Test Assassin's Creed Chronicles : China - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Assassin's Creed Chronicles : China



Editeur
Ubisoft
Développeur
Climax UK
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.04.2015
Nombre de joueurs
1
Thème
Médiéval
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
9,00 €

La licence Assassin's Creed est au coeur de l'actualité depuis de nombreux mois. Après le lancement calamiteux de Unity et l'annonce récente du nouvel opus Syndicate, voici venir Assassin's Creed Chronicles : China, premier jeu d'une nouvelle trilogie qui se veut quelque peu différente des habituels opus de la série. Exit la 3D et place à un univers en 2.5D, une nouvelle héroïne et de nouveaux lieux. Voyons voir si ce volet redonne un peu de souffle à cette saga en perte de vitesse…

Assassin’s Creed autrement…




Vous incarnez Shao Jun, dans la Chine du XVIème siècle, dernière survivante des Assassins, qui est bien décidée à se venger des Templiers, avec l'aide d'Ezio Auditore. A l'image des opus plus "traditionnels" de la saga, il faut alterner entre combats et infiltration. Pour cela, notre héroïne dispose d'une panoplie de coups qu'elle apprend au fur et à mesure de son aventure et de sa progression. On peut donc attaquer (avec plus ou moins de force), bloquer (puis contrer avec un coup de pied), tuer un ennemi en sautant ou en glissant, ou bien encore utiliser quelques gadgets. Les pétards étourdissent les ennemis, les couteaux de lancer interagissent avec le décor (pour déclencher un piège ou s'ouvrir une voie), et il est également possible de distraire un ennemi pour le contourner. Le jeu, en 2.5D, propose un level design jouant souvent sur la hauteur, avec des passages souterrains, ou permettant de s'accrocher au plafond, histoire de diversifier les approches. Les décors jouent également sur des niveaux de profondeur et quelques mouvements de caméra à 90° dynamisent quelque peu la mise en scène. Malgré tout, bien que le jeu semble proposer plusieurs chemins pour arriver à ses fins, il reste linéaire et vous tient globalement par la main. Shao Jun est agile, elle grimpe, saute ou rampe avec une aisance agréable, aussi bien dans sa prise en main que dans ses animations fluides et réussies.

Cette souplesse ne se retrouve malheureusement pas dans les combats, plutôt rigides. Les coups s'enchaînent et le système de contre est facile à prendre en main, mais une certaine latence dans les mouvements est parfois fatale. Les bourrins devront se faire une raison : le jeu privilégie clairement l'infiltration, comme en témoigne le système de médailles à la fin de chaque passage important. Si vous souhaitez viser l'or, il faudra se faire le plus discret possible et ne tuer personne, ce qui sera un bon challenge pour les plus pointilleux. Preuve de cette orientation, votre personnage ne dispose au départ que de deux barres de vie (un peu plus par la suite), ce qui est synonyme de mort en deux coups. Plusieurs options s'offrent à vous pour éviter les confrontations : Shao peut se cacher dans un recoin ou derrière un poteau, ou encore se dissimuler derrière un rideau, des buissons ou même dans la foule, une nouvelle jauge à débloquer appelée Helix permettant de le faire encore plus rapidement. Bien planqué, il est possible de zigouiller un ennemi et de planquer son cadavre dans la foulée. Il ne faut en effet pas laisser traîner les cadavres, sous peine d'alerter les autres gardes et de déclencher une alarme, mettant tout le monde en alerte et faisant arriver quelques renforts. Les assassinats sont réussis et peuvent être exécutés de manière acrobatique, en étant par exemple accroché à un rebord de fenêtre.

Quand l’I.A. cueille les fraises…




Les ennemis sont variés et certains sont lourdement armés (épée, bouclier), ou peuvent vous attaquer à distance, attaques qu'il est possible d'esquiver avec un bon timing. Le jeu vous file d'ailleurs un sacré coup de main : les gardes disposent d'un cône de vision, visible à l'écran, qu'il faut éviter, sous peine de le voir virer au jaune, ou pire, au rouge. Si le système s'avère bien pensé et a déjà fait ses preuves, il montre malheureusement très vite ses limites, la faute à une I.A. dite de « poisson rouge ». En effet, en cas de détection, il suffit au joueur de s'éloigner ou de se planquer une dizaine de secondes pour que les gardes de la zone l'oublient. Pire encore, ces derniers reprennent leurs rondes comme si rien ne s'était passé, en marchant carrément sur le cadavre de leur pote, cadavre qui les avait pourtant mis au taquet quelques secondes auparavant. C'est loin d'être réaliste, et ces "oublis" rendent le jeu trop facile, malgré un ou deux passages un peu plus corsés. Certaines portions de jeu nous mettent carrément face à un enchaînement d'ennemis qui vous tournent absolument tous le dos. Il suffit donc de courir vers eux et de les assassiner par derrière en série. D'autres niveaux obligent par contre le joueur à fuir (face à un incendie par exemple), dans des séquences scriptées mais pas désagréables à jouer, grâce une fois encore à l'agilité du personnage.

La durée des 12 séquences est donc assez inégale, certaines étant assez longues tandis que d'autres, comme la cinquième, ne durent que quelques minutes. Globalement, il vous faudra environ six heures pour terminer le jeu, en comptant les quelques quêtes secondaires disponibles (récupération d'objets, assassinats ou activation d'autels). Les joueurs souhaitant par contre obtenir toutes les médailles d'or et dénicher tous les fragments d'animus et autres coffres en auront pour une dizaine d'heures. Graphiquement, le titre de Climax est très agréable à l'oeil. A la fluidité sans accroc s'ajoute un style aquarelle des plus jolis, qui est plutôt travaillé. La palette de couleurs est agréable et alterne les niveaux colorés et ceux plus sombres, afin de donner un côté plus dramatique à certains passages. Petit bémol, les intérieurs sont moins variés et proposent des textures plus répétitives. Les décors traversés restent néanmoins variés (village, montagne, port) et semblent fidèles à la Chine du XVIème siècle. Les musiques qui accompagnent le joueur sont également très agréables, proposant des sonorités discrètes mais mettant parfaitement dans l'ambiance. De nombreux effets graphiques sont réussis, comme l'eau ou le feu, et les jeux de lumière sont également travaillés. On note simplement un léger aliasing sur certains contours de fond ou certaines bâtisses, mais rien de bien méchant. L'aspect technique est donc une réussite.

Point complet
Assassin's Creed Chronicles : China se pare d’un style graphique réussi et agréable, ainsi que d’une ambiance immersive et travaillée. Le jeu propose de se la jouer action ou infiltration, mais privilégie malgré tout cette dernière possibilité. Votre personnage se contrôle avec aisance et fluidité et dispose d'une palette de coups et de gadgets variés. Mais alors, qu'est-ce qui coince ? Les combats tout d'abord, moins fluides dans les actions, et donc souvent frustrants, que l'on préfére du coup rapidement éviter. Puis il y a l'I.A. ennemie, simpliste, qui oublie bien trop rapidement votre présence et les collègues assassinés. Le jeu est donc, à un ou deux passages près, trop facile, n’offrant qu’un challenge limité malgré la quête des médailles d'or et de quelques bonus. Ce premier opus de Chronicles reste donc sympa à jouer, le temps de courtes sessions, mais il manque encore d'ambition.

On a adoré :
+ Univers travaillé
+ Style aquarelle réussi
+ Ambiance sonore de qualité
+ Gadgets sympathiques et utiles
+ Action ou infiltration
+ Durée de vie très correcte
+ Perso souple aux nombreux mouvements…
On n'a pas aimé :
- Malgré des combats en deçà, trop rigides
- I.A. trop limitée
- Scénario manquant d'intérêt
- Une certaine lassitude sur la fin
- Décors intérieurs plus ternes


Consulter les commentaires Article publié le 19/05/2015 par Lionel B.


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