Test Call of Duty : Advanced Warfare - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Call of Duty : Advanced Warfare



Editeur
Activision
Développeur
Sledgehammer Games
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  04.11.2014
  04.11.2014
Nombre de joueurs
1 à 12
Classification PEGI
Thème
Guerre

Call of Duty, cette licence phare d’Activision, revient comme tous les ans dans une « nouvelle » mouture, qu’on nous promet chaque année plus badass, plus incroyable. Call of Duty : Advanced Warfare est rempli de promesses, surtout après des opus légèrement décevants, Ghost en tête. Reste donc à voir si Sledgehammer Games arrive à redorer le blason de la série avec son premier essai (version Xbox One dans notre cas) ?

Jetpack, I love you




Call of Duty se pare cette année d’un environnement encore plus « technologique » et avancé que les précédents. La bonne vieille Seconde Guerre mondiale est définitivement morte et enterrée chez Activision, pour se concentrer sur un conflit futur, qui démarre en 2054. Une société privée d’une nouvelle ère, Atlas, est chargée de la sécurité dans le monde et souhaite amener la « paix » dans notre société, selon différentes méthodes plus ou moins musclées, n’ayant aucun compte à rendre à l’ONU ou aux institutions officielles, au contraire des armées de chaque pays. En résumé, le joueur campera tout au long des missions le marine Jack Mitchell, ayant perdu un bras lors d’une mission durant laquelle des proches sont morts. Equipé par Atlas, Mitchell est chargé de mettre la main sur Hadès, le chef de l’organisation terroriste KVA, afin de venger la mort de son ami et d’arrêter l’organisation dans sa quête du chaos. Si l’on comprend finalement bien (trop) rapidement le contexte, on appréhende aussi assez facilement les enjeux et surtout, on observe avec trop de facilités que nos hypothèses sur l’histoire se vérifient. On nous avait promis un fond intéressant, une réflexion sur l’existence des milices privées, on a finalement un scénario assez intéressant mais bien trop prévisible, les ficelles utilisées étant bien trop visibles. Qui sont les vrais « méchants » ? Que va-t-il se passer ?

On devine très facilement les événements et les « retournements » de situation, aucune surprise ne venant poindre le bout de son nez. Heureusement, Kevin Spacey et certaines autres têtes (et voix) connues des mondes cinématographique ou vidéoludique jouent bien leur rôle. Ils sont d’ailleurs très bien modélisés dans des cinématiques réussies où seule la synchronisation labiale manque à l’appel. On note aussi que le côté manichéen de certains Call of Duty s’estompe plus ou moins dans Advanced Warfare, même si on retrouve les gentils américains d’un côté contre les méchants étrangers (russes, turcs, chinois, du Moyen-Orient, etc. – rayez la mention inutile) de l’autre. L’ensemble est finalement très (trop ?) classique, même si nous n’attendions pas forcément un renouvellement important pour la licence. Malgré cette déception sur l’histoire, les 17 missions que propose le titre en solo sont intéressantes et vous font voyager dans des endroits assez variés, de Séoul (Corée du Sud) à Lagos, en passant par certaines villes des USA, la Grèce, Bagdad, les zones enneigées de l’Antarctique ou une forêt bulgare. La présence de combinaisons « exo-squelette » (tout droit venues du futur) de différents types rend les missions très dynamiques et permet de varier les situations tout en apportant une verticalité bienvenue grâce à un jetpack plutôt efficace, au même titre qu’un certain Titanfall sorti il y a quelques mois par exemple.

L’interface et le HUD évoluent d’ailleurs légèrement pour coller avec l’aspect futuriste exo-squelette/technologique du titre, en proposant un HUD sobre, avec un minimum d’informations, seules certaines étant en 3D holographique (munitions, niveau de la batterie, nombre de grenades, fonctions de l’exo-squelette disponibles, etc.). Cela permet surtout d’obtenir un HUD très peu chargé, avec pour seules informations celles suscitées, juste au-dessus de l’arme utilisée, ce qui rend l’action plus lisible… D’autant que tout est utilisable très facilement. Le jetpack vous permet, via une pression sur A, de sauter haut et loin, tandis que votre personnage s’accroche automatiquement aux parois, alors que chaque autre avantage de l’exo-squelette, camouflage, furtivité, le grappin (très pratique et permettant des éliminations létales percutantes), le bouclier, un dash puissant, un bullet time (peu utile cependant), s’utilise pendant une courte période en fonction d’une jauge de batterie qui se vide après utilisation (et se remplit entre temps), rappelant un certain Crysis. Vous disposez aussi toujours de l’habituel coup de botte dans la tronche en corps à corps. Nouveauté liée à l’intégration des combinaisons futuristes, vous pouvez aussi à tout moment réaliser, en plus du saut et du dash, une esquive afin d’éviter un projectile puissant (type lance-roquettes).

Où est l’I.A. ?




L’ensemble est nerveux, plutôt bien inspiré, d’autant que les 17 missions disposent d’un level design intéressant, avec des ennemis de tous les côtés, différents niveaux intégrant la verticalité, ainsi que la présence de toute une flopée de scripts rendant l’action intense (mais trop de scripts tuent le script), comme d’habitude dans la saga, avec son lot de points de contrôle parfois mal gérés. On regrette cependant l’absence de choix dans les capacités de notre exo-squelette, puisque celles-ci sont imposées à chaque début de mission (et non modifiables évidemment). Vous ne choisissez donc pas le type de compétences que vous avez à disposition. Cette restriction est difficilement compréhensible d’autant qu’elle aurait pu permettre de varier les approches sur différents niveaux (avec, à la limite, une ou deux compétences obligatoires en fonction du level design du niveau) et de rendre intéressante la possibilité de refaire les missions. Dans le même ordre d’idées, il est dommage de voir, comme toujours, que l’I.A. n’est pas au niveau, que les ennemis arrivent finalement tous les uns après les autres et que, même en Vétéran, le titre reste plutôt facile, malgré quelques passages plus compliqués avec un flot d’ennemis importants. Les alliés ne sont pas non plus des lumières, ils ne nous couvrent pas de la meilleure manière qui soit et oublient parfois tout simplement de tuer les ennemis.

Heureusement, en plus de l’intérêt de l’exo-squelette, qui apporte une certaine touche de fraîcheur à la saga, certaines phases sortent aussi du lot, dont certaines à bord de véhicules puissants ou de phases plus originales (mais malgré tout déjà vues dans la saga), que nous vous laissons le soin de découvrir. Notez qu’il est par ailleurs possible d’améliorer de manière assez basique votre exo-squelette, en glanant des points d’amélioration à la fin de chaque niveau, qui dépendent de vos actions lors des missions, en distinguant les éliminations, les headshots, les kills à la grenade et les renseignements récupérés. Ces points vous permettent ainsi d’améliorer le nombre d’équipements que peut porter votre « exo », sa résistance, la durée du sprint, le nombre de sauts, etc., sachant qu’il y a généralement deux niveaux d’amélioration. Il est cependant assez étonnant de ne voir aucun menu spécifique pour gérer ces améliorations, possible uniquement en fin de mission. En plus de l’exo-squelette, vous disposez bien entendu d’un arsenal très complet, qui va des habituelles mitraillettes et fusils d’assaut, en passant par les snipers surpuissants, les armes de poing ou les fusils à pompe. Mention spéciale pour certaines armes futuristes assez performantes, comme le Hbra3 avec amélioration de visée qui permet de visualiser en rouge les ennemis, pour peu qu’ils sortent le museau de leur cachette. Les armes plus conventionnelles proposent aussi un feeling appréciable, comme le KF5 ou le Bal 27 avec lunette ACOG ou l’IMR, sans oublier le très puissant sniper Mors.

Court, mais intense !




Bien sûr, le joueur dispose aussi de nombreuses grenades, divisées en deux catégories, non létales, avec la gâchette LB, divisées en trois types qu’il faut choisir via la touche X (Flash, IEM et Marqueur - permettant de mettre en évidence tous les ennemis d’une zone pendant un court laps de temps -), et létales, avec la gâchette RB, qu’il faut aussi choisir avant de lancer… On y retrouve les grenades frags, intelligentes (elles repèrent les ennemis et se dirigent vers eux grâce à une tête chercheuse) et de contacts. Cet arsenal varié, surpuissant et proposant un très bon feeling ne sera pas de trop pour affronter les quelques variétés d’ennemis qui composent la campagne ou le mode coop, avec les classiques soldats, le soldat surarmé, surprotégé et disposant d’une résistance à toute épreuve, les drones ou le mécha à détruire à l’aide d’une grenade IEM. La qualité des cinématiques est aussi liée au travail de Sledgehammer Games sur les textures, les effets visuels et la profondeur de champ, impressionnante comme en témoigne la mission Crash en Antarctique. Les effets d’éclairage, d’explosion, l’impression de vitesse (lors des séquences sous-marines par exemple), l’eau ou la puissance des impacts, les crashs, les effets sur les environnements du décor sont tantôt réalistes et bien rendus, tantôt impressionnants (les éclairages, notamment lors des missions d’infiltration). La modélisation faciale des personnages principaux et secondaires est aussi très bien gérée, et pas seulement lors des cinématiques.

De même, le framerate est tout le temps stable même lorsque l’action est intense (nombreux ennemis, explosions, décors en flammes, etc.), seuls les temps de chargement sont légèrement longuets (heureusement masqués par les cinématiques). Par ailleurs, le solo ne nous aura tenu en haleine que pendant environ 7h15 en Vétéran, lors d’une première découverte. Ce « Call of » ne déroge donc pas à la règle, vous passerez finalement rapidement sur les modes coopératifs et compétitifs, malgré la présence de ces renseignements, si chers à la saga d’Activision. Si on fait finalement rapidement le tour du solo, les modes compétitifs sont plutôt complets, comme d’habitude avec la saga. En mode compétitif, on retrouve treize maps de base (de Solar à Riot, en passant par Retreat, Instinct, Horizon ou Comeback), dans des environnements variés reprenant ceux de la saga, et surtout, plus d’une vingtaine de modes différents. Vous aurez donc fort à faire. En parlant des modes, vous pourrez profiter des classiques de la saga comme le Match à mort par équipe, Domination, Guerre terrestre, recherche & destruction, capture du drapeau ou mêlée générale ou des modes plus originaux, comme Infectés ou Une Balle (sniper uniquement) ainsi que des sélections Hardcore, et des modes spécifiques à temps limité comme le Moshpit (un assemblage de cartes populaires avec plusieurs modes de jeu).

Campouze toi-même !




L’outil de personnalisation est toujours présent et vous permet de façonner votre avatar selon vos convenances, vos envies et votre style de jeu. Vous avez toujours des défis à réaliser vous permettant d’obtenir différents emblèmes et autres éléments de personnalisation, comme des défis du jour (par exemple, tuer 30 ennemis avec des armes lourdes dans le mode Capture du drapeau). Vous glanez aussi de l’expérience et des niveaux après chaque partie. Bien sûr, le mode Prestige est toujours là, atteignable au niveau 55. L’XP est aussi présente, vous gagnez en effet 100 points pour chaque frag, tandis que certaines autres actions vous rapportent aussi de l’expérience, comme l’assistance, 50 points, ou des aides au frag (avec le drone par exemple). L’ensemble permet, comme toujours, d’augmenter de niveau et de débloquer de l’équipement, des améliorations pour vos armes, de nouveaux killstreaks, etc. En sus, cette année, comme sur Black Ops II, vous disposez d’un certain nombre d’emplacements pour réaliser vos propres classes. Vous devrez donc faire des choix en fonction de votre style de jeu afin de correspondre aux 13 « items » acceptés pour chaque classe, prenant en compte les armes principales et secondaires (leurs accessoires), les atouts, les exo-compétences et lanceurs, les séries de points (killstreaks) et des jokers (jusqu’à 3 maximum). La variété des classes et des styles de jeu permet d’obtenir une personnalisation propre à chaque joueur, unique en son genre.

Autant le dire tout de suite, comme d’habitude, les acharnés seront aux anges puisqu’ils pourront rapidement débloquer les meilleures armes et l’arsenal le plus performant, tandis que le nouveau sera finalement malmené par les plus gros niveaux. L’équilibrage des parties s’en ressent fortement, d’autant que si l’on ajoute à cela des campeurs toujours aussi présents, un manque évident de teamplay – peu sont équipés du micro – (du moins dans les modes les plus joués, dont le Match à Mort par Equipe), il faudra parfois s’accrocher, au début, pour passer outre ces défauts. Reste que le tout est très simple à prendre à main et procure un plaisir de jeu immédiat. Au rayon des déceptions, on note surtout une absence de serveurs dédiés, c’est toujours le joueur qui est hôte de la partie. Heureusement, le code réseau est plutôt stable et le multijoueur ne souffre d’aucun problème particulier. Une fois que vous aurez fait le tour de la campagne et des modes compétitifs, vous pourrez aussi compter sur un mode coop (horde), intitulé Exo-Survival, jouable jusqu’à 4 en ligne (et à deux sur la même console), très semblable à ce qui a déjà été proposé dans les précédents opus. Vous devrez donc affronter des vagues d’ennemis gérés par l’I.A., en bénéficiant d’avantages spécifiques et permettant d’améliorer vos exo-squelettes (utilisables en mode compétitif), sur des cartes identiques à celles des modes compétitifs.

Et force est de constater qu’à l’image du mode solo, le level design des maps est une réussite, avec la prise en compte de la verticalité et des modifications du gameplay liée à l’exo-squelette. On pense notamment à Terrace, qui se déroule sur plusieurs niveaux, assez ouverts, et qui force les joueurs à regarder dans toutes les directions, y compris en l’air, afin d’éviter un petit dash tout droit venu du ciel. Dommage que le mode Exo Survival soit finalement assez limité et qu’il ne propose pas un challenge vraiment intéressant. Ce mode est très répétitif et ne propose finalement rien d’original. Enfin terminons par l’environnement sonore, plutôt réussi dans son ensemble, dans la campagne comme dans les modes multijoueurs. Si la synchronisation labiale est plutôt loupée, les doublages sont eux de qualité, tout comme les nombreux dialogues lors des missions, les bruitages ou les explosions. Seules les musiques ne nous ont pas fait vibrer suffisamment pour en garder un souvenir mémorable. Dommage, quand on sait qu’on a le doit en grande partie à du Harry Gregson-Williams (réputé dans le monde du cinéma et des jeux vidéo) et qu’un titre original a été composé par Audiomachine.

Point complet
Ce Call of Duty : Advanced Warfare nous redonne légèrement confiance en une licence qui a beaucoup souffert de la concurrence ces dernières années. Cette mouture de Sledgehammer Games est de bonne facture, la campagne solo est dynamique, musclée et graphiquement réussie, tandis que le jeu propose finalement une bonne alternative en jeu solo/jeu multi, grâce à de nombreux modes compétitifs. Dommage que le solo soit finalement très court, que les ficelles du scénario soient aussi grosses et qu’il ne propose pas assez de surprise et bien trop de scripts. Le mode multi est quant à lui toujours aussi complet et propose en plus un mode multi en écran splitté (c’est assez rare pour le souligner), un mode multi-console et le « nouveau » mode Exo-coop jouable en ligne ou en local, malgré le manque d’intérêt de ce dernier. Dommage que la communauté soit composée de campeurs et que le débutant qui arrive sur le multi ait de grandes chances de se faire cuire à point, la faute à un manque d’équilibrage et à des avantages bien trop importants. Malgré tout, même si on ne peut nier les défauts, force est de reconnaître que ce CoD relève clairement le niveau de la licence. Rien que pour cela, les développeurs méritent quelques applaudissements.

On a adoré :
+ Techniquement réussi
+ Immersif et nerveux
+ Solo intéressant
+ Décors de la campagne
+ Spacey, quasi en chair et en os
+ Les phases en Mecha
+ Quelques phases très réussies
+ Code réseau stable
+ Les exo-squelettes
+ Contenu global (maps, missions, coop)
+ Améliorations et personnalisations
+ Le feeling de l’arsenal
+ Le matchmaking performant
+ La bande sonore (hors musiques)
On n'a pas aimé :
- Trop court (solo)
- Toujours autant de scripts
- Ficelles du scénario visibles
- Equilibrage des parties à revoir
- I.A. alliée/ennemie aux fraises
- Peu de teamplay en ligne
- Intérêt du mode coop limité
- Synchronisation labiale loupée
- Pas de serveurs dédiés !


Consulter les commentaires Article publié le 28/12/2014 par Patrick C.



 
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