Test Bully: Scholarship Edition - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Bully : Scholarship Edition



Développeur
Rockstar Vancouver
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.03.2008
  04.03.2008
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
49,00 €

Depuis sa sortie sur PlayStation 2, Bully, autrement connu sous le nom de Canis Canem Edit en Europe, n’a cessé d’attirer les convoitises des joueurs Xbox. Aujourd’hui, Rockstar Games offre aux joueurs possédant une Xbox 360 une version remise au goût du jour avec quelques suppléments. Si incarner un élève turbulent dans un jeu vidéo a toujours été votre souhait le plus cher, intéressez-vous à ce Bully qui respecte tous ses engagements, du moins pour cet aspect là ! Mais un simple portage sera-t-il en mesure de nous satisfaire ?

Carrément méchant, jamais content




Dans Bully : Scorlarship Edition, le joueur incarne un jeune homme assez turbulent que sa mère et son beau père déposent dans un institut réputé pour son manque de délicatesse avec les jeunes de son espèce. La Bullworth Academy devient donc la nouvelle maison de Bully qui regarde avec une indifférence totale sa mère partir au bras de son beau-père pour leur voyage de noce… Le voilà à présent en milieu inconnu, et ce pour une année entière ! Dès son arrivée, Bully se rend compte que cette école impose un régime pédagogique très strict : il est interdit de se battre, interdit de répondre aux professeurs, interdit de porter des vêtements traditionnels, interdit de… Le sang ne fait qu’un tour dans le corps du jeune homme et le voilà déjà en train de se battre, 10 minutes seulement après son arrivée au collège… Car, et vous le remarquerez très vite, tous les styles d’individus sont représentés dans ce jeu. Bully sera en effet amené à rencontrer de multiples personnages, parmi lesquels des intellectuels bien sûr, mais aussi d’autres plus virulents qui n’hésiteront pas à vous chercher des noises.

Avant de présenter plus en profondeur le titre, il est important de souligner que Bully s’apparente à un GTA-like, à ceci près qu’il se déroule dans une école. Bien entendu, le champ d’action du joueur ne se restreint pas à quelques établissements. Il pourra, à l’occasion, sortir du domaine privé pour explorer les environs à vélo, en skateboard ou à pied. De plus, de nombreuses missions l’attendent aux quatre coins de la Bullworth Academy. Mais dans l’ensemble, les bases restent les mêmes. Niveau action donc, le titre remplit largement son contrat entre les diverses poursuites, les passages à tabac façon The Warriors, les nombreux coups qu’il est possible d’apprendre, l’utilisation de diverses armes rudimentaires (lance-patates, batte, …), la possibilité de passer inaperçu, etc., etc. Vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas dans Bully ! D’autant plus que la variété de l’action est vraiment le point fort du titre qui propose aussi bien des phases d’action pures et dures que des phases de jeu plus calmes, allant de la simple discussion au rencard avec une fille, en passant par un système d’appréciation auprès des différents groupes présents à l’école. Tout ceci sans oublier les fameux cours qui occupent également une place prédominante dans le jeu. Ceux-ci prennent la forme de mini-jeux et proposent généralement des challenges divers et variés. Si cette opportunité permet clairement de varier les activités, il faut reconnaître que certains cours s’avèrent moins intéressants que d’autres, notamment en raison du manque de précision des commandes. Mais encore une fois, il s’agit d’un problème récurrent dans ce style de jeu et on passera aisément sur ce léger défaut qui ne diminuera en rien l’expérience de jeu. Il est important de noter d’ailleurs qu’un mode multijoueur a fait son apparition. Celui-ci reprend en fait les mini-jeux des cours et propose à deux amis de s’y essayer. Si ce mode de jeu n’apporte strictement rien au soft, il faut reconnaître qu’il s’agit là d’un bonus plus que sympathique même si l’on était en droit d’en attendre plus.

Même si le titre n’a pas à se plaindre niveau gameplay vu la variété des actions qu’il propose, sa durée de vie astronomique et la liberté d’action qu’il offre, on ne peut que regretter quelques légers soucis au niveau des déplacements, pas très précis, mais aussi des nombreux freezes et bugs qui viennent considérablement entacher l’expérience de jeu. Heureusement, le titre est particulièrement fun et il en faudra plus que cela pour nous gâcher nos après-midi ! Enfin, le dernier point qu’il est important d’aborder est sans nul doute l’humour qui offre à Bully un charisme indéniable. Notre héros sera en effet confronté à de nombreuses situations scabreuses qui font parfois sourire et bien souvent rire. Pour éviter d’enlever l’effet de surprise à tous ceux qui n’ont pas essayé la version PlayStation 2, nous éviterons de nous attarder sur le contexte. Sachez simplement que même si de prime abord le soft semble aborder des thèmes avec légèreté plutôt destinés aux adolescents, il faut tout de même un minimum de maturité pour comprendre le sens réel de toutes les répliques et l’humour général qui s’en dégage demeure plus que convaincant !

Des acheteurs tronqués ?




L’idée de porter un jeu PlayStation 2 sur Xbox 360 a de quoi faire froid dans le dos. Il est vrai qu’après une multitude de portages plus ou moins bons (plutôt moins d’ailleurs), les possesseurs du support étaient en droit de se demander si cette version 360 de Bully parviendrait à les séduire avec une réalisation en retard d’une génération… S’il est vrai que le titre n’a pas subi une véritable métamorphose, il n’en demeure pas moins agréable au regard. Déjà sur PS2, le soft était plutôt joli et le design général était très réussi. Sur la plateforme de Microsoft, Bully gagne en profondeur de champ, en style et se permet même quelques modélisations et effets plus poussés. S’il est clair que le soft n’est pas en mesure de faire le poids face aux autres productions actuelles, il n’en demeure pas moins un titre correct techniquement. Le seul réel bémol, ce sont les nombreux freezes et bugs. Mais tout cela devrait bientôt être de l’histoire ancienne grâce à la future mise à jour du jeu…

Pour ce qui est de la bande sonore, on reste également dans le très correct avec une version originale tout simplement excellente sous titrée en français et des musiques qui collent parfaitement à l’ambiance du jeu. S’il est clair que certains regretteront l’absence de doublages français, il faut reconnaître que cette initiative permet de rendre leur authenticité aux dialogues, parfois prodigieux. Quoi qu’il en soit, on déplorera tout de même l’absence de ces doublages d’autant plus que les sous-titres sont parfois assez petits et difficiles à lire…

Point complet
Contre toute attente, ce portage Xbox 360 de l’excellent Canis Canem Edit parvient à retenir notre attention grâce à de nombreux ajouts et une réalisation graphique revue à la hausse. Si le titre ne parvient clairement pas à tenir la comparaison face à la concurrence et souffre de quelques menus défauts, il n’en demeure pas moins un jeu marquant au concept extrêmement novateur. Fun, varié et très long, le titre de Rockstar devrait parvenir sans trop de difficultés à séduire les mauvais garçons que nous sommes…

On a adoré :
+ Fun
+ Une grande variété d’actions
+ Un concept novateur
+ Une durée de vie énorme
+ Des ajouts intéressants
On n'a pas aimé :
-Techniquement décevant
-Pas de VF
-Des freezes et des bugs
-Le début de l’aventure, ennuyant
-Une jouabilité un brin trop rigide


Consulter les commentaires Article publié le 30-03-08 par Etienne F.



 
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