Test Bladestorm : La Guerre de Cent Ans - jeux vidéo Xbox One

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Bladestorm : La Guerre de Cent Ans



Développeur
Omega Force
Genre
Action Stratégie Temps réel
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.11.2007
  06.11.2007
  25.10.2007
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Guerre Historique
Mémoire
15 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

Quand Omega Force laisse tomber, entre autres, les Dynasty Warriors pour développer un beat them all orienté stratégie, il se désintéresse du Japon médiéval pour évoquer l’Histoire de France. Pour le coup, le studio de développement a décidé de partager sa vision de la Guerre de Cent ans qui opposa les Anglais aux Français. Ainsi est né Bladestorm : La Guerre de Cent Ans. S’il est déjà certain que le titre ne remplacera pas un bon vieux livre d’histoire, on peut toujours se demander s’il reste un bon défouloir qui tiendra le joueur en haleine. Est-ce le cas ? Pas forcément…

Entre réalité et fiction




Dès lors que l’on énonce la Guerre de Cent ans, les esprits s’échauffent et pensent immédiatement aux grands noms associés à ce conflit, à savoir Jeanne D’Arc, Edouard III ou encore Philipe VI de Valois pour ne citer qu’eux. Anglais ou Français ? Il faudra choisir son camp. C’est effectivement ce qu’il est possible de faire dans ce titre puisqu’on incarne un mercenaire créé de toute pièce qui peut à la fois aider les fiers lions ou supporter les soldats vêtus de fleurs de lys. Si dans le forme le fait de pouvoir rejoindre une partie et de faire pencher la guerre vers un côté ou vers un autre est plus qu’intéressant, dans le fond cela ne se ressent pas vraiment. En effet, en tant que mercenaire, seul l’argent compte, la défense de sa patrie n’est que facultative. Dès lors, difficile de se sentir vraiment concerné par le conflit. De plus, le scénario est assez décousu et les contrats s’enchaînent sans forcément avoir de rapports entre eux. Un mal pour un bien puisque les développeurs se sont permis quelques fantaisies pour proposer une vision de la Guerre de Cent Ans qui leur est propre. On se contentera alors de repasser par la Taverne (lieu qui sert de QG) pour consulter les livres donnant quelques informations sur les différentes troupes (archers, cavaliers, etc.) ou encore pour glaner de nouveaux contrats afin d’amasser de l’argent et de graver son nom dans l’Histoire (avec un grand H !). Notons d’ailleurs que ce point de ralliement permettra aussi de personnaliser et d’améliorer ses troupes (une excellente initiative des développeurs).

Un beat them all tactique ?




Dès lors que l’on se lance dans l’une des missions ou sous quêtes proposées par le tavernier, on se rend compte que ce Bladestorm n’est absolument pas le jeu de stratégie en temps réel que nous avait annoncé Koei. En effet, son gameplay met en avant les caractéristiques de plusieurs styles de jeu que l’on découvre rapidement au cours des phases de jeu à proprement parler. D’ailleurs, pour d’obscures raisons, celles-ci ne durent que dix minutes, ce qui force à foncer directement vers son objectif. Ici, aucune grande bataille épique, aucun combat dantesque, juste de petits affrontements dans de grands conflits. Dommage puisque ceci limite l’intérêt du jeu. Un sentiment de déception qui est d’ailleurs repris par la suite puisque, si le joueur dirige un héros à la manière d’un Dynasty Warriors et doit rejoindre un groupe de soldats de son choix pour en prendre le commandement, à aucun moment il ne peut contrôler une armée. Au mieux il sera secondé par une vingtaine de soldats et verra les autres troupes se battre de leur propre chef.

Il est important de noter que combattre seul correspond à mourir rapidement. Dès lors, il est absolument nécessaire de trouver un groupe de soldats à contrôler (ces groupes étant de plus en plus nombreux au fil de la progression dans le jeu) avant de se lancer dans des combats. Chaque groupe a ses qualités et ses défauts. Par exemple, des lanciers sont particulièrement efficaces contre des cavaliers et ainsi de suite… Pour résumer, la stratégie se base sur celle de Sun Tzu. Sur ce point le titre demeure relativement réaliste. Mais le principal défaut du jeu provient sans nul doute des combats qui ne sont ni stratégiques ni funs. Concrètement, on avance avec ses hommes, on tire des flèches ou tranche des gorges, on avance et rebelote. Outre une attaque « classique », on peut effectuer deux à trois attaques spéciales par groupe de soldats sélectionné, mais cela demeure relativement peu et c’est surtout extrêmement mou à jouer… L’intérêt des combats est donc assez limité, mais il faut reconnaître que la variété des troupes présentes sur le champ de bataille est un atout indéniable.

Le temps c’est de l’argent




Le principal objectif du jeu sera de « capturer » des places fortes en tuant les troupes qui y sont présentes et en éliminant ensuite le capitaine de garde, similaire à un général de Dynasty Warriors. C’est ultra classique, mais les fans du genre apprécieront… Reste qu’à force, même ces derniers risquent de s’ennuyer ferme tant le titre manque de variété, et ce sur le court comme sur le long terme… D’ailleurs en matière de long terme, Bladestorm excelle avec des missions principales déjà très nombreuses et des missions secondaires qui se comptent par dizaines ! Il suffit d’accrocher à une mission pour envisager de longues nuits blanches. Mais encore faut-il réussir à être intéressé…

Malheureusement, si la durée de vie est plutôt longue et si le titre propose une grande variété de combattants et de personnages historiques, il faut reconnaître que l’intérêt du titre demeure somme toute limité. Si le soft est bourré de bonnes intentions et met en avant d’excellentes idées, il faut bien avouer que la limitation des 10 minutes de combat est un véritable handicap. De mémoire de joueur, c’est la première fois que nous rencontrons un titre aussi prometteur qui empêche le joueur d’accomplir son objectif : combattre, tuer et saccager. Même si les 10 minutes de combat peuvent être cumulées plusieurs fois d’affilée, il aurait été préférable d’au moins offrir un paramètre permettant de définir soi-même la durée d’une partie. Il est vraiment dommage de devoir participer à une bataille se déroulant sur plusieurs jours en devant continuellement s’interrompre toutes les dix minutes. Non seulement le rythme du jeu en prend un coup mais, en plus, si on a le malheur, après X jours de combat, de ne pas avoir rempli son objectif (par exemple la prise d’une ville) ou de décéder, la mission est annulée. Il faut alors la recommencer plus tard… Inutile de dire qu’il y a de quoi être frustré, surtout lorsque l’on est à deux doigts d’éliminer un commandant et que la partie est sur le point de s’achever…

A cette idée complètement loufoque de limiter les parties dans le temps, on ajoute un manque flagrant de variété dans les décors, un gameplay vraiment trop rigide, une trop grande répétitivité (l’objectif ne variant jamais), une carte peu pratique et un mode multijoueur aux abonnés absents, ce qui s’avère être une véritable hérésie pour un jeu de stratégie en temps réel… Enfin, stratégie, si l’on en croit le papier…

L’art du gâchis




Techniquement parlant, Bladestorm n’en mène pas large. Koei a beau avoir amélioré le moteur graphique de sa série culte des Dynasty Warriors, le constat demeure clairement en deçà de ce que l’on a l’habitude de voir sur nos consoles de salon. Malgré un design très réussi, le titre ne parvient pas à nous convaincre, la faute à des décors fades, peu variés et affichant des bugs graphiques hideux. On regrettera sincèrement que l’éditeur n’ait pas pris la peine d’afficher le même moteur graphique que celui de Dynasty Warriors 6… Pour la bande sonore, rien de particulier. C’est du Koei et, par définition, cela implique du très bon (les musiques, les sous-titres, les bruitages) et de l’exécrable (les voix françaises). Les habitués de Dynasty Warriors, Samurai Warriors et autres Orochi ne seront pas dépaysés. Les autres seront sans doute ravis de découvrir un titre sérieux dans lequel les voix des différents protagonistes donnent l’envie d’éclater de rire. Reste qu’après autant d’épisodes, on est en droit de se demander si l’éditeur n’a pas délibérément décidé d’inclure des voix de cet acabit, juste « pour le style »… Après tout, c’est quasiment devenu une habitude et il faut reconnaître que cela lui confère un certain style…

Point complet
Malheureusement, Bladestorm ne parvient pas à tenir toutes ses promesses, la faute à un manque flagrant de variété, de profondeur et à des phases de jeu beaucoup trop courtes. Le titre aurait pu être une belle alternative à un Kingdom Under Fire, mais il faut reconnaître qu’il n’en mène pas large face au jeu de stratégie de BlueSide. Intéressant mais mal pensé, épique mais bancal, long mais répétitif, le titre de Koei aurait besoin de beaucoup plus pour percer sur le marché. C’est d’autant plus dommage que l’on discerne bien les bases d’un bon jeu…

On a adoré :
+ De bonnes idées
+ Le côté historique
+ De grandes batailles
+ Des troupes variées
+ La customisation
+ Une bonne durée de vie
On n'a pas aimé :
-Pas très joli…
-Un gameplay trop rigide
-Peu de variété dans les décors
-Des phases de jeu trop courtes
-Pas de multijoueur
-Beaucoup trop répétitif
-Les voix françaises
-La carte


Consulter les commentaires Article publié le 22-03-08 par Etienne F.



 
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