Test FIFA 14 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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FIFA 14



Editeur
EA Sports
Développeur
EA Canada
Distributeur
Electronic Arts
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.09.2013
Nombre de joueurs
1
Thème
Football

Qui dit nouvelle année, dit nouveau FIFA. Depuis l’épisode 08 (de fin 2007 donc), EA Sports a réussi à imposer sa licence en offrant des versions essayant d’améliorer toujours plus la formule. L’an dernier, le résultat était convaincant, malgré bon nombre de bugs. Cette année, la firme se devait de proposer une évolution supplémentaire pour éviter de faire payer plein pot une version mettant simplement à jour la base de données. Reste donc à voir si la qualité est au rendez-vous et si cette version Xbox 360 n’a pas souffert d’une attention particulière apportée à la version destinée aux consoles de nouvelle génération.

Il y a comme qui dirait un air de déjà-vu ?!




Cette année, les développeurs ont totalement revu le menu du jeu. Ce n’est pas forcément une révolution, mais disons que ça change de l’impression de déjà-vu qui planait autour de l’enrobage du jeu depuis quelques années déjà. Par contre, concernant le reste, ne soyez pas surpris, on reste bien entendu dans un FIFA pur et dur, avec tout le contenu habituel déjà présent dans FIFA 13 (et précédents) et quelques ajouts supplémentaires. L’impression de déjà-vu revient finalement très rapidement, mais ce n’est pas forcément là où on attend un FIFA. Ainsi, vous trouverez le mode « coup d’envoi », qui vous permet de lancer un match entre amis très rapidement, tout comme les modes les plus intéressants que sont le FUT, le mode carrière classique (Manager ou Joueur), le mode carrière « Be a pro » où vous ne jouez que votre Pro (qu’il soit existant ou créé de toutes pièces), ou le mode Saisons en ligne, sans oublier quelques nouveautés avec le mode Saisons Coop ou le classique Club Pro en ligne. On n’oubliera pas de citer les habituels modes Jeux techniques (dont certains sont assez corsés, surtout pour obtenir le défi technique) et EA Football Club, qui permet de faire des emplettes, de faire des cadeaux et d’accéder aux « matchs de la semaine » ou à des défis plus complexes comme les défis du jour.

Le social gaming façon football vous permet également de vous comparer à vos amis, d’améliorer certaines compétences ou d’obtenir des bonus pour tous les modes de jeu. Comme d’habitude, le contenu est toujours aussi important, et c’est avec plaisir que l’on parcourt ce nouveau menu, plus intuitif et plus rapide, qui permet de se remettre directement dans le bain après avoir laissé sa carrière lors de la dernière session de jeu par exemple, le dernier mode de jeu utilisé est en effet immédiatement mis en évidence sur le menu. Pas indispensable mais efficace et surtout très moderne. Du côté technique, là encore, FIFA 14 est d’un très bon niveau. Bien entendu, la comparaison avec les versions next-gen n’est pas à faire, la qualité graphique n’ayant plus rien à voir, mais malgré tout, les animations, les réactions des joueurs, les stades, la physique de la balle, le public, tout est de bon, hormis la reproduction des joueurs les moins connus. Sans forcément atteindre des sommets, nous sommes encore une fois devant un très beau jeu de foot. Rien n’a vraiment changé de ce côté, on reste sur le même moteur que pour FIFA 2013, pour une révolution graphique, il faudra attendre un peu. Un petit point sur la bande sonore qui est comme toujours des plus réussies. Que ce soit sur le terrain, avec des nouveaux chants (parfois pas tout le temps compréhensibles mais qu’importe) ou dans les menus avec des musiques variées et des bruitages de qualité, que ce soient les impacts des ballons, les poteaux, les sifflets, tout y est. On se croirait presque devant un vrai match de foot… si ces commentateurs ne gâchaient pas tout…

Hormis le contenu gargantuesque et le côté visuel réussi, EA Sports a souhaité modifier quelque peu la teneur de son jeu, en le rendant encore plus réaliste tout en n’omettant pas de procurer un maximum de plaisir. Le rythme est donc très soutenu. Vous aurez en effet de très nombreuses occasions lors de vos matchs, tandis que l’I.A. s’en procurera aussi un paquet. Le jeu est encore un peu plus rapide que ne l’était FIFA 13. Vous finirez les matchs parfois essoufflés tant vos occasions auront été nombreuses. Si l’année précédente les animations étaient plutôt réussies, cette année, c’est encore une fois l’un des atouts du jeu. Le réalisme s’en ressent énormément. Les animations des joueurs sont assez saisissantes, tout comme la conduite de balle. Vous sentez vraiment la différence entre un joueur technique et endurant (Messi, noté 94), qui dispose d’une conduite de balle exemplaire, de gestes techniques, d’animations réalistes, face à un joueur d’une ligue très peu connue, qui aura bien plus de mal à dribbler, à faire des lobs, des passes aériennes, de beaux centres ou encore des tirs brossés, en cloche, puissants ou précis... D’autant que pour tous les joueurs, l’inertie a été légèrement rehaussée. Vous devrez donc parfaitement gérer la balle, le ballon colle un peu moins au pied du joueur (peu importe son niveau), la gestion de la course est primordiale et il n’est pas rare de perdre le ballon à cause d’un petit geste trop appuyé qui stoppe net l’attaque.

Un gameplay de folie




Il est par ailleurs plus facile de prendre à contre-pied ou de surprendre vos adversaires (I.A. ou humain), puisque la réactivité et la vitesse de retournement ou de déplacement des joueurs a été légèrement revue à la baisse : et tant mieux. Vous pourrez maintenant prendre de vitesse certains très bons défenseurs sans qu’ils ne vous rattrapent. Et c’est à double tranchant, si votre défense n’est pas assez opaque, si vous n’êtes pas préparé, le joueur adverse pourra aussi très bien marquer… d’autant que les tirs sont de plus en plus variés. Et c’est là l’un des atouts de ce cru 2014 : les frappes ont été améliorées, au même titre que la conduite de balle citée plus haut. On réussit, sans forcément changer les paramètres de jeu, à faire des frappes courtes, des volées, des vrilles, des boulets de canon en dehors et dans la surface de réparation et les trajectoires semblent encore plus réalistes qu’auparavant. Nous vous conseillons sincèrement de tenter la plupart du temps les grosses frappes de loin plutôt que de tenter de dribbler la défense, dans la surface de réparation. Les temps de contrôle sont cependant légèrement plus longs, permettant au défenseur pris de vitesse par la passe aérienne de vous rattraper.

Il reste malgré tout assez dommageable que les coups de pied arrêtés soient aussi « simples » à rentrer, surtout les corners, que vous pourrez mettre au moins une fois par match en moyenne, en appuyant sur la touche de centre. Les centres ont par ailleurs aussi beaucoup gagné en efficacité et, la plupart du temps, ils vous permettront de mettre le but qu’il fallait, à l’aide d’une simple pression ou d’une double pression afin d’envoyer le ballon jusqu’au second poteau, où le gardien sera régulièrement pris en défaut. La gestion des ballons aériens est aussi réussie (du moins après le patch), il est donc primordial de maîtriser les passes en profondeur aériennes, permettant de passer au-dessus de la défense à l’aide d’une grosse accélération. Dommage qu’encore une fois, le physique et le gabarit du joueur comptent pour beaucoup dans la réussite de la passe aérienne ou dans la finalité du duel qui vous oppose au défenseur/attaquant, les grosses stars et les plus gros physiques ayant pratiquement toujours l’avantage sur les autres. Notez par ailleurs que la protection de la balle se fait maintenant avec la gâchette gauche, qui vous permettra donc de protéger la balle lors de vos courses ou lors d’un contrôle.

Attention, cette utilisation est soumise à des conditions : vous perdez de la vitesse lorsque vous protégez la balle et ce n’est pas tout le temps efficace, puisque si vous tentez de repousser le joueur avec un mauvais timing, vous perdez la balle dans le meilleur des cas ou vous vous retrouvez à terre dans les autres. L’I.A. est par ailleurs toujours aussi efficace et bien réglée. Complètement inapte en amateur (elle laisse passer les ballons, ne réagit pas, ne tacle pas), elle passe à plus coriace en pro et clairement à haut niveau en légende, où il est parfois difficile de gagner un match. Les coéquipiers font de nombreux appels réalistes (attention au timing ou c’est le hors-jeu assuré), les passes courtes se font rapidement, l’I.A. fait se déplacer les coéquipiers de manière intelligente, malgré quelques ratés : quelques bugs d’I.A. font leur apparition comme des joueurs contrôlés par l’I.A. qui se placent mal ou qui ne bougent plus. Certains joueurs vous laisseront parfois passer, ou à l’inverse, vous tomberez sur une I.A. particulièrement agressive qui ne vous avait pas habitué à ce type de défense (ou d’attaque). Et on regrette toujours cette foutue invincibilité du gardien, à qui il est impossible de prendre la balle lors des ballons aériens, peu importe le gabarit de votre joueur, son aisance sur le jeu en l’air ou le placement du portier. Malgré certains détails, l’équilibre attaque/défense est préservé, et c’est l’une des qualités principales de ce nouveau cru : avoir su évoluer à l’aide de petits ajustements permettant de le rendre plus réaliste et plus complet tout en étant équilibré.

On a dit évolution, pas révolution…




Après tant d’années à pester contre les innombrables tares de la licence, il est pour nous inconcevable de retrouver les mêmes problèmes tous les ans. Ainsi, vous retrouverez des commentaires inintéressants, pas synchronisés voire parfois complètement à côté de la plaque. Capables de se tromper sur le score du match, de préciser plusieurs secondes après le tir qu’il n’y a pas but ou de faire des erreurs sur le nom des équipes, les commentateurs sont tout bonnement insupportables, à tel point que nous avons encore une fois choisi les commentaires d’une autre langue (nous vous conseillons les commentaires espagnols par exemple). Si vous jouez avec votre équipe favorite, prenons au hasard Barcelone, vous aurez le droit à chaque match à la fameuse description du club et de ses victoires. Tout bonnement incroyable, même si nous avons conscience de la difficulté de faire des commentaires différents, développés, etc. Dans le même genre, l’arbitrage est lui aussi en faute. Capable de siffler un simple contact et de vous donner très généreusement un carton jaune pour ce dernier, l’arbitre pourra aussi faire l’impasse sur un tacle assassin de votre adversaire (qu’il soit I.A. ou humain) ou le sanctionner d’un simple jaune. Enfin, et c’est sans doute devenu un running gag chez EA, les bugs sont de retour, et à foison, tandis que les freezes sont encore une fois légion.

Les premiers sont parfois tantôt drôles (mais complètement incroyables après tant d’années), comme un contact entre deux joueurs très mal géré, ou parfois carrément gênants, comme la balle qui disparaît, la carrière corrompue, l’impossibilité de revenir au menu, etc. Heureusement, malgré certaines tares toujours aussi présentes, et sans vraiment révolutionner la licence, l’éditeur propose ci et là des évolutions ou des nouveautés. On peut par exemple citer le mode Saisons Coop, clairement intéressant, qui permet de jouer avec un ami au mode « saison » classique, et de monter au fur et à mesure de vos victoires, à deux. Vous démarrez en division 5 avec pour objectif de passer en division et de remporter le titre. Le concept est absolument identique au mode saison solo, n’attendez pas de nouveautés dans la structure d’une saison. De nouvelles ligues sont aussi disponibles comme la ligue chilienne ou la ligue argentine, ainsi que l’apparition de nouveaux stades et nouveaux jeux techniques plutôt sympathiques. Les styles font aussi leur apparition en mode FUT. Comme la plupart des ajouts de ce mode, ils sont matérialisés par des cartes qui permettent de donner ou d’améliorer « un style » de jeu à votre joueur virtuel. Ces cartes se gagnent dans des packs bien entendu et permettent d’accentuer la performance de votre joueur sur certains domaines assez variés.

On regrette encore une fois le modèle économique du mode FUT, qui propose toujours aux plus fortunés de mettre la main au porte-monnaie afin d’obtenir la meilleure équipe possible rapidement, tandis que le joueur lambda montera son équipe en plusieurs saisons (en ligne et hors ligne) à la force de son mental. Enfin, notez que le mode Club Pro est toujours des plus intéressants à jouer, pour peu que vous ayez des collègues nombreux et connectés, vous permettant de lancer un match avec au moins deux ou trois joueurs de votre club. La progression de votre pro est continue et fonction de vos succès en match et de l’obtention de nombreux exploits. Si les premiers matchs seront sans doute un peu frustrants, la faute à des joueurs disposant de pro de niveau 90, voire un peu plus, ou utilisant la technique du mini joueur qui court plus vite que Maradonna, le mode est un bon moyen de passer encore plus de temps sur le soft. Il vous permet toujours d’obtenir des statistiques détaillées de votre club, le nombre de victoires, votre participation, votre ratio de buts, de passes, etc. Dommage que du point de vue du jeu en ligne, très peu de filtres soient mis en place pour la recherche d’équipes adverses, peu importe le mode de jeu (Saisons, FUT, Club Pro, etc.). On pourrait aussi citer le problème du code réseau et de la stabilité du jeu en ligne. Après avoir perdu deux points à chaque œil, nous pouvons vous confirmer que certains matchs sont carrément injouables, un lag incroyable qui stoppe parfois tout l’écran vous gâche la partie. Dommage, car la plupart des rencontrent se déroulent sans accroc, lorsque l’adversaire ne quitte pas la partie de rage.

Point complet
Ce FIFA 14 reste une valeur sûre pour le fan de football ou celui qui souhaite un bon, voire même un très bon jeu de sport. Contenu encore une fois très conséquent, graphismes soignés, gameplay amélioré grâce au rythme de jeu et aux frappes, le jeu se rapproche chaque année de la réalité, sans jamais l’atteindre bien entendu, la faute à quelques ajustements de gameplay encore nécessaires, comme au niveau du jeu aérien (corners et centres un peu trop simples). Quant à l’inertie, elle divisera probablement vu qu’elle est assez importante. Il ne faut pas non plus oublier les habituelles tares de la licence comme les bugs et autres freezes, les commentaires horripilants, l’arbitrage aux fraises et autres joyeusetés. Aucune révolution à l’horizon n’est à signaler, on reste sur une formule connue qui a légèrement évolué. Du coup, si vous êtes déjà l’heureux possesseur du précédent opus, peut-être que cette année faire l’impasse sur cette nouvelle cuvée ne sera pas un crime, du moins pas au prix fort… Quant aux « nouveaux » : foncez !

On a adoré :
+ Equilibre attaque/défense
+ Le rythme de jeu
+ Graphismes
+ Gameplay
+ Conduite de balle réaliste
+ La bande-son
+ Les jeux techniques
+ L’I.A. en difficile
+ Contenu impressionnant
+ Mode FUT et carrière
+ Interactivité et social gaming
+ Saisons en coop
+ Nouveaux styles de jeu en FUT
+ Inertie améliorée…
On n'a pas aimé :
- Mais on peut encore faire mieux !
- Coups de pied arrêtés trop simples
- Des incohérences niveau jeu aérien
- Bugs en tous genres inadmissibles
- Arbitrage et commentaires
- Quelques soucis techniques
- Manque de réelles nouveautés
- Modèle économique du FUT
- Code réseau à améliorer


Consulter les commentaires Article publié le 27/10/2013 par Patrick C.



 
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