Test FIFA 14 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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FIFA 14



Editeur
EA Sports
Développeur
EA Canada
Distributeur
Electronic Arts
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.11.2013
  19.11.2013
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Football

Nombreux sont ceux qui croyaient dur comme fer aux annonces tapageuses concernant l'arrivée de FIFA 14 sur Xbox One. Entre les promesses d'un enrobage graphique époustouflant et d'un moteur physique, l'Ignite Engine, censé reléguer les animations de la version old-gen aux oubliettes, il faut bien avouer que l'on attendait énormément de ce nouveau volet. Reste à voir si EA Canada est parvenu à nous livrer une version au sommet de son art ou au contraire à assurer le minimum syndical à cause d'une concurrence encore absente…

Temps additionnel




Rappelons-le, EA Sports a l'honneur d'être pour le moment le seul studio à faire du football sur les consoles de nouvelle génération (la série des PES n’arrivant qu’en fin d’année), laissant donc FIFA 14 représenter seul le genre sur la Xbox One. Un choix honorable puisqu'il faut dire que l'éditeur américain s'est montré particulièrement offensif lors de la campagne marketing de son soft. Souvenez-vous, on nous parlait alors d'un moteur physique de toute dernière génération (l'Ignite Engine) capable de retranscrire à merveille l'intelligence humaine, de reproduire les véritables mouvements des joueurs et de proposer des stades plus vivants que jamais grâce à des animations de pointe… Sauf que là où le bât blesse, c'est que les amoureux du ballon rond, qui suivent la série depuis des années, ne sont pas dupes : les efforts accomplis sur Xbox One, comparés à ceux fournis sur la version d’ancienne génération, ne sont pas si flagrants que ça. D'abord, les développeurs ont approché l'orientation de la caméra par défaut afin de souligner les évolutions de la modélisation des joueurs et de la pelouse. Certes, les traits des vingt-deux acteurs sont plus fins que jamais, bien que la motion capture et plus particulièrement la plus-value apportée par l'Ignite Engine ne se vérifie que pour les plus grandes stars du ballon rond. Nous sommes tout de même bien loin des images dévoilées lors de l'annonce de cette version de nouvelle génération, et ce même si l'aspect visuel comporte quelques améliorations bienvenues comme une meilleure gestion de la luminosité et des lumières, ainsi qu'un travail appréciable sur la texture de la pelouse.

Des progrès encourageants bien que timides qui se vérifient également au niveau du gameplay. Le rythme est un peu plus fluide, la construction apparaît comme plus réaliste et le cuir semble plus lourd. A côté de ça, l'un des ajouts les plus notables reste le système des frappes pures qui permet d'insuffler un côté plus réaliste sur le jeu dans les seize mètres. Quel plaisir de sortir un tir puissant avec de l'effet et de voir, suivant notre position par rapport à la balle, le cuir flotter ou bien retomber juste sous la barre transversale ! Néanmoins, les sensations face à l'opus sorti deux mois auparavant (sur PlayStation 3 et Xbox 360) demeurent foncièrement les mêmes, idem pour les contacts et le timing. Car si la physique apparaît tout de même meilleure par moment, beaucoup de situations demeurent aberrantes. Il n'est en effet pas rare de voir ses joueurs manquer de combativité dès lors que le ballon semble perdu. La faute en incombe par exemple à une désélection du joueur qui pourrait tout à fait rattraper la balle avec une accélération de la dernière chance. En sus, notez que la frustration est toujours au programme au cours des phases défensives près de la ligne de touche : nos joueurs demeurent encore incapables de faire un crochet sans sortir systématiquement la balle, un élément toujours aussi agaçant qui éradique l'immersion. On s'aperçoit donc que, pour ces situations pouvant passer comme anodines aux yeux d'un public occasionnel, FIFA est à ce niveau toujours distancé par son concurrent direct.

Promesses non tenues




N'oublions pas non plus le jeu aérien qui pose toujours autant de problèmes, car si les blocs défensifs sont désormais un peu plus resserrés, il reste possible de leur loger but sur but en profitant de leur faiblesse à ce niveau. Clairement, pour trouver ici une différence vraiment flagrante, nous devons nous tourner vers les quelques animations ajoutées ci et là. L'arrivée des ramasseurs de balle, de petites cinématiques bienvenues lors des six mètres, des penaltys et des corners, ainsi qu'un nouvel enrobage en début de match pour montrer l'un des stades entièrement modélisés pour l'occasion ; autant de choses qui permettent de rapprocher nos parties de la réalité, tout en fluidifiant le rythme des rencontres. A côté de ça, notons que le public est désormais modélisé en 3D et est capable de réagir plutôt bien avec ce qu'il se passe sur le terrain. On regrette toutefois que les supporters ne lancent pas de ola et que les tifos et les chants des équipes soient bien trop rares. On imagine bien entendu que les équipes d'EA Sports amélioreront cela à l'avenir et qu'à défaut d'être aussi réaliste que promis par l'éditeur, l'ambiance passe un palier, s’annonçant encore plus prometteuse dans l'opus suivant. Quelques mots sur Kinect s'imposent, si son utilisation offre indéniablement des possibilités intéressantes, notamment pour des remplacements ou des changements de mentalité en cours de jeu, force est de constater que, même dans des conditions optimales, la reconnaissance souffre de quelques soucis. Il n'est en effet pas rare de déclencher le défilement des remplaçants en bas de l'écran alors que nous ne faisions que pester à haute voix, ou d’apprendre que l’on a insulté l’arbitre alors qu’on tentait simplement de faire un changement. Dommage.

L'interface des menus étant modifiée depuis FIFA 14 sur Xbox 360 et PlayStation 3, nous ne pouvions attendre davantage de chambardements pour cette version. En effet, seul un côté plus sombre a été ajouté avec de nouvelles images de background. Rien de neuf sous le soleil donc, si ce n'est la disparition des tournois personnalisés et de la possibilité d'ajouter son Gameface à sa carrière solo. En guise d'exclusivité, les joueurs peuvent toutefois mettre la main, en mode Ultimate Team, sur les joueurs de Légendes comme Bierhoff, Van Der Sar ou Gullit, affichés cependant à plusieurs centaines de milliers de crédits (voire même cinq millions pour ce dernier). Un peu décourageant pour les joueurs occasionnels... Et en parlant de jeu en ligne, notez que nous avons eu certains problèmes de connexion au profil en passant immédiatement de la version 360 à la One, obligeant de redémarrer complètement la machine pour tenter de réinitialiser la synchronisation aux serveurs d’Origin. D’autres problèmes de connexion sont hélas présents de temps en temps. Un souci alloué au serveur se vérifie parfois lors de la recherche d'un adversaire qui aboutit occasionnellement à un retour au menu principal. Vous l'aurez donc compris, EA Canada s'est contenté du strict minimum sur ce FIFA 14 nouvelle génération. Les sensations sont quasiment identiques en tout point par rapport à la version sortie deux mois plus tôt sur 360 et PS3 et l’enrobage new-gen est loin d’être aussi convainquant que celui d’un NBA 2K14 de haut rang. Force est de constater que même si ce titre est un excellent jeu de football, le fait est que les efforts sont relativement faibles pour en faire pleinement un jeu de nouvelle génération. Disons qu’il assure surtout la transition en améliorant l’aspect visuel.

Point complet
Aussi bon que soit ce cru de FIFA 14, on se surprend d'en ressortir avec un goût âpre en bouche. Certes, les textures sont plus lisses et les environnements plus immersifs, mais l'arrivée de la licence sur les consoles de nouvelle génération laisse transparaître une triste réalité : le contenu est plus pauvre que sur le jeu sorti deux mois plus tôt sur Xbox 360 et PlayStation 3... En sus, les contacts restent parfois farfelus et le timing des frappes n'est que trop peu modifié : chaque nouveauté de ce titre s'inscrit dans une logique de timidité dérangeante, ce que verront surtout ce qui ont goûté aux deux versions. Qu'on se le dise, FIFA 14 est un bon jeu de football mais les efforts parcimonieux d'EA Canada ne parviennent pas à nous faire accepter des promesses bien loin d'être respectées, sans parler des soucis qui doivent encore être corrigés. Au final, au lieu d’être une référence de la new-gen, le titre s'installe surtout comme un opus de transition.

On a adoré :
+ Lissage des graphismes
+ Fluidité améliorée
+ Des ajustements sympathiques
+ Animations plus immersives
+ Frappes plus réalistes
+ Le public en 3D
+ Les qualités de la v360…
On n'a pas aimé :
- Et ses défauts majeurs
- Nouveautés trop peu marquées
- Jeu aérien toujours mal équilibré
- Modèle économique de FUT farfelu (pour les Légendes)
- Quelques freezes encore présents
- Des bugs lors des contacts
- Contenu revu à la baisse


Consulter les commentaires Article publié le 21/06/2014 par Kévin F.


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