Test HITMAN 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Développeur
IO Interactive
Genre
Action / Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.01.2021
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

On ne présente plus l’agent 47, le tueur à gage le plus connu de la planète. Aussi loquace qu’une brique, ce ne sont certainement pas ses punchlines qui lui ont fabriqué cette réputation mais bel et bien son travail et son efficacité peu importe le contexte. Se fondant dans la masse grâce notamment à l’art du déguisement qu’il maîtrise parfaitement (on pourrait le retrouver en finale de Quick-Change assez aisément s’il n’avait pas d’autres chats à fouetter), il peut apparaître lors d’un banquet dans un chalet ultra sécurisé, éliminer sa/ses cible(s) et disparaître sans que personne n’ait seulement remarqué sa présence. Bien sûr, on retrouverait quelques victimes collatérales, enfermées dans les placards après quelque temps, du travail d’orfèvre. Mais qu’en est-il de ce troisième opus du tour du monde de notre agent, en pleine vendetta personnelle contre l’agence providence ? Est-ce que cet ultime épisode de la série « World of Assassination » répond aux attentes ? IO Interactive propose donc une fin à cette trilogie et nous allons nous pencher dessus de ce pas.

Lui au moins, il voyage.



En cette période fort troublée, il est important de pouvoir s’évader, et c’est par ses destinations aussi diverses que variées que notre agent 47 nous propose cette petite échappatoire. En commençant par se parachuter sur un gratte-ciel immense des Emirats Arabes Unis pour réellement lancer l’aventure de ce troisième opus. Puis, on se rend dans une propriété privée perdue au beau milieu d’un no man’s land au Royaume-Uni, une rave party dans un Hangar désaffecté à Berlin, puis la Chine, l’Argentine et finalement, on termine notre aventure dans les Carpates. Comme dit plus haut, on a le droit à un panel varié de décors qui permettent à chaque mission d’avoir une identité très spécifique. La chaleur des convives enivrés par les verres de champagne qu’ils sirotent en tenue de soirée hors de prix viendra marquer une certaine ambiance alors que l’on pourra se retrouver plus tard à se frayer un chemin dans une foule de jeunes virevoltés dans un entrepôt crado. Les jeux de lumière, les différentes atmosphères dédiées à chaque environnement provoquent une immersion des plus impressionnantes. On peut ici parler d’un vrai travail visuel de la part d’IO Interactive pour proposer une expérience de jeu des plus agréables. Le jeu se parcourt avec une fluidité sans faille, s’adaptant à l’œil rapidement et avec efficacité. On pourra passer d’un couloir bien éclairé à une pièce plus sombre (comme une salle de maintenance informatique par exemple) sans pour autant être perdu, les tons et nuances d’éclairage sont agréables et poussent le joueur à se déplacer plutôt librement (tout en maintenant sa couverture d’agent à couvert évidemment) et à vouloir découvrir chaque pièce ou endroit spécial que décèle chaque niveau.

Notre agent 47 n’est pas un touriste et il est là pour mener à bien sa mission. Alors après avoir apprécié le travail porté sur l’aspect du titre, il faudra passer à l’action. Et il y a des dizaines et des dizaines de moyens d’accomplir les différents objectifs. Le studio s’amuse ici encore à proposer différentes approches pour chaque mission, et terminer d’une traite les 6 missions proposées par cet opus ne marquera certainement pas la fin de votre aventure. Chaque niveau possède différentes « intrigues » qui permettront de scénariser et de conceptualiser chaque mission. Il n’est pas question d’entrer dans un bain de sang. Pour cumuler le plus possible de points et ainsi débloquer de nombreux avantages à réutiliser en jeu, il vous faudra remplir le plus d’objectifs possible tout en vous focalisant sur le but final. Entrer dans la peau d’un personnage spécifique, comme par exemple un détective privé et enquêter vous-même sur différents faits, pour débloquer une autre approche du niveau en Angleterre par exemple. On arrive donc à faire travailler ses méninges au lieu de rapidement se diriger vers sa/ses cible(s), on cherche, on découvre et on se prend aux différents jeux proposés alors. Cependant, on ne pourra pas parler de grosse nouveauté pour le titre. Un téléphone portable qui permet de débloquer une fenêtre fermée grâce à un rapide piratage de la borne d’ouverture. Un petit plus sympa qui ne change en rien l’expérience de jeu.

Le but étant de rester incognito, Hitman n’est pas un jeu d’action pur et dur. L’agent 47 est un maître de la dissimulation, alors oui, il y a des victimes et vous pouvez en faire un bon paquet si vous restez assez discret. Seulement, il ne faudra pas éveiller les soupçons. L’IA, qui reste tout de même très limitée, restera plus ou moins méfiante. Par contre on peut aisément se balader en courant devant des gardes très calmes pourvu qu’on porte la bonne tenue dans la bonne zone, tant que l’on reste hors de vue des PNJ qui peuvent vous démasquer. Changer de tenue, éliminer/assommer quelques personnes sur notre chemin et attendre patiemment dans une cachette suffiront bien souvent à vous sortir de toute situation dangereuse. On en attendait peut-être un peu plus de ce côté-là. On aurait aimé une IA plus réactive, moins conditionnée. Chacun vaque à ses occupations et tous semblent suivre une boucle temporelle dans laquelle les actions sont millimétrées, engendrant des situations capricieuses dans lesquelles tout le monde semble n’être qu’un robot prévu pour une ou deux tâches, malgré la foule conséquente présente dans chaque niveau traversé. Si on s’attarde un tant soit peu sur l’un ou l’autre des PNJ, cela permet de constater que tout le jeu repose sur une certaine linéarité. Elle est calculée et permet de pouvoir faciliter le travail d’écriture des développeurs, ce qui convient bien au principe de pouvoir terminer de bon nombre de façons différentes chaque niveau (et de devoir le recommencer vraiment plusieurs fois si on veut le terminer à 100%), mais qui perd un peu le joueur sur l’immersion.

Ce dernier opus se veut riche en diversité et propose une expérience un poil plus écrite, un scénario qui ne se contente pas d’envoyer notre agent 47 aux quatre coins du monde pour éliminer monsieur ou madame. On sent une volonté de proposer quelque chose d’encore plus soutenu et le fait que notre Hitman ne parle que peu accentue cet aspect froid et distant. Même lors d’une vendetta, notre tueur ne semble ressentir aucune émotion. On le voit simplement agir et ce sont les personnes qui l’entourent qui apportent la touche d’émotion, comme son allier qui s’emporte alors que lui reste de marbre, par exemple. Pour ce qui est de la durée de vie, le titre n’a pas à pâlir, proposant de vous replonger dans les deux premiers opus (ceux de la trilogie évidemment) avant de commencer celui-ci si le cœur vous en dit. Il permet aussi de varier les plaisirs avec le mode contrat permettant aux joueurs de créer leurs propres missions et de les partager avec la communauté, ou encore de (re)découvrir le fameux mode sniper assassin qui consiste à éliminer ses cibles à distance… une façon ludique d’entrer dans la peau d’un tueur à gage.

Malgré tout, le titre manque d’un certain cachet, tant sur le plan de l’action que du rebondissement. On aurait aimé un peu plus d’événements, un petit plus qui aurait finalisé cette trilogie et aurait apporté un élément en plus à la série. Le jeu est dans l’ensemble très agréable mais il aurait mérité une petite touche un peu plus poussée pour réellement conclure la trilogie. Sur le plan technique en revanche, il fait fort, ce qui pousse le joueur à être plus curieux. Une excellente chose ! On retrouve notre Agent 47 au mieux de sa forme et nul doute que le métier de tueur à gage a encore de belles heures devant lui sur nos consoles de salon. En bref, Hitman 3 apporte une belle expérience de jeu et l'art de l'assassinat brille toujours grâce à l'Agent 47. Les néophytes y trouveront de quoi passer de nombreuses heures à découvrir cet univers et cette ambiance toute particulière. Cependant, les vieux de la vieille qui suivent notre chauve tatoué depuis ses débuts trouveront ici une certaine redondance. Un petit air de déjà-vu mis en place avec la scénarisation de Silent Assassin à Blood Money. On enchaîne les missions sur fond de vendetta contre les anciens patrons. Un esprit de vengeance qui n'est pas forcément en rapport avec l'attitude froide et sans aucune émotion de notre Agent 47...

Point complet
Hitman 3 a plusieurs mérites, dont celui d’arriver entier, et non découpé pour correspondre à un format épisodique autrefois imposé par l’éditeur, et d’offrir une narration un poil plus travaillée. Le titre est jouissif, on retrouve toutes les qualités des précédents opus et les six nouvelles cartes apportent un gros plus pour tous les fans, sans parler du fait que les différentes approches assurent une certaine rejouabilité. Tout peut sembler idyllique ou presque (l’I.A. est trop conditionnée, trop routinière et avec des errances) pour un néophyte qui prendra énormément de plaisir à découvrir cet opus. En revanche, pour les vieux de la vieille, ce Hitman 3 ne fait que marquer une continuité avec un gameplay qui a fait ses preuves mais qui n’évolue pas. Le téléphone est anecdotique par exemple. De même, la narration aurait pu être encore plus poussée et les développeurs auraient pu faire plus d’efforts pour véritablement conclure cette trilogie plutôt que de proposer une simple version + avec de nouvelles maps des précédents volets.

On a adoré :
Une ambiance spécifique
Chaque niveau a son identité propre
Une durée de vie plus que conséquente
Les différents modes de jeu
L’aspect technique
Gameplay qui a fait ses preuves…
On n'a pas aimé :
Avec trop peu de nouveautés
Une IA toujours conditionnée
Manque ce petit plus
C’est vraiment la conclusion ?


Consulter les commentaires Article publié le 03/02/2021 par Manuel-Ange A.



 
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