Test Forza Horizon 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Forza Horizon 2



Développeur
PlayGround Games
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2014
Nombre de joueurs
1 à 12
Classification PEGI

Pour accompagner la sortie de la Xbox One, Turn 10 avait développé Forza Motorsport 5, un nouvel opus assez classique qui visait surtout à montrer le moteur du jeu. Un peu moins d’un an après, PlayGround Games remet sur la piste le concept qu’il a lancé en 2012 avec Forza Horizon. Ce dernier visait surtout à apporter un autre pendant à la franchise, en optant pour un monde ouvert et une approche moins sérieuse de la licence originale. Pour la version Xbox One de Forza Horizon 2, le studio de développement a tout simplement mixé le concept de FH en y appliquant le moteur et quelques idées de FM5. Reste à voir si la recette fonctionne…

Un enrobage plutôt soigné ?




Les joueurs qui ont investi dans une console de nouvelle génération attendent un minimum d’efforts sur l’aspect graphique des titres. Avec Forza Horizon 2, nous sommes plutôt gâtés. Il y a environ deux cents véhicules qui sont très bien modélisés. Certes, c’est un peu moins fin que sur FM5, mais le résultat est extrêmement satisfaisant pour un jeu en monde ouvert, sans compter que chaque bolide dispose de sa vue cockpit. Niveau environnement, nous ne sommes pas à plaindre non plus. La carte, composée de six régions (celles de Sisteron, Nice, Saint-Martin, San Giovanni, Castelletto et Montellino), est assez grande. La distance d’affichage est des plus convenables, les jeux de lumière sont réussis et les différents éléments ressortent très bien pour peu que l’on ne les examine pas de trop près. Le seul bémol vient de la modélisation des bâtiments qui ont un aspect carton qui fait un peu tache. Dans l’ensemble, et pour un jeu en monde ouvert, on ne peut qu’être satisfaits du travail réalisé sur l’aspect visuel, d’autant que le titre profite d’un frame-rate solide. Il y a bien un ou deux petits accrocs après une épreuve, le temps que certains éléments soient comptabilisés, mais à part ces rares moments jamais gênants, on peut foncer avec une vitesse élevée avec une fluidité déconcertante. Un taux de rafraîchissement supérieur aurait également offert un confort visuel plus poussé pour les plus pointilleux, mais les trente images/seconde défilent sans problème, tout en offrant de bonnes sensations.

Les développeurs ont fait de réels efforts puisqu’ils ont ajouté un cycle jour/nuit dynamique des plus réussis. Lorsque le soleil se couche, le ciel est magnifique. Les effets du soleil sont d’ailleurs très bien rendus, surtout en vue cockpit. Pour parfaire le tout, les développeurs ont également ajouté la pluie (avec parfois des incohérences de situation lorsqu’on lance une course). Les effets de ruissellement sur les véhicules sont appréciables, tout comme le rendu détrempé de la route. Pour pinailler, on signalera simplement que les effets de particules de terres seraient à améliorer en vue cockpit, histoire de renforcer l’immersion lors des courses hors route, que certains éléments lointains souffrent de clipping ou encore que l’aliasing est assez prononcé à grande vitesse, ou dans les zones qui multiplient les ombres portées. Niveau sonore, le constat est aussi très bon, avec sept radios aux styles bien différents. Nous avons particulièrement eu un coup de cœur pour Levante et ses musiques classiques épiques (La chevauchée des Walkyries est toujours aussi percutante). Les moteurs et autres bruitages ne sont pas en reste, le tout étant réaliste et bien intégré. Au final, si on excepte un plantage console lors d’un déplacement rapide, quelques bugs de collisions en rien gênants ou encore une gestion des dégâts pas encore assez prononcée à notre goût, il faut bien avouer que l’enrobage est très soigné à tous les niveaux. Pour en profiter, encore faut-il que le contenu suive. En solo, l’intérêt principal du joueur réside dans le championnat Horizon qui demande de remporter quinze championnats de quatre courses (sur les 168 disponibles) avant de participer à la finale, seule course de type enduro présente dans le jeu soit dit en passant.

Majoritairement, on se retrouve à participer à des courses sur circuit, des courses de type sprint, des courses avec des changements de surface et des courses avec des tracés plus ouverts qui demandent simplement de passer des portes. En définitive, jeu de course oblige, on se retrouve à aller d’un point A à un point B. Les championnats permettant de profiter de plusieurs catégories de véhicules, des tout-terrains aux hypercars, en passant par les muscle cars (retro ou modernes), les voitures typées rallyes, les citadines, les berlines, etc., on arrive à renouveler l’intérêt des courses. En effet, chaque modèle se comporte différemment, respectant les caractéristiques définies. Cela étant dit, rien ne vous empêche de n’utiliser que deux véhicules différents pour réaliser douze des quinze championnats et un troisième pour compléter. La structure est ainsi faite que l’on se balade de région en région, ce qui donne lieu à des road trips plutôt appréciables. En somme, après chaque championnat terminé, le titre nous pousse à choisir le championnat auquel on désire participer dans la région suivante, sans restriction. On peut donc enchaîner six fois d’affilée des championnats de muscle cars retro puis six championnats de muscle cars modernes… Ou si on le souhaite, on peut changer de type de championnat à chaque fois. Quant à l’ordre des régions, il est prédéfini jusqu’à la finale, ce qui oblige à faire deux fois le tour de la map. Un mal pour un bien puisque cela permet de varier les tracés et d’emprunter différentes routes pour bien voir du paysage et profiter de certains panoramas absolument magnifiques.

On finit par tourner en rond…




Une fois que l’on est champion de Forza, on choisit soi-même ses destinations et ses championnats. Seulement voilà, une fois le titre remporté, l’intérêt diminue quelque peu, résidant simplement sur son envie de continuer à progresser, la répétitivité des épreuves se faisant d’autant plus imposante. A vrai dire, l’ensemble manque un peu de folie, et ce ne sont pas les quelques rassemblements, certes appréciables, qui demandent de courir contre des avions, des montgolfières ou encore un train, qui changent la donne. Pour varier les plaisirs, il faut aller du côté des épreuves annexes. On retrouve par exemple les chasses au trésor. Des véhicules ont été planqués dans des granges très grossièrement localisées et il faut les trouver. En plus, il y a une trentaine de défis collector, avec un véhicule et un objectif imposés. On a également des panneaux d’XP à trouver ainsi que des panneaux de remise sur les voyages instantanés, des radars à activer et des zones de vitesse à traverser. Enfin, Forza Horizon 2 réutilise le système Drivatar de Forza Motorsport 5. En quelques mots, ce dernier définit l’I.A. en se calquant sur le profil de véritables joueurs, vos amis passant en priorité. Vous vous retrouvez donc dans des courses en solo, concourant contre vos amis et quelques inconnus. En monde ouvert, des véhicules Drivatar circulent un peu partout, ce qui donne l’opportunité de lancer des courses à la volée. En course, cela permet d’ajuster l’I.A. Il est difficile de dire si les profils sont vraiment respectés, mais la plupart du temps, cela donne lieu à des comportements plutôt réalistes.

En revanche, il arrive parfois que les Drivatars fassent n’importe quoi, pouvant créer de véritables frustrations. Nous pensons notamment à ces courses durant lesquelles l’adversaire freine devant nous en pleine ligne droite sans aucune raison, à ces moments où il se déporte volontairement pour nous envoyer dans le décor, ou encore à ces virages que l’on prend parfaitement pendant qu’il nous fonce dans l’arrière-train pour nous planter… Les exemples sont assez nombreux, tandis que la majorité du temps, la conduite est plutôt propre, respectant les ouvertures pour les dépassements… Petit bémol également, les Drivatars n’hésitent pas à tricher par moment. En effet, nous avons pu en griller certains qui ne respectaient pas les portes imposées, gagnant de précieuses secondes sur nous sans aucune sanction. En revanche, essayez de faire de même et vous serez téléporté au niveau de la porte que vous avez manqué. Enfin, les frustrations existent, tout n’étant pas rose, mais il faut quand même reconnaître que les Drivatars sont majoritairement plaisants, sans compter que le notre rapporte aussi des crédits même quand on ne joue pas. Le système doit simplement être encore perfectionné, même pour ce FH2 qui pousse aux poussettes plutôt qu’au pilotage des plus propres (même si ce dernier octroie de l’XP supplémentaire). Pour maintenir l’intérêt des joueurs, les développeurs ont tout de même opté pour une astuce ingénieuse : les gains ! En conduisant, que ce soit en promenade libre ou pendant une course, chaque prouesse que l’on fait (saut, vitesse prononcée, démarrage en trombe, section propre, frôlement, destruction d’éléments, etc.) rapporte des points.

Les enchaîner permet d’ajouter des multiplicateurs (jusqu’à x5 dans un premier temps, puis jusqu’à x6) pour engranger toujours plus de points. Si on ne casse pas la chaîne avec un accident, on arrive à se faire de beaux paquets d’XP. On monte alors en niveau et, à chaque niveau passé, on obtient un WheelSpin. Il s’agit d’une sorte de ticket qui fait tourner une roue assurant de repartir avec une récompense, à savoir soit une somme de Crédits plus ou moins importante, soit un véhicule prédéfini. Il faut ajouter à cela 25 avantages à débloquer (en multipliant les prouesses), ce qui se fait avant la finale d’Horizon. Si le WheelSpin est toujours effectif, les avantages sont acquis avant d’être champion et il n’y en a pas d’autres à débloquer. Mine de rien, il y a déjà de quoi faire en solo, mais FH2 profite également d’un mode multijoueur. La transition se fait via un menu plutôt bien fait. Outre les clubs que l’on peut former, on a des rivaux avec lesquels comparer ses statistiques et sa progression, mais aussi pour affronter les fantômes de la communauté. Ce dernier point permet de se surpasser sur une course, en essayant d’améliorer encore et toujours son temps, tout en récoltant des crédits supplémentaires. Ceux qui veulent profiter librement du mode multijoueur peuvent se lancer dans une balade libre en ligne. Dommage, comme en solo, que la densité du trafic soit aussi légère et que les villes manquent clairement de vie. Cette parenthèse faite, à eux d’aller où ils veulent, sans la possibilité toutefois de lancer/créer des courses à la volée, pour parcourir la carte ou choisir des épreuves auxquelles participer.

Un gameplay qui a gagné en finesse




Ils peuvent même se lancer dans les défis collector, qui sont pour le coup à réaliser en coopération à deux. Quant aux courses, on retrouve les structures classiques du solo, auxquelles il faut ajouter les courses en équipe (l’équipe rouge affronte l’équipe bleu et chaque membre remporte des points en fonction de sa position par rapport aux joueurs de l’autre équipe), les courses Roi (un joueur a une couronne qu’il doit conserver le plus longtemps possible, tandis que les autres doivent lui prendre en le percutant) et les courses Infecté (un joueur est infecté et il doit infecter les autres en les touchant, tandis que les autres doivent rester sains le plus longtemps possible). Pour rajouter du piment, il y a également les Road Trips en ligne, qui donnent lieu à des championnats de quatre épreuves mixant les divers types de course déjà évoqués (mais on ne peut pas modifier le paramétrage à notre guise). Attention toutefois, pour le coup le classement mise sur l’XP et non sur les points. En somme, même si vous n’êtes pas premier, votre conduite et vos combos peuvent clairement compenser le manque de points dû à votre position. Dans tous les cas, le passage du mode solo au mode multi se fait de manière très simple et quasi transparente (on n’est pas téléporté d’un coup, on continue à rouler comme si de rien n’était jusqu’à rejoindre la session) et le passage inverse est instantané. Les parties en ligne sont fluides en toutes circonstances, par contre certains joueurs souffrent de quelques soucis techniques, ce qui donne lieu à des téléportations (typiquement du lag qui n’est pas répercuté sur la session de jeu) ou à des comportements vraiment bizarres.

De même, la gestion des collisions est plus approximative, ce qui peut ajouter quelques frustrations supplémentaires dans certains cas. Ne crachons pas dans la soupe, le résultat reste tout à fait convenable, mais il y a encore quelques ajustements à faire, au moins pour n’avoir que des parties avec des joueurs ayant la même qualité de connexion que soi. Techniquement, la qualité visuelle reste quasi similaire au mode solo, même si l’aliasing semble plus prononcé et certaines textures moins fines. Pour en terminer avec le multijoueur, soulignons la présence des concentrations, une par région, qui nous amène sur un parking. On peut alors visualiser son bolide et ceux des joueurs dans la session de jeu, d’échanger ses réglages et même ses créations. D’ailleurs, à chaque achat de véhicule, dont les prix ont été habilement fixés (la leçon FM5 a été retenue), on peut opter gratuitement pour des créations de la communauté, avec possibilité de les mettre en avant via des « j’aime ». Pour compléter le tout, les développeurs ont ajouté un mode photo très plaisant, avec la possibilité de les sauvegarder et les partager, sans parler des crédits offerts dès lors qu’on photographie X nouveaux véhicules. Il ne faut également pas oublier Anna, notre GPS qui fait bien son job. Petit plus pour les utilisateurs Kinect, le contrôle à la voix est très bien intégré, preuve que les développeurs ont vraiment fignolé leur copie. Dernier point et non des moindres, le gameplay… Si on pouvait craindre un titre trop arcade, il n’en est rien. Certes, avec les aides activées, le gameplay est bien typé arcade, permettant une conduite approximative, mais tout de même plaisante.

En revanche, dès lors qu’on met la direction en mode simulation et que l’on désactive les aides à la trajectoire et au freinage, les rembobinages, le contrôle de la stabilité et celui de la traction, la conduite gagne en finesse. Ce n’est pas aussi exigeant qu’un FM5, puisqu’on peut plus facilement rattraper un tête à queue et gérer plus facilement les sous virages, mais le transfert des masses se ressent bien, tout comme les changements de surface ou la perte d’adhérence sur une route mouillée. Les accélérations doivent également être gérées avec un peu de finesse, notamment pour les hypercars (la Hennessey est extrêmement exigeante à ce niveau notamment). Mettez la vue cockpit, enlevez toutes les aides, mettez le reste en mode simulation et vous apprécierez réellement l’expérience, les voitures ont plus de poids que dans le premier FH et les reliefs de l’environnement sont propices à de bonnes sensations, notamment lors des sauts ou des passages à vitesse assez haute dans les forêts. En plus, vous pouvez paramétrer la plupart des éléments de votre voiture (rapports de vitesse, amortisseurs, pression des pneus, etc.) pour affiner les performances de votre véhicule, sans parler des améliorations à appliquer. A ce sujet, mieux vaut les appliquer manuellement, quitte à se renseigner un peu, plutôt que d’opter pour les améliorations automatiques pas franchement optimales. Enfin, reste le cas des dégâts, déjà évoqués. Vous pouvez les activer ou non, mais sachez que si les activer est fort plaisant, renforçant l’intensité de la conduite et le réalisme, même si les dégâts appliqués restent trop légers lors de certains accidents (surtout visuellement, techniquement le moteur peut prendre cher), il faut reconnaître que les désactiver enlève la frustration de devoir finir une course avec une voiture qui n’avance plus, pendant que les adversaires tournent à plein régime.

Point complet
Forza Horizon 2 version Xbox One est loin d’être parfait, comme en témoignent les défauts déjà relevés. Malgré tout, on arrive à rapidement passer outre les points négatifs pour simplement profiter du plaisir de la conduite, plus fine que par le passé et plus paramétrable, couplée à de bonnes sensations de vitesse et à un sentiment de liberté jamais pris à défaut. Techniquement, il faut bien reconnaître la présence d’aliasing sur certains éléments, il est d’ailleurs plus prononcé sur les ombres portées, dans le multijoueur et dès que la vitesse grimpe, ou encore de clipping (jamais gênant), mais l’ensemble est beau (il faut éviter de regarder dans le détail certes) pour un jeu en monde ouvert avec une carte ayant une taille des plus correctes. Les véhicules ont profité d’un véritable soin et la vue cockpit est bien intégrée pour chaque bolide. Le cycle jour/nuit est de la partie, avec de beaux jeux de lumière, la pluie est également au rendez-vous et il y a suffisamment d’à-côtés pour passer des heures et des heures à essayer plusieurs voitures, sans parler des championnats à remporter, même après les 15 à passer et la seule course enduro du jeu à remporter pour être champion. En bref, il y a encore pas mal d’éléments à améliorer pour un éventuel troisième opus, mais il est bien difficile de bouder son plaisir, d’autant qu’on y revient très régulièrement avec plaisir, que ce soit en solo ou en multijoueur (stable au passage malgré des manques et autres bugs). Au final, le mixage du concept de FH avec le moteur et les idées de FM5 fonctionne, donnant un Forza Horizon 2 addictif.

On a adoré :
+ Des voitures bien modélisées…
+ Avec la vue cockpit
+ Monde ouvert très appréciable
+ Impression de liberté
+ Bonnes sensations de vitesse
+ Suffisamment paramétrable
+ Conduite plus fine (comparé à FH)
+ Plein de récompenses
+ Plusieurs à-côtés
+ Contenu global conséquent
+ Le mode photo
+ Les radios, excellentes
+ Bruitages réussis
+ Multijoueur plutôt stable
+ Beau dans l’ensemble
+ Jour/nuit et la pluie
+ Les Drivatars…
On n'a pas aimé :
- Avec leurs ratés
- Certains éléments moches de près
- Modélisation des bâtiments
- Intérêt décroissant une fois Champion (solo)
- Epreuves redondantes à force
- Des détails techniques
- Densité du trafic trop faible
- Manque de vie dans les villes
- Quelques manques et bugs en multi


Consulter les commentaires Article publié le 03/11/2014 par Vincent P.



 
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