Test EA Sports UFC 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Statut
Disponible
Date de sortie
  02.02.2018
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Ultimate Fighting Championship, c’est simplement le sport de combat le plus suivi de nos jours à travers le monde. Devant une boxe qui s'essouffle, malgré le grand nombre de grands combattants, le noble art n'en est plus à son âge d'or. Dana White (depuis peu jouable dans le jeu), le grand patron, est bien content que “son” sport soit suivi sur la scène vidéoludique grâce au travail d'EA Sports. Deux ans après la sortie du second opus de la série, avec une réelle attente des fans, la firme propose un troisième opus. De quoi combler les fans ? C'est ce qu'on va vérifier de suite, enfilez vos gants, échauffez-vous, on entre dans la cage !

La bagarre, la vraie !



On ne présente plus le MMA (Mixed Martial Art), ce sport qui continue d'être interdit en France (la compétition est interdite, la pratique est tout de même autorisée) sous prétexte que la cage est avilissante, promouvant une image sombre du combat… Alors que cette dernière est vue comme un halo de sécurité pour les combattants qui ne risquent pas de tomber sur le public par exemple. N'entrons pas dans un débat sans fin et focalisons-nous sur l'intérêt que portent des millions de téléspectateurs dans le monde à ce sport qui combine, comme son nom l'indique, un nombre conséquent de disciplines différentes d'arts martiaux pour les combiner dans un seul et unique endroit, la fameuse cage. Sont mis à l'honneur notamment la boxe, le kick-boxing, le karaté et d'autres pour le combat debout, mais encore le Sambo, le Jiu-jitsu, voire le Judo et, une fois de plus, bien d'autres pour les combats au sol. Pour combiner autant d'arts martiaux différents il faut pouvoir être un combattant aguerri et ne pas se focaliser sur ses acquis, car chaque combat peut tourner de bien des façons. La seule réelle règle étant de ne pas attaquer les yeux ou les bijoux de famille, on reste fair-play. Après, c'est entre les trois hommes dans cette cage d'environ 10 m de diamètre que ça se passe, les deux combattants et l'arbitre (on ne compte pas les caméramans qui n'ont aucune incidence sur le combat, évidemment).

Ne nous attardons pas trop dans de vaines descriptions et allons droit au but, l'UFC, la principale plateforme représentant ce sport (comme peut l'être la FIFA pour le football) est à l'honneur sur nos consoles, et ce pour la troisième fois déjà sous la joute d'EA Sports. UFC 2 avait fait fort et avait comblé les fans, mais ils attendaient tout de même la relève. La voici ! Le jeu ne tarde pas à vous rappeler qu'il faut se battre, suite à une introduction forte. Vous incarnez directement la star absolue de ce sport, l'irlandais Conor “The Notorious” McGregor pour un combat contre l'actuel tenant du titre, l'américain Tony Fergusson. Le combat permettra aux anciens de se remémorer rapidement les touches et aux néophytes de s'acclimater tranquillement. Le ton est donné mais le combat est excessivement facile, l'adversaire tombe assez rapidement sous la pluie de coups. Le constat est quand même rapide à établir. Le jeu a changé par rapport à son prédécesseur. Là où le second opus permettait très facilement d'envoyer des coups plutôt extraordinaires, UFC 3 a préféré se concentrer sur une simulation un peu plus réaliste, faisant en sorte que ses combattants n'aient pas la possibilité d'envoyer des coups de pied sautés retournés du futur d'affilé. Il faudra donc bien plus se focaliser sur le cardio et le timing pour pouvoir placer des coups aussi efficaces que spectaculaires.

Pour ce qui est des commandes, on s'y retrouve assez rapidement mais quelques évolutions ont vu le jour. La plus notable étant le stick droit qui ne sert plus seulement à se défendre ou attaquer au sol (le grappling) mais permet aussi lors du combat debout de bouger le haut du corps, ainsi que la tête pour esquiver et diriger les prochains coups à envoyer. En effet, le contre est un atout majeur du titre, il permet de retourner la force de l'adversaire contre lui et d'obtenir une fenêtre d'ouverture pour le KO ou la projection au sol, tout dépendra de votre préférence de combat. Un contre ne garantit pas la victoire mais il permet de faire d'énormes dégâts s'il est bien utilisé. Du coup, l'utilisation du haut du corps permet de pouvoir mieux appréhender l'approche de l'adversaire et de lui faire un maximum de dommages en retour. Il n’y a pas de barre de vie, seulement une barre d'endurance qui se vide au fur et à mesure des coups reçus et envoyés, avant de se remplir à nouveau en prenant de la distance. Seulement voilà, les contres la vident très rapidement et il faut faire attention à ne pas prendre un sale coup en fonçant tête baissée et en martelant les touches car c'est la défaite assurée.

Show Must Go On

On constate la volonté d'EA Sports de rester avec le moteur graphique Ignite. Honnêtement, c'est un plaisir pour les yeux, les animations sont à déguster sans modération, on subit le choc des coups, le ressenti à chaque coup est saisissant, que ce soit le simple combo jab/crochet, ou le coup de genou sauté dans la mâchoire, tout est mis en place pour offrir un spectacle prenant et immersif. Chaque combattant est reconnaissable et leurs différents styles sont réellement respectés. On s'étonne de pouvoir s'adapter à la gestuelle peu conventionnelle d'un T.J. Dillashaw par exemple. C’est presque un sans faute visuellement puisqu’on note quand même quelques défauts de morphologie ci et là, mais rien de bien grave en soit. Pour ce qui est de la mise en scène, rien à redire, on est dans un show à l'américaine, l'entrée des combattants avec une musique propre à chacun, la foule en délire qui hurle à s'en avaler la glotte, les présentateurs qui assurent le show, les médias, les spots de pubs, les cinématiques de présentation lorsque votre combattant atteint un palier ou un certain seuil de notoriété... Tout est mis en place pour vous plonger au cœur de cet univers. On a même l'ajout de nombreux médias, dont Twitter (qui vient très vite à être redondant, les mêmes tweets apparaissent en boucle, plus nombreux au fur et à mesure).

Lorsque vous gèrerez la carrière de votre combattant, vous devrez en plus de l'entraîner, le faire connaître du public. Beaucoup de manières différentes de faire votre pub vous seront proposées, comme par exemple la promotion lambda du combat grâce à un petit tweet bien placé, ou encore des séances de dédicaces, des sessions de jeu en ligne avec les fans, des distributions de prospectus, etc. Tiens, d'ailleurs, le mode Carrière, parlons-en. Outre le fait d'apporter un trait supplémentaire dans la vie de votre combattant par le biais de la gestion de ses médias, il vous permet de prendre un rookie que vous façonnerez à votre image, que ce soit sur sa catégorie de poids, son gabarit, sa taille, sa morphologie ou bien le fait qu'il soit tatoué (les tatouages sont peu ou prou les mêmes que dans l'opus précédent). En fait, tout est identique. Vous commencerez par faire vos preuves contre des adversaires mineurs de la WFA, avant de gagner votre place à l'UFC lorsque l'ami Dana White vous proposera votre contrat, ébahi par vos talents à coller du bourre-pif. Vous verrez alors que le système de progression a été repensé et mis au goût du jour. L'UFC ce sont des gros sous et EA l'a très bien compris. Du coup, pour faire évoluer votre combattant, il faudra payer des abonnements à différentes salles fréquentées par différents combattants à différents niveaux et différents tarifs.

Bref, c’est une nouveauté qui joue sur la différence d'approche et qui permet au joueur de se préparer à son prochain combat entre une à cinq semaines au préalable (attention cependant au surentraînement qui pourrait se solder par des blessures ou des faiblesses spécifiques). Vous ne pourrez pas vous préparer à un combat dans le même club que votre prochain adversaire ou dans celui de votre rival, ce qui apporte encore une touche d'immersion non négligeable. Très vite, vous aurez la possibilité d'interagir directement avec vos rivaux lors de différents événements, toujours par une réponse. Il ne vous est pas donné la possibilité de provoquer qui que ce soit, seulement de réagir grosso-modo avec respect ou non aux piques de vos adversaires. Pour commencer, vos combats s'enchaîneront assez facilement, les uns après les autres, vous vous prendrez alors pour un champion d'UFC mais, sans crier gare, le jeu commence à se corser en arrivant vers le haut du tableau, surtout lorsque vous attaquez les dix meilleurs combattants de la catégorie que vous aurez choisie. C’est encore plus flagrant quand il faut se farcir un combattant qui préfère le sol. Là, le calvaire recommence. Comme dans le 2, le grappling n'a pas de réel intérêt. Se calquant bien plus sur les statistiques des combattants à ce niveau que sur le simple skill, il sera de plus en plus difficile de se dépêtrer d'un combattant qui vous aura projeté au sol et tentera de vous péter le bras avec une clé bien sentie.

Toujours ce même jeu de sticks assez aléatoire (et il faut le dire, très mal expliqué aux nouveaux venus, les anciens joueurs pourront tenter quelques vieilles ruses sans pour autant réussir forcément à se sortir d'affaire contre un adversaire côté à 92 en grappling alors qu'il a choisi lui le style boxe ou kick-boxing). Plus vous avancerez dans la carrière, plus les combats vous paraitront tirés par les cheveux. La barre d'endurance d'un combattant qui ne bouge pas d'un iota alors que vous l'enchainez depuis deux rounds de pieds/bouches et autres vilaines mandales dans les chicos… Des adversaires super réactifs qui sortent des contres d'un autre monde ou qui arrivent à esquiver la moindre de vos tentatives tout en vous martelant la tronche de patates de forain... Et les pires, les grappleurs, qui ne vous laissent quasiment aucune chance et qui vous projettent au sol avant de vous faire toute sorte de prises... Bref, le titre de champion se mérite, vous devrez recommencer encore et encore le même match pour espérer l'approcher, en essayant d'éviter le combat au sol ou le KO spectaculaire. Puis, le moment venu, vous assisterez à la fin de votre carrière, chacun ayant sa date de péremption. Si vous voulez durer sur la longueur, il faudra éviter de prendre trop de coups, de se blesser à répétition ou d'enchaîner les combats en cinq rounds. En plus de votre jauge d'endurance, vous avez votre jauge de longévité qui se videra un peu (ou plus) après chaque combat. La lumière au bout du tunnel en quelque sorte. Il faudra donc en plus de gagner vos combats, le faire avec brio, pour pouvoir profiter encore un peu de cette aventure. Mais n'ayez pas peur, une fois votre carrière terminée, vous pourrez vous reconvertir dans le management en prenant part au mode Ultimate Team.

A plusieurs c'est quand même plus fun

Après (ou avant vous faites comme vous le sentez) avoir fait carrière, vous pourrez vous rediriger vers l'Ultimate Team, ce mode de jeu non pas nouveau, mais réaménagé qui vous permet de gérer une équipe de combattants réels pour les emmener le plus loin possible dans leur propre carrière. Tout comme dans un FIFA, vous gonflerez vos rangs en achetant des packs de cartes qui vous offriront des combattants, des skills, des styles de combats ou encore des bonus spécifiques. Cependant, n'ayez crainte, il n'est pas nécessaire de faire péter le compte en banque pour obtenir ces cartes, EA a fait le taf et propose une monnaie virtuelle qui se gagne assez facilement. Vous disposerez de plus de boosters de temps en temps. Même si bien sûr le Pay-To-Win a un certain avantage, il est évident que le joueur qui déboursera de l'argent réel pour se procurer un nombre conséquent de cartes aura l'avantage de la diversité au bout du compte. Il faudra donc s'adapter à ce que la chance vous donnera si vous ne souhaitez pas débourser.

Une fois les fondamentaux retrouvés et les combats cumulés, vous pourrez vous diriger vers le mode en ligne pour affronter tous les teigneux sur votre route. Les différents modes de jeu vous permettront de mettre vos talents à rude épreuve, avec le Combat Immédiat, qui permettra d'aller sans demie mesure au combat (adviendra que pourra) ou encore les deux modes “KO” et “Duel de soumission” qui, comme leurs noms l'indiquent, n'ont qu'un seul objectif simple. Le mode KO consiste à un combat exclusivement debout permettant aux joueurs de se défouler en faisant baisser la barre de vie de l'adversaire au fur et à mesure des coups. A la dernière barre de santé, c'est le drame, encore un coup bien porté et le KO est assuré. Duel de soumission porte sur la projection et la soumission, le premier à faire taper l'adversaire l'emporte. Pour finir, il y a le mode combat debout : cinq rounds, deux combattants sélectionnés sur le volet, la recherche du KO est une fois de plus à l'honneur, le combat au sol étant aboli une fois de plus.

L'éditeur ne mise pas seulement sur le simple jeu en ligne faisant de son UFC 3 une véritable plateforme pour les fans. Vous pourrez alors parier sur les prochains combats (réels) de l'UFC et faire vos pronostics in-game afin de déverrouiller des bonus (toujours in-game). Ces pronostics seront mis en place sur les combats de la carte principale en question, ils vous donneront le choix entre un KO, une soumission, à quel round, ou encore à la délibération du jury. Aussi simple que complet, ce petit bonus est non négligeable pour le fan de la discipline. Quelques tournois ont aussi lieu pour créer un élan d'intérêt et proposer aux joueurs de montrer ce qu'ils valent sur ce titre.

Point complet
UFC 3 est un très bon jeu, fidèle à cet univers qui lui est propre, où le spectacle est un combat de chaque instant. On se plait à s'attarder sur ce titre pour se plonger dans la peau de l'un des 200 combattants proposés ou même de celui que l'on crée soi même. Seulement, on ne dénote pas d'évolution majeure par rapport à UFC 2 sorti il y a deux ans déjà (ou à peine). UFC3 n’est finalement qu’un opus qui fait le travail, qui a le mérite d'être une vitrine pour le MMA avec un visuel proche du photoréalisme… Mais nous aurions aimé quelque chose de plus significatif pour justifier le passage en caisse. De plus l'aspect irrégulier du mode carrière pose un autre frein à la prise de plaisir. On s'éclate mais on est souvent frustré, ce qui pourrait faire fuir pas mal de néophytes.

On a adoré :
Graphiquement impressionnant
On retrouve du MMA
La première moitié de la carrière
Mode Ultimate prenant
Le combat en ligne
Le show à l'américaine
On n'a pas aimé :
Toujours les soumissions
Pas de grosse évolution
Mode carrière toujours inégal


Consulter les commentaires Article publié le 23/03/2018 par Manuel-Ange A.


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