Test Dark Souls II - jeux vidéo Xbox One

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Dark Souls II



Développeur
From Software
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.03.2014
  11.03.2014
  13.03.2014
Nombre de joueurs
1
Thème
Médiéval Heroic-fantasy

Qui ne connaît pas Dark Souls (voire Demon’s Souls, le premier exclu PS3), le jeu qui a enregistré le plus haut taux de crises de nerf, tout en poussant les joueurs à s'adonner à leur penchant masochiste en essayant à tout prix d'en venir à bout ? La licence, d'une difficulté tout bonnement sidérante, est sur le chemin du retour avec un deuxième épisode que l'on espère tout autant horripilant. Est-ce le cas ?

Tu ne le sais pas encore, t'es déjà mort !




Si on vous propose de vous lancer dans l'aventure d'un action-RPG poussé à l'extrême du hardcore, qui promet des nuits blanches à tenter de passer un seul donjon, seriez-vous conquis par l'idée ? C'est plus ou moins ce que Dark Souls II tente de proposer, en essayant d'améliorer les points faibles du premier épisode et d’éventuellement apporter une touche de renouveau. Une bonne nouvelle pour les plus téméraires, un véritable calvaire pour d'autres... Mais trêve de bavardages, n'hésitons plus un seul instant et prenons les armes pour nous plonger dans cet univers médiéval/fantastique qui saura nous tenir en haleine. Commençons par le début, créer son personnage. En effet, il est nécessaire de modeler à son image le héros que l'on souhaite incarner avant d'espérer poser les pieds sur ces terres hostiles. Un menu de personnalisation plutôt complexe et complet s'offre donc d'entrée de jeu à vous, et vous propose différentes caractéristiques physiques pour modeler ce corps qui transportera votre âme. Après s'être penché sur l'aspect, il faut aussi se choisir une classe de départ parmi une dizaine proposées (Guerrier, Chevalier, Aventurier, Voleur, Bandit, Chasseur, Sorcier, Pyromancien, Clerc ou, pour ceux qui ne savent vraiment pas quoi choisir et qui n'ont pas peur de commencer l'aventure avec le plus de difficulté possible, le Mendiant).

Chaque classe dispose de compétences particulières et d’une voie spécifique quant à l'évolution de son personnage, ce qui est assez logique. Du coup, il est fortement conseillé de faire un choix judicieux dès le départ, pour ne pas se retrouver à regretter une fois l’aventure bien avancée, car recommencer relève de la pure hérésie tant les efforts demandés sont conséquents. Maintenant que vous êtes un poil présentable et que vous savez à peu près quelle voie suivre, il est grand temps de faire ses premiers pas dans ce monde quelque peu hostile. Commencez donc par ouvrir la porte de cette étrange cabane au fin fond de nulle part pour vous présenter à ces personnes sans âge, qui vous décriront très rapidement et explicitement la situation. Pour faire bref, vous êtes plus ou moins mort et votre âme erre sans but dans votre corps, dans l'attente de pouvoir s'y faire une véritable place. Et ce curieux mode de vie s'avère aussi incongru qu'intéressant, puisque c'est de cette carcasse que vous êtes dépendant. Plus vous mourrez, et n'en doutez pas vous allez mourir, et plus votre enveloppe charnelle se dégradera, faisant de vous un zombie qui perd de sa superbe à chaque nouvelle renaissance. Vous réapparaîtrez donc au dernier feu de camp visité.

A tâtons, ton chemin tu arpenteras




Comme signalé précédemment, la mort est fréquente, c'est même une philosophie liée à la licence... Mais elle n'est pas nécessairement négative pour autant. Outre le fait de voir basculer son personnage dans un état de mort-vivant ambulant, mourir fait perdre de l'énergie vitale (qui se mesure avec une jauge) et tous les points d'âme que vous avez récoltés en combattant sauvagement. Il est tout de même possible de les récupérer en se rendant sur le lieu de son décès, sans mourir une nouvelle fois, autrement elles seront définitivement perdues. En revanche, pour reprendre forme humaine et récupérer sa jauge entière de vie, il faut consommer des fruits aux arômes de gousse d'ail. Ces derniers n'étant pas spécialement nombreux, il est donc de mise d'en consommer avec parcimonie au moment voulu. Vous serez bien plus souvent mort-vivant qu'humain en fin de compte. En ce qui concerne le côté RPG, l'évolution du joueur se ressent très bien, et ses caractéristiques évoluent au fil de l'aventure. Pour améliorer un point comme la vitalité, la vigueur, l'intelligence ou encore la force, il faut piocher dans sa besace et consommer les âmes fraîchement récupérées sur les cadavres encore fumants. Une femme encapuchonnée, qui se tient près du feu du village principal de Majula (seul véritable havre de paix dans ce monde de brutes), vous proposera alors d'améliorer vos compétences en échange de ces âmes. Mais encore une fois, attention ! Augmenter un peu toutes les caractéristiques de son grand bourrin n'est pas ce qu'il se fait de plus efficace.

Il est largement préférable de se concentrer sur deux ou trois caractéristiques bien spécifiques, et de s'y vouer exclusivement. De plus, augmenter la vitalité ne sert pas à grand-chose puisqu'elle prend un petit bonus à chaque nouvelle évolution. C’est un petit conseil à garder sous le coude. Parlons maintenant de l'aspect du jeu. Il est clair que l'on ne se retrouve pas devant un chef d'oeuvre visuel, on en est même loin. Les textures sont brouillonnes, les couleurs tristes et grisonnantes et les détails ne sont pas à la fête. Mais une fois le gros fouillis constant accepté, on se rend vite compte qu'on n'y fait plus guère attention. D'ailleurs, plus on avance dans le jeu, plus il a l'air de s'affiner, de prendre un peu de couleurs, de vie. De plus l'immersion est travaillée, grâce à l'ambiance sonore : les chocs et fracas des lames, la nature du chant qui change en fonction de l'environnement, les bruits, familiers ou inconnus, proches ou lointains, etc. Tout ceci donne une certaine vie à l’environnement. Chaque endroit visité est différent du précédent, avec de très vifs changements, ce qui permet de ne jamais tomber dans la lassitude de l'exploration. De plus, le bestiaire proposé, qui ne varie pas spécialement, les cadavres momifiés sont plus que présents, a le mérite de proposer du peuple de choix : énormes golems, chevaliers ou boss charismatiques, sans parler des plus viles et perfides créatures.

Les combats sont basés sur un principe très simple. Les gâchettes servent à attaquer ou contrer avec un bouclier, la croix directionnelle sert à consommer les éléments de l'inventaire, A permet de courir et de sauter (une manipulation via le menu est nécessaire pour retrouver le saut du premier Dark Souls, en appuyant deux fois sur A, histoire de ne pas jeter la manette, la Xbox et la télé par la fenêtre après avoir tenté une bonne demi-douzaine de fois de sauter un écart de 30 centimètres et d'avoir échoué une bonne demi-douzaine de fois vingt-cinq mètres plus bas…). On se contente donc de courir, d'attaquer, d'esquiver et de rouler pour éviter les grands coups d'épées rouillées sur le sommet du crâne. A noter qu'il est d'ailleurs possible d'équiper une arme dans chaque main. Seulement, chaque action consomme de l'énergie (mesurée par une jauge). Augmenter la vitalité permet d'acquérir plus d'énergie, et par conséquent d'effectuer plus d'actions en combat (à bon entendeur). Il faut donc se montrer très pingre sur ses offensives et ne pas hésiter à faire machine arrière pour reprendre son souffle avant de replonger dans le combat. Tout ceci est chorégraphié sur une sorte de tempo dansant. Il faut suivre un certain rythme contre chaque différent ennemi et chacun dispose d'un laps de temps plus ou moins long de vulnérabilité. 1, 2, 3, 4, on attaque, 1, 2, 3, 4, on esquive.

1 contre 100, sans Castaldi




C'est pourquoi il est fort dommage de constater quelques soucis de frame-rate qui viennent parfois casser le rythme et apporter des retards dans un jeu où le tempo est primordial, d'autant que le système d'équilibrage (en ce qui concerne la difficulté) a été revu. Les feux de camp sont plus proches les uns des autres, et bien souvent il y en a un disposé à proximité d'un gros boss. Ces derniers rechargent la vie, mais aussi la durabilité d'un équipement (ne réparez pas une arme cassée par contre) et permettent de voyager rapidement de l'un à l'autre, ce qui est très pratique pour retourner à Majula faire ses petites emplettes et s'équiper efficacement avant d'affronter un titan de quelques mètres de haut. De plus, chaque mort vient dégonfler les rangs ennemis dans le secteur. Ecoutez plutôt, vous êtes proche du feu de camp et vous n'arrivez pas à passer une ligne d'ennemis. Continuez donc à tenter de débroussailler le tout et n'ayez pas trop peur de mourir une énième fois, puisqu'au bout d'un certain nombre d'échecs, vous verrez le nombre d'ennemis diminuer dans ce secteur... De quoi perdre la tête à tenter et tenter encore, mais avec l'espoir d'y arriver à force de persévérance. Vous ne rencontrerez que très peu de personnes amicales dans votre aventure, alors profitez de chacune de ces entrevues pour échanger autant que possible. Apprenez de ces personnes, écoutez ce qu'elles ont à vous dire et laissez les vous aider. Elles seront les seules à le faire.

A force de prendre l'habitude d'attaquer tout ce qui bouge et de rester sur la défensive, on finit par en occire d'éventuels alliés. Prenez votre temps, et si vous constatez qu'un chevalier assis ou un étrange personnage encapuchonné ne vous saute pas dessus au premier coup d'oeil, risquez un éventuel premier pas vers lui/elle et taillez le bout de gras. Il est d'ailleurs très intéressant de voir que l'interface a été remaniée avec brio pour présenter un accès rapide et fluide aux différents points qu'elle constitue. L'inventaire peut s'ouvrir et se visiter très vite, ainsi que l'équipement de son personnage, ou encore le menu des options. Attention par contre à ne pas vous faire attaquer pendant que vous choisissez armes et chapeaux, car ouvrir son interface ne met pas le jeu en pause, il faut donc se poser à un endroit calme et nettoyé de toute menace avant de prendre cinq minutes à se refaire une beauté. L'exploration est une part essentielle du titre. A force de passer de vie à trépas, on en perd très vite le goût de la curiosité et tout devient prétexte à avancer le plus vite possible… Mais ne passez pas à côté des nombreux trésors cachés. Certains permettent clairement de faire évoluer l'aventure, tandis que d'autres sont plutôt portés vers l'annexe, le secondaire, comme des pièces d'équipement spéciales ou des artefacts originaux, ou encore des découvertes qui ne servent qu'à fignoler l'aspect scénaristique.

Seulement, quelques uns sont de véritables bonus permettant de débloquer des lieux ou des personnages clés. Dark Souls II est un jeu de patience et de volonté. Il fera sans nul doute le bonheur des chasseurs les plus téméraires et obstinés. Prenez votre temps, fouillez et dézinguez à tour de bras, mais ne passez pas à côté des très nombreux suppléments. Cela ne fera qu’augmenter une durée de vie déjà bien longue au départ. Enfin, même si Dark Souls II est avant tout une expérience personnelle, dure et immersive, il n’en reste pas moins ouvert sur le multijoueur. La coopération peut être de mise grâce à l'invocation des spectres d'autres joueurs qui peuvent se balader dans votre partie si vous décidez de les invoquer. Vous pourrez ainsi fouiner ci et là pour trouver comment ils s'y sont pris pour battre tel boss, découvrir tel passage ou trouver tel trésor. Le concept, d'une simplicité monstre, peut aider à évoluer dans l'aventure sans chercher pendant trop longtemps une réponse… Mais il est tout à fait possible de jouer totalement hors ligne et de barricader sa partie. Ainsi, l'expérience semble totalement différente et la difficulté quelque peu rehaussée, grâce à l'impossibilité de se faire aider.

Point complet
Inutile de tourner autour du pot, Dark Souls II est clairement une réussite. Ceux qui ne connaissent pas la licence auront peut-être un mouvement de recul au départ, entre les graphismes vieillots et la prise en main simpliste, mais une fois dans l’aventure, passé le début du moins, on ne décroche plus. La difficulté est toujours présente, mais elle a été revue pour que les petits nouveaux puissent également profiter de quelques aides, notamment avec l’intégration du multijoueur. Bref, la recette fonctionne parfaitement et elle a été légèrement améliorée, c’est à peu près tout ce qu’on pouvait attendre de ce nouvel opus.

On a adoré :
+ Une difficulté millimétrée
+ Un investissement exigeant
+ Environnements énormes et variés
+ Plus accessible que son aîné…
+ Mais progression par l’échec
+ Interface rapide et fluide
+ L’idée du multi pour l'entraide
+ Des ennemis spectaculaires...
On n'a pas aimé :
- Et d'autres bien moins
- Identité graphique moyenne
- Des soucis de frame-rate
- Longuet à démarrer


Consulter les commentaires Article publié le 11/05/2014 par Manuel-Ange A.



 
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