Test Far Cry 4 - jeux vidéo Xbox One

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Far Cry 4



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.11.2014
  20.11.2014
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI

La licence Far Cry a connu des hauts et des bas. Développé par Crytek, le premier opus reste encore aujourd'hui dans toutes les mémoires. Far Cry 2, lui, avait déçu bon nombre de joueurs, ses idées intéressantes ayant été gâchées par des mécaniques de jeu pénibles et frustrantes. A l'écoute des joueurs, les développeurs avaient rectifié le tir en proposant un troisième opus de qualité. Deux ans sont passés, et c'est Far Cry 4 qui nous intéresse aujourd'hui. Changement de décor, direction l'Himalaya et la région de Kyrat, où sévit Pagan Min, dictateur sanguinaire que vous allez rapidement rencontrer. Le voyage en vaut-il la chandelle ?

Rendez-vous à Kyrat




Vous incarnez Ajay, revenu sur ses terres pour disperser les cendres de sa mère. Rapidement pris au piège dans une guerre locale, entre les rebelles du Sentier d'or et l'armée du dictateur Pagan Min, vous allez devoir sortir les armes pour sauver votre peau et découvrir les liens qui vous unissent à votre ennemi. Le solo de Far Cry 4 comporte 32 missions et conserve les bases posées par l'opus précédent. Dans une carte relativement vaste, en monde ouvert, vous allez participer à tout un tas d'activités et des missions diverses et variées. Les premières missions consistent d'ailleurs à vous familiariser avec les activités disponibles, histoire de vous faire toucher un peu à tout. En plus de l'histoire principale, vous allez devoir découvrir les tours radio (pour débloquer l'affichage des missions sur votre map), participer à des nettoyages d'avant-postes, à des parties de chasse, des assassinats, des courses, des événements karma aléatoires (pour augmenter son niveau de karma en libérant des otages par exemple), ou encore des prises de forteresse. Il y a un contenu vraiment conséquent et varié, histoire de se changer les idées entre deux missions principales et de glaner objets, armes ou points d'expérience. Disons-le tout de suite, les 32 missions du mode principal (qui se terminent en 9h en ligne droite) sont quelque peu décevantes. Reprenant, en moins bien et sans l'effet de surprise, des séquences du précédent jeu (brûler des plantations, assassiner discrètement un général, sauver des otages…), certaines missions sont ennuyeuses et manquent de punch, la faute notamment à des personnages secondaires pas toujours très inspirés (les deux comiques de service adeptes de fumette sont loin d'être drôles) et un manque de présence à l'écran du personnage de Pagan Min.

Même s'il est loin d'être aussi bien développé que Vaas, le méchant totalement barré de Far Cry 3, Pagan Min possède un look atypique et un côté psychopathe intéressant. Malheureusement, mis à part quelques interventions à la radio, son personnage n'apparaît que trop rarement, pour une durée d'environ 20 minutes durant toute la partie. En revanche, certaines missions vous demandent d'effectuer des choix intéressants engendrant de véritables dilemmes. Les deux fortes têtes de la résistance, Amita et Sabal, vous demanderont à plusieurs reprises de choisir l'un ou l'autre, leurs propositions de missions étant différentes et entraînant des conséquences diverses. A vous par exemple de choisir si vous préférez détruire des champs d'opium ou simplement les réquisitionner. Ces orientations modifieront certaines relations et les cinématiques entre les missions, augmentant la rejouabilité du titre. Le scénario principal garde néanmoins sa ligne directrice, même si plusieurs dénouements sont possibles. Le jeu alterne séquences bourrines et infiltration, made in Ubisoft. Comprenez par là que les défauts habituels que l'on retrouve dans leurs productions sont encore une fois présents. L'I.A. n'est pas toujours au top et le système de repérage des ennemis est limité. Une jauge se remplit lorsque vous êtes détecté et il suffit simplement de se cacher ou de s'accroupir pour être hors de ce champ de vision et ne pas être repéré. Du coup, plutôt que d'étudier les comportements ennemis lors de la prise d'un avant-poste, on se contente de rusher d'un ennemi à l'autre en se planquant lorsque la jauge de détection se remplit dangereusement. Si vous êtes repéré, des renforts sont appelés et le jeu passe en mode bourrin.

Pensez à désactiver les alarmes (manuellement ou en tirant dessus) pour éviter les problèmes. Autre aberration, l'alarme n'est déclenchée que si l'ennemi vous détecte visuellement : comprenez par là que si vous vous postez en haut d'une montagne et que vous les « snipez » un par un, ils s'exciteront dans tous les sens et vous traqueront, mais ne déclencheront aucune alarme, étant donné qu'ils ne vous verront pas. Certaines réactions de l'I.A. restent néanmoins travaillées et les ennemis n'hésitent pas à vous contourner ou à se mettre à couvert. Les exécutions au corps à corps sont bien évidemment de la partie, mais uniquement en prenant l'ennemi par surprise. Il est également possible de déplacer les corps pour les planquer. Les moyens d'arriver à vos fins sont conséquents et les armes nombreuses. Toutes sont personnalisables (ajout de silencieux, amélioration des chargeurs, peintures diverses) et elles s'achètent dans les villes ou via des marchants ambulants. Rassurez-vous, même si certaines coûtent une certaine somme, l'argent ne manque pas, les coffres étant nombreux et les ennemis ayant les poches bien pleines. On peut par exemple utiliser des fusils à pompe, des mitrailleuses, des fusils de sniper, des lance-grenades ou lance-flammes et de nombreuses armes de poing. Pour l'infiltration, privilégiez le lancer de couteaux ou l'arc, sans oublier de jeter des petits cailloux pour attirer les ennemis. Afin de parcourir de grandes distances (malgré la présence de points de téléportation), vous disposez de véhicules variés (jeep, quad, deltaplane, van). Il est possible de tirer en roulant et même d'activer un mode pilotage automatique pour pouvoir prendre le temps de viser. Comme dans l'opus précédent, la jouabilité lors de ces phases est parfois curieuse, avec des véhicules ayant tendant à glisser façon savonnette.

Les solides bases du 3




Malgré tout, la prise en main reste rapide et les commandes de base peuvent être paramétrées. Le tout semble tout de même bien assisté, en témoigne également la map du jeu, qui spoile et indique tous les objets à découvrir, comme des masques à briser ou des affiches de propagande à déchirer (au nombre de 150). Pensez à complètement désactiver la carte dans les options si vous souhaitez tout chercher par vous-même, même si de nombreuses recherches d'objets sentent le remplissage à plein nez. Votre personnage peut être amélioré via deux arbres de compétences, l'un orienté action, l'autre sur la défense. Activables grâce aux points d'XP récupérés en mission ou lors de vos découvertes, ces upgrades permettent d'améliorer la santé, la durée du sprint, la confection de seringues (santé, détection des menaces), les possibilités d'exécution (par le haut, le bas, en étant caché), ou encore le fait de pouvoir grimper sur un éléphant et profiter de sa puissance d'attaque. Certaines ne se débloquent par contre qu'après avoir effectué certaines actions, comme par exemple en libérant des avant-postes en toute discrétion. Le menu est clair et bien fichu. Les confections sont toujours de la partie, dont la plus importante reste la fabrication de holsters pour transporter plus d'armes… Mais pour fabriquer ces objets (servant également pour les munitions ou encore la taille de votre carquois), il va falloir chasser. La faune est très présente et les animaux sont nombreux, dans les forets, les plaines ou les montagnes. Et c'est là que Far Cry 4, à l'image du troisième opus, pourra déranger. Sans faire notre Brigitte Bardot de service, car rappelons-le, ce n'est qu'un jeu, exterminer des animaux protégés et en voie de disparition à coups de lance-roquettes peut mettre mal à l'aise.

Si nous n'avons eu aucun remord à tuer un crocodile qui nous a attaqués lors d'une infiltration sous l'eau, il est déjà plus dérangeant d'abattre des petits singes se baladant tranquillement en foret ou des rhinocéros se reposant en plaine. Il va falloir en abattre un paquet pour vos confections (on peut d'ailleurs attirer les prédateurs, un peu trop facilement, avec des appâts), et des missions de chasse s'ajoutent au massacre. Tuer des ours, des tigres, des loups ou des petites bestioles nous a fortement rappelé le côté beauf de la série typiquement américaine des Cabelas. Le level design est par contre très travaillé, basé sur la verticalité, avec ses endroits montagneux et sinueux, mais comporte lui aussi quelques défauts. En effet, il est parfois bien frustrant de devoir contourner une montagne pendant plusieurs minutes parce que votre personnage ne peut pas l'escalader. Le grappin, censé palier ce genre de désagréments, ne peut être utilisé que dans des endroits prédéfinis et rarement quand on en a besoin. Oubliez l'agilité de Rico de Just Cause 2… Le gameplay reste classique, avec la possibilité de glisser, de se mettre accroupi et d'alterner rapidement entre vos armes et objets. On râlera simplement sur le fait que votre personnage a parfois du mal à grimper (on a beau se positionner sous l'élément auquel s'agripper, rien à faire, il ne veut pas), et sur le fait que la touche X serve à fouiller les corps et ramasser les armes au sol. Quand on veut fouiller un ennemi, il n'est pas rare de changer d'arme à la place. Les développeurs ont par contre ajouté une wingsuit, qui permet de planer lors d'un saut d'une montagne, pour ensuite ouvrir son parachute. Sensations garanties, mais attention à la chute (et aux arbres). A l'arrivée, bien que les missions manquent de nouveautés, le reste du contenu du titre est intéressant et finalement plus fun à jouer, surtout en coopération avec un ami.

La coop prend le pas sur le compétitif




Si les missions en solo ne sont pas accessibles en coop, toutes les autres activités de la map le sont et le jeu en devient vraiment fendard. A deux, tout est permis et les grands moments sont légion : combiner ses attaques lors d'un assaut ou une infiltration (un prend celui de gauche, l’autre celui de droite), envoyer son collègue désactiver les alarmes pendant que l'on commence à faire le ménage, dégommer des camions vous poursuivant à l'arrière d'un quad pendant que l'autre conduit comme un malade entre les arbres... et bien d'autres encore. On peut également prendre d'assaut les forteresses ennemies, qu'il sera possible d'affaiblir auparavant en solo. Dommage que le joueur invité dans la partie de l'autre ne gagne que de l'XP et de l'argent, et ne progresse pas dans l'achèvement des missions, dont l'accomplissement n'est attribué qu'à l'hôte. Dommage également que l'on ne puisse pas aller fouiner chacun d'un côté de la map. En cas d'éloignement un peu trop grand, l'invité se retrouve en effet téléporté près du joueur principal. Malgré ces défauts, et quelques bugs assez marrants (PNJ ou animaux aux réactions bizarres), ce mode est vraiment excellent, malgré quelques déconnexions et retours au menu principal. On trouve également du multi compétitif en 5vs5, mettant en scène deux factions : les membres du Sentier d'or et les guerriers Rakshasa (vous en croiserez en solo dans des missions disons... originales). Les premiers utilisent des armes modernes et des véhicules pour se défendre tandis que les seconds versent dans le mystique, attaquent à dos d'éléphant, avec leurs arcs, ou invoquent des animaux sauvages.

Ces deux groupes sont très différents et permettent de renouveler quelque peu les affrontements dans trois modes de jeu : la mode avant-poste, où Sentier d'or doit protéger sa base malgré les assauts des Rakshasa, le mode propagande, où les rôles s'inversent, et enfin un mode type capture de drapeau, où celui-ci est remplacé par un masque. On reste dans du basique, qui aurait pu être sympathique et efficace si le code réseau n'était pas si capricieux. En effet, les déconnexions et autres bugs sont nombreux, et il est parfois long de trouver une partie avec d'autres joueurs. On passe donc rapidement sur le multi compétitif, pour revenir à la coop, autrement plus fun. Graphiquement, Far Cry 4 présente de jolis environnements dès le début du jeu. La végétation est dense, variée, les arbres bougent au gré du vent, l'eau est superbe et les animaux parfaitement modélisés. Les ennemis ont gagné en détails et présentent une animation moins robotique que dans l'opus précédent. De jour, la région de Kyrat est vraiment jolie, grâce notamment aux effets de lumière réussis sur les armes ou les véhicules, et à des couleurs chatoyantes. Malheureusement, à la tombée de la nuit, le jeu est plus terne et tend vers un marron/gris qui flatte nettement moins la rétine. Les environnements restent variés et les montagnes enneigées sont vraiment réussies.

Certaines textures restent en deçà, mais rien de grave. Par contre, si la distance d'affichage est très bonne, un peu de clipping fera son apparition lorsque l'on prendra de la hauteur et que l'on survolera la map. Les visages des personnages sont très réussis durant les cut-scenes et leur doublage français tout à fait acceptable. Les musiques locales, diffusées à la radio, vous mettront dans l'ambiance, en plus d'un commentateur totalement déjanté qui se lâche complètement, et qui est souvent drôle. L'ambiance sonore est réussie donc, et pour peu que vous possédiez une bonne installation à la maison, vous entendrez crapahuter les bestioles dans les buissons derrière vous. Si la différence avec Far Cry 3 n'est pas flagrante, le jeu gagne tout de même en détails et en finesse et reste très agréable et fluide, malgré quelques petits ralentissements. Terminons en précisant que l'éditeur de carte est de nouveau de la partie, semblable à celui de Far Cry 3, et qu'il se prend toujours aussi aisément en main. Facile à apprivoiser, il regorge de possibilités (créer son environnement, placer armes et objets, gérer des vagues d'ennemi) et peut vous occuper pas mal d'heures. N'oubliez pas de partager vos créations… Le seul problème, et non des moindres, c’est qu’on ne peut profiter des créations en solo, ce qui est ressemble à une hérésie…

Point complet
Far Cry 4 conserve les bases posées par le troisième opus et tente d'y apporter quelques compléments. Si le solo a comme un air de déjà-vu et manque clairement d'ambition, malgré des choix à prendre intéressants, ce sont bel et bien les activités secondaires qui nous auront le plus occupés (un comble). Celles-ci sont en effet très nombreuses et très variées, et l'exploration est de mise. Si tuer des animaux en voie de disparition ne vous gêne pas, vous pourrez également vous lancer dans des missions de chasse pour améliorer votre équipement, tandis que terminer des événements karma vous fera également monter en niveau pour débloquer des bonus. La carte est grande et la parcourir pour découvrir les très nombreux lieux est un plaisir, d'autant plus que le jeu, de jour principalement, est plutôt joli. Malheureusement, un manque de finition et les défauts habituels des productions Ubisoft sont encore présents : une I.A. qui passe du bon au mauvais, un jeu qui prend top souvent le joueur par la main, un grappin qui ne sert pas à grand-chose et un level design parfois frustrant. En mode coop par contre, c'est la rigolade assurée, malgré quelques déconnexions et les limites imposées par les développeurs. Le multi compétitif, en revanche, est nettement moins intéressant et l’éditeur de cartes a été intégré pour la forme son utilisation étant bien trop limitée. Far Cry 4 reste malgré tout un titre agréable à parcourir, dépaysant et présentant des personnages intéressants, mais il reste finalement un peu trop proche du précédent. En espérant un peu plus d'ambition pour le prochain...

On a adoré :
+ La map, grande et fournie
+ Activités diverses et variées
+ Des choix intéressants en solo
+ Nombreux objets, armes, améliorations
+ Des moyens de transport variés
+ Action ou infiltration, au choix
+ Des événements karma aléatoires
+ Le mode coop, fendard
+ L'éditeur de carte, facile d'accès
+ Le commentateur radio
+ Visuellement dépaysant, coloré et joli
On n'a pas aimé :
- Malgré des décors plus ternes (soirée/nuit)
- Multi compétitif à oublier (réseau instable)
- I.A. très variable
- Joueur un peu trop assisté
- Utilisation tronquée de l’éditeur de cartes
- Level design parfois frustrant
- Pagan Min trop peu présent
- Mode solo manquant d'ambition…
- Et trop proche de Far Cry 3


Consulter les commentaires Article publié le 14/12/2014 par Lionel B.



 
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