Test Dead or Alive Ultimate - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dead or Alive Ultimate



Editeur
Tecmo
Développeur
Team Ninja
Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.02.2005
  26.10.2004
  03.11.2004
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Son
5.1

Après une pause bikiniesque et l’obtention d’un bronzage ambré digne des naïades des mers du sud, Tecmo se remet au charbon et met à jour en ce mois de février un trésor de plaisir vidéo ludique : Dead or Alive Ultimate. Le développeur Japonais avait déjà scotché les aficionados des jeux de combats lors de la sortie de la Xbox avec Dead Or Alive 3, autant dire que cette suite était au combien attendu. Mais, oh surprise, certes un nouveau titre fait son apparition mais point de nouvel épisode en vue. Et oui, les remakes sévissent même sur la console à billou. Alors au menu, deux jeux pour le prix d’un et surtout une expérience unique, les joutes online, les duels à grandes échelles. Que le tournoi commence !

Remake power, claque attitude




Point essentiel à préciser avant toute analyse, ce nouveau DOA est en fait un remake de l’épisode 2 sortit en son temps sur Dreamcast, puis sur Ps2. Plus précisément, cette épisode contient deux jeux : l’opus second entièrement réactualisé avec le moteur graphique de DOA 3 et l’épisode 1 conservé a l’identique depuis sa sortie sur Saturne. Les collectionneurs et nostalgiques seront donc aux anges, voici enfin toute la célèbre série de Tecmo sur la console de Microsoft. Alors si la première galette fait ici plus office de bonus, nous concentrerons donc notre décorticage sur cette impressionnante mise à jour à la sauce Tecmo. Du lourd en perspective, donc…

Un concept a part entière servi par une profusion de modes de jeux



DOA c’est avant tout un concept, une façon de voir le jeu vidéo, de s’extasier devant des créatures faites de polygones et non pas de silicone. Laissez de côté les pantins de chez Mortal Kombat, ici les corps sont divins et attirants. Les gamers y trouverons donc leur compte avec des créatures plantureuses, mais vous aussi gameuses avisées car oui, il y a de vrai morceaux de mâles à l’intérieur du titre de Tecmo.

Quinze personnages dont 3 cachés répondent donc présents dans ce rivaval nous amenant à l’état de fait du troisième épisode. Du coup, les combattants faisant leur apparition dans celui-ci sont tout simplement absent. Out Brad Wong, Christie et Hayate. On revient à du solide avec les cadres de la série que sont Ein, Bass, Tina, Kasumi, Ayane ou encore le très médiatique Hayabusa. Tournoi oblige, tous voient leur aventure se croiser et surtout être comptée au sein d’un mode story court, parsemé de combats intenses et surtout dénués de toutes cinématiques de conclusion. Grosse déception donc, l’opus 3 nous gratifiant, lui, de magnifiques séquences à chaque terrassement de l’ultime boss. Mais trêve de regrets, Doa est composé de nombreux autres modes positifs. En effet, l’on retrouve les classiques Time Attaque, Survival, Versus et Entrainement. Tous sont jouables aussi bien en tag (à quatre protagonistes) qu’en duel. Enfin, on note bien entendu la présence du mode on-line qui sera lui décortiqué un peu plus loin.

Si le Time Attaque se définit dans son appellation, les deux autres modes nécessites un approfondissement de part certaines spécificités. En effet, le Survival est le fait de mettre KO le plus grand nombre d’adversaire sans perdre une seule fois. D’apparence répétitive, celui-ci s’avère très ludique du fait de l’ajout d’objets à collectionner. Chaque ennemi mis à terre fera apparaître un objet déterminé par votre combattant. Ces objets viendrons ensuite remplir une collection qui un fois pleine débloquera un alléchant bonus. L’entraînement est pour sa part tout simplement génial. Alors que celui de Soul Calibur 2 était poussif, DOAU offre encore dans ce mode un petit challenge. Outre le fait d’assimiler les combinaisons de coups, un bonus sera ouvert si vous arrivez à effectuer avec brio la soixantaine mouvements détenus par chaque combattant. Tel est d’ailleurs le leitmotiv de ce DOAU : « la quête du bonus ». Outre tous cela, il y a l’essentiel, les costumes. Que faire de bombes sexuelles si c’est pour les voir en tenue de combat en permanence Il est ainsi possible de débloquer pas moins d’une dizaine de tenues par personnage via le mode Story, de quoi assurer une durée de vie immense déjà favorisée par la présence du on-line.

Le tournoi mondial débute !




Côté Xbox live, la chose a été faite en grand avec moult options et surtout nombre de classement. Cette ajout est d’autant plus normal que, rappelons le, avant d’être DOAU, le soft de Tecmo était sous-titré on-line.

Pièce centrale de ce mode, il est possible de faire des Versus et des tags en ligne avec des camarades de jeu venant de tous les continents. Chose appréciable, l’ordinateur recherche avant tout les joueurs de langue similaire afin, en quelque sorte, de se tataner entre personnes de même cultures. Une fois inséré dans une partie via le Quick mach ou l’optimatch, les combats se déroulent en round. Le gagnant continue à jouer tandis que l’adversaire tourne à chaque match. Chaque affrontement ou série d’affrontements remporté font acquérir des points de compétence et de passe qui viendront délimiter votre rang (E, C+, voir pour les meilleur A). Battre un adversaire de classe supérieur vous rapportant plus de point, autant dire que les défis vont fuser. Tecmo ne s’est donc pas moqué de nous, mais le problème est que les serveurs ne suivent pas encore tout à fait. De telle façon que des ralentissements se font assez sentir. Mais rassurez-vous, cela n’entrave que rarement le jeu.

Enfin, outre ce primordial point, sont disponibles nombre de classement attestant aussi bien de la popularité d’un personnage, des meilleurs temps au Time Attaque, et cela va sans dire, le meilleur combattant d’entre vous. Ce classement est lui effectué selon le nombre de victoires, de points, de chutes, et du rang obtenu. Bref, DOAU en online est une copie quasi parfaite qui fait entrer les jeux de combats dans une nouvelle perspective, celle du tournoi planétaire.

Technicité et rapidité : Des éléments imparables



Qu’on se le dise, ce DOAU est un model de maniabilité et surtout de technicité. Si l’opus numéro 3 avait simplifié la prise en main pour satisfaire un plus large panel de gamers, ce retour en arrière se traduit par une complexité accrue. Sûrement justifiée par l’ouverture au Xbox Live, afin d’éviter les combats monotones et à sens unique.

Ainsi, tous les boutons du paddle Xbox sont utilisés. Un bouton poings, un pieds, un pour les prises, et enfin un pour les coups puissants mais lents. Bref, se serait du classique sans compter avec la génialissime touche contre. En effet, tous coups portés par votre adversaire peuvent être contré avant l’impact afin de renvoyer les dégâts à l’émetteur. Ce mouvement fera appel à votre dextérité car il faudra indiquer pendant que le coup est porté une direction en appuyant simultanément sur le bouton X. Là où la chose se complique c’est qu’il y a cinq positions de contre selon les personnages : arrière bas ou haut, avant, diagonale bas et enfin diagonale haut. Le challenge est donc de taille, mais le sacrifice en vaut l’effet, tant posséder cette technique revient à dominer tous vos adversaires. C’est d’autant plus ardu que les coups s’enchaînent avec une rapidité effarante. A tel point que bourriner sur la manette peu, lors de situations critiques, s’avérer bénéfique. L’autre problème est que DOA 3 ne nous avait pas habitué à cela. En effet, il n’existe dans cet épisode que trois positions de parade dépendant de la hauteur du coup. C’était donc un jeu d’enfant avec un peu d’entraînement d’humilier votre ennemi. Autre différence notable, les coups sont bel et bien exclusivement ceux du second opus. Ne vous attendez donc pas à retrouver les enchaînement ou coups précis. Certains personnages en sont peut être dépourvus. La ou cet aspect est préjudiciable, c’est lors de prises. En effet, que ce soit Tina, Bass ou Bayman, ils ne peuvent réceptionner leu adversaire en l’air. Petit bémol donc, qui ne laissera pas les fans de la série indifférents une fois une défaite subie à cause de cette absence.

La donne est donc toute autre et les gamers exigeants seront ravis de voir un challenge à leur hauteur, d’autant plus que les gros enchaînements sont peu aisés à réaliser. Mais que les novices de la manette se rassurent, DOAU est aussi fait pour eux grâce à une rapidité de coups jamais égalée et un gameplay sans failles favorisant les prises d’initiative.

Souriez, voici la référence graphique des jeux de combats




Vous allez me dire : « Houlà, il s’avance là, il a déjà oublié Soul Calibur 2 ! » .Et vous aurez raison car oui, une fois que l’on a posé nos retires sur ce DOAU, tous le reste semble bien fade, à commencer par son aîné. Certes son moteur graphique a été réutilisé, mais Tecmo en a profité pour grandement le réactualiser.

Ne cherchez pas sur les personnages, les efforts ont été faits ailleurs. En effet, chacun des quinze combattants disposent d’une modélisation sans accrocs, sublime, laissant loin derrière la concurrence tant les mouvements sont fluides et les interactions entre les corps réalistes. Les textures des peaux sont superbes, et chaque costume est un plaisir pour les yeux (surtout chez Ayane !!!!). Seule la gestion des tissus sur les extrémités des corps a elle évoluée, les manteaux ne disparaissant pas dans les membres des personnages. Mais loin de cela, les arènes font elles leur révolution. Pensez dont, pas moins de 21 arènes inédites font leur apparition avec pas moins de trois étages chacune et une interaction avec l’environnement encore plus poussée. Il n’y a qu’à voir celle se situant dans la savane pour voir la masse de travail accompli. L’herbe ondule au grès du vent, l’eau propose de très beaux reflets, et surtout les animaux s’affolent lorsqu’on les heurte malencontreusement. Autres exemples, celle prenant place en haut d’un immeuble. Soit la chute de la plate forme vous fait heurter une pancarte de néons s’écrasant au sol, soit le corps de votre combattant emboutit une voiture lors de sa chute. On pourrait multiplier les cas par dizaine, dalles se détruisant, gongs sonnant, rosaces exposants, des stalagmites partant en poussière, mais vous l’aurez compris, DOAU frappe fort.

Mais les développeurs frappent encore plus fort en proposant une innovante gestion du climat. DOA 3 avait déjà amorcé la chose en intégrant la neige au sein d’arènes. Ici cela prend des proportions gigantesques en mettant en forme des orages ou des chutes de neige. L’apothéose est à son comble lors du boss final du mode Story. Sans tout vous révéler, sachez qu’au sein d’une seule arène, se succèdent en temps réel les quatre saisons composants l’environnement. C’est simple, c’est du jamais vu, et on ne cesse de s’extasier devant cette prouesse technique. Alors bien sur, on aurait pu vous parler encore de l’aliasing nettement atténué et des effets spéciaux impressionnants mais voilà le temps est écoulé, voici venir l’heure d’un tour d’horizon de la bande son de ce DOAU.

Des chocs et affrontements en Dolby digital



Question son, la donne est elle quasiment identique à celle proposée sur DOA3. Les musiques sont rythmées avec une tendance pour le rock très poussée. Il est malheureusement impossible de charger ses propres musiques via le disque dur de la Xbox. Les bruitages s’avèrent eux aussi tous droit issus de leur grand frère. Chocs violents servis par un déluge de basse, et petits coups vicieux accompagnés de légers cris rageurs propres à chacun des protagonistes. L’immersion est totale, l’ensemble étant servi par une gestion du Dolby digital 5.1 du plus bel effet. La seule réelle nouveauté tient en fait à un bonus à débloquer. En effet, il est possible de changer la voix du commentateur par celle d’un des personnages du jeu. Gadget pour certain, élément indispensable au culte de Kasumi pour d’autre, l’attention de Tecmo a le mérite d’exister.

Point complet
Plus qu’un remake sans saveur, DOAU s’impose comme une suite à part entière de la célèbre série de jeux de combat signé Tecmo. En repoussant un peu plus les limites de la console, cumulant prodige graphique et gameplay ultra technique, ce DOA aurait pu se contenter de cela pour s’imposer dans votre ludothèque. Mais voilà, cette épisode va plus loin en s’ouvrant magistralement vers le Xbox Live et en agrémentant son packaging de l’opus originel de la série. Ce DOAU devient des lors sans conteste la nouvelle référence des jeux de baston sur la console de Microsoft, voir même sur tous supports confondus. Amateurs et amatrices de jolies formes foncées, vous ne serez pas déçus.

On a adoré :
+ Une compatibilité Xbox Live
+ Une localisation française complète
+ Graphismes somptueux
+ Maniabilité exemplaire
+ Des coups relativement techniques
+ Du fun, du fun, du fun,…
+ Le grand nombre de costumes
On n'a pas aimé :
- Des personnages absents
- La disparition de certains enchaînements
- Quelques lags en online


Consulter les commentaires Article publié le 17-02-05 par Goultich



 
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