Test DiRT 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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DiRT 3



Editeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.05.2011
  24.05.2011
Nombre de joueurs
1

Avec DiRT 3, Codemasters laisse définitivement tomber le nom de feu Colin McRae (qui était toujours associé au précédent volet) pour mettre en avant un autre pilote : Ken Block. Ce choix n’est pas anodin puisque ce nouvel opus affiche fièrement une nouveauté de taille : la présence d’épreuves de Gymkhana chères à Ken Block. Reste alors à voir si cette discipline apporte un réel plus au soft, si les développeurs ont pris en compte les retours faits sur DiRT 2 et s’ils ont suffisamment travaillé leur nouvelle production pour éviter un effet 2.5…

Contenu et variété




Autant le dire d’entrée de jeu, DiRT 3 se veut clairement être dans la lignée du précédent opus, tout en apportant quelques nouveautés et en ajustant plusieurs détails. Du coup, si vous n’avez pas apprécié le précédent volet, vous risquez bien de passer une nouvelle fois votre tour. En revanche, si vous aimez les jeux de course à l’orientation arcade prononcée, alors vous pourrez bien y trouver votre bonheur. Le premier changement qui se remarque, dès les premières minutes passées après avoir inséré sa galette, c’est assurément le menu du jeu. Exit le menu interactif immersif dans lequel on avait l’impression d’évoluer dans sa caravane et bonjour les tétraèdres symbolisant principalement les saisons du mode DiRT Tour. L’interface pourrait bien diviser les joueurs, tout comme les musiques l’accompagnant, mais il faut avouer qu’elle nous est apparue comme un poil plus ergonomique, tout en restant assez stylée avec son côté 3D appréciable. Certes, il faut aimer les triangles et les tétraèdres. Ceci dit, ce qui nous intéresse le plus c’est la progression de ce mode « carrière ».

Encadré par quelques voix off plutôt appréciables, nous commençons dans la peau d’un jeune pilote qui doit évoluer jusqu’à arriver à côtoyer les sommets. Si les épreuves de Rally Cross, de LandRush ou encore de Drift sont bel et bien présentes dans ce DiRT 3, il faut avouer qu’il est appréciable de voir que les épreuves de rallye (par l’intermédiaire de spéciales) se font plus présentes que dans le précédent volet. Cela implique aussi que les tracés sont plus nombreux même si on regrette qu’ils soient bien trop larges, et donc permissifs, pour vraiment inquiéter les joueurs. Cela a aussi permis aux développeurs d’apporter une certaine variété au mode Carrière puisqu’ils mélangent habilement toutes les épreuves, en ajoutant en plus du TrailBlazer, du Head 2 Head ou encore du Gymkhana (on y reviendra) afin d’offrir une progression suffisamment variée pour ne pas trop ennuyer le joueur. Bien entendu, les systèmes de point et de réputation sont encore de la partie. Non négligeables, ils permettent notamment d’avoir des écuries qui s’intéressent à nous, offrant ainsi de nouveaux bolides, quelques peintures supplémentaires ainsi que des défis facultatifs à relever pour tenter d’évoluer toujours plus rapidement.

Pour la précision, la réputation augmente en engrangeant des points, attribués selon le niveau de difficulté, les éventuels objectifs accomplis et le nombre de flashback non utilisés (cette fonction de retour pour pallier une erreur de pilotage est toujours présente pour aider le grand public, libre à vous de ne pas l’utiliser). En restant sur le thème de la diversité, on apprécie fortement les bolides (plus nombreux que dans le précédent) qui ont été intégrés puisque ces derniers couvrent plusieurs années allant des 60’s à nos jours. Notons aussi que les développeurs ont écouté les retours des fans sur les conditions climatiques puisqu’ils ont ajouté ces dernières. Ainsi, on peut se retrouver à courir sous la pluie, dans des conditions hivernales (neige et glace), avec du beau temps, et ce de jour comme de nuit. On regrette simplement qu’il n’y ait pas de variation climatique en pleine course et que l’impact de ces conditions sur le comportement du bolide soit finalement trop léger, tout comme celui du changement de surface. On ressent la différence de grip, mais sans plus. Au final, la progression est assez classique mais le Gymkhana apporte une réelle nouveauté à la licence.

Go, go to the Gymkhana!




Cette discipline, qui consiste à enchaîner diverses figures spécifiques sur une aire de jeu fermée, a de quoi rebuter les fans de rallye de prime abord, qui auraient certainement préféré un jeu plus orienté rallye qu’autre chose. Toutefois, il faut bien avouer que les épreuves de Gymkhana ne sont pas vraiment désagréables, au contraire même. La Gymkhana Academy, qui ponctue la fin de la première des quatre saisons, permet d’avoir quelques conseils avisés de Ken Block et de décortiquer les figures (destruction de blocs, drifts, spins, donuts, sauts…) pour nous enseigner toutes les bases. Une fois celles-ci assimilées et leur exécution maîtrisée, on prend plaisir à participer aux quelques épreuves du genre qui ponctuent le jeu, sans quoi on peut toujours profiter du DC Compound pour exercer notre talent tout en tentant d’accomplir librement certains objectifs cachés. Les contrôles sont très intuitifs et petit à petit, en enlevant les aides, on arrive à trouver ses marques et à maîtriser notre voiture, véritable condition à remplir pour vraiment prendre du plaisir sur ce genre d’épreuves.

Il faut un certain temps d’adaptation et certains pourraient vite jeter l’éponge en ne décrochant pas les médailles de platine du premier coup, ni du deuxième. Le Gymkhana demande en effet un certain doigté pour décrocher les meilleurs scores, même s’il faut avouer que les médailles de bronze et d’argent se décrochent aisément. En revanche, les médailles d’or demandent un peu plus d’adresse et celles de platine imposent une certaine maîtrise du véhicule. Dans tous les cas, la durée de vie est des plus correctes, celle-ci variant du tout au tout selon le profil des joueurs, les plus rapides pouvant tabler sur un minimum d’une dizaine d’heures de jeu et bien plus encore le temps de tout débloquer. Au niveau du gameplay, les joueurs restent en terrain connu avec une orientation arcade prononcée modulée principalement par les réglages de la voiture et des options à effectuer. En ce qui concerne les options, tout va jouer sur l’activation/désactivation des aides, qu’elles soient physiques ou visuelles.

Si les trois niveaux de difficulté de base (même le mode expert) restent des plus permissifs, il faut avouer que le challenge commence à se corser lorsqu’on opte pour les niveaux 5 ou 6 de la difficulté personnalisée. Nous conseillons d’ailleurs d’opter directement pour ce réglage si vous ne voulez pas trop ressentir le côté casual du soft. Reste que les dégâts, aussi bien rendus soient-ils, peuvent encore être améliorés. En effet, il faut vraiment en vouloir pour casser le moteur de sa voiture et avoir le droit à un game over (ou l’option de flashblack). Le deuxième point dont nous avons parlé, c’est bien entendu celui concernant les réglages du bolide. Même s’ils s’avèrent très sommaires avec un système de cran à cinq niveaux, il faut avouer qu’ils ont un véritable impact sur le comportement du véhicule. Si vous voulez décrocher les meilleurs chronos, nous ne pouvons que vous encourager à veiller à vous faire vos propres réglages pour chaque circuit et à bien apprendre les tracés pour améliorer vos temps. Comme quoi, DiRT 3 arrive à lier un côté à la fois très permissif et un autre que l’on pourrait qualifier de technique. Reste que tous les profils ne le verront pas de cet œil…

Esthétique, multi, bons et mauvais bonus




En tout cas, au niveau du gameplay, on retrouve finalement les bases du précédent volet, même si la direction est assez sensible et que l’on ressent un peu plus le transfert des masses, notamment avec les vues intérieures. Malgré tout, on garde une conduite accessible, fun, incisive et précise (encore plus avec un volant) qui s’avère des plus agréables, malgré un certain manque d’identité au niveau du pilotage des véhicules dont les caractéristiques présentées sont elles aussi sommaires. Du côté de l’intelligence artificielle, il n’y a pas grand-chose à signaler, si ce n’est que celle-ci fait preuve d’un certain côté humain en essayant d’adapter sa trajectoire à la conduite du joueur et en faisant parfois de erreurs. Même si elle manque quand même d’agressivité, elle se révèle être suffisamment correcte dans les niveaux de difficulté les plus élevés. Autre point qui devrait séduire à peu près tout le monde, les graphismes font le bonheur des yeux. Les décors sont vraiment travaillés, le frame rate est quasiment tout le temps constant en solo, offrant une véritable fluidité et assurant de bonnes sensations, les modélisations sont de qualité, les jeux de lumière sont soignés et plusieurs détails font plaisir à voir, bref, l’EGO Engine assure.

Dommage qu’en contrepartie on ait le droit à des chargements un peu longuets et que le moteur physique ne soit pas des plus performants lorsqu’il faut gérer les collisions. En revanche, en mode split screen, l’aspect visuel prend un petit coup derrière la tête et les chutes de frame rate se ressentent. Il n’y a rien de catastrophique là dedans et cela n’empêche en rien de remercier les développeurs d’avoir enfin intégré un mode en écran partagé ! Quant à ceux qui veulent prolonger le plaisir, il reste encore le mode multijoueur en ligne axé principalement sur les parties en Jam Session et sur le mode Pro Tour. Grosso modo, on retrouve les mêmes ingrédients que ceux du mode solo (épreuve et système d’évolution). Jouable jusqu’à huit, celui-ci semble en tout cas bien tenir le coup puisque nos parties ont été en règle générale stables. Quelques petits coups de lag se sont fait sentir de temps à autres, mais rien qui ne soit venu gêner notre course. Les petits bonus, ce sont les trois modes un tantinet originaux que sont Invasion (détruire des panneaux représentant des robots en évitant ceux symbolisant des immeubles), Infection (un joueur infecté qui doit contaminer les autres) et Transporter (sorte de capture the flag avec un drapeau placé de manière aléatoire).

Que ce soit seul ou en équipe, le contenu est assez fourni pour permettre de passer plusieurs soirées supplémentaires, et ce que ce soit dans les modes plus traditionnels ou dans ceux apportant une touche de fun supplémentaire. Terminons en signalant qu’il est aussi possible de capturer des vidéos pour les envoyer sur son compte Youtube, une fois ce dernier associé au jeu. Il s’agit d’un plus appréciable à la démarche assez facile même si le temps d’upload peut varier selon apparemment les connexions et les flux, et que le temps d’enregistrement est limité à une trentaine de secondes. Le seul point qui fait grincer des dents, c’est que pour en profiter, il faut se munir du VIP Code fourni avec chaque exemplaire neuf. Plus généralement, ce dernier est indispensable pour accéder au jeu en ligne et pour obtenir cinq voitures de plus que ceux qui n’ont pas ledit sésame.

Point complet
Dans la lignée du précédent volet, DiRT 3 reprend la formule du jeu de course arcade, y rajoute la discipline du Gymkhana (très agréable à faire mais tout le monde n’accrochera pas), renforce le multijoueur, offre enfin du split screen, intègre des conditions météo, plus de véhicules de plusieurs générations, plus de tracés, des courses de nuit et affine un tantinet le gameplay du 2, notamment au volant et/ou avec les vues intérieures. Codemasters a tout de même réussi à rendre un titre fort sympathique qui devrait réussir à séduire une bonne partie d’amateurs de jeux de course arcade. Reste que les fans purs et durs de rallye seront mitigés en voyant leur discipline plus présente au travers de spéciales, mais pas suffisamment à leur goût… Plusieurs autres points sont encore à améliorer (dégâts, changements de surfaces, peu de différences dans la conduite des véhicules de même catégories, etc.) et on est loin de toucher la perfection, mais DiRT 3 reste un excellent divertissement, tantôt très accessible (tracés de rallye plus larges et permissifs), tantôt plus exigeant (Gymkhana notamment et certaines courses), qui reste suffisamment paramétrable pour profiter de l’expérience selon son niveau (néophyte à confirmé). Reste que ceux qui n’ont pas apprécié DiRT 2 peuvent une fois de plus passer leur tour. Quant aux autres, à quelques exceptions près, c’est du tout bon, surtout que cette mouture renouvelle suffisamment l’expérience pour mériter l’investissement.

On a adoré :
+ Divers réglages de la difficulté
+ Accessible, incisif, fun et précis
+ Agréable au volant
+ I.A. assez bien calibrée
+ Très appréciable à l’oeil
+ Frame rate quasi constant en solo
+ Bruitages de qualité
+ Contenu intéressant
+ Plusieurs générations de bolides
+ Solo assez varié
+ Jour/nuit et conditions météo
+ Multijoueur très appréciable
+ Enfin du split screen !
+ Le Gymkhana pour certains
+ Les vidéos à uploader sur Youtbe
+ Le menu pour certains…
On n'a pas aimé :
- Mais pas pour d’autres
- Le Gymkhana pour d’autres
- Tracés en rallye très larges
- Le VIP Code
- Pas de variation climatique en course
- Gestion des dégâts très permissive
- Chargements un peu longuets
- Conduite des véhicules peu profilée
- Changements de surface peu accentués


Consulter les commentaires Article publié le 31/05/2011 par Vincent P.



 
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