Test Castlevania : Harmony of Despair - jeux vidéo Xbox One

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Castlevania : Harmony of Despair



Editeur
Konami
Distributeur
Xbox Live Arcade
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.08.2010
  04.08.2010
  04.08.2010
Nombre de joueurs
1 à 6
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Prix de lancement
1200 MS Points

Sorti de l’imagination débridée des développeurs de Konami, Castlevania : Harmony of Despair est, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un nouveau volet de la franchise culte des aventures du chasseur de vampires. Basé sur le concept de la coopération en ligne, reprenant l’esthétique et les mécanismes des précédents opus, Harmony of Despair s’annonçait déjà comme le digne successeur du mythique Symphony of the Night. Mais le jeu a-t-il vraiment les mêmes atouts pour séduire ?

On prend les mêmes…




Série légendaire et old school par excellence, Castlevania a toujours brillé par sa difficulté et son style unique. Mélange parfait entre jeu d’aventure, d’énigmes et de plates-formes, la franchise a gagné ses lettres de noblesse grâce à Symphony of Night, l’épisode le plus connu de la série. Revenue d’entre les morts grâce à la volonté de Konami, qui souhaitait ressusciter l’âme de la série dans un opus 2D, Castlevania nous revient avec un tout nouvel opus arborant pourtant des visuels dignes d’une SNES. Que retenir donc de cet épisode ? Tout d’abord, il est important de préciser sa caractéristique essentielle : pour la première fois, Castlevania s’oriente purement et simplement vers le multijoueur et la coopération puisque six amis peuvent s’entraider dans cet opus pour vaincre les différents boss de chaque niveau. Par conséquent, le jeu a été entièrement pensé pour son multijoueur et s’avère assez coriace en solo (impossible de sauvegarder la partie en cours, peu de points de santé à récupérer, beaucoup de pièges et l’écran de Game Over si vous décédez durant le niveau).

Tout cela implique donc un ennui et un côté assez pénible en solitaire puisque, sans ami, il est difficile de s’amuser, d’autant plus que le jeu a beaucoup vieilli, tant au niveau des actions à accomplir, très basiques (saut, double saut, coup, magie…), que des visuels outrageusement laids pour un jeu 2D nouveau. Certes, le soft conserve les visuels des anciens volets, mais nous sommes en 2010 et le jeu est vendu une quinzaine d’euros, sans compter que de nombreux revivals 2D sont parvenus à conserver l’esprit des opus originaux avec une réalisation 2D remise au goût du jour et en HD. Visuellement, ce nouveau Castlevania fait peine à voir et ne devrait donc satisfaire que les plus nostalgiques d’entre vous. Cela dit, tout n’est pas non plus à jeter car le titre reste très fidèle à la série et offre surtout un zoom sur le donjon absolument bluffant. Ce dernier permet trois vues : une rapprochée, une plus éloignée et une générale (et immense) du niveau, de quoi offrir une lisibilité parfaite ! Dommage en revanche que le level design ne soit pas toujours au top, avec des donjons immenses qui manquent toutefois d’originalité en plus d’être très peu nombreux.

S’il n’avait pas été aussi difficile, Harmony of Despair aurait pu se terminer en une poignée d’heures tout au plus. En l’état, le joueur débutant devra recommencer plusieurs fois chaque niveau. Agaçant en solo mais fun en coopération, il reste une sorte de spin-off multijoueur plutôt correct, mais vendu à un prix bien trop élevé et ne parvenant jamais vraiment à surprendre les fans de la série. Il n’y a rien de bien original à se mettre sous la dent hormis ce mode coopératif, une réalisation bien trop datée qui gâche le plaisir et une durée de vie maigrichonne pour un tel tarif. Il n’aurait pourtant pas été difficile d’intéresser un peu plus les éventuels acheteurs avec un peu plus de contenu… Quoi qu’il en soit, nous ne le conseillons qu’aux fans inconditionnels de la série et de préférence à tarif réduit, le prix de base étant vraiment trop élevé par rapport à la valeur réelle du soft. En outre, gardez à l’esprit que le soft n’a d’intérêt que si vous y jouez en coopération, sans quoi il perd toute son efficacité.

Point complet
Avec Castlevania : Harmony of Despair, Konami nous propose une expérience old school qui réjouira sans doute les fans de la première heure de la franchise. L’un dans l’autre, le soft n’est pas mauvais. Néanmoins, il faut bien admettre qu’il arrive beaucoup trop tard, à un tarif bien trop élevé, qu’il s’avère assez rébarbatif et ennuyeux en solo, et surtout qu’il aurait mérité une belle mise à jour graphique. Le jeu a beau surfer sur la nostalgie de la 2D, ce n’est pas une raison pour nous proposer de vieux sprites 2D dignes d’une SNES. D’autres productions tout aussi récentes ont prouvé qu’il était possible de conserver l’esprit des originaux en proposant une réalisation dantesque avec un affichage HD et un nouveau moteur graphique. En l’état, il reste donc un jeu d’aventure qui vaut principalement pour son mode coopératif, avec une difficulté assez relevée et quelques bonnes idées comme le zoom sur la carte. Malheureusement, il fait bien trop vieux et daté pour satisfaire pleinement. Nous ne pouvons donc le conseiller qu’aux plus nostalgiques qui le trouveraient en Deal of the Week. Les autres peuvent passer leur chemin ou se remettre à jouer à un ancien opus si l’occasion se présente...

On a adoré :
+ Difficulté assez relevée
+ Un Castlevania old school
+ De la coopération !
+ Le zoom sur la carte
On n'a pas aimé :
- Beaucoup trop cher (1200 MSP)
- Graphiquement largué
- Pénible en solo
- Pas dynamique, peu intéressant
- Ca a trop vieilli !
- Durée de vie maigrichonne


Consulter les commentaires Article publié le 09/08/2010 par Etienne F.



 
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