Test eFootball PES 2020 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Konami
Développeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.09.2019
Nombre de joueurs
1

Nouvelle année, nouveau PES… Pourtant, cette année, un petit truc change. Il ne faut pas l’appeler Pro Evolution Soccer 2020. Non, Konami a préféré le baptiser eFootball PES 2020. Dans les faits, cela change-t-il vraiment la donne ? Un bon mois après l’avis Day One, dont nous allons reprendre une partie des ressentis dans cette critique, il est l’heure pour nous de faire le point sur l’ensemble du titre. Nouveau tournant ? Opus alimentaire de fin de génération ? Que vaut vraiment cet eFootball PES 2020 ?

Un avis Day One qui a peu évolué



Comme nous en parlions le mois dernier, le premier point que l’on voit, c’est le menu du jeu qui a été retravaillé. Pas de révolution pour autant, on a le droit à quelques icônes d’accès rapide pour lancer les modes classiques que sont les parties rapides, le multijoueur, le mode MyClub, les réglages, le mode Vers une Légende ou encore La célèbre Ligue des Masters. Le mode Vers une Légende a eu le droit à quelques ajustements ci et là, dont un menu remanié, mais il ne change pas beaucoup de l’an passé. Vous pouvez toujours incarner votre joueur sur le terrain en faisant attention de bien le placer selon l’action, de faire les appels dans le bon temps, bref, d’essayer de jouer son rôle dans l’équipe. Sur la partie hors ligne, c’est clairement La Ligue des Masters qui a profité de plus de soin. On commence avec un entraîneur connu au choix, dont Zico, Cruyff, Roberto Carlos ou encore Maradona pour ne citer qu’eux, et on découvre des transitions qui vont dans le bon sens. On suit notre entraîneur dans des couloirs ou des bureaux par exemple, voyant quelques joueurs croiser son chemin, etc. Les petites cut-scenes ajoutent un peu de vie à l’ensemble, ce qui n’est pas désagréable. De même, on a le droit à quelques dialogues, parfois à choix multiples pour par exemple définir les grandes lignes des objectifs de la saison ou celles du comportement que l’on veut pour son équipe. Les choix n’ont pas vraiment d’impact en jeu mais ça apporte un peu de vie. Ce qui est dommage en revanche, c’est qu’aucun doublage ne soit de la partie. Du coup, les conférences de presse paraissent bien mornes avec des entraîneurs qui bougent un peu la tête le temps qu’on applique le choix de la réponse…

Outre cela, si les menus du mode ont connu un petit lifting, ils ne bouleversent rien. C’est un peu plus sexy à l’œil mais on retrouve le même calendrier, le système de notifications et plus généralement la même structure que par le passé. Konami avait annoncé faire plus attention au système des transferts et au versement des salaires et on peut dire que l’éditeur a tenu sa promesse. Les plus pointilleux pourront toujours noter une anomalie de temps en temps mais en règle générale, cela fait clairement plus réaliste. Malgré tout, on sent que les développeurs auraient pu aller plus loin, surtout quand on voit ce dont est capable la concurrence. A côté de ça, ils se sont contentés d’intégrer une nouvelle caméra vue stade visant à apporter une meilleure immersion avec un rendu « comme à la télé » avec des mouvements de caméra entre le milieu de terrain et l’entrée à la surface de réparation par exemple. Dérouté durant les premières rencontres, nous avons fini par nous y faire et même par l’apprécier. Elle reste moins pertinente que la caméra plus classique lorsqu’il s’agit d’écarter le jeu vers les ailes ou d’assurer des transitions très rapides entre un bout du terrain et l’autre mais elle a le mérite d’offrir une alternative. Au niveau des commentaires, on retrouve ce cher duo composé d’un Grégoire Margotton à l’aise dans son rôle et d’un Darren Tulett toujours aussi mal servi dans ses répliques. Il faut dire aussi que les développeurs ne se sont pas foulés puisque bon nombre de répliques proviennent directement de PES 2019, répliques qui provenaient déjà de l’opus précédent… Autant dire qu’il va être temps de refaire des enregistrements et de travailler sur cette partie sonore pour l’année prochaine. Il en va de même pour le travail sur l’ambiance puisque nous avons souvent souffert d’un gros décalage entre l’action et les réactions du public. Cela est très souvent arrivé lorsqu’on plantait un but et que le public ne réagissait tout simplement pas. Il y avait un gros silence, le sifflet de l’arbitre pour la remise en jeu balle au centre, et c’est tout…

Visuellement en revanche, le constat est sans appel. Le FOX Engine gagne encore en finesse. Il fait des merveilles ! Même si quelques joueurs moins connus sont toujours plus ou moins ressemblants, il faut avouer que nous avons été impressionnés par la qualité de la modélisation des stars. Les jeux de lumière sont encore un peu plus fins, les effets de transpirations font plus naturels et les expressions sont plus agréables à l’œil. La carrure des joueurs est également bien retranscrite. C’est également vrai au niveau du moteur physique puisqu’on sent bien la différence entre deux joueurs de gabarits différents. Les appuis, les transferts de poids lors d’un changement d’appui, on a une réalisation réaliste qui monte encore d’un cran. Il y a plein d’animations contextuelles qui apportent un peu plus de crédibilité à l’ensemble et les développeurs ont vraiment bien bossé sur les animations. Elles sont très réalistes, bien enchaînées et sonnent justes. Les contacts font toujours plus naturels, à une ou deux bizarreries près (comme lorsque notre joueur vient buter contre l’arbitre), la protection de balle a été améliorée et on ressent mieux le contact avec le cuir selon le point de contact avec le pied. Intérieur ou extérieur, que l’on mette le corps en opposition ou que l’on passe la jambe devant celle de l’adversaire, on ressent vraiment ce qu’il se passe sur le terrain.

Au-delà des petits noms commerciaux des nouveautés dédiés surtout à la promotion du jeu, nous pouvons affirmer que les développeurs ont bien amélioré des points qui étaient pointés du doigt l’an passé. Les automatismes du passé et certains comportements robotiques ont été gommés. N’espérez plus enchaîner les passes quasi automatiquement avec les aides (le jeu sans aide est toujours aussi agréable et encore plus poussé à notre sens), cette fois la physique des joueurs et de la balle entre en jeu. Ainsi, si vous avez un mauvais appui, une position de passe ou de tir qui n’est pas naturelle, un mauvais contrôle ou autre, vous louperez simplement votre action. De même, n’espérez plus placer votre une-deux avec une passe en profondeur qui passe quasi tout le temps dans le dos de la défense, les défenseurs ne se livrent plus autant. Le jeu en triangle a plus de chance de fonctionner pour arriver jusqu’à la surface de réparation. De même, comme dans l’opus précédent, le portier ne s’avance pas trop pour éviter les tirs lobbés. On découvre une IA retravaillée, certes encore imparfaite, qui offre plus de choix dans les actions. Les appels de balle sont mieux gérés et l’I.A. utilise bien mieux les espaces disponibles pour ouvrir le jeu... Bien qu’il arrive également qu’elle casse une course et avorte une action. En résulte des situations d’attaque et contre-attaque qui se renouvellent. Les défenseurs se veulent aussi plus présents et n’hésitent pas à utiliser leur corps pour piquer le ballon directement dans les pieds.

C’est alors que surviennent les améliorations apportées au système de dribble pour offrir plus de contrôle et de précision dans les petits espaces. Ce n’est pas toujours évident mais c’est bien foutu. La physique de balle étant quasi irréprochable, on ne peut que profiter du spectacle. Le rythme est vraiment bien posé, juste ce qu’il faut pour offrir un rendu réaliste satisfaisant demandant plus que jamais de construire ses actions (au pire, on peut passer par les options pour l’ajuster). De même, avec le moteur physique qui prend plus en compte les ratés (par rapport au placement du corps, de l’appui, etc.), les frappes gagnent en diversité. L’aspect systématique de certaines situations de frappes de l’an passé a été quasiment supprimé. On peut mettre de magnifiques patates à plus de trente mètres, tout comme on peut aller défier le gardien balle au pied, assurer plus de gestes différents pour récupérer un ballon en hauteur, etc. Ajoutez à cela des profils de joueurs toujours mieux respectés et vous obtenez un gameplay aux petits oignons qui procure de folles sensations. Cela ne veut pas dire que tout est irréprochable puisque l’arbitrage, à commencer par lui, est assez laxiste. Il faut vraiment y aller pour que l’arbitre siffle. Sur toutes les parties faites, nous n’avons eu qu’une poignée de cartons jaunes et pas un seul rouge. L’arbitre privilégie le jeu et cela peut parfois faire rager quand on estime qu’il y a obstruction. En revanche, les hors-jeux sont vraiment bien gérés.

Ce qui a été vu/approfondi après l’avis Day one



Comme chaque année, nous savons que PES est derrière son concurrent direct en ce qui concerne les licences. On ne va pas se mentir, ce sont des histoires de gros sous. Malgré tout, même s’il jouit de moins de licences officielles, le titre de Konami se défend comme il peut. La firme nippone a notamment insisté sur les gros partenariats qu’elle sécurise et ceux qu’elle développe. Ainsi, Arsenal, Manchester United, le FC Bayern restent des partenaires de choix, tout comme les clubs chiliens qui sont de la partie. Pas de foot féminin ou de championnat allemand ici en revanche, mais on a le droit cette année à la Juventus de Turin, et ce en exclusivité… Un coup dur pour le concurrent. Mais le studio ne s’arrête pas là puisqu’il promet déjà de proposer de vivre en exclusivité l’EURO 2020 grâce à une mise à jour qui arrivera durant le deuxième trimestre de l’an prochain. Nous pourrons jouer avec les équipes nationales de plus de 50 fédérations de football. Une petite compensation par rapport à la « récente » (l’an dernier) perte de la Ligue des Champions. Dernièrement, nous avons même appris que la Serie BKT (la seconde division italienne) débarquera sous licences officielles. Bref, il y a encore du boulot avant d’égaler l’énorme base de données de la concurrence mais PES offre de quoi s’amuser et il y a toujours les fameux éditeurs pour corriger les noms, les maillots, les numéros, les apparences, etc.

Du côté eFootball, qui n’est finalement qu’une simple appellation pour qualifier le contenu en ligne, hors MyClub, on retrouve les grands classiques comme la partie rapide, la partie coopérative, les tournois et les divisions. La nouveauté, c’est le Matchday. C’est ce nouveau mode qui apporte justement le côté sport électronique. Ce sont des événements définis dans le temps qui demandent de choisir entre deux équipes. On choisit ainsi son camp parmi les deux proposés, puis son équipe, et chacune de nos actions contribue à la victoire de notre camp, tout en récupérant des points. Le but final est bien entendu d’atteindre la grande finale de l’événement. Si vous aimez être spectateur, vous pouvez même regarder celle-ci via un livestream disponible directement à partir dudit mode. Le principe est vraiment sympa et plutôt fédérateur, ce qui permet de jouer avec des inconnus et de trouver l’envie de se battre pour un groupe. Dans les faits, tous les matchs ne sont pas forcément équilibrés et même si les défaites assurent quand même des points, ça peut être parfois frustrant. De même, les horaires choisis étant imposés, il est difficile de contenter tout le monde. En tout cas l’idée est bonne. En plus, comme le réseau est généralement stable, même s’il n’exclut pas un pet de lag une fois de temps en temps, il faut avouer que la partie en ligne reste agréable... Du moins quand on ne tombe pas contre des joueurs qui quittent prématurément les parties, comme par exemple lorsqu’ils viennent de prendre leur quatrième but à la fin de la première mi-temps…

Au fil des rencontres, et ce quels que soient les modes, on remarque tout de même un matchmaking un peu longuet et une impression de perte de précision lors des rencontres. Par rapport au jeu hors ligne, il faut bien avouer que nous avons parfois l’impression que certains contacts balle au pied sont plus simplistes. Il en va parfois de même pour l’exécution des fameux dribbles dans les petits espaces. Une fois que l’on a bien saisi cela, selon les rencontres bien entendu, on pousse un peu plus la construction et le plaisir est là. A contrario, hors ligne, selon le niveau de l’I.A., on a parfois tendance à passer vite par les milieux, quand on ne privilégie pas des échanges directement entre les défenseurs et les attaquants, certaines rencontres donnant un petit effet ping-pong à base d’attaques/contre-attaques. Après tout, dans la vraie vie, cela survient également selon le profil des équipes… Bien entendu, le gros morceau en ligne reste le mode MyClub. Là encore, Konami a fait quelques ajustements, comme des modèles de cartes retravaillés, l’intégration d’Arshavin parmi les légendes, les menus retravaillés, des présentations globalement plus appréciables à l’œil mais le reste repose toujours sur la même base. Reste que cette dernière est plutôt solide et qu’il y a sacrément de quoi faire et de quoi gérer, poussant à toujours progresser, à recruter et à engendrer un maximum de GP…

L’avis perso de Vincent // Un énorme plaisir imparfait...

Je ne vais pas mentir, j’ai adoré cet eFootball PES 2020. J’ai pris un plaisir monstre grâce à ses visuels de qualité, sa physique de balle impeccable, ses nouvelles animations, son gameplay aux petits oignons et tout ce qui participe à faire des rencontres des moments uniques, avec de la construction au niveau du jeu, des attaques bien plus variées que le passé, des transferts de masse au poil, etc. Je regrette par contre énormément les soucis de la bande-son au niveau de l’ambiance et les commentaires qui ne sont que des redites des années passées. Je les connais par cœur… Konami doit encore bosser sur le contenu (je parle bien des modes de jeu et non des licences, point sur lequel la firme fait des efforts) pour donner un titre qui soit aussi varié et sexy que le concurrent à ce niveau. Néanmoins, le jeu en ligne est fonctionnel, les indicateurs de recherche de qualité de connexion et de la courtoisie du joueurs fonctionnant bien, même si j’ai subi quelques rage-quit de joueurs peu fairplay… Je ne vais pas m’étaler encore et encore sur les qualités de ce volet mais je tiens vraiment à insister sur le fait que les développeurs/développeuses de chez Konami ont fait de l’excellent boulot. Cela promet de belles choses pour l’année prochaine, surtout avec l’arrivée de la nouvelle génération.


Point complet
Konami a retravaillé les menus et ça fait plaisir. Le studio a également donné un peu plus de vie au mode Ligue des Masters, il a ajouté une nouvelle caméra et il a travaillé en profondeur le gameplay, en plus de faire des efforts sur les licences, de sécuriser l’EURO 2020 et d’offrir de superbes visuels. Le mode MyClub reste toujours assez complet et prenant et le Matchday est un mode sympathique même si les contraintes des horaires n’arrangent pas toujours tout le monde. En somme, cet eFootball PES 2020 est simplement un excellent cru qui brille vraiment dans le fond. Quant à la forme, malgré les efforts, nous sommes encore loin de ce que peut proposer la concurrence notamment. Les ajouts à la Ligue des Masters ne sont pas assez poussés pour apporter une vraie dynamique, les commentaires sont copiés/collés des précédentes éditions et niveau modes de jeu, outre les grands classiques des parties rapides, des tournois et des divisions, on s’oriente naturellement vers la Ligue des Masters en solo ou vers le MyClub en ligne, le mode Vers une Légende n’ayant pas trop bougé. C’est du connu et même si ce n’est pas mal fait, ça manque encore de peps pour vraiment pousser le joueur à pousser les efforts, en dehors de sa propre envie de gagner des titres pour son club. Une excellente cuvée donc, mais elle n’est pas parfaite pour autant. On le dit quasiment toutes les années mais c’est d’autant plus vrai cette année, le jeu de foot idéal à nos yeux serait un mélange de la forme du concurrent avec le fond de ce PES.

On a adoré :
La physique de la balle
Le tout manuel
Le moteur physique en général
Les gardiens se débrouillent
Comportement des joueurs respecté
Gameplay aux petits oignons
Feeling inégalable
Des animations de qualité
Plein de petits ajouts contextuels
Visages des stars saisissants
Vraiment beau
Online fonctionnel
L’idée du Matchday
Mode MyClub assez complet
Le lifting de la Ligue des Masters…
On n'a pas aimé :
Mais trop timide pour égaler la concurrence
Ambiance sonore à retravailler
Arbitrage assez laxiste
Pas d’effort sur les commentaires
Matchmaking longuet
Quelques bugs dans les collisions
Peu d’évolutions dans la forme niveau contenu


Consulter les commentaires Article publié le 15/10/2019 par Vincent P.



 
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