Test F1 2017 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Koch Media
Développeur
Codemasters
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.08.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Nouvelle année, nouveau nombre, nouveau départ… Et quel départ, l’évolution de la réglementation amène un nouveau design ravageur et modifie le comportement de la voiture pour plus de rapidité et surtout plus de spectacle. Après un épisode 2016 très réussi, Codemasters fait son come back avec un titre pour le moins accrocheur, F1 2017 ! Toujours à l’écoute de sa communauté, le studio promet un titre à la hauteur de la discipline automobile reine… bestiale comme cette nouvelle saison. Reste à voir si le soft est maîtrisé comme le pilotage de Lewis Hamilton ou s’il part à la casse comme la Sauber d'Ericsson.

Ca roule pour lui…



Commençons par le contenu du jeu. Codemasters a beaucoup communiqué sur ce sujet pour titiller la curiosité des habitués en diffusant les Formules 1 classiques et appeler les joueurs hésitants à se rapprocher de leur licence. Un gros travail a été fait sur le mode carrière pour éviter la redondance des opus précédents. Pour le coup, c’est plutôt très bien embarqué, le mode carrière a été revisité. Même si le fond de la carrière reste sur l’excellente fondation de F1 2016, les différents ajouts casseront la monotonie de celle-ci. Commençons par créer notre pilote, tiens… L’égalité des sexes est passée par là, la pilote féminine est enfin disponible à la création. J’en profite pour faire un petit clin d’œil à Simone qui a beaucoup œuvré dans ce domaine. Après ce petit aparté, il est aussi possible de récupérer le profil pilote de l’opus précédent. Côté scénaristique, rien de transcendant, un agent vous prend sous son aile et vous présente un contrat. Toutes les écuries sont disponibles d’entrée, de la Mercedes de Bottas en passant par la force india d’Ocon jusqu’à la poubelle d’Ericsson. Plus l’écurie sera capée sur la grille moins l’expérience rapportera de points.

C’est une directive à prendre en compte car l’approche sur le R&D est digne d’un jeu de rôle avec une arborescence complexe dans les différents domaines (aérodynamisme, unité de puissance, fiabilité, etc.). Une centaine d'éléments sont à améliorer, tous les points d’XP seront à glaner dans les exercices proposés aux essais, en qualification et sur le résultat en course. Malheureusement, pour les exercices, on est sur les mêmes que dans F1 2016. Ils permettront de passer une commande de pièce à votre ingénieur pour une amélioration sur votre voiture au grand prix suivant. En plus de la recherche et développement, l’écurie vous proposera différents objectifs. Remplissez-les et des contrats d’écuries plus huppées vous seront proposés, loupez-les et Gasli prendra votre baquet. La F1 est un sport automobile de stratège et de gestion, il faudra gérer vos pièces mécaniques car vous serez limité en nombre par saison. Merci au règlement et bienvenue dans la “real life” !

Entre deux épreuves de saison, il sera possible de participer à des événements spéciaux à objectif, c’est dans ce cadre que les F1 rétro entrent en ligne. A vous de voir si vous voulez faire une longue carrière sur plusieurs saisons. Le mode grand prix, des épreuves scénarisées limitées dans le temps avec un classement comme la série des DiRT, le contre-la-montre et le championnat sont de la partie pour le solo. Notons que les deux derniers intègrent les F1 classiques. Pour le mode championnat, il faudra débloquer les voitures en jouant sur des contre-la-montre spécifiques ou en participant à des invitations du mode carrière. Notons aussi l’apparition de circuits rétro qui accompagnent les classiques. Le mode multijoueur ne reste pas dans les paddocks. Il est dans la course, indifférent des opus précédents mais paramétrable à souhait avec un netcode correct où 20 joueurs peuvent s’affronter dans les règles de la discipline. L’eSport prend de plus en plus de place sur nos consoles de salon. F1 2017 n’est pas en reste, son championnat a ouvert en septembre avec une team française sur la plus haute marche du podium pour le premier grand prix !

Heu, il ne manque pas des textures ?



Graphiquement le jeu est… il manque les smiley ! Je ne sais pas si vous vous rappelez le film “Les Goonies”, vous savez quand Choco arrive chez son pote : “Choco fais-nous le bouffi-bouffon, steuplé”, “Oh non les mecs ! pas ça, vous faites chier !”. Quand on voit le grain graphique, on s’est fait exactement la même réflexion que Choco. Habitué à proposer une qualité graphique de très bonne facture jusqu'à la sortie de DiRT Rally, Codemasters régresse sans cesse à petits pas sur ses derniers jeux, DiRT 4 ayant subi une légère baisse graphique. F1 2017 suit le même chemin, il est en souffrance technique sur notre Xbox One avec un écran 1080p. Le jeu n’est pas net, le clipping et l’aliasing sont assez prononcés. Certaines textures d’environnement sont moches, n’ayons pas peur des mots ! De plus, un effet de screen tearing est aussi visible, comprenez par là un déchirement de l’image lors du calcul de celle-ci. Très gênant dans les circuits en ville ou quand on est dans des virages rapides… Malgré cette déception, les monoplaces sont beaucoup plus soignées, et heureusement. On aura tendance à s'asseoir plus facilement en vue cockpit ou en caméra TV (vue au dessus du casque du pilote). Il y a quelques semaines, Codemasters avait annoncé un 4K 60fps sur F1 2017, la version XOX ayant impressionné lors de la Gamescom. J’attends donc ma Xbox One X de pied ferme pour me faire un avis que j’ajouterai à cet avis. Sur un écran 4K, le titre est plus appréciable, je me suis donc beaucoup plus attardé sur le gameplay au pad.

La transition est faite, pad en main, F1 2017 est racoleur tant il est facile et fluide à jouer. Le feeling est très bon comme sur ses prédécesseurs, la gestion des paramètres l’améliore encore si on prend le temps de les modifier. Il sera très aisé, avec un peu d’entrainement tout de même, de prendre des trajectoires bien smooth, fluides, de tailler de belles lignes de course dans les courbes. Les vibrations dans les gâchettes sont simplement parfaites, bien dosées, on ressent les défauts des pistes. Les aides à la conduite comme l’antipatinage ou encore l'antiblocage, désactivables, combleront le novice comme le pro gamer. Les paramètres de course réglables comme l’usure des pneus ou les dégâts sur le véhicule amèneront une approche moins bourrine. Le joueur réfléchira à deux fois avant de lancer son action de dépassement. Chose que l’on a tendance à faire très facilement pad en main. Petite remarque non négligeable pour le mode carrière, moins vous utilisez d’aides à la conduite, plus vos gains en point d’expérience sont grands.

Pour le volant, c’est une autre histoire, le FFB est très mauvais dans ses réglages d’usine. Mettez un slip rose et faites du culturisme ou de la musculation, il faudra des bras gros comme des troncs d’arbre pour tourner le volant. Juste pour info, il y a la direction assistée sur les F1 modernes ! Je me lance dans les réglages comme à mon habitude, assez simple à l’utilisation mais il faut plusieurs essais pour trouver un bon compromis. Après de longues minutes de paramétrage, la conduite, ou plutôt le pilotage, est bombesque. Très facile à prendre en main, on se surprend très vite à supprimer quasiment toutes les aides à la conduite pour les F1 modernes. Pour dompter les F1 rétro, le pilotage est plus sportif. On remettra assez facilement l’antipatinage, le tête à queue est très facile si on ne maîtrise pas la gestion des gaz en sortie de courbes. Codemasters marque un très gros point sur le gameplay. Nous soulignerons aussi la safety car disponible mais avec aucun changement. La Mercedes officielle clignote et finit par disparaître à la fin du drapeau.

Nous aurions apprécié qu’elle finisse son tour en rentrant dans les stands. L’IA est très perfectible, comme à l’accoutumée depuis les opus précédents, elle est très étrange et a des réactions indignes de ce sport mécanique. Elle n’hésitera pas à vous rentrer dedans provoquant des têtes à queue que ce soit en solo ou en multi. Le plus frustrant, c’est que dans 80% des cas, vous prendrez les pénalités à la place de l’IA. Comme dit Julien Fébreau (présentateur Canal +) : “ Montez le volume et rendez-vous dans le premier virage !”. J’ajouterai, faites un signe de croix à cause de l’IA si vous êtes dans le cœur du peloton. Sur la bande sonore, le travail est bien soigné. Suivant la saison en cours de très près, les bruits des monoplaces modernes sont très réalistes. Concernant les F1 retro on est sur les mêmes sphères, les vrombissements des V6 turbo compressés et des V10 sont très satisfaisants. Si vous faites un contre-la-montre, vous aurez tendance à les choisir pour plus de sensations et d’immersion.

L’avis perso de Joël // Le plaisir rétro…

L’intégration des F1 classiques est très judicieuse pour relancer la licence. Je pense que c’est un point qui fera acheter le jeu à une certaine classe de joueurs. En revanche, je suis très déçu de la qualité graphique de cet opus. Ayant deux configurations avec un écran PC 1080p sur le simulateur, je trouve les tares graphiques trop présentes. Sur la TV 4K, pas mal de défauts sont gommés et cela reste plus acceptable. Concernant le gameplay, j’ai été agréablement surpris sur les deux périphériques. En bien avec le pad, où il est vraiment facile de faire des temps corrects, tandis qu’avec le volant il a fallu réduire considérablement le retour de force pour éviter d’avoir les avant-bras d’un adolescent de 14 ans. J’ai quand même trouvé un bon compromis plus que satisfaisant. J’attends ma Xbox One X avec impatience pour voir ce jeu en résolution 4K. J’ajouterai sans doute un avis sur ce point lors de sa sortie.


Point complet
F1 2017 fait le taf cette année. Les améliorations apportées au mode carrière sont très appréciables. Dommage qu’il n’y ait pas du renouveau dans les exercices sur les trois périodes d’essai. On reste sur les mêmes bases que F1 2016. L’intégration des F1 rétro dans ce mode est simple et coupe la monotonie de cette carrière trop banale sinon. Graphiquement, il est en grande souffrance technique sur la Xbox One S avec un écran 1080p. Les environnements ne sont pas soignés. Il est très clair que Codemasters est en chute libre sur ce point depuis quelque temps. En revanche, le gameplay reste à la hauteur de la licence. Il est excellent et il comblera le novice comme le joueur exigeant à la recherche des derniers dixièmes. Le choix d’intégrer des F1 rétro, accompagné de quelques circuits, est parfait. Toutes les voitures mythiques de ces trente dernières années sont présentes. Un must have pour une conduite plus sportive !

On a adoré :
Gameplay aux petits oignons
Mode carrière complet
L’intégration des F1 rétro
Multijoueur qui fait le boulot
On n'a pas aimé :
Appliquer quelques réglages pour un jeu au volant immersif
Le gain d’XP sur les exercices dans les essais
La qualité graphique en baisse


Consulter les commentaires Article publié le 07/10/2017 par Vincent P.


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