Test Dragon Age : Origins - Awakening - jeux vidéo Xbox One

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Dragon Age : Origins - Awakening



Développeur
BioWare
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.03.2010
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Heroic-fantasy
Prix de lancement
39,00 €

Quatre mois après la sortie de Dragon Age Origins et quelques petits DLC plus tard, Bioware nous a fourni un « véritable add-on » pour son dernier RPG d’heroic fantasy. Disponible sur galette physique, cette extension est censée ajouter un pan d’aventure, de contenu et de scénario. Aire de jeu, compagnons, ennemis, spécialisations, talents et compétences font partie de ces nombreuses nouveautés. Plutôt alléchant sur le papier, tout cela vaut-il réellement son prix dans la pratique ?

Bienvenue à Amaranthine




Après de longues heures de jeu sur Dragon Age Origins, vous êtes le héros (ou l’héroïne) de Férelden. Vous pensiez pouvoir souffler un peu ? C’était sans compter sur l’acharnement des engeances qui attaquent de plus belle dans les terres côtières du nord. On raconte même que certaines de ces créatures sont intelligentes et douées de parole. Vous êtes le nouveau commandeur de la Garde des Ombres et vous êtes appelé dans le comté d’Amaranthine pour remédier à ce problème. S’il vous est possible de créer un nouveau personnage de toutes pièces, il est largement préférable de choisir d’importer son propre héros. En effet, ainsi les précédents choix du joueur sont respectés et ont diverses répercussions dans Awakening, ce qui personnalise agréablement son aventure. Néanmoins, si vous choisissez de recommencer avec un nouveau personnage, sachez que cela influera aussi sur la façon dont vous serez traité par les PNJ et que vous partirez directement du niveau 18. Toutefois, assurez-vous d’avoir terminé le jeu de base au moins une fois si vous comptez apprécier cet add-on à sa juste valeur.

Quoiqu’il puisse paraître un peu convenu à première vue, le scénario d’Awakening, pas hors sujet pour autant, gagne en puissance au fil de l’aventure pour rapidement se montrer prenant, cohérent et maîtrisé de bout en bout. Outre de nombreux choix cornéliens ayant des effets considérables sur le déroulement de l’aventure et sur la fin du jeu, les rebondissements sont nombreux. En sus, on note l’apparition de plusieurs personnalités aussi profondes que marquantes, du côté des alliés comme de celui des ennemis. Ces derniers ont ainsi vu leurs rangs s’enrichir de créatures diverses et variées telles que les insectoïdes et cauchemardesques rejetons, le mystérieux Architecte ou encore une nouvelle et dérangeante Matriarche. Pour vous aider à en venir à bout, vous rencontrerez cinq nouveaux compagnons à recruter en plus d’une vieille connaissance. Tous font preuve de charisme et la qualité ainsi que l’humour de leurs interventions, contrastant remarquablement avec une ambiance plutôt sombre, ne font jamais défaut. On regrette cependant que les romances et la possibilité de discuter à tout moment avec ses compagnons soient passées à la trappe. Ceci dit, on apprécie les causeries aléatoires entre eux et les conversations contextuelles toujours très bien amenées par des éléments de décor ou par les cadeaux.

En plus d’un scénario solide, Awakening dispose également de nombreux autres éléments pour convaincre. Premièrement, le level cap passe de 25 à 35 ce qui permet d’expérimenter à sa guise les nouvelles possibilités de compétences et de spécialisations. Trois compétences inédites ont ainsi fait leur apparition et, si deux d’entre elles ne sont que de simples bonus de santé, de magie ou d’endurance utiles mais peu intéressants, l’artisanat runique permet au personnage de créer des runes de plus en plus puissantes au fil des améliorations. C’est pratique pour renforcer les armes mais aussi les armures. De plus, deux nouvelles spécialisations sont disponibles pour chaque classe, débloquant nouveaux talents et sorts totalement inédits. Ajoutez à cela plus de 500 nouveaux objets, des nouveaux grades de matériaux, la possibilité de redistribuer ses points de spécialisation moyennant finances ou encore un coffre de stockage pour les objets encombrants et vous obtenez des options tactiques et un aspect gestion encore plus poussés et diversifiés.

Quand la technique pêche




En contrepartie, on observe une légère baisse de difficulté par rapport au jeu de base. En effet, le level up et le gain d’argent sont beaucoup plus rapides qu’auparavant et les personnages sont plus polyvalents et donc plus puissants grâce à leurs nouvelles compétences. Toutefois, il est difficile de s’en plaindre car les ennemis se montrent toujours aussi coriaces et les boss d’une puissance impressionnante. Cette extension possède une durée de vie appréciable (15 à 20 heures en Normal et entre 5 et 10 de plus en difficulté plus élevée) doublée d’une replay value non négligeable pour le joueur qui souhaite expérimenter tous les choix et toutes les fins possibles. Bien sûr, ces chiffres ne peuvent s’obtenir qu’en accomplissant la majorité des nombreuses quêtes annexes. En effet, il serait bien malavisé de se contenter de la mission principale qui est, en elle-même, extrêmement courte (environ quatre à cinq heures) ; et ce même si les quêtes secondaires sont d’un intérêt assez inégal. Certaines se résument bien sûr à du combat pur et dur tandis que d’autres, plus calmes, vous demandent de discuter avec les habitants du comté, de prendre des décisions militaires influençant la suite des événements ou encore de venir en aide à vos compagnons pour augmenter leur admiration envers vous, débloquant du même coup talents et options de dialogues.

D’autres encore consistent en une recherche parfois fastidieuse d’objets ou de monuments éparpillés sur la map. Peu réjouissantes, ces quêtes peuvent toutefois conduire à des boss secrets ou à de grands trésors comme des objets uniques et puissants. Enfin, le mélange est varié et rarement lassant. Passons maintenant au sujet qui fâche, à savoir le côté technique. Visuellement, rien n’a changé par rapport au jeu de base (ce qui est plutôt logique) et les graphismes sont donc largement dépassés. Les textures sont très grossières et les bugs d’affichage sont légion. Entre les soucis de collisions, d’aliasing, de placements, de synchronisations labiales et les incohérences sans parler des effets visuels saugrenus, la liste est longue et les problèmes ne se limitent pas au niveau graphique. Les temps de chargement sont plutôt longs et les ralentissements ainsi que les micro-chargements sont fréquents et hachent quelque peu l’expérience de jeu, même si on a pris soin d’installer le soft sur le disque dur de la console. En outre, des problèmes de déplacements automatiques persistent (le personnage, si on ne le corrige pas, a une fâcheuse tendance à courir dans le vide en face d’un mur au lieu d’attaquer l’ennemi) et il arrive à certains événements de quête de ne pas se déclencher ; fait extrêmement frustrant laissant des missions impossibles à achever et un journal incomplet.

Du côté du gameplay, rien n’a changé et c’est bien le problème car cet add-on aurait été une bonne occasion d’implémenter par exemple une caméra aérienne qui aurait permis de gagner en lisibilité lors des combats mais qui fait, encore une fois, défaut à cette version console. Mis à part cela, la jouabilité et la prise en main conservent toute l’intuitivité et l’ergonomie du jeu de base et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour terminer, notez encore que le level design n’a pas réellement progressé et qu’il reste généralement assez linéaire et répétitif. La nouvelle aire de jeu ne se révèle pas forcément très variée ni très étendue, la faute à des environnements globalement plus petits et beaucoup moins ouverts que dans le jeu de base. Cependant, l’ambiance est au rendez-vous grâce à un doublage français de qualité qui vient soutenir avec brio les dialogues très bien écrits et la mise en scène un cran au-dessus de celle du jeu de base. Cerise sur le gâteau, les nouveaux thèmes musicaux d’Inon Zur, tantôt épiques, tantôt oppressants, sont aussi agréables qu’immersifs.

Point complet
Avec son scénario ou encore ses dialogues cohérents et bien écrits, ses nouveaux ennemis et compagnons, son ambiance sombre et mature et son humour inébranlable, Dragon Age : Origins – Awakening dégage une personnalité qui manquait cruellement à la version originale. Grâce à des centaines de nouveaux objets, deux spécialisations en plus par classe et des dizaines de sorts et de talents inédits, le gameplay déjà solide de Dragon Age Origins s’en trouve considérablement diversifié et enrichi. Il est toutefois regrettable que les environnements de la nouvelle surface de jeu soient si linéaires et peu étendus et que les graphismes aient toujours quelques années de retard. Au final, pour une quarantaine d’euros, on se retrouve tout de même avec une extension digne de ce nom sur les plans de l’histoire et de la durée de vie mais qui aurait gagné à être peaufinée surtout au niveau des innombrables bugs qui ternissent quelque peu l’expérience de jeu.

On a adoré :
+ Nouveaux compagnons
+ Nouveaux ennemis
+ Un humour qui fait mouche
+ Mature
+ Scénario maîtrisé et cohérent
+ Durée de vie correcte
+ Bande sonore excellente
+ Nouvelles possibilités tactiques
On n'a pas aimé :
- Graphismes grossiers et dépassés
- Surface de jeu restreinte
- De très nombreux bugs
- (Toujours) pas de vue du dessus


Consulter les commentaires Article publié le 19/05/2010 par Pascal R.



 
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