Test Enslaved : Odyssey to the West - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Enslaved : Odyssey to the West



Développeur
Ninja Theory
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.10.2010
  05.10.2010
Nombre de joueurs
1
Online
- Contenus
Classification PEGI
Mémoire
1 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

Ninja Theory est connu pour son très sympathique Kung Fu Chaos, pour son relativement décevant Heavenly Sword (qui n’était pas mauvais pour autant) ou encore pour le nouveau DmC qui est en cours de développement mais dont le design de la version jeune de Dante divise déjà les foules. Toutefois, en attendant de pouvoir goûter à ce dernier, le studio nous offre une adaptation libre d’un Voyage en Occident portant le nom d’Enslaved : Odyssey to the West. Reste alors à voir s’ils ont réussi à en faire un bon jeu vidéo…

Good Trip au petit air de Nariko




Enslaved : Odyssey to the West est une adaptation vraiment très libre de l’œuvre chinoise Voyage en Occident qui inclut tout de même de nombreux clins d’œil que les connaisseurs auront plaisir à découvrir. Uniquement jouable en solo, le titre de Ninja Theory nous plonge dans la peau de Monkey, un personnage aux origines simiennes, qui réussit à s’échapper d’un vaisseau dans lequel il était prisonnier. Cela a été rendu possible grâce à l’intervention de la jolie Trip (aux airs de Nariko, l’héroïne de Heavenly Sword) qui tentait elle-même de s’échapper. Le destin faisant, notre homme-singe et notre passionnée de nouvelles technologies se rencontrent. Trip équipant Monkey d’une couronne reprogrammée réduisant ce dernier en personnage docile obéissant au doigt et à l’œil, tout en étant lié par le cerveau à sa nouvelle partenaire sous risque de mort, nos deux compères sont menés à faire un bon bout de chemin ensemble pour que notre jolie rouquine puisse rentrer chez elle sans trop d’encombre, et ce grâce à l’agilité et la force de notre héros.

Ceci dit, nous n’en dirons pas plus sur le scénario pour éviter de vous gâcher la surprise, quelques rebondissements étant de la partie, comme la venue d’un troisième personnage à l’allure porcine. Plutôt bien écrit, celui-ci se laisse suivre sans mal. Les doublages français étant convaincants (ceux en VO sont encore bien mieux), malgré des soucis de volume lors des cinématiques, et les répliques plaisantes, on se laisse entraîner dans le voyage. Il faut tout de même avouer que le récit est loin d’être inoubliable ou original, certains clichés étant de la partie et le thème des robots qui réduisent les humanoïdes à l’esclavage ayant été bon nombre de fois exploité. On regrette d’ailleurs que certains éléments soient balancés par les scénaristes de manière si abrupte, tout comme la fin qui pourrait bien en décevoir quelques uns même si elle est suffisamment intelligemment pensée pour amener les plus perspicaces à réfléchir sur certains sujets. Ce sentiment est d’autant plus fort que l’on voit rapidement le générique de fin puisque sept à neuf heures suffisent pour boucler l’aventure, et ce quelque soit le mode de difficulté. C’est court, surtout pour un jeu vendu au prix fort dont les DLC ont été annoncés plusieurs mois avant la sortie et dont la replay value est très faible !

Quelques singeries




En sus, l’un des plus gros défauts du soft est assurément le challenge proche du néant. Seuls les néophytes auront un peu de fil à retordre en mode difficile. Les habitués quant à eux passeront comme dans du beurre. Cela est dû au fait que les ennemis sont peu nombreux et plutôt mous, sans compter les aides visuelles. En effet, un robot qui va nous attaquer, notamment au corps à corps, va être symbolisé par une variation de couleur, ce qui nous permet de prévoir son assaut et ainsi de l’anticiper en usant de notre bouclier ou en esquivant avec une roulade. La surprise n’est jamais de mise et il faudrait presque le faire exprès pour mourir, surtout que les opposants n’attaquent que rarement, pour ainsi dire jamais, en même temps. Quant aux quelques boss présents, que l’on recroise de surcroît au cours de l’aventure, ils n’offrent guère plus de challenge. Il suffit simplement de toujours appliquer la même méthode pour en venir à bout. La meilleure arme pour le joueur étant alors la patience.

Il en va de même pour à peu près tout puisque les murs invisibles empêchent toute chute malencontreuse, les déplacements, sauts et autres sont archi assistés et l’aventure étant dirigiste, on arrive toujours à trouver un élément en surbrillance pour ne jamais rester bloqué ou avoir besoin de se creuser la cervelle. On y gagne par contre en fluidité et dynamisme, ce qui plaira assurément à ceux qui veulent passer du bon temps sans trop de prise de tête. Enfin, à ce moment-là, ils auraient pu penser aux joueurs confirmés en intégrant des options pour désactiver les indicateurs ou un à deux modes de difficulté supplémentaire. Dans le même ordre d’esprit, Monkey se doit de protéger Trip, mais jamais dans l’aventure on ne ressent ce stress qu’induisent la survie et la protection d’autrui. En règle générale, on avance, elle se cache ou reste plantée à un endroit et elle se met en mouvement quand il n’y a plus de danger. On est loin des sensations qu’offre un Ico pour l’exemple. En fait, on est plus dans le registre du Prince of Persia de 2008.

Voyage tranquille




Malgré ces critiques, qui pourraient en rebuter certains, il faut quand même avouer que le titre est très loin d’être mauvais. La mise en scène y est pour beaucoup et le rythme de l’aventure est plutôt bien calibré. Pour apporter un peu de renouvellement à l’ensemble, les développeurs ont même pensé à varier les situations en offrant des phases de plates-formes, de shoot, de combats, d’entraide (porter Trip, la lancer jusqu’à un endroit inaccessible, lui demander de faire diversion, la faire avancer, etc.), de glisse sur un nuage électronique à certains moments ou encore d’exploration (pour aller récupérer des sortes de masque donnant des visions – dont on comprend l’origine par la suite – ou des orbes à collecter pour faire évoluer Monkey). Dans le même esprit, le gameplay a été pensé pour apporter un minimum de diversité. Ainsi, en plus du bouclier et du nuage déjà évoqués, il dispose de ses poings et d’un gantelet spécial pour corriger les robots ainsi que d’un bâton multifonctions. En effet, en plus des coups classiques comme le balayage, les coups horizontaux et verticaux, il permet d’envoyer des boules d’énergie pour endommager les robots ennemis ou les neutraliser durant quelques secondes. Les munitions sont bien entendu à récupérer ci et là dans les niveaux. Au fil de l’aventure, le joueur est aussi amené à passer par un menu d’améliorations pour accroître la santé du héros, débloquer des compétences plus efficaces... Contre, esquive, attaque spéciale, exécutions fort sympathiques par moments, etc., l’ensemble est appréciable.

Notre homme-singe respire bon la férocité, l’agilité et le dynamisme, ce qui fait extrêmement plaisir. Malgré le manque cruel de challenge, la balade reste donc extrêmement agréable, surtout que les cinématiques ponctuent les situations et que le voyage est porté par une bande sonore de grande qualité, par des décors détaillés au mieux de toute beauté, au pire appréciables. C’est coloré, les animations sont bien faites et les modélisations réussies dans l’ensemble, un peu moins sur certains détails. Artistiquement parlant, c’est une franche réussite. Techniquement parlant en revanche, si le tout est très correct, voire même au dessus de beaucoup d’autres productions, il faut avouer qu’il y a quelques accrocs. On remarque ainsi de l’aliasing ci et là, quelques effets de flou, des saccades, des retards d’affichages de textures, certaines étant en sus en deçà, des scripts assez visibles ou encore une caméra qui a tendance à perdre le nord lors des combats, notamment sans le verrouillage de l’ennemi. Il n’y a pas non plus de quoi crier au scandale et beaucoup arriveront assurément à passer outre, mais cela laisse quand même un léger arrière-goût de manque de finitions.

Point complet
Enslaved : Odyssey to the West n’est pas un grand jeu inoubliable, mais il reste une très bonne expérience qu’il est bon de découvrir. Malgré des soucis techniques, une caméra qui n’en fait parfois qu’à sa tête ou encore un certain manque d’originalité, le titre de Ninja Theory arrive à nous captiver grâce à son scénario bien écrit, sa bande sonore de grande qualité et son univers artistiquement bien travaillé. Les clins d’œil à l’œuvre d’origine font plaisir, surtout que l’adaptation en est très libre, et le titre se parcourt avec plaisir, les phases de jeu étant assez variées et le gameplay de bonne facture. Malgré tout, le manque cruel de challenge, la replay value très faible et la durée de vie courte liée au fait que des DLC ont été annoncés bien avant la sortie, sans compter que le joueur est archi assisté en permanence, peuvent en rebuter beaucoup. Enfin, inutile de cracher dans la soupe, pour peu que l’on soit conscient du fait qu’il ne s’agisse que d’une très agréable balade, on arrive à passer un très bon moment. Mieux vaut par contre ne pas investir plus d’une trentaine d’euros pour profiter de cette belle aventure.

On a adoré :
+ Histoire bien écrite
+ Bande sonore de qualité
+ Doublages réussis
+ Clins d’œil à l’œuvre de référence
+ Dynamique
+ Voyage très appréciable
+ Phases assez variées
+ Système d’évolution
+ Eléments de gameplay bien intégrés
+ Décors fort appréciables et détaillés
+ Modélisations et animations réussies dans l’ensemble
On n'a pas aimé :
- Pas très original
- Aventure courte au prix fort
- Archi assistée
- Et DLC annoncés en amont
- Replay value faible
- Manque cruel de challenge
- Quelques soucis techniques
- Caméra pas optimale


Consulter les commentaires Article publié le 24/10/2010 par Vincent P.



 
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