Test Devil May Cry 5 Special Edition - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Beat them all
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.11.2020
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,99 €

Avec l’arrivée de la nouvelle génération, au-delà des rares nouveaux jeux prévus exclusivement sur les nouveaux supports, nous retrouvons principalement deux choses : les jeux de la précédente génération qui sont simplement rétrocompatibles (en plus des jeux Xbox et 360 déjà rétrocompatibles sur One) et les jeux de la précédente génération qui s’offrent en plus un lifting pour profiter de l’apport de la puissance des nouvelles machines. Devil May Cry 5 s’inscrit dans les deux cas puisque, en plus d’être rétrocompatible, il a le droit à une Special Edition exclusive aux nouveaux supports. Mais celle-ci vaut-elle le coup ?

Un début de new-gen…



Plusieurs éditeurs ont joué le jeu pour la new-gen en proposant une mise à jour gratuite des titres Xbox One afin de les faire tourner sur Xbox Series X en profitant des capacités de cette dernière. C’est ce qu’on appelle le Smart Delivery. C’est un procédé qui semble honnête, qui permet de remercier les premiers acheteurs et d’assurer un passage plus doux sur la nouvelle génération sans demander de remettre la main à la poche. Hélas, Capcom n’a pas opté pour ce système. Au lieu de ça, l’éditeur a tenu à vendre une Special Edition pensée uniquement pour la new-gen et vendue à 39,99€, quand la version digitale de DMC5 est actuellement proposée à 24,99€. Soyons tout de même juste, cette Special Edition comporte les éléments de l’édition Deluxe (34,99€), dont les fameuses cinématiques en live-action. Cela signifie qu’elle est 5€ plus chère… Et ça tombe bien, c’est quasiment le prix de Vergil, le frère de Dante allant intégrer la version Xbox One du jeu le 15 décembre sous la forme d’un DLC vendu à 4,99€. En somme, cette Special Edition est simplement vendue à un tarif équivalent à celui de l’édition Deluxe et du DLC. Le jeu ayant tout de même plus d’un an et demi et la version Deluxe ayant été critiquée pour son prix bien supérieur à la version de base, il faut reconnaître que celui de cette Special Edition n’est pas un cadeau, sans être une arnaque. En revanche, ce qui fait plus grincer des dents, vue l’approche choisie par l’éditeur, c’est que les premiers acheteurs de la version Xbox One ne puissent pas au moins bénéficier d’une réduction sur l’achat de cette Special Edition. Ca aurait été la moindre des choses à défaut de proposer une mise à jour gratuite ou alors un DLC Special Edition à 5-8€). D’ailleurs, pour l’anecdote, la version Xbox One et la version Xbox Series X|S sont considérées comme différentes au niveau de la console. Elles ont chacune leur emplacement, leur liste de succès, leur hub et il n’y a aucun système de cross-save. Donc, non, n’espérez pas profiter de votre ancienne sauvegarde, avec la Special Edition, on reprend tout du début.

Ceci étant dit, si vous n’avez pas lu notre critique de l’édition Deluxe de Devil May Cry 5, alors nous vous invitons vivement à vous rendre à cette adresse pour la consulter. En effet, DMC5 SE, c’est tout simplement DMC5. Cela signifie que l’on retrouve absolument tous les atouts du titre sorti l’an passé mais également ses défauts, à commencer par la caméra et le level design peu inspiré, notamment sur la fin du jeu. Il y a principalement trois nouveautés. La première, c’est l’ajout du mode Turbo qui permet d’augmenter la vitesse de 20%. Cela dynamise clairement le gameplay, venant bousculer légèrement les timings des combos appris par cœur l’an passé, mais le rendu est plus nerveux et vraiment agréable. A vrai dire, lorsqu’on repasse au jeu en désactivant le mode Turbo, on a l’impression de se traîner un peu. La deuxième nouveauté, c’est le mode Chevalier Sombre Légendaire. Mode de difficulté supplémentaire, celui-ci multiplie allègrement les ennemis, rallongeant la durée de vie et augmentant le défi. On a l’impression de se confronter à un Musō tant les ennemis pullulent à l’écran. Le souci, c’est qu’avec les problèmes de caméra et certains endroits plus exigus, la visibilité de l’action en prend un sacré coup. Reste que le mode est défoulant même s’il en devient forcément encore plus répétitif et que l’on encaisse quelques coups qu’on ne voit pas forcément venir.

La troisième, c’est l’ajout de Vergil, le frère de Dante. Assez proche de ce dernier dans l’idée au niveau du gameplay, il permet d’alterner entre quatre armes, Yamato et Mirage Blades, ses armes blanches, Beowulf pour les attaques au corps à corps (c’est proche de Balrog dans l’idée) et Mirage Edge pour les attaques à distance. Bien entendu, il est possible de débloquer de nouvelles attaques pour les quatre, ce qui donne une bonne montée en puissance. On apprécie tout particulièrement l’attaque qui permet à Vergil de faire intervenir temporairement V, avec ses attaques si particulières. Concrètement, Vergil est agile, à l’aise aussi bien pour les attaques à courte, moyenne et longue distance, il peut même se téléporter pour se rapprocher instantanément d’un ennemi ou esquiver. Certains pourraient presque dire qu’il est légèrement cheaté, notamment quand son clone se joint à la fête. Et cela se ressent en jeu puisqu’une fois maîtrisé, du moins un minimum, on arrive rapidement à atteindre le rang S lors des combats, quand on ne maintient pas le SSS. Dante donnait déjà cette impression, avec Vergil, elle est encore plus accentuée. Le bon côté, c’est qu’il permet d’attaquer plus sereinement le mode de difficulté supérieur et de vraiment s’amuser à botter les fesses des ennemis. En revanche, ne vous attendez à rien d’autre que la possibilité de jouer avec lui puisque, même dans le mode scénarisé, il n’y a aucun ajout le concernant. L’aventure reste strictement identique à celle que nous avons pu découvrir l’an passé.

Maintenant que nous avons fait le tour des apports de cette Special Edition, arrêtons-nous sur les spécificités plus techniques liées à nos dernières Xbox. Le premier point qui frappe, c’est bien entendu le chargement éclair. Les temps de chargement sont clairement optimisés grâce au SSD et donc bien meilleurs que sur One X… Mais cela n’est pas forcément lié à une optimisation du jeu puisque la version Xbox One (via la rétrocompatibilité), installée sur le disque dur de la Xbox Series X, affiche peu ou prou les mêmes chargements réduits. Sur Xbox One et Xbox One S, la fluidité était un souci remarqué du jeu, souci qui disparaissait avec la version optimisée Xbox One X. Cette dernière tournait en 4K avec un solide taux de rafraîchissement à 60 images par seconde. Sur Xbox Series X, on peut lancer le jeu (seule façon de profiter des deux modes inédits d’ailleurs) dans le mode 4K de base. Cela permet d’avoir un frame rate un peu plus fluctuant mais qui dépasse les 60 FPS et permet même de tutoyer les 100. A l’œil nu, le résultat est vraiment satisfaisant, permettant de profiter d’un très bon compromis entre qualité visuelle et performance.

Nous passons rapidement outre le mode Fréquence d’images par seconde élevée puisque notre téléviseur OLED 4K 100 Hz n’a pas de port HDMI 2.1 et sa fréquence n’atteignant pas les 120 Hz au moins, nous n’avons pas pu tester ledit mode. Si vous souhaitez connaître les spécificités de ce mode, nous vous invitons à découvrir l’analyse de Digital Foundry. Pour résumer, si le frame rate dynamise un peu plus le gameplay, grimpant jusqu’à 120 images par seconde, on remarque qu’il y a de fortes chutes, celui-ci pouvant redescendre dans les 65 i/s par moments, DF parlant d’une moyenne aux alentours des 100 i/s.

Enfin, deux autres modes visuels sont de mise sur Xbox Series X (absents sur Xbox Series S), les deux pour ajouter le fameux Ray-tracing. Le premier permet de profiter du Ray-tracing avec une résolution en 4K. Les effets sont plus précis et il faut avouer, notamment dans le niveau qui se déroule en ville sur le début du jeu, que l’on se surprend à apprécier les détails des réfractions dans les flaques d’eau et quelques surfaces réfléchissantes. Le souci, c’est que cela a un impact sur le frame-rate puisqu’il oscille entre 30 et 60 images par seconde. A l’œil nu, quand on sort de la version Xbox One X avec un 60 i/s stable, on trouve clairement que ce mode visuel manque de punch. Certes, c’est un peu plus joli mais dans un beat them up, l’action prend vite le pas sur le reste et les quelques améliorations visuelles ne suffisent pas. Le deuxième mode permettant de profiter du Ray-tracing est un mode performance. Pour le coup, on repasse au-dessus des 60 i/s et on profite d’effets amoindris du RT mais plus appréciables que sans son activation. Le souci, c’est que la concession se fait sur la résolution. Du coup, si vous jouez sur un téléviseur Full-HD ou sur un écran de PC en 1080p, alors vous pourrez pleinement profiter dudit mode. Si vous avez un téléviseur 4K, vous perdrez en définition, ce qui se voit sur divers détails. L’apport du RT étant assez limité dans ce jeu, il faut bien avouer que ces deux modes ont été vite désactivés de notre côté, surtout qu’ils ne sont pas activables avec le mode Turbo ou le mode Chevalier Sombre Légendaire.

Point complet
Soyons clairs. Si vous n’avez pas encore joué à Devil May Cry 5 et que vous avez récemment investi dans une Xbox Series X, alors nous ne pouvons que vous conseiller de prendre cette Special Edition. Si vous avez déjà l’édition de base ou l’édition Deluxe de Devil May Cry 5 sur Xbox One, ou mieux sur Xbox One X, alors passez votre chemin et attendez simplement le 15 décembre pour vous offrir Vergil en échange de 4,99€. En plus, si celui-ci est bien jouable, il n’y a aucun autre apport (pas de cinématique, pas de bonus lié à ce dernier). Le plus gros souci de cette version, c’est finalement l’approche commerciale puisque Capcom oblige de repasser à la caisse. Il n’y a pas de Smart Delivery, pas de réduction pour ceux qui ont l’édition Xbox One, pas de cross-save. Le deuxième souci, c’est que le jeu n’était pas prévu pour la new-gen et cela se ressent dans l’implémentation du mode 120 Hz ou même au niveau de l’apport négligeable du ray-tracing face aux concessions à faire, soit sur le frame-rate, soit sur la résolution, du moins lorsqu’on joue sur un écran 4K comme nous. En plus, les très sympathiques modes Turbo et Chevalier Sombre Légendaire ne sont pas compatibles avec le ray-tracing. Lorsqu’on a déjà plié le jeu il y a un an demi, il faut bien avouer qu’on désactive rapidement ce dernier pour profiter du mode 4K de base et des bonus de cette édition. Dommage car dans le fond ça reste DMC5 avec toutes les qualités que nous lui avons reconnues à l’époque… et tous ses défauts qui n’ont pas été retouchés…

On a adoré :
Les qualités de DMC5
Le mode Turbo
Le mode Chevalier Sombre Légendaire
Vergil, jouissif à jouer
Chargements très courts
Le mode 4K de base
Du Ray-tracing…
On n'a pas aimé :
A l’apport limité
Les chutes de framerate en 120 i/s
Les défauts de DMC5
Ni Smart Delivery, ni remise
Pas de cross-save
Aucun bonus autour de Vergil


Consulter les commentaires Article publié le 18/11/2020 par Vincent P.



 
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