Test Ironcast - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Ironcast



Editeur
Ripstone
Genre
Simulation Stratégie
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.03.2016
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
12,99 €

Tout droit inspiré des auteurs comme H.G. Wells ou Jules Verne, Ironcast nous plonge dans une Angleterre Victorienne ravagée par la guerre contre des Français férus de technologie militaire avant-gardiste. Ces derniers ont trouvé en 1876 une nouvelle source d’énergie, la Voltite. Loin de vouloir partager leur découverte, les Français entrèrent en guerre contre leurs cousins Bretons mais la technologie de l’époque ne permit à aucun des camps de prendre le dessus. Puisque les Français n’ont pas de pétrole mais ont des idées (et de la Voltite), ils développèrent en 1882 de nouvelles armes mobiles, sous la forme de géants bipèdes surpuissants de six mètres de haut. Côté Anglais, quelques richissimes hommes et femmes d’affaires se sont associés pour développer leurs propres machines sous la bannière du « Consortium du mérite », tentant tant bien que mal de protéger Londres alors que l’attaque finale française est lancée en 1886 sur la capitale anglaise. Reste à voir ce que cela vaut une fois le pad dans les mains…

L’étendard sanglant est levé




Le synopsis est plutôt intéressant, le mix de la technologie et de la belle époque séduit. Les graphismes soignés, pour ce genre de softs, sont de bon goût. Rien à redire à ce sujet. Les musiques sont bien choisies, celle du boss étant bien trouvée puisqu’elle reprend les notes de la Marseillaise dans un style plus « épique ». La toute première partie d’Ironcast nous met dans la peau d’Aeres Powell, membre du Consortium du mérite et nous apprend les rudiments du gameplay. Le jeu se présente sous la forme d’un puzzle game couplé à une bonne dose de RPG. La grille centrale contient des modules de quatre couleurs différentes représentant les points d’armes, d’énergie, de liquide de refroidissement et de réparation, qu’il faut relier pour récupérer des points d’action à utiliser par le joueur lorsque son tour d’attaquer arrive. Un minimum de stratégie est requis, tirer bêtement sur l’ennemi n’ayant pas toujours autant d’effet que de cibler le point faible de l’opposant. Selon l’ennemi, il faut viser son bouclier ou son moteur avec une arme précise pour profiter d’un avantage plus que nécessaire et anticiper ses actions.

Les débuts sont assez laborieux, une multitude d’informations étant délivrées au joueur, sans parler du fait que tous les boutons de la manette sont mis à contribution. Il faut donc un certain temps d’apprentissage. Le but final étant de détruire l’ennemi, tout en ayant le maximum de points de mobilité et de bouclier afin d’éviter une mort quasi inéluctable. En effet, le jeu est conçu pour que la partie se termine le plus rapidement possible. Il ne dispose que de 9 missions correspondant aux 9 jours qu’il reste avant de voir arriver le boss final à Londres. Chaque journée propose trois missions mais le joueur ne peut en faire qu’une seule. Les objectifs diffèrent un peu à chaque partie, toutes se déroulant généralement de la même manière. Si le joueur réussit la mission, il gagne de l’expérience et de la ferraille qu’il peut réinvestir dans des aptitudes pour son Ironcast, des armes plus puissantes ou des réparations dans le « garage » du Consortium. Il faut compter une bonne heure pour arriver au boss… Cependant, il est tellement puissant que l’issue du combat est connue d’avance. Il faut donc perdre un bon nombre de fois et recommencer depuis le début. Chaque partie perdue fait heureusement gagner de l’expérience et des « marques de recommandation » qu’il faut dépenser dans l’achat de nouveaux robots, pilotes, aptitudes, booster d’XP, etc. À chaque nouvelle tentative, le joueur se présente devant le boss, un peu plus fort (s’il arrive jusqu’à lui).

Les Ironcast et les pilotes déblocables sont au nombre de trois (en plus de celui joué lors de la première partie). Chaque machine et chaque personnage permettent une approche du combat sensiblement différente, qu’on soit « rentre-dedans » ou plutôt « lentement mais sûrement », sans proposer une réelle expérience alternative. Le gros point faible du soft est sa répétitivité, bien que les bonus à chaque niveau d’expérience atteint soient proposés aléatoirement et que les missions varient… Bref, on en fait vite le tour. Rejouer les 9 jours pour se faire « démonter » (c’est le mot) par le boss est une rengaine que bon nombre de joueurs trouveront inutile et bien trop fastidieuse. Débloquer les boosters de niveau III et plus demande trop d’heures de jeu pour le faible bonus qu’ils apportent. On s’ennuie, surtout après avoir passé une trentaine d’heures à rejouer les mêmes chapitres et se voir exploser pour la énième fois. Ironcast ne propose malheureusement que le mode histoire, des joutes en ligne auraient été les bienvenues. Pour finir avec les grains de sable dans l’engrenage, le soft plante régulièrement à la sélection des missions et au chargement si le joueur tente d’aller trop vite.

Point complet
Dommage ! Ironcast n’est pas un mauvais jeu, le côté puzzle game est bien pensé, les parties mêlant RPG et stratégies méritent un coup de chapeau (haut de forme), mais l’histoire déçoit par sa répétitivité et son manque de contenu. L’ennui gagne rapidement le joueur, frustré de devoir recommencer indéfiniment la même semaine sans sentir de réelle progression... Bref, à réserver aux plus tenaces qui n’ont pas peur de recommencer ad nauseam pour en venir à bout.

On a adoré :
+ L’ambiance
+ Aspect puzzle game bien pensé
+ Stratégique
+ Long à finir…
On n'a pas aimé :
- Mais ultra répétitif
- Trop long à faire évoluer
- Plante régulièrement
- Pas de multi


Consulter les commentaires Article publié le 27/03/2016 par Bruce S.



 
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