Test Brink - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Brink



Développeur
Splash Damage
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.05.2011
  10.05.2011
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI

Mémoire
1 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Attendu comme le messie par la communauté d’amateurs de FPS multijoueurs, Brink aura beaucoup fait parler de lui avant sa sortie. Le soft de Splash Damage, le studio qui avait planché sur les deux Enemy Territory pour le compte d’Activision, nous arrive aujourd’hui grâce à Bethesda Softworks qui a supporté cette nouvelle franchise contre vents et marées. Mais le titre parvient-il à répondre à toutes nos attentes ?

Du neuf avec du vieux




Soyons d’entrée de jeu très clairs : beaucoup de joueurs voient en Brink un concept totalement novateur, mais il n’en est strictement rien. Splash Damage n’en est pas à son premier coup d’essai. Le studio maîtrise plutôt bien les softs multijoueurs et avait déjà exploité le concept des missions coopératives avec entre autres Enemy Territory : Quake Wars. Avec Brink, il nous propose la même chose, c’est-à-dire des missions scénarisées mais jouables en multijoueur, sans véhicule et le tout dans un univers entièrement créé pour l’occasion. Et il faut le dire, l’univers et le design ont un certain charme avec leurs niveaux futuristes et leurs personnages cyber-punks. Dans l’ensemble, on plonge plutôt facilement dedans, même si le tout s’avère finalement très classique et sans trop grande originalité : les environnements sont pour la plupart du déjà-vu et l’univers du jeu n’est que très peu exploité, la faute à un scénario de base archi limité qui sert juste d’introduction aux missions coopératives. Certes, il y a bien moyen de tenter le solo du jeu, mais ce dernier n’est au final qu’une introduction au mode multijoueur puisqu’il reprend le même concept en forcément moins réussi, I.A. oblige.

Vous l’aurez compris, il est vivement déconseillé d’y jouer en solitaire. Le soft prend tout son intérêt en multijoueur et ce dans un mode de jeu plutôt original certes, mais qui aurait dû être épaulé par d’autres modes plus classiques tels que du Deathmatch ou Team Deathmatch. En l’état, on incarne à tour de rôle les attaquants et les défenseurs dans une succession de missions sur 8 différentes cartes. Si vous comptez bien, cela représente donc 16 missions potentielles. Plutôt pas mal ? Oui et non. Oui, car le concept est plutôt bien exploité. Non, car on en fait finalement très vite le tour. Après quinze heures de jeu, vous aurez sans doute atteint le dernier niveau, débloqué la plupart des armes et aptitudes et fait 10 fois le tour de chaque carte. Si vous êtes du genre persévérant, vous pourrez toujours vous y amuser, mais la plupart des joueurs en auront assez étant donné que le caractère très linéaire des missions finit vite par limiter les possibilités. Disons juste que si Splash tient ses promesses en proposant de nombreuses cartes et updates gratuites, le soft pourrait gagner quelques points, mais il s’agit d’un conditionnel et une seule update ne suffira pas à nous faire revoir notre jugement.

Pour expliquer davantage le concept, nous allons tenter de prendre une mise en situation (imaginée, mais basée sur plusieurs missions pour éviter tout spoil) du jeu dans laquelle vous incarnez les assaillants. Vous devez hacker une porte pour accéder à la zone suivante, progresser avec un robot dans une allée en le réparant chaque fois qu’il est désactivé par les défenseurs, hacker une zone de sécurité puis escorter un VIP en le soignant régulièrement pour éviter qu’il ne s’arrête et vous échapper dans le temps imparti. Chaque objectif se déroule généralement dans une zone différente de la carte, qui est pour le coup plutôt grande mais suit un tracé prédéfini. Cela laisse pas mal de possibilités tactiques mais à force, on finit quand même par tout connaître sur le bout des doigts. Pour accomplir la mission, il faut réaliser chaque objectif dans son temps imparti. Si vous ne parvenez pas à ouvrir la porte en moins de cinq minutes par exemple, c’est l’échec pour les attaquants. Dans le rôle des défenseurs, l’objectif est beaucoup plus simple puisqu’il s’agit de protéger les objectifs en arrêtant le VIP par exemple ou en les empêchant d’ouvrir une porte. On se prend plutôt bien au jeu, même si, comme nous l’avons déjà évoqué, 8 cartes cela reste assez maigre comme contenu.

Pas de place sur le DD, pas de jeu !




Côté gameplay en revanche, il n’y a pas grand-chose à redire, Splash Damage maîtrisant son sujet. Le soft est assez dynamique pour être palpitant lorsque les combats mettent en scène plus de trois assaillants, ce qui arrive très régulièrement. Le jeu est basé sur un système de progression par expérience. Fraguez le plus d’ennemis, capturez des postes (qui servent à changer la classe de votre bidasse) et accomplissez des objectifs pour progresser rapidement, débloquez de nouveaux éléments de personnalisation de votre héros, de nouvelles features (recharger en courant, placer des tourelles de combats, passer en vue à la troisième personne lors des hacks…) et de nouvelles armes, et surtout affronter de meilleurs joueurs. Les combats se jouant en équipe, il est essentiel de s’entraider. C’est d’ailleurs pour cette raison que les classes sont là. Le soldat offre un très bon soutien dans les affrontements et peut donner des munitions à ses amis, le technicien répare les stations et peut placer des tourelles, le scout peut hacker des ordinateurs et offrir un bon soutien et le médoc vous lancer des seringues si vous êtes au sol sur le champ d’honneur pour éviter de respawner. Les possibilités sont vraiment multiples et offrent un bon soutien tactique, mais encore faut-il en profiter convenablement avec de bons coéquipiers...

L’une des grosses features du jeu, vantée durant des mois par les développeurs, c’est le fameux body awareness. Concrètement, le joueur marche ou court de manière normale, mais lorsqu’il arrive en face d’un certain élément du décors, et pour peu qu’il « saute » au bon moment, il peut le contourner ou sauter au-dessus sans avoir à attendre une ou deux secondes. Le tout est plutôt bien rendu et rend le jeu très fluide, même si dans l’ensemble les possibilités sont très limitées en raison des décors finalement assez linéaires. Le soft offre vraiment de bonnes sensations et le level design est très bon, mais l’ensemble souffre d’un certain manque de finition. On sent que Splash Damage a inclus la feature sans trop l’étudier et on se dit que le tout est finalement très gadget. Pour le reste, le jeu est heureusement assez nerveux, fun, bien fichu, avec un bon système de progression et des missions passionnantes. Notre seule déception au niveau du contenu vient donc du manque de cartes et de potentiels modes additionnels qui auraient offert une meilleure durée de vie. En l’état actuel des choses, cela fait un peu cher les quinze heures de jeu.

Notez cependant que pour profiter de Brink, vous vous devez de l’installer sur le disque dur, sans quoi le soft devient littéralement hideux et pratiquement injouable, les textures chargeant lentement et rendant le soft tout simplement dégueulasse. Il est donc vivement conseillé d’avoir un disque dur avec pas mal d’espace libre pour l’installer, sans quoi le soft n’a pour ainsi dire aucun intérêt. On aurait apprécié au moins un avertissement sur la boite, la condition étant quand même nécessaire pour en profiter pleinement. Si vous disposez de suffisamment de place, il faut bien admettre que le titre s’avère plutôt joli. Le design des personnages est magnifique, les cartes stylées et fourmillant de détails et le tout tourne sans lag dans 95% des parties, ce qui est plus que stable. La bande sonore n’est pas en reste avec des musiques, des bruitages et des voix d’excellente facture qui nous plongent parfaitement dans l’enfer des combats. Notez cependant que la version console est techniquement moins réussie que celle du PC. Splash Damage a déjà promis que quelques patchs rectifieront certains défauts du jeu sur consoles, comme les textures hideuses sans installation, mais rien de bien concret pour l’instant. Comme vous vous en doutez, Brink a tout d’un bon FPS sorti à la va-vite pour éviter les affrontements de fin d’année avec CoD et autres Battlefield. Le résultat demeure plus que convaincant, mais on attendra néanmoins les updates avant de s’enthousiasmer. Pour l’heure, mieux vaut donc se le procurer à un tarif réduit pour éviter une trop grande déception.

Point complet
On nous avait promis l’expérience multijoueur de l’année, et on se retrouve finalement avec un bon FPS multijoueur malheureusement incomplet et bâclé. Certes, les patchs et DLC gratuits devraient permettre de corriger un peu le tir, mais il est dommage de voir que la version de base de Brink n’intègre pas davantage de cartes, modes et autres joyeusetés. En l’état, il y a cependant de quoi s’amuser une bonne quinzaine d’heures avant de commencer à s’en lasser, ce qui n’est pas trop mal. Pour le reste, on regrette l’absence d’avertissement qui peut tromper le consommateur : il est en effet essentiel de disposer d’un gros disque dur pour y installer le jeu, sans quoi le soft est techniquement immonde. Dans les conditions requises (bonne connexion + disque dur), Brink devient un très bon FPS multijoueur, assez classique certes (pas de véhicule, des cartes banales) mais bourré d’idées parfaitement exploitées. Reste à présent à voir le suivi de la communauté et les promesses des développeurs, mais en l’état mieux vaut se le procurer à tarif réduit, le contenu n’étant pas totalement à la hauteur des attentes. En revanche, rien à redire pour le gameplay et la réalisation technique, très convaincants.

On a adoré :
+ Le body awareness
+ La bande sonore
+ La progression du joueur
+ Plein de bonnes idées…
+ Les missions, intéressantes
+ Bon level design
+ Les classes
+ Le design
+ Réalisation graphique solide…
On n'a pas aimé :
- Sauf si le jeu n’est pas installé…
- Donc installation obligatoire !
- Peu de cartes…
- Et donc durée de vie limitée…
- A un tarif trop élevé !
- Environnements assez classiques


Consulter les commentaires Article publié le 05/06/2011 par Etienne F.



 
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