie, la déception est également de mise, la quête principale, les secondaires, les tombeaux, les missions de Sargento et quelques cascades se bouclant en seulement 19h. Si la durée de vie est plus que correcte sur le papier, elle reste en deçà de ce à quoi nous avait habitués la licence. C’est d’autant plus frustrant que le mode multijoueur, réclamé depuis longtemps, n’est toujours pas d’actualité (alors que des mods ont vu le jour sur PC pour les 2 et 3).

L’avis perso de Yoann // L’épisode de trop !

Fan de la licence depuis le premier opus, j’attendais ce Just Cause 4 avec impatience, surtout que les éléments de la nature qui se déchainent donnaient clairement envie ! A force de jouer, ça a été la douche froide. Ce qui faisait la force des Just Cause a clairement été mis de côté ou a été sous-exploité. Il semblerait que l’on se soit moqué de nous. Comme évoqué dans la critique, la partie technique est plutôt honteuse, surtout quand on voit d’autres productions sortir dans un état quasi impeccable (quelques bugs sont tolérables). Je ne suis pas un adepte des beaux graphismes mais il y a quand même des limites ! J’attendais largement mieux, surtout que le 3 s’en sortait très bien malgré des problèmes de framerate. Autre point qui m’a fortement agacé : le manque total d’originalité dans les missions. C’est hyper répétitif et honnêtement je me suis vite ennuyé. Heureusement que les missions d’entraînement de Sargento m’ont redonné un élan d’espoir, tout en me procurant une dose de fun ! Ce qui m’a mis hors de moi, ce sont les tempêtes survendues dans les trailers. En jeu, c’est du gros foutage de gueule, il n’y a rien d’impressionnant, les meilleurs passages étant dans les cinématiques (même le boss de fin est une cinématique…). A part une poignée de missions sortant du lot, tout le reste est plat. Je ne m’attarde même pas sur le contenu, que je trouve plus léger que d’ordinaire et qui peut laisser présager une tripotée de DLC… Pire, la scène finale lance une nouvelle intrigue et nous laisse en plan… Je me suis dit, « ok, on achète le 4 qui est complètement bâclé, ça leur fait des sous en attendant de travailler sur un vrai Just Cause 5 ». Honnêtement, je vais oublier ce Just Cause 4 pour le moment et rester sur le 3 qui est à mes yeux le meilleur volet de la saga.


Point complet
N’y allons pas par quatre chemins, à sa sortie, Just Cause 4 est une grosse déception. Les problèmes techniques sont nombreux et sérieux, les missions secondaires manquent d’intérêt, la répétitivité aura raison de plusieurs joueurs et le système des tempêtes est complètement sous-exploité, surtout quand on compare avec ce qui nous a été vendu dans les trailers. Heureusement, les bases de la licence sont toujours là, les gunfights sont intenses, les armes élémentaires sont un vrai plus et l’ajout des ballons est une excellente idée. Les plus créatifs s’en donneront à cœur joie, d’autant plus que Solis, le nouvel environnement est vraiment sympathique à parcourir. Si vous connaissez bien la licence, vous aurez l’impression d’avoir un Just Cause 3.5 mais pas un nouvel opus à proprement parler. Plusieurs aspects manquent de fun, ce qui divisera sûrement les joueurs la qualité du contenu étant en dents de scie. Par contre, nous donnons une mention spéciale aux missions de Sargento, fun et variées à souhait. Si les développeurs arrivent à corriger les problèmes de base et à ajouter un peu de contenu avec une pointe de folie, alors Just Cause 4 pourrait convaincre… Mais cela reste hypothétique et en attendant de constater le travail qui sera fait, il est difficile de vraiment le conseiller aux fans de la licence. Les néophytes en revanche pourront toujours y trouver un bon défouloir pour la fin de l’année, en attendant les nouveautés à venir.

On a adoré :
Checkpoints bien pensés
L’amélioration du grappin
Solis, un environnement varié
La qualité des explosions
Certaines bases de la série
La radio
Gunfights un peu plus nerveux
La physique amusera les plus créatifs
Les dégâts des armes élémentaires
Les missions de Sargento, du fun !
Une ambiance série Z assumée…
On n'a pas aimé :
Manquant cruellement de folie !
C’est plus un Just Cause 3.5
A quand un mode multi sur console ?
Missions frappes régionales sans intérêt
Répétitif dans l’ensemble
Des soucis techniques sérieux
Conduite de certains véhicules à revoir
Où sont passées les grenades ?
Tempêtes décevantes et mal exploitées
IA inexistante
Cinématiques venues d’un autres temps


Consulter les commentaires Article publié le 20/12/2018 par Yoann L.


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