Test Alone in the Dark - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Alone in the Dark



Editeur
Atari
Développeur
Eden Games
Genre
Action Aventure Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.06.2008
  24.06.2008
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Mémoire
4,4 Mo par sauvegard
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Annoncé à l’origine comme le renouveau du Survival Horror, Alone in the Dark s’annonçait tout simplement grandiose. Une ambiance sombre, des scènes d’action variées et une gestion du feu intéressante, voilà les atouts qui avaient été mis en avant lors de la promotion du titre. Mais le soft a vite provoqué une vive controverse lorsque les joueurs se sont aperçus que le gameplay était d’un autre âge. Reste alors à savoir si les développeurs, à force de jouer avec le feu, ont cramé leur dernière cartouche ou s’ils ont réussi à animer le feu de la passion qui brûle au plus profond des amateurs du genre…

Une nouvelle orientation




La fin du monde est proche ! Partout dans New York des racines émergent du sol et des créatures sont vomies des entrailles de la terre, menaçant l’espèce humaine d’une disparition prématurée. Au milieu de ce chaos, un homme qui a oublié son identité et perdu sa mémoire tente de survivre. Son nom ? Il ne le connaît pas. Son but ? Il n’en a pas la moindre idée, mais il sait qu’il est lié à tous ces événements. L’aventure commence dans un bâtiment non loin de Central Park. Vous êtes drogué et deux hommes vous observent. L’un d’eux dit qu’ils n’ont plus besoin de vous et qu’ils peuvent vous liquider… Un homme vous emmène alors vers le toit pour vous exécuter… Mais l’improbable se produit alors qu’il ouvre la porte… Il est aspiré à l’intérieur et dévoré vif par une créature qui reste tapie dans l’ombre. L’ambiance est pesante. Rapidement, le héros reprend conscience et tente de s’échapper des lieux… Partout dans le bâtiment, des gens tentent de fuir et sont rattrapés par des fissures qui les avalent dans les murs. Pour une fois dans sa vie, le joueur est surpris : il ne doit pas se battre contre quelque chose de visible qui est constitué de chaire mais contre un ennemi qui peut surgir de n’importe où et n’importe quand… La tension est palpable. Malgré cette ambiance, les premiers pas dans l’aventure sont plutôt déconcertants. On admire la beauté des lieux, les possibilités qu’offrent le gameplay et l’ambiance, mais on peine à diriger son personnage tout en hésitant entre les deux vues qui sont proposées. L’une des particularités de ce nouvel Alone in the Dark est en effet de proposer un gameplay éclectique. Impossible de retrouver les sensations d’un Resident Evil ici, ni même des précédents opus de la série. Le jeu se veut être avant tout un cocktail d’idées novatrices. Il tente de faire bouger les choses en apportant sa pierre à l’édifice. Le pari était osé et risqué, et tous les aspects du gameplay ne pouvaient être à la hauteur…

Du côté de la prise en main tout d’abord, il faut savoir que le jeu propose de passer de la vue à la troisième personne (avec caméra fixe, bugs et prise en main ultra difficile) à la vue à la première personne (façon FPS, simple et efficace) par la simple pression d’une touche. Entre les deux options, notre choix se fixe rapidement… La vue à la troisième personne est vraiment pénible tant les angles de caméra sont mal choisis et surtout tant le système de combat au corps à corps est lamentable. Mais il était impossible de passer à côté de cette vue qui était nécessaire pour certaines énigmes du jeu et qui offre tout de même quelques caractéristiques qu’il aurait été difficile d’exploiter à la première personne… Pourtant, le système n’était pas bien compliqué et on comprend pourquoi Eden a voulu l’implanter. Dans Alone in the Dark, vous pouvez prendre tous les objets entre vos mains et les utiliser, que ce soit pour vous battre, défoncer une porte, jouer avec la physique ou tout simplement les utiliser. Prenons un exemple pour expliquer la situation : vous êtes seul dans un gigantesque hall et une créature vous attaque. Pour l’éliminer, vous pouvez bien sûr prendre votre arme et la plomber… Mais il faudra impérativement la brûler pour en venir à bout. Après qu’elle soit tombée sous quelques balles, vous devrez donc prendre un objet inflammable et vous diriger vers un feu pour l’allumer. Pour le bouger, il faudra utiliser le stick analogique droit. Le système n’est pas du tout évident et est surtout très mal conçu. Une fois l’objet enflammé, vous devrez brûler votre adversaire… Inutile de dire que ces phases de jeu sont pénibles, même si elles sont peu nombreuses et n’interviennent qu’au tout début de l’aventure. Mais d’un autre côté, ce système prend tout son sens avec les énigmes. Un câble électrique baigne dans l’eau et vous empêche de progresser ? Qu’à cela ne tienne ! Prenez une perche et tirez le câble hors de l’eau en l’agrippant. La retranscription du mouvement nous laisse tout simplement sans voix tant le concept est génial. Le problème, c’est que ce n’est pas nécessairement évident à faire…

Brûle en enfer !




En vue à la première personne en revanche, les choses sont beaucoup plus faciles. Vous disposez d’une arme à feu qui vous permet d’éliminer vos ennemis. Mais vous pouvez également ramasser des tas d’objets que vous trouverez au cours de l’aventure ! Par exemple, vous pourrez utiliser des bouteilles d’alcool qu’il faudra lancer au ralenti, puis viser, pour enflammer les ennemis à proximité. La seconde grosse particularité du jeu réside dans son système d’inventaire qui se trouve dans votre veste. Par la simple pression d’un bouton vous y accédez. Celui-ci propose un certain nombre d’espaces destinés à accueillir des objets variés tels qu’une lampe de poche bien sûr, des bouteilles, du papier collant, un couteau, des mouchoirs et tout un tas d’autres objets à découvrir. En les prenant séparément, ils n’ont généralement pas beaucoup d’intérêt. En revanche, vous pouvez tenter de les « fusionner ». Un spray utilisé seul peut vous soigner, mais avec un briquet, il peut servir de lance-flammes portable… Ajoutez un peu de papier à une bouteille et vous la transformerez en cocktail Molotov ! L’idée est géniale et offre des tas d’applications. Par exemple, à un moment de l’aventure, vous serez face à un puzzle assez coriace : face à vous une grille. A côté de cette grille, un trou qui mène de l’autre côté de la grille… Pour ouvrir la grille, il est évident qu’un mécanisme doit s’enclencher, mais il est impossible de passer pour exploser le nid de créatures qui a émergé devant le faisceau lumineux… Heureusement, il y a cette petite créature qui rampe jusqu’à la tache de sang située de votre côté de la grille et qui doit passer par le tunnel pour venir sucer l’hémoglobine. Si vous la tuez, cela ne changera rien à votre situation et vous serez toujours bloqué. Dès lors, il faut réfléchir, trouver LA solution… Et il faut reconnaître que ce n’est pas toujours évident de songer à quelque chose d’intelligent. Rarement les joueurs sont amenés à réfléchir vraiment dans un jeu, d’une manière logique. Dans Alone in the Dark il faut agir comme dans la « vraie » vie. Le jeu vous permet de tenir un raisonnement réaliste qui vous permettra de trouver la solution. Et c’est sans nul doute l’une de ses plus grandes qualités. Dans le cas présent, il fallait utiliser une bouteille d’alcool et du scotch pour la coller sur le dos de la bestiole. Mais ce n’est pas tout ! Il fallait également songer à percer la bouteille avec son couteau de sorte que la créature soit suivie d’une traînée d’alcool qui irait jusqu’à son nid… Une fois à l’emplacement idéal, il suffisait de sortir son briquet pour enflammer l’alcool et se débloquer de la situation. Il faut faire avec les moyens du bord. La plupart du temps, le jeu offre plusieurs manières d’agir. A vous de trouver les bons objets et de bien réfléchir à vos actes…



En plus de ces séances de réflexion, Alone in the Dark propose de nombreux gunfights, que ce soit contre des zombies, des sortes de coléoptères ou des crevasses… Chacune de ces créatures demande une certaine manœuvre pour être éliminée et mettra parfois à rude épreuve vos méninges. Passé deux ou trois chapitres, le jeu prendra une toute autre orientation : fini l’aventure linéaire qui n’offre que quelques possibilités, place à la liberté d’action dans Central Park ! Eden Games a une fois de plus parfaitement pensé la chose : c’est bien simple, vous pouvez aller n’importe où dans le parc, éliminer des créatures, découvrir les secrets que renferment certains lieux et utiliser des véhicules pour vous déplacer (très simples à utiliser d’ailleurs). Certains objectifs « principaux » sont indiqués sur la carte, mais il y a également des objectifs secondaires, comme le fait de devoir éliminer plusieurs racines en les brûlant. Celles-ci sont disséminées à travers la carte et sont généralement situées dans les endroits les plus dangereux… A vous de découvrir comment combattre les fissures et l’eau noire qui vous aspirera si vous marchez dedans…

Vu la grandeur des niveaux et la variété des actions, Alone in the Dark est un jeu impressionnant, que ce soit d’un point de vue technique (même si le jeu n’est pas exempt de bugs et que certaines textures sont moches) ou mise en scène. Le jeu est en effet divisé en chapitres eux-mêmes découpés en sous-chapitres. Passé chaque sous-chapitre, le jeu sauvegarde automatiquement votre progression. Mais si vous bloquez à une mission et ne parvenez pas à vous décoincer, vous pouvez très bien sauter le passage et tenter la mission suivante. Ce système est très bien pensé et permet de se décoincer à tout moment. Bien sûr, celui qui l’utilisera pour sauter toute l’aventure et voir la fin du jeu a un comportement stupide et il ne sera d’ailleurs pas récompensé par les succès. Mais il faut reconnaître que l’option peut vraiment nous aider dans le cas où on est coincé…

Même pas peur !




Si le jeu exerce un charme indiscutable, c’est sans nul doute en raison de son scénario et de l’ambiance qui ressort. Annoncé comme un survival horror, Alone in the Dark n’a pourtant pas grand-chose d’effrayant, même s’il est vrai que plusieurs scènes pourront vous faire sursauter. On n’est pas dans un film de zombies ni dans le dernier film d’épouvante à la mode mais bel et bien dans un jeu d’aventure qui se déroule le jour de l’apocalypse. Autour de vous, c’est le chaos. Bien sûr vous pouvez aider certaines personnes, mais l’univers est impitoyable et le héros semble être le seul capable de se sortir de cette situation. New York est submergée par l’odeur de la mort de millions d’habitants qui se transforment en zombies ou meurent avalés par les crevasses. L’ambiance n’est pas « flippante », mais terrifiante. Grâce à la prise en main assez réaliste du jeu, on se sent immergé dans l’aventure. On la vit vraiment…

Alors bien entendu, la fin du jeu est assez déconcertante, les combats au corps à corps lamentables et les animations assez décevantes, mais dans l’ensemble, cet Alone in the Dark s’en tire tout de même avec les honneurs, que ce soit pour la fraîcheur qu’il apporte au genre ou l’ambiance qu’il parvient à mettre en place. Qui plus est, vous aurez le choix de choisir vous-même la fin du jeu et vous pourrez choisir de zapper les combats au corps à corps… Difficile dans de telles conditions d’en vouloir vraiment aux développeurs du jeu qui ont non seulement tenu un pari risqué mais également fourni un travail gigantesque pour produire un jeu qui sorte du lot. Plus qu’un simple jeu d’aventure, Alone in the Dark est une histoire qu’on vit éveillé. Certes, le titre est entaché de quelques défauts et on ne peut s’empêcher de se dire que 6 mois de développement supplémentaires auraient suffit à le rendre excellent, mais il faut reconnaître que le titre demeure tout de même assez bon et est vraiment très agréable à parcourir pour peu qu’on prenne la peine d’y goûter vraiment tout en partant sans a priori.

Point complet
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle version d’Alone in the Dark nous laisse un sentiment d’inachevé en bouche. Injustement condamné par beaucoup, le titre d’Eden Games aurait mérité un accueil plus chaleureux, ne serait-ce que pour la fraîcheur qu’il apporte au genre ou l’originalité de son gameplay. Lamentable lors des phases de combat à la troisième personne mais jouissif à la première personne, le jeu d’Atari ne sait vraisemblablement pas sur quel pied danser. On passe de l’indigeste au génie en l’espace d’une fraction de seconde et on finit par se demander pourquoi Eden n’a pas travaillé ne serait-ce que quelques mois de plus sur son bébé… Si vous voulez un jeu d’action grand public ou un survival horror flippant, évitez-le comme la peste. En revanche, si vous recherchez un jeu qui sort des sentiers battus et qui propose une aventure solo inoubliable, le soft se doit de figurer dans votre ludothèque. Peu importe ses faiblesses et la fin, aussi déconcertante soit-elle, Alone in the Dark est une aventure que l’on vit pleinement éveillé et qui apporte de nombreuses nouveautés au genre.

On a adoré :
+ L’ambiance du jeu
+ Les énigmes, géniales
+ La variété des situations
+ Les interactions
+ Le gestion du feu et de la lumière
+ La vue à la première personne
+ Le scénario
+ Le système des chapitres
+ De jolis graphismes
On n'a pas aimé :
- La prise en main à la 3ème personne
- La fin, déconcertante
- Les animations
- Quelques bugs
- Un goût d’inachevé


Consulter les commentaires Article publié le 29-07-08 par Etienne F.



 
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