Test Capcom Fighting Collection - jeux vidéo Xbox

XBOX GAMER
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Editeur
Capcom
Développeur
Capcom
Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.06.2022
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
39,99 €
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La veille de la sortie de la Capcom Fighting Collection, nous vous avons proposé un gros avis concernant toute la partie hors ligne du jeu. Celui-ci n’ayant pas bougé, nous vous l’avons remis tel quel dans notre critique. En revanche, la semaine supplémentaire que nous avons prise avant de vous rendre ce papier nous a permis de profiter du mode en ligne dans des conditions normales de test. Qu’en ressort-il ? C’est ce que nous allons voir… Pour rappel, la critique a été réalisée à partir d’une version numérique Xbox fournie en accès anticipé par Capcom.

Un multi en ligne solide sur ses appuis

Concernant le multijoueur en ligne, il y a deux points importants à aborder. Le premier, c’est l’absence de cross-play. Lorsque nous sommes sur un jeu populaire, cela a moins d’incidence que lorsque nous sommes sur un jeu de niche. En l’occurrence, avec ses 39,99€ affichés et sa sélection qui s’adresse aux plus curieux et aux aficionados, la Capcom Fighting Collection reste un titre de niche. Et cela s’est ressenti tout au long de la semaine puisque le matchmaking a été parfois longuet, quand nous n’arrêtions tout simplement pas la recherche nous mêmes après quelques minutes. Le cross-play aurait permis de réunir tout le monde indépendamment du support et aurait clairement permis de trouver plus facilement des adversaires, même si certaines heures sont plus propices que d’autres. Le deuxième, c’est l’utilisation du fameux Rollback Netcode qui permet de compenser en grande partie les différences de connexion entre les joueurs. Il faut bien le reconnaître, nos parties ont été très agréables. Nous n’avons pas ressenti de problèmes particuliers, même en activant la recherche interrégionale, et avons bien eu le sentiment que les coups reçus étaient bien dus à des erreurs de notre part, que ce soit au niveau de la garde ou du placement. Bref, un vrai plus.

Ceci étant dit, notons que le multijoueur en ligne est divisé en trois catégories, les matchs amicaux (avec la possibilité de revanche), les classés et la possibilité de créer son lobby ou d’en rejoindre un. Avec l’absence de cross-play, il aurait été clairement délicat lors de la recherche d’une partie de restreindre chaque joueur à un seul des dix jeux présents, cela aurait encore plus fragmenté la communauté. Les développeurs ont donc eu la bonne idée d’intégrer un système de filtre qui permet de choisir si on souhaite jouer sur la version anglaise, la version japonaise ou si ça nous est égal. Ceci fait, d’une simple pression sur Y, on peut sélectionner de 1 à 8 (avec les versions anglaises) ou 10 jeux (dans les autres cas) su lesquels on accepte de combattre. Cela permet ainsi d’élargir le champ des possibles pour trouver un adversaire qui a lui aussi sélectionné au moins un jeu en commun. La contrepartie, c’est que si on souhaite trouver une partie, on est obligé de faire la concession de partir sur un autre jeu que celui qu’on aurait espéré à la base…

A moins de ne se restreindre qu’à un choix et d’accepter de faire travailler sa patience. Côté paramètres, les développeurs sont allés à l’essentiel avec, en partie amicale, la possibilité d’activer ou non la recherche interrégionale et la possibilité ou non d’utiliser les raccourcis pour les coups spéciaux. En partie classée, ce dernier paramètre est automatiquement désactivé. Le lobby dispose d’un paramétrage un peu plus complet mais mieux vaut connaître un ami pour s’assurer de retrouver quelqu’un en jeu. Enfin, conscient probablement que les joueurs puissent ne pas être en nombre, Capcom a laissé la possibilité, une fois le matchmaking lancé, de rester sur l’écran de ce dernier pour attendre ou d’attendre soit en jeu (le menu de sélection se lance alors automatiquement), soit d’attendre dans le Musée pour profiter des divers éléments à disposition.


Reprise de l’avis sur la partie hors ligne

Un musée pour les jeux du passé

Avant de parler des jeux, évoquons deux éléments de cette Capcom Fighting Collection. Le premier, c’est le Palmarès, un regroupement de 45 défis à relever, avec les plus simples qui demandent simplement de jouer à chaque jeu et de les terminer au moins une fois, jusqu’au plus long et difficile qui demande de terminer tous les jeux avec tous les personnages, en passant par certains défis qui demandent de remplir une condition spécifique dans un jeu spécifique. Bref, pour les chasseurs de Succès, sachez que vous débloquerez la moitié assez facilement et rapidement et que l’autre moitié demandera plus de temps, encore plus si vous visez le 100%. Le deuxième, c’est l’intégration (presque obligatoire dans une compilation anniversaire) d’un mode Musée. Concrètement, il est possible de parcourir une galerie composée de 498 éléments visuels (artworks, concept arts, animations de personnages, etc.). Pour les fans, c’est une vraie pépite et on se régale à visionner l’ensemble. Néanmoins, on peut regretter le déséquilibre de représentation entre chaque jeu. On a par exemple 106 éléments sur Night Warriors : Darkstalker’s Revenge et 91 sur Red Earth, alors que nous n’en avons que 5 sur Vampire Hunter 2 : Darkstalker’s Revenge et Vampire Savior 2 : The Lord of Vampire… A cela, il faut ajouter une partie Musique qui permet de profiter des titres des jeux en ayant la possibilité d’écouter une piste en particulier, d’activer la lecture aléatoire, voire d’activer la répétition. Les gâchettes permettent de rapidement passer d’un titre à l’autre. On note d’ailleurs la présence de dix-huit remix musicaux et de quelques illustrations inédites.

Le plaisir nostalgique et les découvertes

Ceci étant dit, on peut se lancer dans la partie Jeu hors ligne qui amène à un écran de sélection regroupant les dix jeux présents dans cette compilation. On retrouve ainsi le très classique Hyper Street Fighter II : The Anniversary Edition, Red Earth (un jeu sorti sur CP System III quasi inconnu en dehors du Japon), Darkstalkers : The Night Warriors, Night Warriors : Darkstalkers’ Revenge, Vampire Savior : The Lord of Vampire, Cyberbots : Fullmetal Madness (jeu sorti sur CP System II puis porté sur PlayStation et Saturn mais qui est resté cantonné au Japon) et deux spin-off très sympathiques de la licence Street Fighter, à savoir Super Puzzle Fighter II Turbo (jeu de réflexion reprenant le principe de Puyo Puyo) et Super Gem Fighter Minimix (jeu de combat avec les personnages en version Chibi avec des gemmes à collecter). Ces huit titres cités sont disponibles en version anglaise ou en version japonaise. Ils sont rejoints par Vampire Hunter 2 : Darkstalkers’ Revenge et Vampire Savior 2 : The Lord of Vampire qui ne sont disponibles que dans leur version japonaise. Bien entendu, il est possible d’y jouer en solo ou à deux en local, avec la possibilité via l’écran de sélection de lancer directement un mode entraînement pour se faire la main avant de se lancer dans le jeu souhaité.

En bref, cette Capcom Fighting Collection regroupe cinq jeux de la licence Darkstalers, un jeu Street Fighter et deux de ses spin-off ainsi que deux titres de niche quasi inconnus chez nous. Autant dire que pour une compilation qui vise à célébrer les 35 ans de la licence Street Fighter, les choix faits peuvent s’avérer surprenants. Clairement, cette compilation s’adresse aux plus amateurs du genre, faisant l’impasse sur des titres plus populaires dont Rival Schools, Power Stone ou encore les cross-over avec SNK, Tatsunoko et Marvel, sans même parler de Capcom Fighting Jam, un titre assez moyen mais qui aurait eu sa place en guise de bonus dans cette compilation…

En somme, cette compilation assure le minimum syndical. Concrètement, les jeux proposés sont correctement émulés et tournent donc plutôt bien. En passant par le menu, on peut profiter de la liste des coups, modifier la configuration des touches, changer le fond d’écran ou même la taille de l’écran de jeu (plein, plein 4:3, large, format d’origine ou format d’origine 4:3). La firme a également ajouté plusieurs filtres graphiques. On peut le désactiver ou opter pour l’un des sept filtres sobrement nommés avec les sept premières lettres de l’alphabet sans même aucune indication sur l’action du filtre. Chacun choisira celui qu’il préfère en fonction du lissage effectué, des lignes affichées et de l’ajustement de la colorimétrie. Pour notre part, nous avons plutôt jonglé entre le filtre A et le filtre E même si le plus souvent nous l’avons désactivé. Enfin, petit plus non négligeable, il est possible d’effectuer une sauvegarde rapide à tout moment au cours d’un jeu, ce qui permet de reprendre sa partie là où on l’a laissée quand on veut. Mais attention si on se lance dans un autre titre et qu’on veut sauvegarder, alors la sauvegarde précédente est écrasée… Avant de lancer le jeu, on peut également régler quelques paramètres, comme la difficulté de 0 à 8 étoiles et, selon les jeux, l’impact des dégâts, la vitesse du chrono, le nombre max de rounds, si on active ou non un handicap, si on affiche ou non le contenu visuel choquant, voire pour certains titres la vitesse du jeu qui donne un rendu visuel un peu étrange et peu naturel à dire vrai, surtout en vitesse max.

On sent donc avec ses paramètres la volonté pour les développeurs de proposer une expérience ajustable en fonction de son niveau et de ses envies. Dans cette même optique, des raccourcis pour le déclenchement de certaines combinaisons ont été affectés aux gâchettes de la manette. De quoi faire crier les puristes qui souhaitent retrouver l’expérience d’antan et satisfaire les néophytes qui disposent là d’une option agréable favorisant l’accessibilité et l’ouverture à un plus grand public, surtout pour une compilation composée de jeux de niche. Attention toutefois, cela ne rend pas les titres plus faciles pour autant et certains risquent de se casser assez rapidement les dents sur Hyper Street Fighter II : The Anniversary Edition, assurément l’opus le plus exigeant de la compilation.

Point complet
A l’heure de la multiplication des compilations, des portages, des remasters, etc., la question première qui revient sans cesse concerne l’utilité ou non d’une telle manœuvre. Avec la Capcom Fighting Collection, Capcom vise à célébrer les 35 ans de la licence Street Fighter… Mais sans pouvoir recycler si tôt le contenu de la compilation des 30 ans, il était difficile de se concentrer sur cette licence phare. L’éditeur a donc fait le choix de mettre en lumière un saga plus discrète ces dernières années, celle des Darkstalkers. Si cela a de quoi nous ravir, tant la série est bonne, il faut bien avouer que pour une « Fighting Collection », ça reste un choix étrange de baser la moitié du contenu sur une même licence, surtout quand on connaît le catalogue de l’éditeur. De même, il est un peu étrange de retrouver un jeu de réflexion dans une compilation dédiée à la baston. Bref, les choix sont discutables, d’autant plus à 39,99€ la collection et avec une absence de cross-play notable. Clairement, une bonne partie du public ne devrait pas suivre. C’est dommage parce que les jeux proposés ne sont pas aisés à trouver, surtout à un prix décent, et il y a un choix plutôt sympathique quand on est fan du genre. En plus, le multi en ligne est très stable et le musée suffisamment fourni. A vous de voir si l’investissement vaut le coup ou du moins si la nostalgie, voire le plaisir de la (re)découverte dans des conditions correctes, vous suffit pour franchir le pas.

On a adoré :
(Re)découvrir les Darkstalkers
Une émulation très correcte
La réaffectation des touches
Les raccourcis bienvenus
Pas mal de paramètres
Mode Musée garni
Multi en ligne stable
On n'a pas aimé :
L’absence de crossplay
Une moitié consacrée à Darkstalkers
Un tarif un peu élevé
Certains filtres visuels
Le poids des années pour certains jeux
Une sélection de jeux discutable


Consulter les commentaires Article publié le 01/07/2022 par Vincent P.



 
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