Test F1 2010 - jeux vidéo Xbox One

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F1 2010



Editeur
Codemasters
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.09.2010
  2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

En mai 2008, Codemasters a annoncé avoir récupéré la licence F1 afin de l’exploiter dans le monde du jeu vidéo. La bonne nouvelle venait à point pour les possesseurs de machines non estampillées Sony, ce dernier ayant détenu auparavant ladite licence pendant quelques années. En 2009, le studio avait commandé des versions PSP et Wii aux développeurs de Sumo Digital. Le résultat était des plus corrects, mais sans forcément plus. Toutefois, cela a permis aux petits gars de Codemasters de véritablement plancher sur la version de nouvelle génération. Restait alors à voir si F1 2010 était capable de ravir les fans de monoplaces tout en réussissant de séduire le grand public… Après la casualisation des licences Race Driver et Colin McRae, ce n’était pas forcément gagné !

F1, ô ma belle F1 !




Codemasters a récupéré la licence F1 et n’hésite pas à l’exploiter au mieux dans son F1 2010. Les fans de monoplaces, qui s’intéressent à la saison 2010 et à ses rebondissements seront aux anges, les écuries, circuits, pilotes et compagnie répondent présents. Le studio a sorti un autre de ses atouts pour séduire les rétines : son EGO Engine qui a déjà fait ses preuves sur ses dernières productions, du moins celles orientées courses automobiles. Même si l’on peut regretter que la modélisation des mécaniciens et autres personnages présents ne soit pas des plus satisfaisantes, il faut avouer que le travail réalisé sur les F1 et les circuits est de qualité. Les véhicules sont criants de vérité, à quelques reflets près, et les modèles virtuels des circuits respectent les originaux, et ce aussi bien au niveau du tracé, du relief que des à-côtés. Là où le studio fait fort, c’est quand on voit que la vitesse d’animation est soutenue et que les sensations de vitesse et de conduite sont excellentes.

On peut toujours pester contre une ou deux textures plus plates ou ternes ci et là ou encore contre quelques chutes de frame-rate, plus ou moins présentes selon les passages et/ou les circuits, mais la réalisation est suffisamment bonne pour pardonner quelque peu cela. Dans le même ordre d’idées, on voit bien que les développeurs se sont appliqués puisqu’ils ont intégré plein de détails qui ajoutent une certaine immersion au soft, en plus des diverses vues disponibles. Nous pensons notamment aux brins d’herbe et aux gravillons qui s’accrochent aux roues lorsqu’on sort de la piste, aux marquages de la gomme après des freinages secs, aux mouvements de tête du pilote parfaitement retranscrits, aux gestes de ce dernier lorsqu’il tourne le volant, passe les vitesses, les HUD qui tremblent quand il faut, etc. Mieux encore, une météo dynamique a été implantée et offre des effets d’eau (pluie, flaques qui se forment sur la piste, gouttelettes qui ruissellent…) dont on ne se lasse pas, sans compter que la route mouillée joue sur le pilotage (nous y reviendrons dans quelques lignes).

Quelques rayures




Les jeux de lumière ne sont pas en reste et on reste parfois impressionné par ceux-ci, comme sur le circuit d’Abu Dhabi en soirée. Même les bruitages sont de très bonnes factures, les bruits des moteurs sont agréables à l’oreille, les rapports se font sentir et on a même le droit à la voix de Christophe Malbranque pour quelques questions-réponses après des essais libres ou autres phases qualificatives. Codemasters a mis les petits plats dans les grands et a continué sur sa lancée en intégrant un système de dégâts. Malheureusement, la gestion de ceux-ci n’est pas des plus efficaces et on se retrouve très souvent avec des dégâts bien trop légers par rapport à l’accrochage. Reste que les plus bourrins pourront quand même être contraints d’abandonner la course pour peu qu’ils arrivent à endommager leur véhicule avec un choc conséquent, cela peut notamment arriver sur le circuit de Monaco. Toutefois, ceux qui « joueront le jeu », ne devraient pas rencontrer de soucis de ce genre, même si les incidents techniques sont au rendez-vous, entraînant des abandons.

Vu le souci du détail dont a fait preuve le studio, on s’étonne d’ailleurs de voir qu’ils n’ont pas intégré de podium, de tour de chauffe ou encore de voiture de sécurité. En revanche, nous avons bien le droit aux passages aux stands, automatisés ou non. Plutôt sympathique à voir, on peut rester un peu déçu de voir que les animations ne sont pas au mieux ou que quelques détails lors des entrées au stand et des retours sur pistes attirent l’attention. Rien de bien gênant, à l’inverse d’un bug qui peut survenir. Ce dernier peut carrément ruiner une course puisque votre F1 reste au stand jusqu’à ce que tous les autres pilotes soient repartis, vous faisant perdre de précieuses secondes. Avant de parler du mode carrière, qui représente véritablement le gros morceau du jeu, notons qu’il est possible de jouer en mode Grand Prix unique ou encore en contre-la-montre. Ce sont des plus pour les amateurs du genre. F1 2010 comporte aussi un mode multijoueur en local ou en ligne (mais pas d’écran splitté, dommage…) jouable jusqu’à douze (des voitures contrôlées par l’I.A. venant compléter la grille).

De bonnes idées




Plutôt classique avec ces quelques modes de jeu (Sprint sur trois tours, Pole Position, Endurance, Grand Prix et Grand Prix personnalisé), il s’avère aussi efficace. Si nous passons outre le comportement de certains pilotes mauvais joueurs, peu imputable au titre, il faut reconnaître qu’il s’avère plus costaud, les courses se déroulant dans de très bonnes conditions, sans lag particulier. Assez stable, il arrivera à scotcher les passionnés voulant se mesurer à d’autres pilotes humains, sans compter que les classements les pousseront à améliorer toujours plus leur temps. Pour peu qu’on s’occupe de créer la session de jeu, on a en plus le droit à plusieurs paramètres à régler pour profiter de l’expérience selon ses désirs. Simple au final mais suffisant pour beaucoup. On en vient donc au mode carrière qui a profité d’une attention toute particulière. D’entrée de jeu, on comprend que les développeurs ont mis l’accent sur la mise en scène et l’aspect scénarisé, en plus du contenu. Ainsi, on est immergé dans la carrière en étant projeté dans la peau d’un pilote qui compte bien gravir les échelons et côtoyer les sommets.

Tout commence avec une conférence de presse qui permet de prendre en compte, de manière originale, les données du joueur : nom, prénom, localisation géographique, difficulté, objectif (trois, cinq ou sept saisons pour essayer d’arriver en pole position), etc. D’une manière générale, la carrière est ponctuée par plusieurs à-côtés de ce genre (conférence, interviews, contrats). Très appréciable dans la forme, on regrette tout de même que les développeurs n’aient pas approfondi plus que cela la formule. En effet, les questions des interviews sont à la longue répétitives et lassantes, surtout qu’elles sont tellement carrées qu’elles enlèvent toute subtilité. Du coup, à moins de le faire exprès pour expérimenter les conséquences, parfois un poil exagérées, on sait très bien quoi répondre pour réussir à progresser, le tout étant de savoir jongler pour ne pas être médisant envers les autres écuries, sinon elles ne s’intéressent pas à vous en retour, sans trop montrer que l’on veut partir de l’actuelle.

Un parfait mélange




De même, il est dommage de voir que les contrats ne peuvent s’obtenir qu’à force d’enchaîner les courses et de gagner en réputation, à tel point que l’on arrive à se demander à quoi peut servir son agent. Il aurait été appréciable de pouvoir négocier ses contrats, voire de solliciter une écurie après quelques bonnes performances. Enfin, ne crachons pas dans la soupe, le système de progression est intéressant afin de pousser le joueur à se dépasser jusqu’à attirer l’attention des plus grandes écuries comme Ferrari pour ne citer qu’elle. Avant d’en arriver là, il faut aussi s’assurer d’être le meilleur de son écurie pour profiter des améliorations du centre de recherche, sans quoi on reste dans l’ombre du premier. Bon point en revanche dans la présentation des menus. Celui de base reprend celui du dernier DIRT, tandis que dans le paddock on se retrouve à la place du pilote. On se sert alors d’un écran pour paramétrer les détails de la course et son bolide. Idéal pour l’immersion !

Le point qui pouvait le plus inquiéter les fans de F1, c’est assurément le gameplay du jeu. En effet, avec ses DIRT et son GRID, Codemasters a dénaturé les licences de base (Colin McRae et Race Driver) pour pondre des jeux de course grand public, ce qui n’enlève rien à leurs qualités mais a rebuté les fans de la première heure. Avec F1 2010, la firme a opté pour une approche allant de l’arcade pur avec toutes les aides activées (ABS, contrôle de traction et de trajectoires, aide au freinage, etc.) à une approche beaucoup plus simulation avec toutes les aides désactivées, les dégâts en réaliste (malgré ce qui a déjà été dit) et la difficulté poussée à fond. On garde tout de même un poil d’arcade qui donne un mélange extrêmement satisfaisant, tout en offrant un large panel de configuration rendant le titre intéressant pour tous les profils : néophytes, amateurs, habitués et fans absolus. Bien entendu, chacun paramètrera le soft selon ses besoins, ce qui donnera une marge de progression encore plus grande pour ceux qui ne sont pas forcément habitués.

Un gameplay au poil




Si le titre est plutôt accessible, il n’en reste pas moins peu évident à maîtriser. En effet, dès lors que l’on passe dans une configuration plus simu (donc avec peu ou pas d’aides et un niveau de difficulté plus élevé), on se rend compte qu’il faut un certain doigté pour ajuster les accélérations, les freinages, le tout en essayant de suivre une trajectoire idéale, chaque seconde comptant à la fin de la course et le système de pénalités (virage coupé, sortie, accrochage, etc.) étant assez sévère. A ce sujet, si la conduite à la manette est très appréciable, il est vivement conseillé de jouer avec un bon volant afin d’augmenter la précision de sa conduite. L’accessoire apporte un plus non négligeable et, même si pour certains il demandera encore un peu plus de temps d’adaptation, il permettra assurément d’améliorer ses chronos et d’approcher ceux des vrais pilotes. La différence se fait un peu plus sur route mouillée puisque, malgré la possibilité de changer entre autres ses pneus (note : en spécification prime et option), l’adhérence est modifiée et on n’est pas à l’abri d’un bon vieux tête à queue par exemple. En revanche, l’intelligence artificielle se débrouille pour que l’influence de la météo soit quasi nulle sur sa conduite, ce qui rend le challenge bien plus corsé, voire parfois un peu abusé. Cela vaut aussi pour les freinages et les dépassements.

Dans tous les cas, pour arriver à faire les meilleurs temps, il faut impérativement étudier les circuits pour les connaître presque par cœur, le tout en réglant au mieux sa monoplace. Selon la difficulté choisie, on peut aussi avoir recours à des Flashbacks (comme dans le GRID) qui permettent de revenir quelques secondes en arrière pour gommer une erreur de pilotage. De zéro à quatre, ils restent une option dont on n’est pas obligé de se servir en tant que puriste ne jouant pas dans le niveau le plus élevé, tandis que les amateurs l’apprécieront, surtout lorsqu’ils commettent une erreur fatale après une dizaine de tours par exemple. Notons par ailleurs que, par souci de détail encore, il est possible de facilement régler l’inclinaison de son aileron ou encore le régime du moteur grâce à la crois directionnelle ; un plus non négligeable. Enfin, soulignons à nouveau que les sensations offertes par le soft sont très plaisantes et que malgré ses quelques défauts, il reste une réussite sur bien des plans, surtout lorsqu’on sait que le studio est parti de pas grand-chose pour le développer.

Point complet
Même si ce F1 2010 souffre de quelques défauts de jeunesse, il faut bien avouer qu'il réussira à séduire aussi bien les amateurs que les habitués ou encore les passionnés. Codemasters a réussi un véritable tour de force en proposant un titre capable de ravir autant de profils grâce à son aspect plus orienté arcade avec les aides et plus orienté simulation sans. Le mélange est au poil et tout le monde devrait apprécier son gameplay aux petits oignons aussi bien étudié pour la manette que pour le volant (qui offre plus de précision). A la fois accessible et délicat à maîtriser, le bébé du studio ronronne à merveille. Rajoutez des bruitages de qualité, des modélisations au poil, une I.A. qui réagit bien, divers réglages, un mode multi classique mais efficace ou encore un mode carrière très travaillé et prenant et vous obtenez une petite bombe qui pose d'excellentes bases pour une suite. En plus, les développeurs assurent un minimum le suivi de leur produit en prenant connaissance des retours des fans afin de concocter des patchs correctifs, comme celui mis en ligne début novembre.

On a adoré :
+ Mode carrière succulent
+ Le contenu sous licence
+ La météo dynamique
+ Modélisations des F1 et circuits
+ Gameplay aux petits oignons…
+ A la fois accessible et délicat à maîtriser
+ Encore plus précis au volant
+ Un certain challenge
+ Les réglages
+ Très immersif
+ Plein de détails
+ Multijoueur efficace…
On n'a pas aimé :
- Plutôt classique
- Quelques bugs
- Quelques manques
- Interviews lassantes sans subtilité
- Quelques chutes de frame-rate
- Gestion des dégâts à revoir


Consulter les commentaires Article publié le 24/01/2011 par Vincent P.



 
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