Test Edgar - Bokbok in Boulzac - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
La Poule Noire
Genre
Point and click
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.02.2020
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
15,99 €

La Poule Noire est un studio de développement français créé en février 2018. Il est composé de quatre développeurs indépendants qui se sont attaqués à un genre bien particulier, celui des point’n click. Ainsi, avec leur Edgar - Bobok in Boulzac, ils proposent aux joueurs de découvrir une aventure surréaliste en échange de 15,99€. Mais les vaut-elle vraiment ?

Ma poule, ce monde est pourri !



Le joueur débute l’aventure dans la peau d’Edgar, un ermite de 40 ans qui cultive des courges, isolé des autres. Il n’est pas seul pour autant puisqu’il vite avec Pépette, sa poule. Comme d’habitude, il va dans le champ pour récolter les courges, travailler la terre et planter les graines des prochaines… Mais tout ne se passe pas comme prévu et un souci mécanique l’oblige à se rendre à Boulzac, un village local non loin de chez lui, pour tenter d’y remédier. Il a besoin de Razidium, un métal précieux dont il se sert pour éloigner des bestioles de ses courges, ces dernières détruisant ses plantations. Nous n’en dirons pas plus sur l’histoire du jeu puisque c’est clairement le point positif de ce titre. Les textes sont bien écrits et derrière l’improbabilité des situations, le surréalisme étant omniprésent, on retrouve des messages forts visant à critiquer notre société, le tout avec un humour bienvenu. C’est donc au gré des échanges avec les personnages que l’on découvre quelques anecdotes amusantes, laissant même parfois le choix au joueur de choisir une réplique… Mais le plaisir est de courte, très courte durée. Même s’il est vrai que votre serviteur lit assez vite, il n’a fallu que deux heures pour venir à bout de l’aventure… Et il n’y a aucune rejouabilité une fois que l’on a fait la manipulation qui vient après le générique de fin pour obtenir un Succès supplémentaire.

Du coup, quand on voit que le soft est proposé à 15,99€, on se dit que le tarif est lui aussi surréaliste. Le souci, c’est que ce point’n click n’offre aucune difficulté. Les dialogues avec les personnages donnent de sérieuses pistes sur ce qu’il faut faire ensuite ou sur les personnes auxquelles il faut parler. Les objets étant donnés/appliqués selon la situation de manière automatique, il n’y a même pas à réfléchir pour savoir lequel ferait l’affaire. L’avantage, c’est que la progression est fluide et qu’on ne décroche pas jusqu’au bout. L’inconvénient, c’est qu’on enchaîne tout rapidement, le gameplay étant ultra simpliste. La partie qui demande un poil d’attention est un mini-jeu avec la poule, et c’est le seul. Malgré tout, durant ce court laps de temps, on souffre de plusieurs allers-retours qui visent clairement à rallonger artificiellement ladite durée de vie. C’est bien dommage parce que Edgar - Bobok in Boulzac a de quoi charmer les intéressés avec une bande-son discrète qui se permet une petite envolée lors du générique ou encore avec ses visuels simples et cubiques qui sont en total accord avec la direction artistique. Visuellement, c’est propre, il y a quelques animations très sympathiques et ça a du charme.

Point complet
Avec Edgar - Bobok in Boulzac, La Poule Noire a clairement privilégié le côté aventure à l’aspect Point’n Click réduit ici à sa plus simple expression. Le bon côté, c’est que le joueur se laisse charmer par la direction artistique, se lance dans cette aventure loufoque et profite avec plaisir des dialogues, de l’humour et des critiques sur notre société moderne. L’inconvénient, c’est qu’on voit la petite pancarte de fin au bout de 2H, que l’on constate que l’on a payé 15,99€ et que la rejouabilité est nulle. C’est là que le bât blesse. Il aurait clairement fallu proposer le titre à 5 ou 7 euros max pour faire passer la pilule. Ou alors, il fallait développer le gameplay et les énigmes pour donner la sensation au joueur qu’il en a pour son argent. Dommage, parce que l’aventure est bien sympathique et que le titre mérite le coup d’œil. Nous ne pouvons toutefois que vous encourager à attendre un bon -60% ou un passage dans le Xbox Game Pass pour vous y essayer.

On a adoré :
Histoire loufoque sympa
Dialogues agréables
Humour réussi
DA qui a du charme
Bande-son appréciable
Le surréalisme
Gameplay très accessible…
On n'a pas aimé :
Extrêmement simpliste
Zéro difficulté
Beaucoup d’allers/retours
Fini en 2H
Zéro rejouabilité


Consulter les commentaires Article publié le 01/03/2020 par Vincent P.



 
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