Test Dragon's Dogma - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dragon's Dogma



Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.05.2012
  22.05.2012
  2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Heroic-fantasy
Prix de lancement
59,00 €

Dragon's Dogma est un jeu qui n'est pas facile à mettre dans une case. C'est un action-RPG médiéval-fantasy peint d'une touche de chevalerie et d'empire à défendre que livre Capcom, le studio japonais qui tente une percée dans le cœur occidental du genre. L’enjeu est de taille, mais encore faut-il que les développeurs aient réussi à relever le défi avec brio…

Dessine-nous un dragon !




En tout premier lieu, il est judicieux de remarquer que ce Dragon's Dogma construit son profil en puisant ci et là dans les licences déjà connues. Certains y retrouveront une touche de Monster Hunter, voire de Dark Souls ou encore de Skyrim pour la liberté. Bref, ce sont des bases qui permettent de fonder un bloc solide au départ. Départ d'ailleurs qui se veut direct et sans détour. Le joueur se voit propulsé directement dans la peau d'un guerrier inconnu, armé d'une épée et prêt à en découdre avec une chimère, sorte de lion géant avec une chèvre sur le dos et une queue remplacée par un serpent tout aussi grand. Le prologue met en jambe en dévoilant d'emblée la prise en main et les rouages de l'action du titre. Un combat terrible et endiablé s'engage donc et apporte une accroche plutôt réussie. Une fois la bête terrassée, il est temps de se lancer réellement et de créer son personnage. Et là, on peut dire que Capcom ne fait pas les choses à moitié. L'outil de création de notre héros est aussi varié que complet. Il est donc possible de se façonner un enfant entré en pleine puberté pour aller ravager à coups d'épée toutes les créatures spectaculaires qui peuplent le titre, ou encore un géant de plus de deux mètres. Homme ou femme, évidemment, le choix est possible. Une fois l'aspect choisi, on s'attarde alors sur la vocation de notre nouveau-né. Ainsi, le premier choix se fait entre les classes basiques de guerrier, rôdeur et mage. Par la suite, il sera possible d'accéder à des rangs supplémentaires : Paladin, Champion, Assassin, Chasseur, Archer-Mage, ou encore sorcier. Chacune de ces classes apporte ses propres caractéristiques.

Une chose intéressante encore, il est possible tout au long de l'aventure d'acquérir les autres classes, en gardant celle de départ, et d'alterner à son gré entre les unes et les autres pour les augmenter selon ses envies. Un moyen efficace de garder le joueur focalisé sur l'aventure en lui permettant de varier à tout moment son approche du titre. Une fois notre héros créé, une cinématique vient le présenter à l'aventure, et ce dernier sera dépossédé de son cœur par un dragon parlant, tout ça en bord de plage. L'idée est simple, il faut fouiller terre et ciel pour retrouver la bête ignoble et récupérer l'organe, d'autant que la vilaine cicatrice laissée en plein milieu du torse n'est pas belle à voir. On se lance donc à corps perdu dans ce vaste monde et on constate très vite que l'exploration est une phase clé du jeu. Le chemin n'est pas indiqué, mis à part pour les quêtes, il est donc tout à fait possible de partir en vadrouille pour aller s'en prendre plein la tronche par tout ce qui peuple ces forêts, montagnes, grottes et autres donjons escarpés. Ce qui peut s'avérer être une liberté d'un premier point de vue, peut aussi en avançant devenir un simple constat. La narration se perd dans les quelques missions principales. On perd le fil de l'histoire à force d'accumuler les quêtes secondaires, et savoir quelle mission fait partie de la trame et laquelle n'est qu'un ajout devient très vite confus. Le titre souffre d'un manque cruel de structure sur le plan de son scénario et de l'accompagnement du joueur dans l'aventure.

Très rapidement, on en vient à passer par la rencontre des Myrmidons. Ces personnages d'apparence humaine sont invoqués à partir d'une faille pour vous aider dans votre quête. Ainsi, ce jeu solo prend en fin de compte l’aspect d’une aventure collective avec l'I.A., celle-ci vous accompagnant tout au long de votre périple. Il est donc possible de partir avec trois “Pions” sur les routes hostiles afin d'améliorer ses chances de survie. Il faut d'ailleurs très vite se créer son pion principal (avec la même interface que celle pour créer son personnage). Celui-ci pourra évoluer en même temps que le joueur, changer de classe, être équipé, améliorer ses compétences et ses caractéristiques. Ainsi, le joueur n'a pas un, mais bien deux protagonistes à gérer. Et on peut en plus engager deux autres de ces mercenaires dévoués dans l'équipe pour partir sur un quatuor solide. Ces deux autres pions pourront être recrutés dans les différentes villes, où ils errent en attendant de se faire enrôler par vos soins. Dans ce cas, les pions sont au même niveau que le joueur et ne coûtent rien. Par contre, si on cherche un pion spécifique, il faut entrer dans la faille en passant par des Pierres d'invocation placées dans les différentes villes. Et là il faut débourser une certaine somme pour acquérir des combattants de niveau plus élevé que le sien. Ainsi, on pourra aller choisir les pions d'autres joueurs. Pas de panique, les pions ne vous seront pas volés, si un joueur décide de s'offrir les services de votre compagnon, celui-ci se dédoublera dans sa partie, tout en restant à vos côtés.

Le meilleur pour la fin




D'ailleurs, le partage de pions entre amis permet d'obtenir des bonus car ces derniers ramènent des objets et connaissances des combats qu'ils font dans une autre partie. Cependant, il est impossible d'améliorer un autre pion que le sien, il faudra donc en changer régulièrement pour être efficace à mesure de son avancée. Vous l'aurez compris, le pion occupe une place essentielle dans Dragon's Dogma, mais son efficacité sur le terrain reste cependant assez aléatoire. En effet, il sera judicieux de se constituer une équipe aussi solide que complémentaire, mais l'I.A. reste néanmoins trop inégale. Les pions peuvent tout aussi bien être efficaces en combat et être d'une grande aide, comme ils peuvent devenir d'énormes boulets qu'il faudra sans cesse relever car ils ne se protègent pas, ou encore se mettent en plein milieu d'une zone dangereuse. Pire encore, il n’est pas exclu de les voir disparaître d'un coup, sans même un au revoir, parfois même en plein milieu d'un combat périlleux contre un boss ennemi. C’est une situation très désagréable qui peut irriter quelque peu le joueur, d'autant qu'il faudra retourner invoquer le pion depuis la faille. En somme, c’est un défaut de taille. Ceci dit, les combats sont impressionnants. Les affrontements contre des colosses sont fréquents, il n'est pas rare de croiser sur sa route un cyclope ou un ogre frappadingue dans une grotte. Les façons d'en venir à bout par contre ne sont pas très recherchées. Il suffit de bourriner à tout va, en faisant attention de ne pas trop en recevoir non plus, tout en visant les points sensibles (qui sont d'ailleurs toujours situés entre la tête et le cou, exception faite du dragon).

La seule grosse variante est la sensibilité d'une créature par rapport à un élément ou à un autre. En clair, le mage de l'équipe devra s'adapter s'il veut faire plus ou moins de dégâts. Dommage vu que le gameplay se veut plutôt simple d'accès et bien pensé. On se rend bien compte qu'il s'agit d'un Action-RPG et pas d'autre chose en constatant que les tactiques ne sont pas spécialement variées. Et l'action est omniprésente dans Dragon's Dogma, avec une paix royale dans les villages et cités, et un monde totalement hostile hors des murs. Il faudra donc s'équiper en potions et en consommables avant de partir jouer de l'épée, et prévoir au moins un soigneur dans l'équipe. Les camps de gobelins et de brigands de grands chemins sont légion. Mais il faudra aussi compter sur les meutes de loups, des morts-vivants, des squelettes animés ou autres harpies criardes. Les attaques spéciales usent de l'endurance, au même titre que courir, escalader ou sauter. Ceci s'avère être une bonne idée, permettant de doser les capacités en combat, mais aussi un handicap énorme quant aux déplacements. Et sur ce point, la première partie du jeu sera un calvaire pour certains. Il n'existe pas de déplacement rapide à portée de main en début de partie. Il faut attendre d'avoir atteint un certain niveau, en ayant exploré un certain nombre d'hectares, avant de mettre la main sur des transpierres (consommables chers) pour se téléporter en premier lieu vers Gran Soren, la ville principale du jeu. Puis, dans un second temps, un nouveau niveau doit être atteint avant de pouvoir récupérer ce qu'on appelle dans le jeu un portacristal (ils sont rares). Ces derniers se posent aux endroits stratégiques selon le joueur et servent de portails de transport, toujours grâce aux transpierres.

Ceci signifie que la première partie du jeu consiste tout simplement à courir ci et là pour accomplir les missions confiées. Et quand certaines missions consistent à faire la navette entre un point A et un point B, pour retourner à un point C et en fin de compte revenir au point A, ça devient très vite déprimant. Ajoutons à cela le fait que courir consomme de l'endurance, et qu'une fois la barre d'endurance vidée, il faut attendre qu'elle se remplisse en marchant à allure ralentie, on peut en venir à s'arracher les cheveux. Tout ceci, bien évidemment en comptant sur les nombreuses embuscades tendues partout en dehors des villes. Il faudra être patient en se lançant dans l’aventure car tout n'est pas rose dès le départ. Prenons pour exemple les nombreux bugs, où un personnage de mission se retrouve bloqué sur le toit d'une maison, ou alors la disparition pure et simple d'un ou plusieurs pions en plein combat… Ou alors le fait qu'il faille systématiquement repasser par le menu pour consommer une potion, choisir un objet à équiper ou autre. Aucun raccourci n'est adapté pour faciliter la vie du joueur, et ce sont toutes ces petites lourdeurs qui pourront en lasser certains. Ne pas s'interroger sur le fait qu'un garde de Gran Soren vienne vous arrêter sans raison pour vous balancer au cachot alors que vous êtes censé être un protégé du roi… Bousculer les gens en ville est puni, c'est tout. Cependant, il faut admettre qu'après un certain cap, le jeu n'est pas mauvais, et on peut lui pardonner sa multitude de défauts, avec notamment des cinématiques prenantes et bien réalisées, des ambiances immersives, comme le fait de crapahuter dans une grotte sombre avec sa seule lanterne comme moyen d'éclairage, ou encore les combats titanesques qui ont le mérite d'être attrayants.

Point complet
Pour résumer, ce Dragon's Dogma souffre d'une structure en deux temps, avec un départ laborieux, peu entraînant et une aventure plutôt contraignante. Puis, avec les découvertes et les quelques aides qui viennent s'assembler avec la montée en niveau, on replonge dans une aventure qui n'est en fin de compte pas totalement une déception. Le système des Myrmidons est complexe et maîtrisé, mais leur efficacité durant les combats n’est pas forcément au rendez-vous. Bref, on a là un action-RPG qui peut diviser, qui loupe son entrée, mais qui s'en sort en bout de course.

On a adoré :
+ Bestiaire impressionnant
+ Combats dynamiques
+ Artistiquement acceptable
+ Prêt/réception des pions d'autrui
+ Plaisir de jeu croissant
+ Cinématiques agréables
On n'a pas aimé :
- Début laborieux
- Nombreux bugs
- IA des pions bancale
- Structure narrative en deçà
- Sauvegarde unique
- Inventaire mal pensé
- Pas de transport rapide


Consulter les commentaires Article publié le 02/06/2013 par Manuel-Ange A.



 
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