Test Grand Theft Auto IV - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Grand Theft Auto IV



Développeur
Rockstar Games
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.04.2008
  29.04.2008
  30.10.2008
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
Classification PEGI

Mémoire
1 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

Depuis que la nouvelle génération de consoles est arrivée, tous les joueurs ou presque attendaient avec impatience un épisode de la série Grand Theft Auto profitant complètement de la puissance de la Xbox 360. Après de longs mois de travail acharné, les développeurs de Rockstar peuvent enfin prendre du repos, GTA IV est bel et bien terminé et les joueurs peuvent enfin insérer la galette du jeu dans le lecteur de leur console. Reste alors à savoir si l’attente était vraiment justifiée…

Liberty City nous voici




Dès les premiers instants, ce tout nouveau GTA impressionne. L’introduction est superbement mise en scène et on est à deux doigts de se croire dans une œuvre cinématographique. Sous le charme, on attend patiemment la fin de cette agréable mise en bouche pour prendre enfin le contrôle de Niko Bellic, un homme d’origine slave qui a quitté son pays pour rejoindre son cousin Roman à Liberty City. Celui-ci l’a encouragé à venir partager avec lui ce que tout le monde connaît sous le nom de « the American Dream », le rêve américain en français. Des voitures de sport au moteur rugissant, des filles aux formes généreuses, des villas aussi grandes que belles et des dollars par millions, personne ne pouvait rêver mieux. Mais en quelques secondes, le joueur se rend compte qu’il existe un véritable monde entre le rêve et la réalité. Des cafards, un appartement lugubre et un cousin pas si fréquentable que cela, la toile n’est pas si idyllique que cela. L’occasion pour les développeurs de faire passer quelques messages plus ou moins explicites qui amènent à réfléchir sur notre société. Certains passeront peut-être à côté de cette critique mais d’autres s’en délecteront. Comme quoi, même si dans les mœurs GTA est équivalent d’immoralité, dans la pratique, ce dernier épisode n’est pas qu’un simple jeu dans lequel le joueur a la possibilité, s’il le souhaite, de se balader dans une ville immense et de tuer tous ceux qu’il croise.

Néanmoins, il faut bien réussir à vivre et l’argent ne tombe pas du ciel. On commence alors par dépanner son cousin, puis on fait la connaissance de « ses amis » et de fil en aiguille, de rencontre en rencontre, on progresse dans l’aventure. On découvre alors avec surprise un scénario intéressant, prenant et drôlement immersif. Le tout est saupoudré d’humour, de surprises et de nombreux personnages plus ou moins charismatiques qui ont chacun une personnalité qui fait très « clichée ». Entendez par là que le rasta ne fume pas que des cigarettes, que les enfants de la rue ne sont pas tous des saints, etc., certains trouveront un peu ridicule, d’autres se contenteront de sourire. Dans tous les cas il faut les côtoyer pour pouvoir progresser. Si la première heure de jeu n’est pas forcément des plus intéressantes, elle permet d’introduire l’action et de familiariser le joueur avec les contrôles. Une étape nécessaire pour les néophytes pour leur permettre d’appréhender la suite avec plus de tranquillité. Une trentaine d’heures suffira alors pour voir le bout de l’histoire. On pourrait dire que le mode solo reste relativement court, mais ce serait extrêmement réducteur et surtout bien loin de la vérité. Ce qui fait la magie d’un GTA, ce sont tous les petits à-côtés tels que les jeux (bowling, fléchettes,…), les courses de voiture, les sorties au bar ou au club de striptease, les soirées avec ses nouveaux amis, les nuits d’intimité avec sa petite amie ou les petites escapades nocturnes avec quelques péripatéticiennes. La liste est encore bien longue et il faut bien reconnaître que ce nouvel épisode est des plus complets. Mieux encore, il propose un multijoueur jouable uniquement en ligne qui permet de s’essayer à de nombreux modes de jeu (Deathmatch, GTA Race, Cops n’ Crooks, etc.). Les modes plairont plus ou moins, mais chacun trouvera son bonheur et passera d’excellentes soirées.

Cousin, passe moi un coup de fil !




Si les premiers instants du jeu permettent de se faire au gameplay de ce nouvel opus, ce n’est pas vraiment pour rien. Ô joie, les développeurs ne se sont pas contentés d’implanter le gameplay traditionnel de la série, non, ils en ont profité pour le peaufiner. Les habitués ne seront pas vraiment déboussolés et ils retrouveront rapidement leurs habitudes mais les quelques nouveautés apportées permettent d’enrichir l’expérience de jeu. La visée automatique a été revue et corrigée tout comme la conduite des véhicules. Notons d’ailleurs que si la première est totalement intuitive, la seconde demande un petit temps d’adaptation. Certes, il ne s’agit pas d’une simulation de course mais les freinages au frein à main sont parfois exagérés et les transferts de masse dans les virages laissent quelque peu à désirer. Les autres véhicules demandent une conduite plus ou moins souple mais dans tous les cas on finit par apprécier en prendre le contrôle, surtout que les motos, au même titre que les voitures, offrent des sensations de vitesse des plus agréables. Néanmoins, le moteur physique n’est pas toujours des plus performants et, même s’il est dans l’ensemble extrêmement satisfaisant vu le nombre d’éléments à gérer en simultané, il se permet quelques extravagances telles que des véhicules qui se chevauchent ou des corps qui font des sauts de plusieurs mètres alors qu’il n’y avait vraiment pas de quoi. Des petits détails que l’on oublie vite mais qui font toujours un peu tache. Les fans diront simplement (avec un peu de mauvaise foi) que cela fait partie du charme du titre.

Au chapitre des grosses nouveautés, on retrouve aussi l’apparition d’un téléphone portable bien utile. Si celui-ci permet d’appeler tous les contacts de son répertoire qui s’étoffe au fur et à mesure que l’on progresse dans l’aventure, il offre surtout une interface intuitive et bien insérée dans le jeu pour modifier ses options, accéder au multijoueur ou encore rejouer une mission que l’on a malencontreusement échouée. Un peu dans la même lignée, il est possible, en volant une voiture de police, de se connecter au serveur central des forces de l’ordre pour rechercher un individu et obtenir de précieux renseignements afin, par exemple, de lui faire une petite surprise à son domicile. Toutes ces interfaces, auxquelles il faut rajouter les ordinateurs ayant une connexion Internet que l’on retrouve dans les cybercafés, sont très bien intégrées au jeu et renforcent le réalisme. On en vient même parfois à se demander si ce GTA 4 ne nous ferait pas connaître une sorte de deuxième vie vidéoludique. Pourtant, on revient vite sur Terre lorsque l’on se rend compte des capacités de l’intelligence artificielle. D’ailleurs, on se demande toujours ce que font les officiers de police. Ou ceux-ci sont vraiment des plus idiots ou ils sont extrêmement permissifs puisqu’on peut se balader dans la rue en braquant une arme sur n’importe qui, on peut sauter sur leur voiture avec un fusil à pompe dans les mains, on peut griller des feux rouges, rouler en sens inverse, voire même parfois leur cabosser légèrement la carrosserie qu’ils continuent leur route comme si de rien n’était. Quand bien même on a le malheur de se faire prendre, il suffit de rouler un petit peu pour échapper à la zone de surveillance pour faire baisser son indice de recherche et à terme les semer. Le seul moyen pour eux de triompher de Niko, c’est de lui tirer dessus à plusieurs, et encore quand ils ne se tirent pas dessus les uns les autres… On était habitué dans les précédents opus à avoir une I.A. peu évoluée, mais pour le coup, elle bat tous les records.

Le grand boum




Autant l’avouer, GTA IV est beau. Les modélisations sont de très bonne facture, les environnements sont très détaillés et généralement le tout est fluide, et ce même si le terrain de jeu est composé de trois îles immenses et d’une quatrième relativement plus petite. Sur ce point là, on ne peut qu’applaudir les développeurs qui ont fait un travail remarquable, surtout qu’il y a quelques effets visuels des plus sympathiques comme, par exemple, un mur qui s’enfonce après un violent impact, des vitres qui se brisent lorsqu’on leur jette une pierre dessus, des pneus qui se crèvent lorsqu’on leur tire dessus… A cela il faut ajouter de nombreuses animations aussi inutiles qu’indispensables qui ne font que renforcer le réalisme du jeu. Malgré tout, certains reprocheront certainement la démarche quelque peu oscillante de ce cher Niko et quelques autres détails qui rappellent que nous ne sommes encore qu’au début de la nouvelle génération. On notera d’ailleurs un aliasing omniprésent et quelques effets de clipping perceptibles par moments. Certes tout n’est pas parfait, mais il faut bien imaginer que rares sont les softs à proposer une aire de jeu aussi vaste avec cette qualité graphique, un moteur physique aussi impressionnant et une gestion du temps et de la météo en temps réel ! Peut-on dire que l’on frôle l’exploit ? On peut toujours faire mieux, on peut toujours pinailler sur certains points ou du moins certains éléments plus disgracieux, mais il est bien difficile de vraiment s’attarder sur ces détails sans simplement profiter du plaisir que l’on ressent en y jouant. Terminons d’ailleurs par signaler, que la bande son est simplement géniale et que tout le monde y trouvera son bonheur puisque tous les styles musicaux y sont représentés.

Point complet
Les développeurs de chez Rockstar ont fait de l’excellent travail, ce GTA IV répond parfaitement aux attentes des fans de la série et se paie même le luxe de proposer un scénario intéressant, un multijoueur soigné et quelques nouveautés fortement appréciables, sans compter un moteur physique, qui bien qu’ayant quelques faiblesses, est des plus satisfaisants. Certaines mauvaises langues pourraient alors signaler qu’il ne s’agit finalement que d’un GTA revu et corrigé à la sauce « nouvelle génération » avec une I.A. bien moins évoluée que d’habitude, mais il faut bien avouer que les amateurs de la série n’en demandaient pas vraiment plus. Certes, cet opus ne crée pas une véritable révolution dans l’histoire de la saga (sauf peut-être dans le cœur de certains mordus), mais il intègre de véritables évolutions qui laissent augurer du meilleur pour l’avenir de la licence. Mais en attendant une éventuelle suite encore plus aboutie, il n’y a quasiment aucune raison de se priver de ce grand cru qui est à consommer sans modération.

On a adoré :
+ Un scénario prenant
+ Un multijoueur intéressant
+ Une bande son exceptionnelle
+ Un moteur physique performant
+ Un gameplay soigné
+ Un portable bien utile
+ Un GTA comme on en rêvait
On n'a pas aimé :
- Quelques faiblesses du moteur physique
- Un aliasing omniprésent
- Quelques détails plus ou moins frappants
- Une I.A. encore moins évoluée


Consulter les commentaires Article publié le 06-05-08 par Vincent P.



 
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