Test Geometry Wars 3 : Dimensions - jeux vidéo Xbox One

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Geometry Wars 3 : Dimensions



Développeur
Lucid Games
Distributeur
Activision
Genre
Shoot Them'Up
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.11.2014
Nombre de joueurs
1 à 4
Prix de lancement
14,99 €

Tous les amateurs de shoot them up connaissent l’histoire de la licence Geometry Wars, mais nous nous devons de rappeler que celle-ci a vu le jour en 2003 en tant que mini-jeu bonus ajouté au garage de Project Gotham Racing 2. Fort de l’engouement des joueurs pour ce bonus, Bizarre Creations a sorti le titre indépendamment sur le Xbox Live Arcade sous le nom de Geometry Wars : Retro Evolved. Après cela, la licence a continué son chemin, débarquant sur PC, téléphones mobiles, consoles Nintendo… Cette année, un nouvel opus est arrivé sur nos chères Xbox One. Avec Geometry Wars 3 : Dimensions, c’est son nom, Lucid Games (studio anglais indépendant formé de plusieurs anciens de Bizarre Creations) est-il en mesure de satisfaire les fans de la licence et plus globalement tous ceux qui apprécient les shmups ?

Tu shootes ou tu ne shootes pas ?




Pas de fioriture, le joueur débarque directement sur le menu avec les différents modes accessibles. On y trouve bien entendu le mode classique qui comprend les modes Temps Limité (il faut faire le plus de points en un temps donné), Roi (il faut survivre le plus longtemps possible en sachant que l’on ne peut tirer qu’en étant dans des bulles de protection éphémères), Evolution (il faut faire le max de points avec trois vies), Pacifisme (il faut passer des portails de plus en plus nombreux aux bouts explosifs, et éliminer des adversaires en prime grâce auxdits explosifs) et Vagues (il faut faire le maximum de points avec une vie). Ceux qui connaissent la licence sont donc en terrain connu. Si les modes classiques retiennent l’attention pour les amateurs de scoring, c’est bien le mode Aventure qui attise la curiosité. Ce dernier se compose de cinquante niveaux à nettoyer. Tous ont trois objectifs de score et il faut au moins réaliser le premier pour passer au niveau suivant, en sachant que les boss demandent un certain nombre d’objectifs remplis (matérialisés par des étoiles) pour être affrontés. Autant dire que les moins habiles vont galérer en se retrouvant rapidement bloqués. En effet, la difficulté est assez corsée et si le premier objectif de point est assez facilement réalisable, le deuxième demande un peu plus de doigté, tandis que le troisième nécessite quelques/plusieurs essais et une bonne dextérité.

Or, plus on se rapproche de la fin du jeu et plus il est demandé d’avoir deux étoiles en moyenne par niveau, ce qui est d’ailleurs imposé pour le dernier boss (niveau 50) qui nécessite d’avoir 100 étoiles pour être affronté. Les joueurs peuvent en récolter 150, mais 110 suffisent pour débloquer tout ce qu’il y a à débloquer (nous y reviendrons). Le mode aventure est donc assez impitoyable avec les non initiés, ce qui pourrait s’avérer frustrant pour celui qui souhaite juste parcourir le jeu sans se soucier du score. Mais disons-le franchement, ce n’est pas ce profil qui est ciblé. A l’image des précédents, le titre joue la carte du scoring et cette structure du mode Aventure, certes très dirigiste, oblige justement le joueur à se surpasser pour continuer à progresser. Les habitués du genre, quant à eux, seront plutôt à l’aise, au moins pour faire les deux étoiles après quelques essais au besoin. Le challenge est en tout cas de la partie et les classements ajoutés, du moins lorsqu’ils sont actifs (les serveurs ne sont pas souvent opérationnels, ou pas correctement), renforcent la volonté de s’améliorer pour tout amateur de scoring. Pour éviter toute monotonie, ou du moins la limiter au maximum, Lucid Games a eu la riche idée de mixer les modes classiques et d’y ajouter des règles supplémentaires très appréciables.

On retient particulièrement les règles Tireur d’élite (deux niveaux avec nombre de tirs limité), Endurance (un niveau de dix minutes), Claustrophobe (une poignée de niveaux avec la surface de jeu qui se réduit progressivement), Point de passage (il faut éliminer entièrement une vague pour s’octroyer quelques secondes supplémentaires et générer la vague suivante), Arc-en-Ciel (il faut détruire des ennemis qui colorent en orange la surface de jeu, avant que celle-ci ne soit entièrement recouverte) ou encore Titan (les ennemis sont géants et se divisent en entités plus petites après un certain nombre de tirs)... On ne s’ennuie pas vraiment et cela renouvelle l’intérêt que l’on peut avoir à scorer, même si certains auront plus de mal avec ces règles imposées. Pour aider le joueur dans sa tâche, les développeurs ont ajouté quelques équipements (non optionnels, à soi de ne pas les utiliser pour corser artificiellement la difficulté). Ainsi, on s’équipe d’un drone (cinq types : Attaque, Défenseur, Récupérateur, Bélier et Tireur), qui se charge de multiplier la puissance de tir, de protéger le vaisseau, de récolter les géoms (des cristaux verts lâchés par les ennemis lors de leur mort qui jouent le rôle de multiplicateurs) ou encore de cibler certains ennemis avec des tirs à tête chercheuse.

Multiplication des effets




A cela, on ajoute (sauf en mode Pacifisme) une super attaque, sans compter la Smart Bomb (bombe intelligente qui détruit tout aux alentours) : Mineur, Tête chercheuse, Trou Noir, Tourelle et Clone. Tous ces éléments sont d’ailleurs à améliorer avec les géoms récoltés. A vrai dire, ce fait est assez anecdotique puisqu’on en a rapidement assez pour améliorer les éléments à fond d’un coup lorsqu’on les débloque (en fonction du nombre d’étoiles obtenu – le dernier étant Clone à 110 étoiles), ce qui permet par la même occasion de repartir sur de précédents niveaux pour tenter d’améliorer son score. A vrai dire, une fois que vous avez le Récupérateur, les autres drones sont vite oubliés puisqu’il permet de récupérer tous les géoms sans que vous ne vous souciez de comment aller les chercher. Ainsi, vous n’avez qu’à vous concentrer sur les ennemis et voir votre score grimper en flèche. Reste le drone Attaque qui s’avère particulièrement utile contre les boss, la puissance de feu supplémentaire aidant à en venir plus rapidement à bout. A ce sujet, notons que les boss ne sont pas particulièrement intéressants. Il faut simplement leur ôter la vie en un temps limité et renouveler l’opération. Certes, beaucoup d’ennemis sont de la partie et ça part parfois dans tous les sens, avec des modules à détruire pour supprimer la protection du boss, des murs rougeoyants à éviter, etc., mais on y préfère largement les autres niveaux.

Ceci dit, en ce qui concerne les super attaques, le constat est assez similaire. Mineur et Tête chercheuse sont rapidement oubliées, voire non utilisées au cours des niveaux, surtout lorsqu’on obtient Tourelle vers la fin du jeu. Cette dernière envoie un déluge de balles des plus appréciables. Toujours au niveau du contenu, une fois l’aventure bouclée, on débloque un mode bonus, La Liste, qui n’est autre qu’un cylindre demandant de scorer au maximum en pulvérisant le générique de fin du jeu. Il y a également la Boîte à Titan, c’est le deuxième mode bonus accessible bien avant. Pour donner encore plus de contenu à un titre qui n’en manque pas, le mode Aventure nous ayant tenu scotché à l’écran pendant un peu plus de six heures (durée à moduler selon votre habileté, certains pouvant multiplier par X ce temps et l’allonger en cherchant les trois étoiles par niveau) pour avoir les 110 étoiles, les développeurs n’ont pas manqué d’ajouter du multijoueur. En premier lieu, il y a le multi en local jouable jusqu’à quatre. Fun, celui-ci se contente toutefois de recycler une dizaine de niveaux du mode aventure. Si à deux la lisibilité en prend un petit coup, cela reste jouable et appréciable, mais à trois ou quatre, certains risquent de se cramer la rétine ou d’envoyer valser la manette tant ça peut devenir le foutoir. Reste alors à se diriger vers le mode en ligne, lui aussi assez limité.

En effet, il ne propose que deux règles (différentes de toutes celles énoncées), à savoir Stock (les munitions sont limitées, des recharges sont toutefois larguées et on peut partager un sous stock avec ses coéquipiers) et Invoqueur (jeu en équipes, il faut prendre des tours et leur tirer dessus pour faire apparaître des ennemis que ses équipiers doivent alors éliminer, en évitant de laisser les tours aux adversaires). Ces deux modes sont vraiment très appréciables et il n’y a pas eu de souci particulier à signaler lors des parties réalisées. Néanmoins, et c’est là que le bât blesse, il faut que les serveurs soient opérationnels. Hélas, ils sont souvent hors ligne ou génèrent une erreur. Ceci fait qu’il est difficile d’en profiter, d’autant plus que, lorsque ça fonctionne, les joueurs manquent à l’appel. C’est clairement dommage. Avec son arrivée sur Xbox One, la licence a connu un petit lifting au niveau de la direction artistique. Ainsi, elle a laissé l’univers assez plat des précédents pour littéralement gagner en volume. Les éléments sont dans une sorte de 3D qui n’est pas sans rappeler Super Stardust HD. Cela a engendré quelques retouches du design des ennemis même s’ils restent similaires à ceux perçus auparavant. On les retrouve tous, facilement identifiables par leur forme et leur couleur, chacun ayant toujours son propre comportement (esquive de balles, côté kamikaze, rebond sur toutes les surfaces, flèches qui vont et viennent dans le sens indiqué, etc.).

Il faut mettre du volume




Le plus gros changement vient surtout des arènes puisqu’on trouve désormais des grilles gondolées, des sphères, des cubes, des formes de cacahuètes, boucliers et saucisses, des cylindres, etc. Les formes reviennent régulièrement, mais ça reste suffisamment varié. Outre l’esthétique, cela influe directement sur le gameplay. En effet, les tirs suivent la surface de la forme et peuvent donc toucher des ennemis qui sont à l’autre bout ou sur une autre surface. Bien entendu, l’inverse vaut également, une flèche allant faire le tour de la sphère par exemple. Cela apporte une autre vision du jeu, ce qui demande également plus de concentration, surtout sur les formes cubiques qui s’avèrent traîtresses lorsqu’on change de côté. Pour certains, cela augmentera d’ailleurs le manque de lisibilité induit également par un excès d’effets visuels. Si les nombreux effets font partie de la série, il faut bien reconnaître que l’on ne retrouve pas toujours la lisibilité de Retro Evolved 2 par exemple. Les lignes de la surface se courbent sous notre passage et sous celui des ennemis, les éléments se multiplient, le fond regorge de couleur, l’effet 3D ajoute une perception supplémentaire, le drone qui se balade peut parfois donner l’impression d‘être un ennemi (notamment le récupérateur), les explosions sont nombreuses avec pas mal d’effets (réussis au demeurant), les ennemis apparaissent plus lentement qu’avant en générant des taches colorées et le tout garde son aspect néon.

Du coup, il est vrai que certains niveaux perdent en lisibilité en solo, surtout quand l’ennemi nous apparaît dessus, que les vortex s’en mêlent et que l’on obtient des tirs éphémères spéciaux qui ajoutent plus de balles et/ou d’effets. Néanmoins, l’ensemble du jeu reste parfaitement jouable et avec une bonne concentration on arrive à lire l’ensemble de l’action, même si parfois la chance peut s’en mêler (comme esquiver sans faire exprès un petit ennemi orange qui arrivait par derrière, en sachant qu’un attroupement massif d’autres ennemis retenait notre attention). Bref, le rendu ne fera peut-être pas l’unanimité, surtout pour ceux qui appréciaient les précédents, mais cela n’en fait pas un mauvais cru pour autant, loin de là même, le gameplay restant toujours aussi simple (twin-stick shooter multidirectionnel oblige), fluide et efficace. Enfin, il est bon de noter que la bande sonore, très techno, est appréciable pour tous ceux qui aiment un tant soit peu le genre, mais elle est très répétitive, tout comme les bruitages caractéristiques qui signalent la présence de pastilles bonus à détruire pour avoir des tirs améliorés, l’apparition de certains ennemis, etc. Cela reste néanmoins une aide parfois précieuse pour améliorer son score.

Point complet
Malgré un effet 3D qui peut surprendre les fans (pas forcément en bien) et une multiplication d’effets visuels, certes réussis, qui nuisent parfois à la lisibilité de l’action, il faut reconnaître que Geometry Wars 3 : Dimensions, reste un très bon shoot them up que l’on a plaisir à parcourir. Clairement pas pensé pour les néophytes, avec son mode Aventure intransigeant, il satisfera toutefois les habitués du genre, grâce à la présence d’un certain challenge combiné à l’aspect scoring plus classique (les classements entre autres). Le contenu est suffisamment conséquent et varié pour passer plusieurs bonnes soirées en solo. La coopération en local, plus limitée, sera prisée par certains mais plus il y a de joueurs (jusqu’à quatre), plus la lisibilité de l’action diminue. Cela peut paraître logique mais, en jeu, cela peut générer des frustrations. Quant au mode en ligne, lui aussi limité, il est très agréable. Les seuls problèmes, c’est qu’il est soumis à des serveurs fort capricieux et, fait qui ne lui est pas directement imputable mais qui doit être souligné, il est plutôt déserté. Dommage. Pour le reste, les amateurs du genre apprécieront très certainement ce nouvel opus affiché à 14,99 euros.

On a adoré :
+ Les arènes en volume
+ Gameplay simple et efficace
+ Fluide et agréable à jouer
+ De la coop locale jusqu’à 4
+ Règles du multi online fun
+ Un certain challenge
+ Le scoring, encore et toujours
+ Les modes classiques
+ Pas mal de contenu, de variété
+ L’aventure et ses règles…
On n'a pas aimé :
- A la structure intransigeante
- Manque parfois de lisibilité…
- Effet plus prononcé en coop
- Boss moins intéressants
- Système d’amélioration du drone futile
- Modes multi limités
- Serveurs souvent hors ligne…
- Multi déserté sinon
- L’effet 3D peut diviser
- Musiques très répétitives


Consulter les commentaires Article publié le 21/12/2014 par Vincent P.



 
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