Test D4 : Dark Dreams Don't Die - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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D4 : Dark Dreams Don't Die



Développeur
Access Games
Genre
Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.09.2014
  19.09.2014
Nombre de joueurs
1
Thème
Enquête

Access Games est un studio japonais qui a servi en 2010 un Deadly Premonition qui a beaucoup divisé les joueurs, principalement à cause de sa réalisation dépassée et de sa jouabilité mal pensée. Pour autant, le titre avait une multitude de qualités, à commencer par son ambiance, son scénario, ses personnages, pour ne citer que cela. Cette année, le studio a récidivé en optant cette fois-ci pour une production moins ambitieuse dans un sens, mais bien plus adaptée à son budget. Reste donc à voir ce que vaut D4 : Dark Dreams Don't Die, un jeu d’aventure exclusif à la Xbox One, dans la veine des point’n click, jouable avec Kinect ou avec une manette…

Un charme fou




Il ne faut guère longtemps pour s’apercevoir que l’un des principaux défauts de ce D4 : Dark Dreams Don't Die n’est autre que sa réalisation qui a plusieurs années de retard. Access Games a utilisé un cel-shading du pauvre agrémenté en prime d’un certain aliasing. On s’y fait rapidement, mais cela doit être souligné. En revanche, la direction artistique rattrape cet impair, avec des couleurs bien choisies, les développeurs n’ayant pas hésité à piocher également dans le flashy pour donner du peps à certains personnages loufoques. En parlant de ceux-ci, il faut bien reconnaître qu’ils sont tous relativement travaillés, le joueur ayant la possibilité de pousser les conversations pour en apprendre toujours plus sur eux (les doublages sont assurés en anglais mais des sous-titres français sont de la partie). L’ambiance est excellente, les musiques accompagnent parfaitement l’action et la mise en scène, pas banal, est plutôt réussie. Le scénario de base peut paraître assez commun, à savoir un détective qui enquête sur la mort de sa compagne, désirant au passage changer son destin, mais l’enquête avance plutôt bien et gagne en consistance au fil des épisodes, sans parler des petites scènes de fin qui ajoutent un côté mystérieux appréciable.

Avec cette exclusivité Xbox One, Swery a opté pour un jeu au format épisodique. Le bon côté, c’est que l’on peut profiter d’un prologue et des deux premiers épisodes pour 14,99 euros. Le mauvais côté, c’est que l’on est confronté à la frustration propre à ce format, surtout lorsqu’on voit la fin de l’épisode 2… Nous n’en dirons pas plus pour éviter de vous gâcher la surprise, mais sachez que l’envie d’en découvrir plus est présente d’un bout à l’autre de l’aventure. En allant à l’essentiel, on peut faire le tour du prologue (le début est un peu déroutant mais il permet de se familiariser avec le concept) et des deux épisodes en environ deux heures… Mais c’est passé à-côté de pas mal d’aspects du titre. En effet, en plus de l’intrigue principale, les développeurs ont ajouté une multitude d’à-côtés. Outres ceux qui sont purement destinés aux chasseurs de Succès (comme pousser tous les animaux), il y a également plusieurs magazines à trouver, des lettres qui ajoutent de la substance à l’histoire, sans parler de la possibilité de changer l’ambiance sonore à certains moments, celle de pouvoir modifier son look (beaucoup d’éléments à débloquer/appliquer), etc. En prime, il y a même des quêtes annexes qui prennent différentes formes, comme un mini-jeu de chasse aux trèfles, un quiz, un élément à retrouver, des cadeaux à faire ou simplement une histoire à écouter jusqu’au bout. A défaut d’originalité, cela ajoute du contenu et permet de varier un peu les plaisirs.

Kinect bien exploité




Même si le jeu est assez dirigiste, il y a une certaine liberté accordée à l’exploration qui est plutôt agréable. Au final, ceux qui fouilleront un peu (pour avoir environ la moitié des éléments) mettront environ trois heures et demie, tandis que les plus pointus pourront y passer jusqu’à quatre à cinq heures, le temps d’interagir avec les divers éléments possibles (chaque épisode terminé peut être rejoué pour compléter les recherches). Reste tout de même que l’ensemble est assez facile, et ce malgré l’intégration d’une jauge d’endurance qui diminue à chaque action. Pour la remonter, il n’y a rien de plus simple, il faut trouver de la nourriture, soit dans l’environnement, soit en se la procurant auprès d’une fille féline, soit auprès d’un chat (ne cherchez pas, il y a pas mal de délires). A part un malaise ou deux pour ceux qui ne veilleront pas un minimum sur cette jauge qui descend assez vite, il n’y a rien qui vienne réellement ajouter de la difficulté. En revanche, le titre est basé sur un gameplay en deux temps. Dans le premier temps, il y a l’aspect point’n click, qui demande donc d’analyser chaque plan (on se déplace de plan en plan) et d’interagir au besoin avec des éléments, ce qui peut entraîner un petit QTE. Dans le deuxième temps, il y a des phases d’action musclées qui font appel à de nombreux QTE qui sont soumis à un taux de complétion (ce qui sert pour des classements et qui permet aux plus obstinés de passer un peu plus de temps pour atteindre le 100%).

Et c’est là que la magie opère avec Kinect puisque l’accessoire à détection de mouvements est (enfin) bien utilisé. On bouge les mains d’une manière assez naturelle dans le contexte et on a en prime plusieurs moments où il faut reproduire l’action comme si on y était (jouer au batteur de baseball, donner un coup…) jusqu’à devoir utiliser le micro de l’accessoire. On est clairement dedans, d’autant que la reconnaissance des mouvements est très bonne. Le seul petit bémol vient des changements de plan, qui demandent « d’attraper l’un des bords de l’écran et de le tirer vers l’opposé ». Dans ce cas-là, il faut bien faire un mouvement ample, sans quoi on doit s’y reprendre à deux fois. Dès que l’on a bien compris cela, il n’y a aucun souci à signaler. En revanche, si on décide de jouer à la manette, il suffit d’un petit coup de stick droit pour changer de plan très facilement. Seulement voilà, avec la manette, les QTE perdent de leur intérêt, même si on ne peut pas reprocher à Access Games d’avoir tout de même rendu son titre totalement compatible avec la manette, surtout pour ceux qui n’ont pas le périphérique ou qui ne désirent pas l’utiliser. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut opter pour un gameplay hybride puisqu’il ne faut que quelques secondes à peine (lever un bras ou presser Y) pour passer d’un système à l’autre. Chacun peut donc y trouver son compte.

Point complet
D4 : Dark Dreams Don't Die n’est pas exempt de défauts, à commencer par son cel-shading du pauvre, son aliasing prononcé ou encore une certaine facilité. Nous passons volontairement sur la frustration engendrée par la fin qui est propre au format épisodique mis en place. Malgré tout, le titre de Swery a un charme fou. Tout le monde n’y succombera pas, mais il se présente comme un jeu d’aventure/investigation qui utilise intelligemment Kinect (avec des QTE intéressants), tout en offrant une compatibilité totale à la manette (même si les QTE perdent un peu en intérêt dans ce cas), voire la possibilité d’opter pour un gameplay hybride. Les à-côtés sont nombreux, entre l’aspect scoring, les divers éléments à récolter, ceux à se procurer avec la monnaie gagnée au fil de l’aventure, les quêtes annexes ou encore les actions spéciales à effectuer. Les personnages sont plutôt bien travaillés, assez loufoques et le tout donne lieu à un prologue et deux épisodes plutôt captivants, l’histoire et la mise en scène n’étant pas en reste, tout comme l’insertion du surnaturel. Autant dire qu’à 14,99 euros, ceux qui désireront approfondir un peu l’aventure principale en auront pour leur argent. Quant à ceux qui voudraient simplement aller à l’essentiel, mieux vaut attendre une petite promotion, mais le titre est clairement à faire au moins une fois.

On a adoré :
+ Des personnages travaillés
+ Une ambiance réussie
+ Mise en scène appréciable
+ Les musiques
+ Pas mal d’éléments à trouver…
+ Et à acheter (personnalisation)
+ Plusieurs quêtes annexes
+ Jouable Kinect et/ou manette
+ Le côté scoring
+ Mouvements bien reconnus
+ QTE avec Kinect intéressants…
On n'a pas aimé :
- Moins à la manette
- Techniquement daté
- Aliasing prononcé
- Assez facile
- Court en allant à l’essentiel
- Fin frustrante


Consulter les commentaires Article publié le 10/10/2014 par Vincent P.



 
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