Test Furi - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 198 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Furi



Développeur
The Game Bakers
Genre
Beat'em All
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.12.2016
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
19,99 €

L’histoire d’amour Franco-Japonaise ne date pas d’aujourd’hui. Il suffit d’ailleurs de repenser aux années Club Dorothée pour retrouver une multitude de dessins animés venus du pays du soleil levant et récoltant la ferveur immédiate de la jeunesse hexagonale. Cela sans oublier le déferlement de jeux vidéo japonais à la même époque qui a doucement infusé dans nos cœurs et nos têtes. Ainsi biberonnés au cours des années 90, il n’est pas étonnant que nous retrouvions ces influences du côté de la jeune équipe montpelliéraine de The Game Bakers, constatant ces inspirations dans leur dernier né : Furi. Bien sûr, il serait réducteur de limiter leur jeu à ce simple carcan car Furi est un melting-pot qui réserve par ailleurs de bien belles surprises.

Furi Darko



Pour entrer directement dans le vif du sujet, Furi nous propose d’incarner un taulard peu bavard et ayant tout l’air d’un samurai futuriste. Qui est-ce ? D’où vient-il ? Pourquoi est-il dans cette étrange prison ? Cela n’a aucune importance car heureusement pour nous, un type bizarre se baladant avec un masque de lapin a décidé de nous aider à nous sortir de ce mauvais pas. La seule chose qui compte désormais : se débarrasser de chaque geôlier ayant chacun son arène et ceci dans le fol espoir de retrouver la liberté. En bref, au niveau du cheminement, on n’est pas très loin des Chevaliers du Zodiac et de ses temples. Autant vous ancrer dans le crâne de suite que le périple ne sera pas une balade de santé ! L’histoire est des plus simples et bien que quelques éléments de réponse pointent le bout de leur nez de manière sporadique, il ne faut pas s’attendre à de la clarté dans les propos de Furi. Ici, il s’agit avant tout de gameplay, de feeling, le reste n’est que prétexte à prendre des coups dans la gueule et à tenter d’en donner.

Un peu de sueur et beaucoup de larmes

Parlons-en du gameplay. Furi mélange avec goût beat’em all et shoot’em up… Tout un programme ! Lâché dans une arène close avec un unique adversaire, le jeu vous propose une panoplie de mouvements des plus simples et d’une intuitivité remarquable : courir, dasher, parer, tirer à distance, frapper au sabre, contrer. Tout ici se fait avec fluidité et élégance mais aussi dans l’âpreté d’une difficulté relevée. Si maîtriser les bases ne pose aucun problème, il faudra apprendre à la dure pour triompher. Chaque boss a ses patterns bien définis qui évoluent en plusieurs étapes durant le combat. Il s’agit de bien étudier le type d’attaque et le type de défense adverse, savoir saisir l’ouverture et aussi anticiper les moments de repli. Si la force principale de notre héros se trouve dans sa lame, nos adversaires sont plutôt du genre à balancer des boules et des vagues d’énergie dans tous les sens. L’esquive est donc essentielle pour s’approcher et déclencher des phases de combat rapproché. Ces derniers augmentent encore la science du timing nécessaire à la victoire avec une caméra centrée sur les deux protagonistes et une vitesse d’échange de coups qui tend à la chorégraphie. Puisque le monde est injuste, quand on bénéficie de seulement trois barres de vie, nos cerbères en possèdent généralement cinq. Subtilité importante, lorsqu’on parvient à faire perdre une vie à son opposant, à l’inverse on en regagne une. Le risque est récompensé et il faut sans cesse surveiller et choisir entre venir gratter la fin de barre de vie d’un boss dans le fol espoir de récupérer une salvatrice vie complète ou se protéger en attendant une meilleure opportunité d’attaque. Le jeu compte énormément sur ce sentiment d’accomplissement et la difficulté est telle qu’il s’agit effectivement d’une immense fierté lorsqu’on arrive enfin à terrasser celui qui paraissait jusqu’alors imbattable.

Bon de bout en bout ?

Un peu comme son concept qui se décompose en deux entités, baston et twin stick shooter, il possède également une dualité entre graphismes et direction artistique. Si la seconde est tout simplement sublime, avec ses hommages appuyés à la japanimation, ses personnages incroyables et leurs mouvements dignes d’un ballet, on ne peut en dire autant de la partie graphique à proprement parler. De loin, lors des combats, le jeu est fluide et totalement lisible ce qui reste l’essentiel. Par contre, entre les phases de combat, Furi nous mène dans de longues pérégrinations qui sont à la fois peu intéressantes, désagréables à jouer, du fait d’une maniabilité prise à défaut et surtout qui mettent en exergue la faiblesse du moteur du jeu. Soyons clairs, le budget du titre n’était pas faramineux et malgré toutes les bonnes intentions, on le voit à l’écran avec des textures qui bavent ci et là. D’un point de vue sonore, là, rien à dire, on ne peut que tirer un grand coup de chapeau et profiter aussi bien de la qualité des pistes électro de l’OST qui font plus que le boulot que s’émerveiller devant les bruitages puissants et efficaces lors des bastons.

Point complet
Furi est un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains, dur mais honnête dans sa difficulté, il faut le prendre pour ce qu’il est : un hommage aux jeux vidéo japonais des années 90. Oubliez l’histoire et la narration, seul compte ici le plaisir de progresser, d’apprendre de ses erreurs et de finalement triompher de son Némésis. Une joie primaire, un bonheur simple comme on pouvait en prendre sur nos bonnes vieilles bornes d’arcade !

On a adoré :
Maniabilité aux petits oignons
Direction artistique
Difficile mais juste
OST impeccable
On n'a pas aimé :
Les phases hors combats
Graphismes en demi-teinte


Consulter les commentaires Article publié le 06/05/2018 par Cédric B.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2018