Test Homefront : The Revolution - jeux vidéo Xbox One

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Homefront : The Revolution



Editeur
Deep Silver
Développeur
Dambuster Studios
Distributeur
KOCH Media
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.05.2016
  17.05.2016
Nombre de joueurs
1
Thème
Futuriste Guerre

Le premier Homefront n'avait pas forcément marqué les esprits. Extrêmement décevant, le titre proposait néanmoins un background intéressant et quelques passages accrocheurs. L'étonnement fut donc de mise à l'annonce d'une suite, à laquelle participent d'anciens développeurs de Free Radical Design. La Corée du Nord est donc de retour pour conquérir et asservir les Etats-Unis, dans un FPS en monde ouvert cette fois-ci. Après des vidéos promotionnelles prometteuses, mais une bêta nous ayant laissé un avis mitigé, qu'en est-il de cette version finale ?

Des idées… Sans budget…



On ne change pas une intro qui gagne : comme dans le premier opus, Homefront : The Revolution commence fort et nous met directement dans l'ambiance. Le background et l'ambiance réussis de la campagne précédente font leur retour, et cela fonctionne une nouvelle fois. Face à la tyrannie de l'armée coréenne, la résistance s'organise… Vous allez en être un des piliers, à la recherche de Ben Walker, leader capturé par l'ennemi. La campagne commence plutôt bien et l'ambiance est travaillée et immersive, grâce notamment à la mise en avant du peuple américain opprimé à travers des scènes dures et difficiles. L'aventure Homefront se déroule maintenant en monde ouvert, divisé en plusieurs zones reliées par des tunnels. La zone rouge est la zone la plus ravagée de la ville, avec ses rues désertées et ses immeubles en miettes. La résistance s'organise et il faut reprendre les zones aux ennemis, afin de reconquérir un maximum de territoires pour se développer. On se retrouve face à un système de conquête "à la Far Cry", dans lequel il faut nettoyer certaines zones pour les libérer, faire un peu de grimpette pour pirater un ordinateur ou encore supprimer les snipers postés sur les toits. Une fois la zone terminée, les résistants peuvent y poser leurs valises et développer leur activité. Mais les soldats ennemis ne se laissent pas faire et peuvent compter sur leur armement de pointe, leurs drones ou véhicules blindés suréquipés.

Le jeu est d'ailleurs assez difficile, surtout dans le mode de difficulté le plus élevé et, en cas d'alerte, les morts seront nombreuses. Heureusement, le joueur reprendra les affaires dans la planque la plus proche, jamais bien loin. En plus de vos gambettes pour cavaler d'un point à un autre, vous pourrez utiliser les motos qui traînent au milieu des ruines ou dans des garages. Même si le gain de temps est appréciable, la conduite est vraiment limitée et les bugs de collisions nombreux, voire handicapants, sans compter que tout cela fleure rapidement bon la répétitivité. La zone jaune, accessible assez rapidement, propose une autre alternative au joueur et apporte une certaine fraîcheur. Dans celle-ci, il faut se la jouer discret et éviter les problèmes, les soldats qui patrouillent ou encore les caméras de surveillance. En plus des missions de l'histoire principale, vous avez la possibilité de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour mettre la population de votre côté et favoriser la rébellion et la révolte. Sauver des civils, détruire de l'équipement ennemi, pirater la radio ou la télévision pour diffuser de la propagande font partie de vos priorités. Pour échapper à l'oppresseur, on peut se cacher derrière un civil pour ne pas être vu par une caméra ou se planquer dans une poubelle en cas de détection. L'idée est bonne et tranche quelque peu avec l'action permanente de la zone rouge, mais l'I.A. n'est clairement pas au rendez-vous.

Plombées par des tares techniques



Quelle que soit la zone traversée, les ennemis ont peu de jugeote, vous oublient rapidement ou foncent à la queue leu-leu pour se faire trouer le bide, alors que dans certains cas, ils sont capables de vous dégommer depuis l'autre bout de la map. Certaines morts s'avèrent du coup particulièrement frustrantes. D'autres zones sont présentes, comme le port, pour des missions plus scénarisées, et certains environnements sont un peu plus travaillés, comme le quartier des collabos, plutôt sympa à parcourir. Une fonctionnalité mise en avant durant la campagne promotionnelle du jeu concerne l'armement de votre personnage. Signalons dans un premier temps que les armes disponibles restent classiques (la résistance n'ayant pas les moyens de l'armée coréenne), mais que chaque arme peut être bricolée et améliorée, via un menu rappelant celui de Crysis 2. Facile à prendre en main, cette possibilité s'avère vraiment intéressante et permet d'améliorer sa puissance de feu grâce aux points et à l'argent gagné au cours des missions principales ou secondaires. Votre fusil à pompe pourra par exemple devenir automatique et profiter d'une puissance jouissive, pendant qu'un simple pistolet deviendra capable de mitrailler à tout va. Idem pour le sniper, sur lequel on pourra installer des niveaux de zoom supplémentaires ou un pointeur laser.

Simple et efficace, cette possibilité est vraiment appréciable et on peut y ajouter différents gadgets (bombes incendiaires, explosives, voitures téléguidées ou outils de piratage). L'arsenal reste donc classique mais est à l'image des moyens limités de la résistance, ce qui reste de ce fait tout à fait cohérent avec l'univers du jeu. Homefront : The Revolution est à l'image du premier opus : un jeu ambitieux, aux bonnes idées, mais au budget riquiqui. Mettre en place un monde ouvert peut s'avérer être une idée risquée et, en plus de la répétitivité qui s'installe rapidement (notez que nous avons terminé l'aventure principale et environ 50% des à-côtés en 14h), c'est la technique qui pêche énormément. Certains décors sont fort jolis (avec de chouettes effets de lumière, de feu ou de pluie), tandis que d'autres affichent des textures immondes et floues dignes de la génération précédente. Mais ce qui mettra tout le monde d'accord, c'est la difficulté du frame-rate à tenir un minimum la route. Les 30 images par seconde semblent rarement atteintes et le jeu rame en permanence, ce qui donne un bon mal de crâne après une session de plus de trois heures. De plus, les bugs sont nombreux : bugs d'I.A., de collisions (descendez d'une moto à pleine vitesse pour voir), d'animations, certains scripts ne se déclenchent pas, des freezes de trois secondes vous bloquent à chaque sauvegarde automatique, si bien que l'on croise les doigts pour que la console n'implose pas.

Cette finition au rabais fait clairement défaut au jeu, et c'est bien dommage car certains points restent réussis, comme les visages des personnages principaux lors des cut-scenes. Malheureusement, le manque de moyens se fait cruellement sentir et opter pour un monde ouvert n'était certainement pas la meilleure idée qui soit. Côté sonore, la VF s'en tire plutôt bien malgré quelques soucis de synchro, mais l'ambiance en ville, avec les PNJ qui se plaignent et subissent l'oppression, est plutôt réussie. Si vous aviez lu notre compte-rendu de la bêta, vous savez déjà que le multi se limite à des scénarios en coopération jusqu'à quatre joueurs. Après avoir créé votre personnage, vous allez devoir nettoyer des zones, pirater des postes de contrôle ou détruire des véhicules ennemis à plusieurs, pour gagner des améliorations et de l'équipement pour votre personnage. Un mode de jeu qui vous occupera le temps de deux ou trois missions et qui montrera rapidement ses limites, surtout que le frame-rate (encore lui) gâche une bonne partie du plaisir.

L’avis perso de Lionel // Des idées mais un manque de moyens

Homefront : The Revolution a de bonnes idées, mais une finition vraiment merdique. J'ai plutôt apprécié le début du jeu, la mise en place des enjeux et la découverte des différentes zones et leurs possibilités. Les menus sont simples à appréhender, tout comme les modifications d'armes. Parfois chouette, le jeu peut également être hyper laid et indigne d'une Xbox One, mais devient surtout rapidement répétitif. Sympa quelques heures, on peste rapidement contre les bugs, l'I.A. qui fait parfois n'importe quoi, mais surtout le frame-rate qui donne mal au crâne. Quelques mois de développement supplémentaires n'auraient pas été du luxe. J'espère en tout cas qu'une mise à jour corrigera au moins une partie des problèmes techniques, surtout les freezes incessants (certains se font carrément en pleine action) qui m'ont fait péter un câble. Je vous conseille d'attendre une forte baisse de prix pour tenter l'expérience.


Point complet
Homefront : The Revolution est à l'image de son prédécesseur : c'est un jeu ambitieux, qui propose de bonnes idées, un background travaillé, mais dont le manque de finition plombe l'expérience de jeu. Au delà de la répétitivité des objectifs qui s'installe rapidement (après 5 à 6h de jeu), le frame-rate, l'I.A. très moyenne et les nombreux bugs cassent véritablement le délire et témoignent d'un sérieux manque de travail dans l'optimisation du jeu sur console. C'est dommage, car la customisation des armes est sympathique, tout comme les possibilités offertes dans la zone jaune. Finalement, l'orientation open-world du titre semble tout sauf une bonne idée. La déception est de mise, d'autant que le début du jeu promettait beaucoup. À prendre à petit prix et après l’application de mises à jour pour corriger un minimum les nombreux soucis techniques.

On a adoré :
Background et ambiance réussis
Premières heures accrocheuses
La modification des armes
La zone jaune propose quelque chose de différent
Pas mal de choses à faire (jobs, missions secondaires)
Bon feeling pour certaines armes
Pouvoir jouer à Timesplitters 2
De beaux effets de lumière
Certains décors très chouettes…
On n'a pas aimé :
Et d'autres vraiment laids
Frame rate à la rue
IA ultra limitée
Manque de finition flagrant
Objectifs vite répétitifs
Conduite de la moto
Pas mal de bugs sonores
Nombreux bugs et freezes
L'open-world n'était pas la meilleure idée


Consulter les commentaires Article publié le 26/05/2016 par Lionel B.



 
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