Test Generator Rex - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Generator Rex : Agent of Providence



Editeur
Activision
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.11.2011
  01.11.2011
Nombre de joueurs
1
Thème
Futuriste

Pour tenter de séduire les plus jeunes joueurs, les développeurs s’attaquent régulièrement à des adaptations de héros d’animés ou de films, avec à la clé un résultat souvent décevant. Cette fois-ci, c’est Virtuos qui s’y colle, prenant en charge l’arrivée de Generator Rex, une série d’animation américaine, sur nos consoles. Reste alors à voir ce qu’ils en ont fait : un jeu digne de ce nom ou une adaptation ratée de plus ?

Un petit tour et puis s’en va...




Tout d’abord, une petite explication s’impose pour ceux qui ne connaîtraient pas la série : le monde a été envahi par les nanites (des nanorobots) qui ont infecté tous les êtres vivants, leur infligeant des mutations et les transformant en monstres incontrôlables, les Evos. Seuls quelques personnes sont maîtres de leurs pouvoirs, comme Rex, qui s’en sert pour créer des armes destructrices et purifier les Evos corrompus. C’est donc dans la peau de Rex, agent de Providence, que le joueur commence son aventure. Il faut contrecarrer les plans du terrible Van Kleiss, qui veut mettre la main sur les plans des nanites omega, afin de pouvoir contrôler le monde, scénario plus que classique. L’aventure commence dans les locaux de Providence, qui sert de base à Rex. Au fil des 9 niveaux/missions, Rex va traverser des environnements très variés, de la jungle au monde aquatique, en passant par Mexico et Hong Kong. Côté graphismes, le jeu s’en tire moyennement, avec des personnages et cinématiques sympathiques, dans un style cartoon coloré, mais avec des textures basiques et des décors assez vides qui plombent le tout. On note des soucis au niveau de la compression, très inégale, avec des cinématiques agréables comme celle de l’ouverture et d'autres vraiment pixelisées. La bonne impression du départ est donc à modérer au vu du reste des graphismes. Le doublage, sans être catastrophique, est très moyen et la synchronisation n’est pas du tout au point.

Quant au gameplay, à défaut d’être original, il est assez efficace, même si légèrement répétitif sur la fin : grâce aux nanites, Rex dispose de trois armes puissantes (un bazooka, une épée et des poings géants), sans compter les trois pouvoirs Omega, une sorte de furie, utilisable une fois la jauge pleine. Ces armes ont toutes des caractéristiques différentes, il faut donc jongler entre elles selon les ennemis et les situations. Certaines lourdeurs lors des sauts pénalisent les phases plus axées plate-forme, car même si le jeu est principalement un beat’em all, quelques niveaux viennent rompre la routine de façon assez sympathique, comme un saut en chute libre, une course en moto ou des phases de poursuite en exo-squelette pour bondir plus haut. Du reste, le joueur a peu de temps pour se lasser ou s’ennuyer, puisqu’il ne faut que trois bonnes heures pour boucler le jeu en se payant le luxe d'explorer totalement les niveaux, ce qui est absolument rachitique... A ces trois heures, il faut ajouter la possibilité de refaire les niveaux en mode défi, pour les terminer dans le temps imparti, tâche réalisable sans grand challenge, tout comme le mode histoire. Le joueur peut également satisfaire ses instincts de collectionneur en récupérant les différents items disséminés à travers les niveaux, mais même si cela rajoute un petit plus, ce n’est pas cela qui va scotcher le joueur.

D’autant plus que le level design est ultra basique : couloir, endroit plus large qui se verrouille jusqu’à élimination totale des ennemis, et rebelote pour un couloir, avec quelques rares recoins où se cachent les items. Quant aux boss, ils sont un peu plus intéressants à combattre que les ennemis standards. Même si tous les boss s'achèvent par un QTE, quelques variations animent les combats, mais là encore, il n’y a rien d'extraordinaire. Globalement, il n’y a aucune difficulté à le finir et, dans le cas improbable où le joueur serait bloqué, les checkpoints très fréquents assurent de ne pas avoir à recommencer toute la mission. Quelques passages (assez nombreux mais heureusement très courts) où la marche est imposée viennent casser la progression, d’autant plus que ce ralentissement n’est pas vraiment justifié, si ce n’est par quelques phrases prononcées par le narrateur ou les ennemis. Tout au long des niveaux et des combats, des nanites sont libérées, permettant d’acheter quelques améliorations pour les armes, les pouvoirs et la santé, avec un "arbre des compétences" très limité. Du côté des problèmes et bugs en tout genre, on trouve les très irritants murs invisibles, qui obligent à faire des détours : il est par exemple impossible de sauter au dessus de certains objets ou de prendre un raccourci en franchissant la rambarde des escaliers. A noter aussi quelques bugs de collisions mineurs qui, sans être vraiment dérangeants, confirment un manque global de finition.

Point complet
Ce qui est sûr, c’est que Generator Rex n'est pas le jeu qui fera relever la tête aux adaptations ! Avec ses graphismes inégaux, son gameplay basique et sa durée de vie rachitique, ce ne sont pas ses quelques qualités qui rattrapent le coup. Les plus jeunes pourront cependant accrocher à l'ambiance cartoon réussie qui permet de retrouver leur héros, mais alors à très petit prix et en connaissance de cause.

On a adoré :
+ Ambiance cartoon réussie
+ Pouvoirs bien exploités
+ Quelques items à récolter
+ Niveaux variés
+ Phases de course et de chute libre
On n'a pas aimé :
- Environnements assez vides
- Graphismes simplistes
- Cinématiques mal compressées
- Aucun challenge
- Beaucoup trop court
- De nombreux murs invisibles
- Level design très basique
- Assez répétitif
- Synchronisation à revoir


Consulter les commentaires Article publié le 01/02/2012 par Julie B.



 
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