Test Borderlands - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Borderlands



Editeur
2K Games
Développeur
Gearbox Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.10.2009
  20.10.2009
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
Classification PEGI

Prix de lancement
49,00 €

En août 2007, Gearbox Software avait annoncé le développement d’une nouvelle franchise répondant au doux nom de Borderlands. En mars 2008, 2K Games, l’éditeur, avait confirmé le report de la sortie de celui-ci à l’année suivante. Avril 2009, nous avons eu le droit à un nouveau rebondissement avec un changement radical de style, les développeurs s’étant alors orienté vers un rendu en cel-shading, laissant ainsi tomber la 3D plus classique mise en place jusqu’alors. Quelques mois plus tard, le titre est terminé et arrive dans les bacs. Reste donc à voir s’il s’agit d’une bonne surprise et si les modifications opérées en cours de route servent vraiment le soft…

A la frontière des genres




A la base, Borderlands devait proposer une enveloppe 3D plutôt classique misant sur un rendu HD. Mais en chemin, Gearbox Software a décidé de changer radicalement de style graphique en optant pour du cel-shading (du crayonné appliqué à des modèles 3D très exactement), le tout en gardant un univers et un gameplay annoncés comme étant à la croisée entre du Diablo et du Mad Max. Même si nous ne pouvons pas dire si ce choix a véritablement été des plus judicieux, il faut reconnaître que le résultat final est très satisfaisant. Ce rendu dessiné permet de rajouter une touche de folie à l’univers tout en assurant un environnement immense en open-world (monde ouvert), le tout avec une fluidité confortable et une distance d’affichage appréciable. Cependant ce rendu ne s’est pas fait sans concession puisqu’on remarque des décors assez cohérents mais au style bien monotone et aux détails parfois assez sommaires ou encore quelques retards au niveau de l’affichage des textures.

Le cel-shading permet justement de jouer les cache-misère pour des titres de cette envergure et cela nous laisse à penser que les développeurs ont bien fait d’opter pour cette technique, celle-ci étant bien maîtrisée et offrant un rendu très agréable à l’œil. Mais celle-ci ne fait pas tout. Le design bien particulier a aussi son rôle à jouer. Même si tout le monde ne l’appréciera pas, il faut reconnaître qu’il est très travaillé et totalement en accord avec cette ambiance punk décalée qui est soutenue par une bande sonore d’excellente qualité ainsi que des bruitages et des voix de très bonne facture. Le tout est bien entendu mature et violent… Mais cela n’a pas empêché les développeurs de rajouter des touches d’humour ci et là. ClapTrap, le petit robot qui accueille le joueur au début et l’accompagne quelque peu par la suite en est le parfait exemple. Totalement déjanté, malgré quelques redites, il arrive souvent à faire décrocher des sourires.

Le décor planté, il est l’heure de faire connaissance avec les quatre personnages disponibles. Ainsi, après une petite présentation de ceux-ci dans le bus, qui nous emmène au beau milieu de nulle part sur Pandore, on peut découvrir Lilith, Brick, Mordecai et Roland. Ils représentent quatre personnalités différentes et tout autant de styles, chacun ayant en plus une compétence spéciale qui lui est propre. Ainsi, nous avons respectivement le droit à une jeune femme maniant des armes aux munitions spéciales (corrosives, incendiaires ou encore électriques) pouvant devenir invisible, une brute épaisse aux poings dévastateurs une fois en mode furie et manipulant les explosifs, un tireur d’élite accompagné d’un oiseau de proie redoutable, un soldat plus polyvalent pouvant se servir de tourelles. Autant dire que nous avons le droit à quatre classes qui permettent chacune d’appréhender le gameplay d’une manière sensiblement différente.

La boîte de Pandore




On regrette simplement que s’il est bien possible de les personnaliser un peu (au niveau des couleurs principalement), cet aspect est extrêmement basique et limité. Même si ce n’est en rien dérangeant, surtout qu’il s’agit d’un jeu à parcourir en vue à la première personne, cela aurait permis de différencier un peu plus son personnage des autres en jouant à plusieurs. Ceci dit, son mercenaire choisi, il est temps de se lancer dans l’aventure. Le joueur est alors lâché dans Pandore à la recherche d’un artefact extraterrestre : l’Arche. Le scénario reste globalement en retrait et sert simplement de temps à autres de fil conducteur, avec une fin proposant quelques rebondissements (nous n’en dirons pas plus pour éviter tout spoiler) mais offrant une certaine part de déception… Au final cela n’est pas bien grave puisque le titre est une expérience à lui tout seul, un défouloir avec un univers enivrant, une ambiance immersive et un gameplay mélangeant entre autres du FPS et du RPG.

Le titre se parcourt comme un FPS plutôt classique, avec une vue à la première personne, des phases de shoot, quelques interactions avec des bornes, encore du shoot et toujours du shoot. La maniabilité est bien réglée, la prise en main rapide et le gameplay se révèle être suffisamment nerveux pour satisfaire en tant que tel. Notons d’ailleurs que celui-ci propose un système de bouclier qui se régénère au fil du temps accompagné par une barre de vie à surveiller pour éviter de la vider totalement, des items de soin étant alors préconisés. Précisons d’ailleurs que le titre incorpore une excellente idée : une sorte de deuxième chance qui est offerte au joueur en cas de position critique. En effet, au sol, ce dernier dispose de quelques minutes pour tenter de descendre son assaillant. S’il n’y arrive pas, il recommence au dernier checkpoint, s’il réussit, il se relève et continue comme si de rien n’était ou presque. Mais le système de jeu est un peu plus complexe que cela puisqu’il intègre de nombreux éléments de RPG et de MMO.

Cela se ressent dès les premiers tirs puisqu’on se confronte à des ennemis ayant chacun leur propre niveau et chaque dégât infligé leur enlève un certain nombre de XP, raison pour laquelle un tir à la tête est interprété comme un coup critique et non un coup mortel. Bien entendu, son personnage dispose lui aussi d’un système d’évolution basé sur des points d’expérience et sur un arbre permettant de répartir des points de compétences. Si la personnalisation au niveau de l’aspect physique est bien faible, il en est tout autre au niveau des caractéristiques. Plus on avance, plus notre personnage gagne de niveaux et plus il affine son profil, selon plusieurs critères comme la précision, la résistance, etc. Mais ce n’est pas tout puisque la véritable force de ce Borderlands vient assurément de la génération des items partout sur Pandore ainsi que de la mise à disposition de tonnes d’armes personnalisables. Modifications sur la capacité du chargeur, les dégâts occasionnés, le recul, etc., tout y est et tous les types d’armes sont représentés. Heureusement que les développeurs ont pensé à intégrer un outil de tri efficace basé sur des codes de couleurs, sans quoi on passerait des heures dans l’inventaire…

1 c’est bien, 2 c’est mieux, 4 c’est génial !




Enfin, peu importe son style de jeu, pour peu qu’on ait défini son profil en fonction de l’un des quatre personnages, on trouve assurément tout l’arsenal souhaité pour exterminer les opposants, dont l’intelligence artificielle vacille entre le bon et le moins bon (certains ennemis jouent les kamikazes, d’autres tirent comme des billes pendant que d’autres encore se mettent à couvert, tentent des contournements, etc.). Toutefois, l’efficacité de celle-ci dépend surtout du nombre de mobs en action et bien entendu de la différence de niveau entre vous et eux. Par exemple le boss de fin peut être passé en deux minutes ou en une quinzaine selon que l’on ait rushé avant ou que l’on ait pris le temps de fouiller l’univers, de s’équiper et de faire un peu de level-up. D’ailleurs, il est bon de noter que le titre propose de nombreuses quêtes, certaines principales données notamment par des PNJ et d’autres secondaires à accepter à partir des tableaux des villes.

Pour éviter une avancée dirigiste, les développeurs ont opté pour la possibilité d’accepter plusieurs missions en même temps afin de les faire dans l’ordre que l’on souhaite, ce qui pallie légèrement leur répétitivité (récupérer tant d’objets, aller voir un personnage, tuer tant d’ennemis, etc. – la majeure partie des objectifs étant peu originaux et recherchés pour le coup). Toutefois, bon nombre de joueurs passeront outre ce défaut pour tout simplement prendre du plaisir à fouiner, à tuer… Pandore étant grande, on remercie au passage les développeurs d’avoir pensé à intégrer des véhicules. Même si la maniabilité est un peu déroutante de prime abord, il faut reconnaître qu’ils sont indispensables et qu’ils se laissent plutôt bien dompter une fois que l’on a pris le coup de main. Même si tout n’est pas parfait, l’expérience de jeu proposée est vraiment excellente. Chacun peut évoluer comme il entend, ce qui joue pas mal d’ailleurs sur la durée de vie. En effet, si un joueur plutôt fonceur ira à l’essentiel en une quinzaine d’heures, un joueur s’attardant un peu plus sur les à-côtés en mettra entre vingt et trente heures alors qu’un obsessionnel de la récolte d’objets pourra passer plus de cinquantaine heures pour une première partie.

Si cela peut paraître correct, sans forcément plus (quoique vu les standards actuels c’est déjà très bien), il faut reconnaître que Borderlands offre une sacrée replay value. Non seulement on est tenté par recommencer le jeu une deuxième fois avec son personnage pour continuer à le faire évoluer jusqu’au niveau maximum, mais en plus l’envie d’essayer les trois autres protagonistes démange, sans compter que l’on peut aussi profiter du titre avec un ami en écran splitté ou avec trois autres individus en ligne. Or, lorsqu’on se met à coopérer et à profiter des quelques subtilités ajoutées pour l’occasion, le plaisir est véritablement décuplé, les ennemis s’adaptant bien entendu aux forces en présence. Même s’il faut reconnaître que le partage des items est plutôt mal pensé pour le coup (il faut les jeter au sol pour qu’un autre les récupère), admettons que le fun est là, que le titre est encore plus jouissif et immersif. Autant dire qu’au final, les heures ne se comptent plus…

Point complet
Il est vrai que certains n’accrocheront pas au design du jeu, que le scénario est plutôt relégué au second plan, que la fin est assez décevante et que l’environnement, bien que cohérent, se révèle finalement assez monotone. Quelques petites errances d’I.A. et des retards d’affichage de textures sont aussi de la partie. Mais, il faut l’admettre, ces quelques défauts paraissent totalement insignifiants dès lors que l’on goûte à cette aventure. Les quatre personnages proposés offrent quatre styles bien distincts et le gameplay à la croisée des chemins entre FPS et RPG est aussi jouissif que fouillé. Malgré une certaine répétitivité, les quêtes sont nombreuses et le tout assure un minimum d’une quinzaine d’heures de jeu. Mais cette durée de vie n’est pas vraiment représentative dans le sens où la replay value est assurée par la coopération (à deux en écran splitté ou jusqu’à quatre en ligne), par la possibilité de recommencer sa partie pour terminer de faire progresser son personnage ou encore par l’envie irrésistible de la refaire avec un nouveau personnage. Quand on rajoute à cela une tonne d’armes à utiliser et d’items à récolter, on en vient bien souvent à accumuler les heures sans les compter. Au final, cette nouvelle franchise est un vrai régal et cela est bien suffisant pour faire oublier les quelques imperfections perçues ci et là.

On a adoré :
+ Un style graphique réussi
+ Un univers décalé inspiré
+ Une bande sonore impeccable
+ Une dose d’humour
+ Quatre personnages…
+ Pour quatre styles de jeu
+ La génération des items
+ Enormément d’armes
+ Côte FPS jouissif
+ Et côté RPG plutôt fouillé
+ Bonne durée de vie
+ Excellente replay value
+ La coopération, succulente
+ Nombreuses quêtes libres d’accès…
On n'a pas aimé :
- Mais assez répétitives
- Un environnement plutôt monotone
- Quelques errances de l’I.A.
- Scénario en retrait…
- Et fin décevante


Consulter les commentaires Article publié le 02/03/2010 par Vincent P.



 
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