Test Elex - jeux vidéo Xbox One

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Tu aimes les films de gladiateurs ? Tu es plutôt dans l'expérience libre et tu aimes les RPG à l'ancienne, dans lesquels les dialogues sont légion et les personnages manquent autant de charisme les uns que les autres ? Alors viens mon copain, on va jeter un œil au dernier né du studio Piranha Bytes. Il se nomme ELEX et c’est un RPG à l'ancienne, pour les anciens, fait par des anciens…

Je voulais devenir aventurier, puis j'ai pris une flèche dans l'genou



Plongeons-nous dans l'univers d'ELEX, et ce dans le sens littéral du mot puisque votre premier contact avec cet univers, que vous arpenterez sous les traits de Jax, c'est votre vaisseau qui se prend une sorte de goéland sauvage. Suite à cela, il vient s'écraser de manière peut recommandée par le guide des pilotes. Bim, boum, badaboum. La technologie ça fait plaisir mais des fois on se demande si on ne regrette pas un peu nos bons vieux canassons. Pour vous présenter brièvement l’ami Jax, c'est l'antithèse du charisme. Un gars au crâne rasé avec une voix monotone et des expressions faciales aussi développées que celles d'une chaise en bois. Jax est un ex-Alb, la faction de l'ombre du jeu, des mecs super motivés et super dopés qui sont en avance sur tous les plans par rapport aux trois autres factions, même s’ils n'arrivent pas à faire la différence. Bref, vous voilà donc sur Magalan, non ce n'est pas la planète bleue, mais plutôt un monde emprunt de conflits et de factions. C'est la guerre, tous s'entretuent pour se procurer l'ELEX, matériau aux pouvoirs immenses qui permet de faire fonctionner la technologie locale, conférant des pouvoirs à ses hôtes, mais demandant de sacrifier son humanité… Être ou ne pas être, t'ELEX la question…

Trêve d'humour pompeux, concentrez-vous un peu. On commence le tour des factions avec les Clercs (celui qui nous sort que c’est une bande de fanatiques de Julien, on lui latte la tronche à coups de pages jaunes). Plus sérieusement, c’est une sorte de faction de guerriers futuristes qui utilisent l'Elex pour faire fonctionner leurs machines technologiques, à commencer par leur cité bâchée sous un dôme alimenté par le précieux nectar. Ensuite viennent les Berzerkers, les hippies de la bande. Ils se construisent des cabanes à même la forêt, se rassemblent dans des villages et chantent au coin du feu en jouant de la guitare. Armés d'épées et d'arcs, ils n'en demeurent pas moins dangereux et motivés. C'est la première faction que vous côtoierez et elle vous aidera à faire vos premiers pas dans ce monde hostile. Puis, pour finir, nous avons les Hors-la-loi. Comme indiqué, ce sont des bandits sans foi ni loi qui se battent pour obtenir l'Elex qu'ils utilisent à des fins médicinales (ils se droguent avec). Vous aurez très vite l'occasion de mesurer vos capacités lors de combats au corps à corps plus que rébarbatifs. Attaques faibles, attaques lourdes, barre d'endurance qui se vide en deux mouvements et barre de combo qui augmente en fonction des coups utilisés... Vous l'aurez compris, c'est très simpliste, bien trop lourd et peu jouissif.

On balance tout en vrac



Les mouvements de Jax sont bien trop rigides, le déplacer et le faire combattre deviendront très vite un calvaire, d'autant que la barre d'endurance a un grand impact sur les combats. En un contre un c'est déjà quelque peu brouillon, mais alors quand plusieurs ennemis viennent se mêler de vos petites histoires, les chances de survie s'amoindrissent, à tel point que vous devrez utiliser le stock de potions comme un dératé pour espérer en ressortir vivant. Quelques petites roulades pour esquiver, ça permet de trouver quelques subtilités dans le déplacement, mais ça ne va pas plus loin. C'est lent, c'est sans saveur et ça donne très vite envie de rentrer dans le jeu pour savater sauvagement l'ami Jax qui est aussi vif qu'un tronc d'arbre. Ajoutez à ça la possibilité d'utiliser (très rapidement) un arc ou plus tard des armes à distance, ça permet de varier quelque peu les “plaisirs”. Il est cependant possible d'utiliser le jetpack du chauve, ce qui permet de ne pas se taper des détours de 12 km pour un petit pic rocheux trop pentu. Douce attention portée là par les développeurs… La mise en scène pour instaurer un semblant d'histoire au départ est anecdotique. Le mélange des genres peut paraitre intéressant à première vue, mais finalement le fil scénaristique est bien trop quelconque et les différences d'ambiance sont bien trop frappantes. L'univers est vaste et propose une liberté assez agréable, certes, seulement mélanger l'héroïc-fantasy, l'aspect futuriste, la fin du monde, les zombies, les dinosaures et tout et tout sans apporter de réel profondeur à tout ça, ça fait clairement brouillon, et c'est bien dommage.

En se concentrant sur un univers spécifique, on aurait pu avoir potentiellement quelque chose d'assez propre, mais là, on ne sait clairement plus où donner de la tête et c'est fâcheux. Pour vous en sortir, il vous faudra vous trouver des alliés dans ce vaste monde et la technique ultime consiste à se procurer un compagnon auprès de telle ou telle faction et de l'envoyer au casse pipe telle une pinata pendant que vous bourrinerez à distance à l'aide d'armes ou de pouvoirs. Mais il faudra auparavant galérer au corps à corps avec ce qui vous tombe sous la main (la hache restera par ailleurs la valeur sûre), car le maniement de ces armes à distance requiert quelques compétences. Cependant ça ne veut en aucun cas dire que ce genre d'approches des zones de conflits devient plus sympa. Ce n'est pas aussi mou et gras que le corps à corps, mais ça reste très médiocre tant au niveau des sensations que dans la mise en scène. Or les combats sont fréquents. Les ennemis sont disséminés partout sur la carte et vous attendent de pied ferme pour vous arracher les dents, c'est à se demander si les développeurs ne veulent pas envoyer un message aux joueurs. On te colle un système de combat lourd, on te mélange des univers complètement contradictoires sans tenter de te donner un fil conducteur propret, on t'envoie des ennemis tous les 10 mètres, et on te dit débrouille-toi de toute façon, c'est un jeu à l'ancienne.

Le old school ça plait, les combats difficiles, ça peut avoir son charme (regardez plutôt Dark Souls), mais quand c'est bien fait... Et nous sommes dans un RPG, donc il faudra monter de niveau pour augmenter ses caractéristiques aussi diverses soient-elles. Un bon point, les missions peuvent être prises à tout moment du jeu, la liberté est réelle sur ce titre, seulement, c'est très, très grand, et on se perd très vite au sein de cet univers aux multiples facettes, au point d’arriver à une cinquantaine d’heures de jeu pour un titre qui pourrait se boucler en une trentaine... Et là c'est le drame. Quand ils ne sont pas occupés à vous mener la vie dure, les PNJ vous racontent leur vie sur des dizaines et des dizaines de lignes de dialogue. C'est sidérant tout ce qu'un seul personnage peut avoir à raconter avant de vous filer une mission. En plus, vu la taille de la carte, mieux vaut lire au moins en diagonale pour avoir une idée de la tâche à accomplir, sinon… Si seulement les développeurs avaient passé plus de temps à développer le système de combat au lieu d'allonger des lignes et des lignes de dialogues pompeux, on aurait peut-être eu droit à quelque chose d'agréable. On finira par parler de l'aspect du titre qui, sans pour autant être qualifiable de “moche”, ne peut se targuer d'être au goût du jour. C'est même plutôt daté, tandis que les musiques et les doublages n’aident pas plus que cela niveau immersion. On pourra réutiliser le qualificatif médiocre pour insister sur le fait que tout le jeu semble manquer d'un soutien financier cruel, de temps de développement, et d'à peu près tout ce qu'il faut pour pondre un titre de qualité. Rien n'a été poussé, tout est plutôt brouillon, que ce soit la narration, l'ambiance, le gameplay, la direction artistique. On a affaire à un genre de vieux pot-au-feu où tout a été mélangé sans chercher à trouver une saveur quelconque.

Point complet
Comme un écolier en retard qui balance tous ses cahiers en vrac dans son sac avant d'oublier son goûter sur la table de la cuisine, ELEX est une tentative échouée. L'écolier se retrouve donc à porter un fardeau bien trop lourd et, après avoir passé une journée de calvaire, il ne trouve même pas le réconfort de son goûter. De même, le joueur parcourt Magalan à la recherche d'un quelconque plaisir de jeu et il se rend compte que finalement, il aurait mieux fait de préparer son cartable la veille.

On a adoré :
Liberté certaine
Un Jet Pack bien vu
Faut chercher…
On n'a pas aimé :
L'ambiance
Le scénario
La forme
Les combats
Le manque de fond
Les dialogues par centaines
L'ensemble du titre brouillon


Consulter les commentaires Article publié le 09/12/2017 par Manuel-Ange A.


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