Test Fallout : New Vegas - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Fallout : New Vegas



Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.10.2010
  19.10.2010
Nombre de joueurs
1
Online
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Post-apocalyptique
Prix de lancement
69,00 €

Après un troisième opus qui faisait fi de tous les acquis de la série et renouvelait littéralement le concept de Fallout, Bethesda Softworks avait choisi de faire l’impasse sur le développement du prochain épisode pour se concentrer sur la nouvelle itération d’Elder Scroll. C’est ainsi que Fallout : New Vegas a été confié à Obsidian Entertainment, qui comptait bien réutiliser le moteur et les acquis du troisième épisode pour améliorer le concept et nous proposer une suite digne de ce nom. Mais le studio parvient-il à égaler le génie de Bethesda Softworks ?

On prend les mêmes…




Fallout : New Vegas n’est clairement pas Fallout 4. Vu que le soft reprend le même moteur graphique que son aîné ainsi que la plupart de ses caractéristiques, il est tout de même difficile de le qualifier de quatrième épisode de la série. En revanche, il reste connecté au troisième épisode, un peu à la manière de Final Fantasy X et X-2. Ne vous attendez donc pas à des changements majeurs puisqu’il mixe tout ce qu’on connaît du trois, tout en ajoutant pas mal d’améliorations. Le premier constat est sans appel : lors de la sortie de Fallout 3, le jeu de Bethesda n’avait déjà pas fière allure techniquement parlant. Plus d’un an plus tard, le moteur graphique a mal vieilli… Le soft fait parfois bien peine à voir, avec des animations d’un autre âge et des modélisations des personnages lamentables. Les décors sauvent un peu la face grâce à la grandeur des lieux, mais ils semblent génériques et n’offrent guère d’originalité. En revanche, les habitués de la série seront ravis de retrouver un bestiaire beaucoup plus large avec le retour de plusieurs espèces, comme les Geckos. Niveau scénario, on est tout d’abord déçu par l’introduction du jeu, nettement moins bien pensée que celle du troisième épisode, avec une simple séance de questions/réponses pour créer son personnage et tout le blabla habituel avant le démarrage de l’aventure.

De ce côté-là, Obsidian s’est contenté du minimum syndical et n’a fait preuve d’aucune originalité, au point que la plupart des habitués du genre risquent d’en bailler aux corneilles durant plus de 20 minutes. Heureusement, on rentre très vite dans l’aventure avec un soft qui devient de plus en plus riche au fil des heures. Le scénario nous fait découvrir la nouvelle Californie, et plus précisément les environs de Vegas. La ville du vice est redevenue the place to be depuis qu’un mystérieux investisseur s’y est intéressé. Au sud, deux factions s’opposent, et votre personnage en fait les frais dès le début. Laissé pour mort après avoir reçu une balle en plein corps, vous vous réveillez dans un petit village et tentez de prendre connaissance de la situation bien compliquée entre les différentes factions. La suite ? Un long périple, une histoire de factions, de guerres et bien entendu un grand final à Vegas qui devrait satisfaire tous les fans du troisième épisode. Le scénario de New Vegas est en effet plus riche que celui du troisième opus, tout en n’étant pas non plus monstrueux. Les nombreuses quêtes annexes et défis devraient également combler les fans, vu la durée de vie monstrueuse qu’ils offrent au titre. En revanche, les PNJ sans saveur et les décors génériques s’avèrent deux gros désavantages qui peinent à convaincre en raison des ressemblances avec Fallout 3 de ce côté-là. Un nouveau moteur graphique et une direction artistique différente auraient sans doute permis de prendre davantage le large par rapport au titre de Bethesda, qui a une bien mauvaise influence sur sa suite directe…

... et on recommence !




Après avoir créé son personnage de A à Z (caractéristiques physiques, traits de personnalité, fonctionnalités spéciales, pouvoirs), on se lance corps et âme dans l’univers de ce New Vegas. Et c’est là que cette suite qui semblait bien malheureuse au premier abord montre heureusement toute sa richesse avec pas mal d’ajouts et d’améliorations. Tout d’abord, il y a le système des factions, très nombreuses, qui, en fonction de votre réputation, réagiront différemment. Libre à vous de choisir de supporter telle ou telle faction, mais attention aux conséquences ! Tout cela apporte une certaine rejouabilité au titre et rend les interactions très intéressantes. Ensuite, il y a le mode hardcore, qui nous demande de gérer les besoins de notre personnage. Concrètement, il vous faudra vous nourrir, boire et vous reposer pour espérer survivre. Cela ajoute un côté très réaliste et forcément un peu agaçant au titre. Libre à vous d’activer ou non cette option. Obsidian a d’ailleurs tenu à ce côté personnalisation du titre, que ce soit avec des options activables comme celle-ci ou avec l’expérience de jeu, dictée par vos relations avec les factions et vos SPECIALS, vos caractéristiques qui font que vous êtes meilleur éclaireur, tireur ou serrurier qu’un autre joueur. Ces SPECIALS dictent bien souvent votre approche du jeu puisque les missions se passeront parfois différemment. Un petit plus nettement plus poussé que dans le troisième épisode qui rend le titre un peu plus RPG que son aîné. Autre petite amélioration de choix, il est désormais impossible de customiser son arsenal sans disposer du matériel nécessaire pour, ce qui rend le soft encore plus réaliste. Il en va de même pour les blessures et maladies, qui ne disparaissent plus après une nuit de sommeil mais nécessitent l’intervention d’un médecin.

Au final, le titre est un poil plus élitiste que Fallout 3, avec de bonnes idées mieux exploitées et une narration plus intéressante. Les fans des premiers Fallout seront également ravis de constater que la bande sonore inclut plusieurs titres des précédents opus et s’avère globalement très convaincante. En revanche, Obsidian devrait clairement faire profil bas au sujet de la réalisation technique, désastreuse, qui prouve que cette suite n’a pas bénéficié d’un énorme budget. On prend le 3, on modifie plusieurs éléments et change les décors et voilà une suite ! Les bruitages font toujours aussi cheap, le jeu a mal vieilli, l’introduction est ratée, le design est générique et les PNJ n’ont aucune saveur. Ajoutez à cela des bugs et une IA pas folichonne et vous comprendrez notre désarroi. Cependant, ne nous voilons pas la face, si New Vegas n’est pas une suite digne de ce nom, il n’en demeure pas moins un Fallout 3 amélioré sur certains points. Mieux encore, Obsidian a écouté les fans et corrigé ce qui n’allait pas selon eux. C’est ainsi, par exemple, que le jeu a pris une dimension plus réaliste, a un côté plus RPG ou encore incorpore des ennemis dont le niveau ne varie plus en fonction de votre progression dans le jeu. Un super mutant rencontré en début d’aventure ne fera donc qu’une bouchée de vous… Cela rend un certain charme old school au jeu. Dommage tout de même qu’il ne s’agisse au final que d’un Fallout 3 repackagé avec quelques nouvelles idées…

Point complet
Comme on pouvait s’y attendre, Fallout : New Vegas n’est pas vraiment un nouvel épisode de la série mais plutôt une suite du troisième épisode, plus riche, plus complète et plus travaillée. Pas d’évolution technique donc, ce qui est sans aucun doute le plus gros défaut de cet épisode, qui fait piètre figure sur certains aspects, comme la modélisation des personnages ou les animations… Mais il a également d’autres défauts allant d’un manque global d’inspiration au niveau des décors, aux PNJ en passant par l’introduction du jeu ou encore les bruitages, complètement banals. Heureusement, le soft compense ses tares avec un gameplay enrichi par de nombreuses options, un système de réputation auprès des factions très intéressant, un scénario globalement plus riche que dans le trois, une bonne durée de vie, sans oublier des musiques globalement plus inspirées que dans le précédent opus. Faute d’être une suite digne de ce nom, Fallout : New Vegas s’impose donc comme une sorte de Fallout 3.5 optimisé qui offre une expérience de jeu différente de celle de son aîné.

On a adoré :
+ Un gameplay riche
+ Pas mal d’améliorations
+ Les factions
+ Bonne durée de vie
+ Scénario meilleur que le 3
+ Les musiques
+ Nombreuses quêtes annexes
On n'a pas aimé :
- Les PNJ
- Techniquement dépassé
- Les animations
- Décors sans surprise
- Bruitages moyens
- L’introduction


Consulter les commentaires Article publié le 25/04/2011 par Etienne F.



 
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