Test Arslan : The Warriors of Legend - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Arslan : The Warriors of Legend



Editeur
Tecmo Koei
Développeur
Omega Force
Genre
Action Tactique
Statut
Disponible
Date de sortie
  12.02.2016
Nombre de joueurs
1

Trente ans... Voilà presque trente ans que nos amis japonais suivent les chroniques d'Arslan. D'abord en romans, puis en animes, en mangas sans oublier un rapide tour vidéoludique sur Mega Cd dans les années 90. Il aura fallu attendre 2008 pour que l'œuvre de Yoshiki Tanaka débarque dans nos contrées et se fasse connaître du grand public français. Presque pour fêter ses 30 printemps, Arslan : The Warriors of Legend reprend les bases en nous proposant de (re)découvrir sur Xbox One le tout début de la saga grâce à l'expérimenté studio Omega force, à qui l'on doit notamment la série des Dynasty Warriors ou le moins connu Winback sur Nintendo 64. L'ambiance médiévale de Arslan : The Warriors of Legend, couplée à son gameplay résolument nippon, arrive-t-elle à convaincre un nouveau public occidental gavé aux méga productions futuristes ?

Une adaptation de plus…




Le mode histoire de Arslan : The Warriors of Legend nous met dans la peau du jeune prince Arslan, unique héritier du royaume de Parse, qui grandit en pleine guerre contre le royaume de Lusithania. Lors de sa première bataille à Atropatene, le jeune prince découvre la traîtrise du Général Kharlan, qui permet à l'envahisseur de s'emparer de Parse en faisant prisonnier le Roi Andragoras III. Arslan doit fuir pour trouver des alliés et tenter de sauver son père ainsi que reconquérir son royaume. Le titre alterne entre phases de jeu sous la forme d'un muso assez "classique" et de nombreuses cinématiques plutôt longues. Il n'est pas rare de jouer moins que de regarder avancer la trame scénaristique. Le jeu est intégralement doublé en Japonais, sous-titré en Anglais. Même si on comprend assez facilement le fil de l'histoire et que les voix sont de bonne facture, on aurait apprécié pouvoir savourer toutes les subtilités du scénario dans la langue de Molière. De nombreux thèmes sont abordés au fil de l'aventure : la religion, l'esclavagisme, la loyauté... pour ne citer qu'eux. Le soft propose donc une certaine réflexion en "second degrés" et ce n'est pas pour nous déplaire. Les phases de jeu se passent pour la plupart dans des environnements extérieurs ou dans des champs de bataille.

Les personnages jouables, en vue à la troisième personne, doivent se frayer un chemin à pied ou à cheval, parmi les centaines d'ennemis affichés à l'écran, pour rejoindre un objectif particulier ou se défaire d'une cible donnée. Pour se faire, les héros ont à leur disposition plusieurs armes de mêlée qu'ils peuvent faire évoluer au gré de l'expérience acquise sur le champ de bataille. Le soft propose une grosse partie RPG en permettant de faire évoluer les armes vers l'élément feu, eau, vent ou miasma (une sorte d'énergie qui altère le statut des opposants). Les personnages ne sont pas en reste puisque le joueur peut également "booster" les protagonistes avec un système de cartes qu'il confère aux personnages. Ces cartes sont très nombreuses et se gagnent au fil des combats ou lors de la complétion rapide des objectifs. Les cartes étant notées de C à A, il faudra réaliser de bons exploits pour gagner les meilleures. En effet, le jeu note tout le temps la performance du joueur en proposant de réaliser les objectifs en un temps donné. Tout le challenge réside dans l'équilibre entre le nombre d'ennemis vaincus et la rapidité à accomplir la mission. Tout comme les cartes précédemment citées, les notes de fin de mission vont de D à A, cependant une note spéciale S est attribuée aux meilleures performances.

En ce qui concerne les cartes de note S, il faudra passer par un générateur de cartes qui absorbera la puissance d'au moins cinq d’entre elles (jusqu'à dix) pour en engendrer une nouvelle bien plus puissante. Il est conseillé de bien réfléchir avant de se défaire de certaines cartes et tenter de créer une carte classée S. Pour finir avec l'évolution des persos, Arslan rencontre assez tôt dans l'aventure un jeune prodige de la cuisine nommé Elam. Ce dernier pourra concocter des mets délicieux (sous forme de cartes encore) à utiliser pour augmenter telle ou telle capacité des héros. Pour gagner ces bonus, il faudra remplir une série d'objectifs spéciaux pendant les missions. Le jeu est fait de sorte que le joueur doive refaire plusieurs fois les niveaux pour tout débloquer. Côté combats "purs", le héros dispose d'une attaque simple et d'une attaque puissante, les deux permettant de réaliser bon nombre de combos à débloquer au fur et à mesure que le personnage monte en niveau d'expérience. Une attaque surpuissante unique à chaque personnage permettra de faire "le ménage" mais consommera la barre de spécial qu'il faudra recharger en abattant des ennemis. Que les âmes sensibles se rassurent, elles auront beau taillader les troupes ennemies dans tous les sens, aucune goutte de sang ne sera affichée à l'écran. Le jeu propose malheureusement une aventure un peu trop linéaire et n'autorise aucune alternative ou stratégie dans la réalisation des objectifs.

Avec de beaux atouts




Même si le nombre de personnages jouables est assez conséquent, il ne permet pas non plus de varier tant que ça la façon d'aborder les batailles. Le joueur se contentera de foncer dans le tas et d'avancer vers le prochain objectif. Certaines phases proposent des charges de cavalerie (Mardan Rush dans le jeu) qui servent principalement d'interlude entre deux secteurs, du fait de leur simplicité et de leur rapidité d'exécution. Graphiquement, le soft s'en sort bien dans l'ensemble mais sans plus. On devine facilement que ce n'est pas aisé d'afficher tant d'ennemis sans délaisser la beauté des environnements. La puissance graphique de la console n'étant malheureusement pas illimitée, il n'est pas rare de voir apparaître les unités tardivement occasionnant un certain "clipping". Les personnages jouables sont parfaitement réalisés et animés, cependant les environnements où ils évoluent sont bien trop vides. Certaines textures dans les forts ou dans les villes auraient mérité un peu plus d'attention. La bande-son orchestrale, composée d'une bonne vingtaine de titres, ravira probablement les fans du genre sans pour autant proposer des morceaux d'exception. Question de goût… Le plus gros problème vient de la gestion de la caméra qui ne permet pas de verrouiller une cible. Il arrive ainsi fréquemment que cette dernière se retrouve hors du champ de vision après un long combo. Il faudra continuellement jouer du stick droit pour remettre l'ennemi visé dans l'axe.

Il est fortement conseillé de démarrer l'aventure en normal puis de s'attaquer aux modes hard ou extrême plus tard avec des personnages évolués améliorés par quelques bonnes cartes. Une douzaine d'heures sont nécessaires pour voir le générique de fin, cinématiques comprises. Une fois l'aventure bouclée, le joueur peut s'intéresser au mode libre, qui permet de rejouer n'importe quel chapitre avec le personnage de son choix afin de récolter de l'expérience et tenter de gagner les cartes S ou les recettes d'Elam. Dans ce mode, tout est paramétrable, de la difficulté à la tenue du personnage en passant par la musique. Les plus acharnés voudront tout faire et tout trouver tant que la lassitude ne les poussera pas à passer à autre chose. Il y en a pour des heures ! Il est possible de parcourir l'intégralité de mode libre (ou du mode histoire) en coop avec un ami en écran splitté. La différence notable avec le jeu solo se trouve dans le nombre d'unités ennemies affichées revu à la baisse ainsi qu'une distance d'affichage de ces dernières diminuée, ce qui accentue un peu plus l'effet "popping" des méchants qui apparaissent à quelques mètres.

En coop online, aucun défaut technique n'est à signaler, ce mode se révèle intéressant pour les joueurs qui veulent s'attaquer aux difficultés supérieures et maximiser leurs chances de réussite. Enfin, le soft dispose d'un univers très complet et complexe, la bonne idée des développeurs ayant été d'intégrer une encyclopédie permettant d'en apprendre beaucoup sur les personnages, la chronologie des faits ou sur la terminologie utilisée tout au long de l'histoire. Le dernier mode n'est autre que le mode galerie, qui permet de re-visionner toutes les cinématiques ainsi que d'apprécier le travail d'animation ou de doublage en parcourant les postures, les sound tests de tous les persos. Même si l'intérêt de la galerie est limité, elle est tellement complète qu'on ne peut que remercier les développeurs pour sa présence.

Point complet
Au final, Arslan : The Warriors of Legend est un titre très plaisant, bourré de petits challenges et particulièrement généreux dans les bonus, sans aucune micro-transaction (ce qui est assez rare actuellement pour être souligné). On regrette juste la linéarité des batailles et la traduction réservée aux anglophones. Certains diront peut-être que le titre est un dessin animé où on joue de temps en temps mais, quoi qu'il en soit, le genre n'étant pas très représenté sur la console de Microsoft, Arslan : The Warriors of Legend ravira les joueurs en manque d'exotisme vidéoludique.

On a adoré :
+ De nombreux persos à faire évoluer
+ Scénario travaillé
+ Nombreuses cinématiques
+ Doublage convaincant
+ Beaucoup à faire, bonne rejouabilité
+ Solo, coop en local ou en ligne... tout y est
On n'a pas aimé :
- Pas localisé en Français
- Caméra capricieuse
- Quelques défauts techniques
- Linéaire


Consulter les commentaires Article publié le 14/02/2016 par Bruce S.


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