Test F1 2016 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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F1 2016



Editeur
KOCH Media
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.08.2016
  19.08.2016
Nombre de joueurs
1 à 22
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

La célèbre franchise de F1 de Codemasters revient en force durant la pause estivale. Après un épisode 2015 plus que laborieux sur tous les points, le 19 août marquait l’arrivée du septième opus d’une série annualisée. Bonne nouvelle… Nous sommes dans une année paire, cette licence a la fâcheuse tendance d’avoir un épisode sur deux de bon et nous sommes dans la bonne saison ! Le studio a sans doute un peu plus travaillé sur le contenu afin de proposer une nouvelle expérience de jeu et a peut-être répondu à l’attente des fans de la série… Il ne reste plus qu’à entamer la procédure de démarrage du moteur pour vérifier cette hypothèse.

Améliorations bienvenues pour une nouvelle cuvée



Enthousiasmé par mon dernier test d’un jeu Codemasters (DiRT RALLY), je me posais la question : ce F1 2016 va-t-il me donner le même élan ? Yeah papa, le kiffe ! J’ai eu les mêmes impressions qu’il y a trois ans sur F1 2013 (l’exception qui confirme la règle de l’intro) ou celles d’il y a trois mois avec DiRT, les deux m’ayant mis sur les fesses au niveau des sensations. À l’image de DiRT RALLY, le studio a axé son dernier jeu de F1 sur un gameplay tranchant et paramétrable à souhait. Est-ce que les développeurs ont gardé la même conduite que DiRT sur l’exigence et la détermination ? La réponse est non, Codemasters a été bon sur le coup, il a su garder un bon équilibre entre une accessibilité pour tous, tout en donnant la possibilité d’avoir un jeu de F1 exigeant, voire élitiste pour les fans et accros des réglages. Ce gameplay permet de pouvoir activer/désactiver les aides à tous moments, gérer les longueurs de course et la météo, peaufiner les réglages ou tout simplement suivre les conseils avisés de l’ingénieur de course. Dans ce cas-là, les débutants prendront du plaisir avec un pilotage très simple et vertigineux, fondations sans équivoque pour un jeu de F1. Les amateurs ne seront pas en reste à rentrer dans les réglages et les stratégies pour devenir des as du volant. Sur ce point, F1 2016 se positionne bien dans la hiérarchie des simulations de voiture mais reste en dessous par rapport à la concurrence (Assetto Corsa, Project CARS).

Après un court essai à la manette, le jeu est parfaitement jouable, même en désactivant les aides à la conduite. Le reproche que l’on pourrait faire est une direction par défaut trop réactive. Pas de panique, ce point est paramétrable, nous pourrons donc l’assouplir pour prendre de belles trajectoires. Au volant, c’est du pur plaisir, avec une rotation à 180°, la boite manuelle activée, il est possible de retarder les freinages au maximum en faisant un rétrogradage rapide, le transfert de masse se ressent et est facilement transférable dans les enchaînements. Cela permet aux joueurs de gagner de précieux dixièmes. Avec un contenu de base faiblard (un contre-la-montre, un mode course rapide, un mode championnat), le studio propose un nouveau mode carrière. Ce dernier comblera ce manque sans problème. Nous commençons par personnaliser notre pilote, avec un choix de visage assez large, avant d’attaquer le paramétrage de longueur du Week-End, allant d’un WE court (3 essais libres, un tour de qualification et la course de 5 tours) au WE long (3 essais libres, la qualification en 3 temps et la course de 5 tours à 100%). Encore une fois, le tout est paramétrable séparément et laisse le choix suivant l’envie du joueur à l’instant T. Dommage que ce mode soit légèrement scénarisé et complètement banal. Vous êtes un jeune pilote devant faire ses preuves tout en accomplissant des tâches de recherche et développement dans les essais libres.

Le paramétrage, il n’y a que ça de vrai



Ce mode rappelle rapidement le mode principal du jeu TOCA Race Driver sorti sur PS2 il y a tout juste 14 ans (du même studio). Dommage qu’il soit limité avec l’absence des catégories inférieures, ne permettant pas une carrière avec une ascension progressive, sans doute une histoire de licence. Notre jeune pilote rencontre son agent afin de lui proposer un contrat de second pilote dans une des écuries les plus faibles du jeu. Les essais sont lancés et on vous propose trois types d’exercices avec des objectifs à remplir (connaissance du tracé, gestion des pneumatiques et un sprint afin de faire un tour rapide). Les objectifs plus ou moins accomplis rapporteront des points de ressource avec lesquels vous pourrez acheter des améliorations pour augmenter les capacités de votre F1 (maniabilité, puissance, aérodynamisme, etc.). N’oubliez pas que vos résultats de course et votre position de pilote dans l’écurie rapporteront aussi des points de ressource. Ces tâches impliquent le joueur dans le développement et l’évolution de sa F1 mais les limites seront rapidement atteintes. Les tâches de développement sont redondantes au fil des WE de grands prix. En course, l’immersion dans le baquet de la formule 1 devient réelle, le studio a ajouté quelques options de course toujours paramétrables, comme le démarrage manuel, l’activation manuelle de l’entrée et sortie des stands, le tour de chauffe et la mise en grille ou encore l’arrivée tant attendue de la safety car. Cette safety car permet des modifications de stratégie en course, disponibles par des messages vocaux via un menu déroulant. L’IA, peut-on l’appeler Intelligence Artificielle ? Des efforts ont été faits par rapport à l’opus précédent, cependant, il reste énormément de travail sur cet aspect du jeu.

Les pilotes sont moins sauvages et ont un peu moins des œillères mais ils restent particulièrement virulents lorsque le freinage ou la trajectoire sont loupés, ils n’hésitent pas à vous percuter. Le plus frustrant reste la pénalité qui vous sera infligée. Un conseil : il suffit de rester dans la trajectoire, en bonne locomotive que vous êtes, vous ne serez pas doublé par les wagons. On pourra tout de même apprécier l’IA lors d’un dépassement, elle saura défendre sa place ou tout simplement se laisser dépasser si l’attaque est portée dans les règles de l’art. Après un comparatif avec son prédécesseur sur Xbox One, la qualité graphique du jeu est similaire sur les textures, le background et les animations d’accident. Les modèles 3D des véhicules sont très travaillés et impressionnants de réalisme. La frame-rate est stable, avec de légères chutes de temps en temps mais rien de gênant dans l’évolution de la course et du pilotage. On relève par contre des couleurs plus ternes pour les bitumes et un aspect brillant sur les voitures, voire scintillant suivant la vue caméra utilisée et la position par rapport au soleil, ce qui est déroutant en vue extérieure. Les effets météorologiques sont assez réussis avec des gouttelettes de pluie réalistes et des effets de chaleur troublants. La bande sonore est mi-figue mi-raisin, avec des sons moteurs et une ambiance course très réussis, jusqu’aux pétarades dans les bas régimes. On peut dire que les commentaires sont très pauvres et la synchronisation labiale (des ingénieurs et de l’agent) est ratée. Un point négligeable toutefois puisque nous passons 95% du temps sur la piste !
Critique rédigée par baka32 / Membre XG+


L’avis perso de baka32 // Améliorations et satisfaction !

Fan de jeux de caisses dans tous les styles, ce F1 2016 m’a réconcilié avec la licence pour cette année. Le mode carrière, avec son R&D, m’a donné satisfaction malgré la redondance des exercices pour améliorer la F1. Cette cuvée est paramétrable à souhait, ce qui apporte une replay value conséquente si on aime régler et si on n’a pas peur de faire des courses marathons. L’entrée de la safety car change la donne et la stratégie durant la course… Il était temps, quand on connaît la part de stratégie qu’il faut dans un WE de grand prix. J’ai aussi aimé les différences de comportement entre les écuries, les points forts et faibles connus de chaque écurie sont bien retranscrits. Avec un volant calibré aux petits oignons et une assise correcte, les transferts de masse sur les enchaînements de virage, les freinages violents et la vitesse dans les longues lignes droites donnent de bonnes sensations… Tout ce que j’attends d’un jeu de F1 !


Point complet
Cette année, Codemasters a su tirer avantage de la licence F1. Les développeurs ont apporté leur petite touche annuelle non négligeable en répondant aux fans. L’intégration de la safety car et la mise en grille, demandées depuis quelques années par la communauté, sont enfin présentes. Le mode carrière ajoute un contenu de jeu un peu plus conséquent si le joueur commence sa carrière avec une écurie de faible niveau. Le paramétrage excessif contentera l’ensemble des joueurs, de l’occasionnel au fan du genre. Il y a encore un peu de travail sur l’IA mais, avec une bonne connaissance des tracés et un pilotage efficace, le mode as du volant est moins frustrant et plus accessible que la saison 2015.

On a adoré :
Mode carrière sur 10 ans
Le R&D
Evolution de l’IA
Intervention de safety car
Tour de chauffe et mise en grille
La licence officielle !
On n'a pas aimé :
Scénario banal en Carrière
R&D aux exercices redondants
IA encore perfectible
Commentaires et synchro labiale


Consulter les commentaires Article publié le 25/09/2016 par Vincent P.



 
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