Test Forza Motorsport 7 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Turn 10
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.10.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Deux ans après la sortie de Forza Motorsport 6 et après une année 2016 marquée par la sortie du très bon Forza Horizon 3, Turn 10 Studios repasse derrière le volant pour vous offrir sa nouvelle version de l’ultime simulation de course automobile. Vaisseau amiral de Microsoft pour le lancement de la Xbox One X et lourdement marketé à grands renforts de Porsche 911 et de vidéos live avec Ken Block est-il une évolution ou une révolution ? Départ à fond pour la critique de Forza Motorsport 7 !

On the road, again, again…



Pour commencer, précisons que cette critique a été réalisée sur Xbox One et à la manette. Pas de HDR donc sur cette première version de la console. Un point supplémentaire sera ajouté au test mi-novembre, une fois le jeu testé sur Xbox One X et sur télévision 4K. Pour cette édition, Forza Motorsport 7 vous propose trois éditions distinctes. L’édition Standard comprend le jeu de base (69,99€), l’édition Deluxe y ajoute un pack de Voitures Day One et le pass VIP (89,99€) et l’édition Ultime (99,99€) intègre en plus le pass Voiture (soit 42 véhicules supplémentaires sur 6 mois) et un accès anticipé à partir du 29 septembre. Cette année encore le Pass VIP fait donc son retour. Apprécié des fans, il permettait précédemment de récupérer plusieurs véhicules exclusifs ainsi que de multiplier par deux l’ensemble des crédits gagnés dans le jeu. Gros changement pour Forza 7, qui aura déclenché la colère des fans, le bonus de crédits n’est désormais valable que pour 25 courses seulement. Changement bien mal annoncé lors de la sortie et les réactions des acheteurs des versions Deluxe et Ultime ne se sont pas fait attendre, certains allant jusqu’à se faire rembourser et à avertir les autorités de leurs pays respectifs du caractère déceptif de l’offre… Passons le drama du lancement pour se concentrer sur l’essentiel, le jeu !

On ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de présenter Forza. Pour les moins au courant d’entre vous, vous avez affaire ici à une simulation de course automobile, exclusive à la plateforme de Microsoft (disponible aussi sur PC et dans le programme Play Anywhere vous permettant de jouer à la fois sur votre Xbox et votre PC avec une seule copie du jeu) et appréciée pour la qualité de ses modélisations, la précision de son gameplay et la quantité de bolides proposés. Le jeu vous propose aujourd’hui plus de 700 machines à piloter sur plus de 200 tracés, répartis sur 32 circuits différents. Le titre Forza le plus ambitieux à ce jour et qui met à disposition des fans la plus large collection de Porsche, Ferrari et Lamborghini disponibles dans un jeu de course. Il vous propose aussi pour la première fois de personnaliser votre pilote, tout d’abord en choisissant d’incarner un homme ou une femme, puis en le customisant à l’aide des centaines de tenues de pilote plus ou moins originales et rares que vous pourrez gagner au fur et à mesure de votre progression.

Le mode principal du jeu, le mode carrière, a été intégralement revu pour ce nouvel opus. Avant d’accéder au rang de légende du sport automobile, il faudra venir à bout de 6 coupes, chacune composée d’une multitude d’épreuves et de championnats thématiques, évoluant au fur et à mesure de votre progression, et vous mettant au volant de bolides de plus en plus élitistes. L’un des facteurs différenciant de Forza a toujours été de proposer des courses avec des véhicules très variés, allant des petites sportives accessibles aux hypercars les plus flamboyants, tout en passant par les voitures de collection, de grand tourisme ou encore les icones du rallye… Forza 7 ajoute pour la première fois les camions de course à cette sélection déjà très hétéroclite. La carrière offre donc une grande variété dans les situations de conduite et pour ajouter encore davantage à tout ce programme, vous retrouverez aussi de nombreux défis : bowling au volant d’une limousine sur le circuit de Top Gear, défi dépassement en Porsche contre une armée de Coccinelles ou encore face à face avec Ken Block dans les rues de Miami…

Montre-moi ta collection !



Chacune de vos victoires vous permettra de remporter des points nécessaires à la complétion de chaque coupe et au déblocage de la suivante. C’est à vous de décider via quels épreuves et championnats vous récolterez vos points, ce qui vous laisse le choix de privilégier une épreuve ou une autre. Vous n’aurez d’ailleurs pas immédiatement accès à l’ensemble des courses, en effet, certaines voitures ne peuvent être achetées qu’une fois votre score de collection suffisamment haut. C’est aussi un nouvel aspect de Forza 7, qui vous attachera plus que jamais à vos voitures. A la différence des titres précédents, n’espérez pas pouvoir rouler avec votre propre supercar dès le début, vous n’en aurez probablement pas les moyens ni même la possibilité. Vous commencez le jeu avec un score de collection à 1 qui évoluera au fur et à mesure de vos acquisitions et vous permettra d’accéder à un plus large panel de véhicules. Chaque voiture a un score de collection allant de quelques dizaines de points à plusieurs centaines en fonction de sa rareté, et une nouvelle acquisition fera donc évoluer votre score de collection plus ou moins vite. Une vraie bonne idée qui apporte un réel aspect de progression à votre carrière de pilote et qui donne envie de gravir les échelons.

La montée en puissance est progressive et vraiment satisfaisante, aspect qu’il était possible de reprocher aux précédents Forza qui vous mettaient très rapidement au volant des voitures les plus puissantes. Ce nouveau mode carrière adopte aussi une nouvelle économie et les crédits remplissent ainsi moins rapidement vos poches qu’auparavant, ce qui vous oblige à bien réfléchir à votre prochaine acquisition ! Les voitures sont plus chères et les gains moins importants mais chaque niveau passé vous permettra néanmoins de choisir entre un bonus de crédits, une voiture gratuite ou à un prix réduit ou encore une nouvelle tenue de pilote. A vous donc de faire le bon choix, entre économiser les crédits pour acheter une voiture rare au score de collection important, ou privilégier l’achat de plusieurs modèles moins dispendieux. Les détenteurs du Pass VIP se plaindront de ne plus bénéficier en permanence du multiplicateur de crédit (activable seulement pour 25 courses désormais) mais qu’ils se rassurent, le jeu n’en devient pas frustrant pour autant.

Parmi les nouveautés, on retrouve aussi un nouveau système d’homologation. Vous pouviez auparavant courir avec n’importe quel véhicule ou presque, du moment que celui-ci rentrait dans la classe (A, B, C, D…) concernée. Ce système n’existe plus dans Forza 7, qui vous oblige à utiliser une voiture homologuée spécifiquement pour l’épreuve concernée. Impossible donc d’aligner votre Civic surboostée sur la grille de départ face à une Ferrari et ce même dans les épreuves ouvertes du mode carrière. Aspect un peu décevant car il rend la personnalisation des véhicules quasi inutile dans cet opus. A l’achat, les véhicules sont directement optimisés pour la course concernée ; modifier le moindre aspect technique vous retirera l’homologation et donc la possibilité de concourir avec le véhicule. Vous pourrez toujours affiner davantage le comportement de l’auto via vos propres réglages, mais les fans de personnalisation en profondeur seront clairement déçus par cet aspect. Ils pourront néanmoins courir librement avec leurs voitures préparées dans le mode course libre. D’autres y verront un point positif, dans la mesure où ils seront toujours sûrs d’être dans un véhicule compétitif, quelle que soit l’épreuve.

La belle et la bête de course



Les graphismes restent un point fort du jeu. Les 60 images par seconde offrent une fluidité sans pareil et la modélisation photoréaliste des véhicules est réellement bluffante, mais peu d’évolutions majeures ressortent par rapport à ses deux prédécesseurs. Les textures des intérieurs ont été améliorées et il est maintenant possible de visiter l’ensemble des 700 véhicules via l’option Forzavista. Vous pouvez donc déambuler librement autour du véhicule et vous installer à son bord pour l’observer sous toutes les coutures. La météo dynamique apporte elle aussi une ambiance très réussie au jeu. Votre première course sous un orage, qui commence doucement pour vite se transformer en pluie torrentielle accompagnée d’éclairs est saisissante ! Parfois c’est malheureusement l’inverse que l’on observe et certains aspects semblent être un retour en arrière comparé aux opus précédents. Malgré de nouvelles animations en bord de piste (hélicoptère en survol, avions, feu d’artifice…), les détails sur l’environnement des circuits semblent beaucoup moins poussés, les arbres qui bordent certains tracés sont indignes du jeu (arbres en 2D sans aucun relief, textures horribles) et certains environnements urbains ont un aspect carton-pâte peu glorieux. La météo dynamique aurait-elle eu raison de ces petits détails ? Pour chipoter encore un peu, certains effets de lumière étranges et quelques bugs visuels et de sons sont aussi présents. Les sons quant à eux sont globalement très convaincants : les gros V12 chantent, les turbos sifflent, on entend les graviers ricocher sur la carrosserie lors d’un virage un peu trop large, les passages dans les tunnels sont saisissants…

Passons au gameplay ! Celui-ci ne comporte pas de grandes évolutions, il reste irréprochable et le plaisir de conduire est immédiat. Ayant testé le jeu à la manette, le comportement des voitures est parfait et les modifications plus ou moins fines que vous pouvez apporter aux véhicules se font largement ressentir. Le freinage et le transfert des masses en virage sont précis et les voitures répondent bien à vos sollicitations. La météo dynamique viendra parfois drastiquement modifier les conditions de course et par la même occasion les risques que vous pouvez prendre. Après quelques tours sous la pluie, les grosses flaques qui se forment sur le circuit peuvent vite devenir de véritables pièges ! Les très bonnes impressions de vitesse et la nouvelle caméra dynamique qui réagit aux aspérités de la route et aux chocs viennent encore plus renforcer l’immersion et la sensation d’être au cœur de la course. Réellement grisant, c’est parfois un sentiment viscéral qui vous criera : freine ! L’IA elle, ne brille malheureusement pas autant. Sans être complètement à la ramasse, le système Drivatar est parfois bien trop agressif, notamment aux plus hauts niveaux de difficulté. L’avantage que possède Forza est qu’il parvient à proposer une simulation au gameplay accessible et modulable, qui pourra s’adapter aux joueurs les plus exigeants comme aux néophytes cherchant simplement à réaliser quelques tours de circuit dans une voiture de rêve. Cet aspect, outre la variété des voitures qu’il propose, est ce qui le démarque clairement de la concurrence et ce qui en fait la simulation la plus complète à notre sens. Son mode multijoueur est très, peut-être trop, classique. Ici rien ne change depuis Forza 6, on reste sur les basiques, des courses rapides par catégorie et un mode rival permettant de se mesurer aux temps des autres joueurs. Celui-ci fonctionne bien même s’il peut être un peu décevant après la fête au multijoueur proposé l’année dernière par Playground Games sur Horizon 3… mais on reste sur deux catégories de jeux bien différentes. Le jeu en écran splitté reste lui aussi disponible, c’est important de le souligner car c’est aujourd’hui bien trop rare.

Pour conclure, un petit point sur les lootboxes et le système de mods, à activer avant de courir. Ces cartes, représentant différents challenges en course (réaliser 4 virages parfaits, conduire uniquement en vue casque, conduire sous la pluie, terminer avec 100m d’avance…) octroient un bonus de crédits ou d’expérience si vous parvenez à remplir l’objectif. Elles viennent donc remplacer l’ancien système qui accordait un bonus en fonction du niveau d’assistance au pilotage choisi. Conduire avec toutes les assistances désactivées n’apporte donc plus aucun avantage dans l’économie du jeu et devient donc uniquement un challenge personnel. Un coup dur pour les fans de la première heure, habitués à maximiser les gains en course en optimisant les assistances activées ou non. Ici, impossible sans mods. Cette idée n’est pas nécessairement mauvaise, obligeant les joueurs les moins experts à se challenger via les mods et à faire des efforts en course pour gagner ce bonus de crédit, mais les joueurs les plus accoutumés à l’ancien système ne verront qu’une façon supplémentaire de brider encore davantage la quantité de crédits qu’ils peuvent gagner. Vu la façon dont vous aller acquérir ces mods, ils n’auraient peut-être pas tort…

L’appât du gain ?



Nous sommes bien en 2017 et, cette année, la mode est aux lootboxes, au contenu déblocable aléatoirement par un petit jeu de hasard, accompagné de la fameuse animation de boite qui s’ouvre. Forza 7 n’échappe pas à cette tendance et propose donc une multitude de boites mystère, à la différence qu’ici, nous ne sommes pas sur un système de « play to earn » qui récompense une montée de niveau par exemple avec une caisse à ouvrir, mais sur un système de « pay to earn » dans lequel il vous faudra dépenser une coquette somme de vos précieux crédits (jusqu’à 300 000 pour la boite la plus chère) gagnés en course pour avoir la chance d’ouvrir l’une des fameuses boites. Crédits qui, pour rappel, se font plus rares dans cet opus, le jeu ne vous offrant plus des dizaines d’autos, il vous faudra donc conjuguer avec vos finances et parfois choisir d’ouvrir une caisse pour obtenir des mods de course, une nouvelle tenue pour votre avatar ou une voiture plutôt que de dépenser directement le tout dans un nouveau bolide.

Un mécanisme qu’on n’a finalement pas nécessairement trouvé négatif, appréciant la progression plus lente et plus réfléchie du mode carrière. Acheter une ou deux caisses de mods une fois toutes les précédentes cartes utilisées ne pose pas vraiment de problème, on reproche néanmoins que certains véhicules semblent pour le moment être accessibles uniquement par ce biais et que l’achat de caisses de mods soit au final plutôt stérile : dépense tes crédits pour gagner plus de crédits. Soyons clair, à l’heure du test, le jeu ne permet pas d’acheter des lootboxes avec de l’argent réel. Néanmoins, Turn 10 ayant confirmé le retour prochain des tokens, les jetons permettant le déblocage de voitures et payés avec de l’argent réel cette fois-ci, il est assez simple de comprendre par quoi sont motivés les changements concernant la raréfaction des crédits et l’abandon du bonus de crédit VIP permanent. L’ajout des tenues de pilote plus au moins rares vient confirmer ce mécanisme très simple. Achète des boites pour débloquer la tenue d’astronaute légendaire ! Un aspect du jeu optionnel bien entendu, mais qui viendra néanmoins refroidir les plus réfractaires au système.
Article rédigé par Arnaud C.


Point complet
Forza Motorsport 7 est indéniablement un très bon jeu qui mérite les louanges pour ses qualités intrinsèques et c’est sans aucun doute que je passerai plusieurs dizaines d’heures à concourir et à collectionner un maximum de voitures. Avec une reproduction photoréaliste de plus de 700 véhicules, une météo dynamique très réussie et particulièrement immersive, un très bon mode carrière au système de progression maîtrisé, une prise en main parfaite et un niveau de difficulté personnalisable pour satisfaire novices comme experts, il s’impose clairement comme le meilleur jeu de course automobile sur Xbox One, celui qui saura satisfaire le public le plus large. A priori peu de défauts mais néanmoins, les fans de la première heure et les habitués des opus précédents regretteront quelques changements majeurs. Un système d’homologation trop restrictif notamment mais surtout une raréfaction des crédits (plus de bonus d’assistance, mods de course payants, bonus VIP limité à 25 courses…) et l’intégration des lootboxes pavant doucement la route vers un système truffé de micro-transactions, dans un jeu que certains auront payé jusqu’à 100€ à la sortie !

On a adoré :
700 bolides parfaitement modélisés
Carrière très bien pensée…
Avec une progression intéressante
Collectionner les bolides, de la citadine à l’hypercar
Accessible à un large public…
Tout en restant pointu pour les experts
Sensations et immersion inégalées
Mods de course plus utiles que précédemment…
On n'a pas aimé :
Mais déceptifs pour les experts habitués à l’ancien système
Temps de chargement
Graphisme des environnements parfois décevants
Système d’homologation trop restrictif pour certains
Les lootboxes ouvrant la voie aux microtransactions à outrance


Consulter les commentaires Article publié le 04/10/2017 par Vincent P.


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