Test DiRT 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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DiRT 4



Editeur
KOCH Media
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.06.2017
  09.06.2017
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI
Thème
Automobile
Prix de lancement
69,99 €

En 2016, Codemasters est revenu en contre-appel avec le fabuleux DiRT Rally sur Xbox One, offrant l’essence même de la franchise Colin Mc Rae Rally. Adulé des wheel-players (ceux qui jouent avec le volant), le jeu a été délaissé par les pad-players (ceux qui jouent à la manette), la faute à un gameplay et un contenu exigeants. Cette année, Codemasters débarque avec le dernier né de la licence DiRT afin d’essayer de contenter tous les fans de la série. DiRT 4, avec son titre original et accrocheur, marque le retour de la licence typée arcade avec des courses off-road et des virées tout en promettant un gameplay pour tous. La gomme laissée sur le bitume effacera-t-elle la crainte des joueurs ? Codemasters a-t-il réussi son dérapage contrôlé ?

Dans les roues de DiRT Rally…



Suite à des avis plus que partagés sur son prédécesseur, DiRT 4 déboule en force à grands coups de teasers sur un contenu étoffé, un gameplay pour tous et une bande-son au top. DiRT4 n’est pas réellement une suite de DiRT Rally mais plutôt un mix des meilleures idées des deux derniers opus avec quelques nouveautés. Le joueur commence par une course test afin de définir un niveau de difficulté, de paramétrer les aides à la conduite et de proposer un choix entre les deux types de gameplay. Le premier, le mode « gamer », est essentiellement pour les pad-players. Le second, le mode « simulation », est pour les joueurs cherchant un peu plus d’exigence et les férus du volant. Les menus, plus dynamiques, plus colorés avec des musiques pop, nous amènent sur une première liste déroulante qui permet de créer et gérer sa team. Le menu suivant présente tous les modes de jeu, dont un vrai mode académie qui apprendra aux joueurs toutes les manœuvres importantes pour le pilotage d’une voiture de course. Pas loin de 40 thèmes sont présentés, expliqués par une vidéo et mis en pratique par un essai pour certains. Ces techniques, une fois assimilées, comme par exemple le virage pendulaire, vous feront gagner de précieuses secondes sur vos temps de parcours. On retrouvera le mode online compétitif de DiRT Rally avec ses events journaliers, hebdomadaires et mensuels.

Le mode Pro tour, une des nouveautés de cet opus, est un système de division avec montée et descente sur des spéciales de rallye avec un véhicule imposé pendant 24 heures contre un maximum de 8 joueurs. Pour progresser il vous faudra donc terminer dans les premiers. Le Jam session et la virée, vus sur DiRT 3, font leur retour pour des courses à plusieurs où le contact fait partie du jeu. Le mode libre permettra de créer des parcours aléatoires à l’aide de deux paramètres : longueur et complexité de la course. L’idée, dans le fond, est bestiale mais présente le défaut de faire des spéciales complètement farfelues et non réalistes. De plus, le joueur s’apercevra très vite qu’il s’agit de mêmes tronçons de routes accolés les uns aux autres. Pour le coup, la sensation de déjà-vu sera très présente. A noter que l’épreuve de Hill Climb, course de côte en français, a disparu des tablettes… Vraiment dommage tant cette épreuve est adfictive si on aime bastonner le chrono. Le légendaire mode Carrière n’est pas oublié dans la tradition des jeux de caisse. Non scénarisées, les quatre disciplines (Rally, Land Rush, Rally Cross et History Valley) sont disponibles d’emblée. Des vidéos de présentation mettront en avant les qualités de ces dernières en passant du truck V8 au buggy, jusqu’à l’accélération ravageuse du kart cross et les sensations extrêmes des autos de rally cross. Une chose est sûre, les sensations de pilotage sont variées selon l’univers.

Dans une carrière, la victoire appelle le gain, la gestion de la team demande de l’investissement, Codemasters reprend le système de gestion de DiRT Rally agrémenté de quelques ajouts. Après avoir choisi votre nom et votre livrée d’écurie, la gestion du personnel améliorera votre quotidien de pilote. Le sponsoring amènera des primes en fin d’épreuve pour augmenter les gains, le tout sous forme de contrats à durée limitée. Le Level up est aussi de retour, les courses gagnées ramènent des points de réputation pour débloquer des upgrades sur votre structure de team qui deviendra une jolie petite entreprise. L’argent glané permettra d’acheter une cinquantaine de véhicules neufs chez les concessionnaires ou de passer par de petites annonces pour nos mamies préférées avec un historique plus ou moins dense (Audi S1, 205T16, Lancia Stratos). Si toutefois il manque de l’argent pour participer à un championnat, la carrière donne la possibilité de courir pour une team. Vos gains diminueront alors de 80%... En parcourant cette carrière, le joueur visitera une dizaine de lieux différents. L’épreuve reine vous fera voyager dans les pays suivants : Australie, Espagne, Suède, États-Unis et Pays de Galles pour des spéciales sur des états de surface différents (le bitume, le gravier/terre et la neige). On l’a tous compris, avec une grosse trentaine d’heures pour compléter ce mode, Codemasters a réellement densifié le contenu. DiRT 4 marque son premier point.

Avec la direction assistée pour les amateurs



DiRT Rally est dur, DiRT Rally n’est pas permissif, DiRT Rally fait rager… le ronchon de la communauté console sur l’exigence du gameplay interpelle les développeurs. Codemasters axe sa communication sur un gameplay pour tous en proposant deux types de conduite. Un mode « gamer » reprenant le gameplay de la série des DiRT. Fun et bigarré, frais et bien formé, la prise de tête ne sera pas au rendez-vous tant la conduite est facile et sympathique. Le jeu est parfaitement jouable à la manette, bien plus que son prédécesseur. Dans la préférence simulation, le constat n’est pas le même au volant. Si les premiers tours de roues paraissent similaires à ceux de DiRT Rally, dès que l’on pousse les bestioles dans leurs derniers retranchements, la conduite devient beaucoup moins précise. Il est fréquent de perdre l’avant quel que soit le type de véhicules utilisés (traction, propulsion ou 4wd) dans les virages serrés. Le freinage moins mordant, le transfert des masses plus léger, le travail des suspensions, moins présentes, contribueront à cette perte d’adhérence. La sensation de vitesse est inexistante dans les vues extérieures. Bref, pour retrouver les grosses sensations de DiRT Rally, il faudra incontestablement revoir les paramètres de FFB et la gestion du volant qui sont paramétrables dans les options du jeu.

L’inverse est possible, le pad-player cherchant de l’exigence n’aura aucun mal à s’adapter à la préférence « simulation » avec quelques heures d’entraînement. Le pied droit sera collé au plancher, le rétrogradage manuel suffira à freiner l’auto pour un maximum de vitesse dans les courbes. Paradoxalement, les gros chronos tomberont plus facilement au volant dans la préférence « gamer ». Le wheel-player aura un avantage indéniable sur le online du jeu. Sachez que sur le live, les préférences « gamer et simulation » seront séparées afin d’éviter un déséquilibre. Graphiquement, DiRT4 est plus faible sur les textures que son aîné. Si le framerate à 60fps ne souffre pas de ralentissement ou très peu, on aurait aimé un jeu avec une meilleure qualité de représentation sur l’environnement. A l’inverse, le niveau de détail des voitures et des cockpits est fidèle à la réalité avec peu d’aliasing. La gestion climatique est omniprésente, voire trop, mais est très bien réalisée. Les nappes de brouillard vous feront caresser l’accélérateur tant la visibilité sera réduite. Rouler sous la pluie est juste jouissif en vue cockpit. La pluie battante, les essuie-glaces à fond, la boue plongeront le joueur dans un réalisme sans faille. C’est peut-être cette gestion de la météo qui impacte le point précédent.

Pour pousser le réalisme encore plus loin, des petits scripts ont été ajoutés. Il sera fréquent de voir des animaux traverser la route, un drone décoller au dernier moment lors de votre passage ou encore l’hélicoptère de la retransmission télévisuel en vol stationnaire qui déplacera la poussière ou les molécules si on est dans la peau de JCVD. La visibilité sera nulle pendant quelques secondes, il faudra gérer ces moments de stress pour ne pas aller dans le bas-côté. Une fois la spéciale terminée, le copilote demandera d’avancer jusqu’au juge pour clôturer la session. La gestion des dégâts reste identique à celle de DiRT Rally. Les dégâts visuels en début de spéciales sont très bien représentés, les pare-chocs pendouillant, les pare-brises fêlés, la tôle froissée bien modélisée influera directement sur les performances du véhicule et sur sa tenue de route, il est certain qu’il faudra maîtriser son véhicule pour l’amener au bout d’un rallye complet. La bande sonore reste fidèle à ce que produit Codemasters depuis quelques années. Les vrombissements des moteurs et les turbos qui claquent sont très appréciables. On prendra un certain plaisir à essayer et à écouter les différents sons des véhicules. L’IA proposée est très bien calibrée, les options permettent de choisir son niveau de difficulté ce qui n’était pas le cas dans DiRT Rally. On notera que dans les niveaux supérieurs, il faudra rester concentré, vigilant, ne pas faire de fautes et surtout ne pas hésiter à modifier les sets up des véhicules pour pouvoir rivaliser avec le haut du tableau.

L’avis perso de baka32 // Un régal avec quelques bémols !

Au volant, sur les premières heures de jeu, je ne voyais pas de différences significatives de gameplay entre les deux opus. Avec plus de maîtrise, il a fallu revoir certains réglages pour retrouver de bonnes sensations au volant et une tenue de route correcte. Les nouvelles catégories donnent de la variation dans le style de conduite. Là où je suis triste, c’est de voir la discipline Hill Climb supprimée. C’est une épreuve que j’affectionne particulièrement. J’aurais aimé me battre sur les chronos mondiaux dans cette épreuve. Jouant essentiellement en vue cockpit, la baisse graphique des environnements ne m’a pas gêné. La bande-son fait son taf, le copilote aussi. La gestion météorologique et celle des dégâts sont très proches de DiRT Rally et il y a du challenge dans les difficultés supérieures. Une chose est sûre, je ne bouderai pas mon DiRT Rally pour la montée de Pike’s Peak en attendant un DLC que j’achèterai volontiers !


Point complet
Avec un contenu beaucoup plus riche intégrant les nouvelles catégories de véhicules et les nouveaux lieux, Codemasters a réussi son premier pari. La carrière, bien que banale, reste très sympa à parcourir. La variété des univers casse la routine avec le passage d’une catégorie à une autre en cours de championnat. DiRT4 marque son premier point. Objectivement, le gameplay retravaillé pour rendre le jeu accessible pour tous est plutôt bien réussi. Cependant, les as du volant et les pros de la simulation automobile resteront sur leur faim car l’équilibrage du gameplay leur est défavorable (ce qui fait que le soft est excellent pour les pad-players mais « seulement » très bon pour les wheel-players). Certains n’hésiteront donc pas à délaisser le jeu pour retourner sur l’opus précédent. Graphiquement, le titre pèche au niveau des textures environnementales, ce point marque un retour en arrière et on comprend mieux pourquoi Codemasters annonce de futures modifications graphiques. Sans doute pour l’arrivée de la Xbox One X… Avec son IA, sa gestion des dégâts et ses cycles météo, DiRT 4 met un coup de pied au cul à la concurrence. La licence DiRT reste maîtresse sur les terrains accidentés !

On a adoré :
Menu plus accueillant
Playlist audio au top
L’académie de pilotage complète
Les nouvelles disciplines (landrush)
Le rally cross sensationnel
Le mod online pro tour
Beaucoup de similitudes avec DiRT Rally
Enfin jouable au pad
Le générateur de spéciales…
On n'a pas aimé :
Non réaliste et bizarre dans les enchaînements des courbes
Le pad au détriment du gameplay volant
La suppression du Hill Climb


Consulter les commentaires Article publié le 03/07/2017 par Vincent P.


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