Test Aliens vs. Predator - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Aliens vs. Predator



Editeur
Sega
Développeur
Rebellion
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.02.2010
  16.02.2010
Nombre de joueurs
1 à 18
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Aliens, Predator, deux races mais aussi deux créatures mythiques qui ont fait l’objet d’œuvres cinématographiques. Toutes deux sont connues aussi bien séparément qu’ensemble avec les Aliens vs. Predator. Mais ces licences se sont aussi illustrées dans le monde du jeu vidéo avec notamment l’excellent Alien vs. Predator de 1994 sorti sur Jaguar et l’Aliens vs. Predator de 1999 sorti sur PC. Tous deux ont été développés par Rebellion. Ainsi, le fait de savoir que le studio planchait sur un nouveau jeu vidéo basé sur cette licence pour les consoles de nouvelle génération avait de quoi rassurer les fans. Quoique, pas forcément puisque c’est cette même équipe qui est responsable entre autres du catastrophique Aliens vs Predator de 2007 sorti sur PSP, et plus récemment des calamiteux Rogue Warrior et

Shellshock 2 : Blood Trails

. Autant dire que le studio avait tout à prouver en revisitant la licence qui a fait sa (bonne) réputation il y a bien des années… Y est-il parvenu ?

Et un, et deux, et trois… zéro pointé ?




Aliens vs. Predator reprend une idée qui a fait mouche à l’époque : proposer une campagne permettant de jouer avec les trois races présentes dans l’univers, à savoir les aliens, les predators et les humains. Pour ce volet de 2010, Rebellion n’a pas souhaité changer la recette afin de proposer trois expériences différentes interconnectées. L’idée de base est bonne et permet de varier les plaisirs puisqu’à chaque mission on peut décider de continuer dans la peau de l’une des trois créatures. Même si le scénario est des plus plats et est introduit par des mises en scène qu’ils auraient pu à la limite couper au montage, il faut bien avouer que l’univers des licences est extrêmement bien retranscrit, ce qui présente assurément un plus indéniable pour tous les amateurs de ces bestioles fantastiques. Mis à part les doublages français qui laissent à désirer, la bande sonore en provenance des films appuie l’expérience de jeu pour une fidélité des plus appréciables. Sonorités, cris, musiques et bruitages nous transportent donc. Toutefois, le joueur lambda aura bien du mal à décoller tandis que le fan invétéré peu regardant sur les détails réussira à s’immerger dans l’aventure avec plaisir. Explications…

La campagne avec l’Alien est certainement la plus décevante des trois à cause de sa durée de vie vacillant entre 1h30 et 2h selon le niveau de difficulté choisi. En sus, le gameplay n’est pas des plus évidents et demande un bon petit temps d’adaptation avant d’être maîtrisé, le xénomorphe pouvant notamment se déplacer sur toutes les surfaces en usant des gâchettes. Ceux qui ne se repèrent pas facilement dans l’espace auront bien des difficultés à s’adapter. Les autres en revanche, une fois l’alien bien en main, réussiront à y trouver un peu de plaisir en attaquant les ennemis avec leurs griffes et leur queue. Agile, rapide (ce qui ne facilite pas les changements d’orientation), il peut fondre sur l’ennemi assez facilement pour lui faire regretter d’avoir croisé son chemin. Le gameplay n’est pas trop mal pensé et est accompagné de finishing moves assez variés et spectaculaires, d’un radar bien utile pour essayer de se repérer un minimum, de la possibilité de briser les ampoules et autres lampes à portée afin de se faire discret, etc. Toutefois, ce dernier montre vite ses limites et les nombreux bugs de collisions (notamment lors de sauts sur les proies coupés nets à cause d’un élément du décor non pris en compte dans le script) laissent un goût amer en bouche. On apprécie la brutalité, moins la durée de vie et le manque de finition.

La campagne avec le Marines est celle qui se rapproche le plus d’un FPS classique. D’un côté c’est un bon point puisque c’est celle qui offre le gameplay le plus rapidement appréhendable. D’un autre côté, c’est un mauvais point puisque c’est aussi le passage qui souffre le plus de la comparaison avec les autres jeux du genre. Et c’est bien là que le bât blesse puisque la plus grosse majorité des titres actuels le surpassent en tous points ou presque. L’avancée est archi linéaire et totalement dirigiste, le personnage est rigide, ses mouvements sont limités et il a quelques armes pour shooter les aliens qui se montrent. Ce n’est pas bien original et ça manque de saveur dans la prise en main. Toutefois, cette partie est orientée survival-horror et cela permet de sauver quelque peu les meubles. Le détecteur de mouvements implanté, les cris et le fait de devoir régulièrement avancer en ayant pour source de lumière principale sa petite lampe torche apportent une certaine oppression que le joueur ressent bien. Le stress est là et la « rareté » des affrontements ne fait que l’accroître, chacun offrant une certaine tension (enfin dans les niveaux de difficulté avancés comme le Cauchemar). Dommage que les sprints, pour un soldat tout de même bien entraîné, soient aussi courts, cela entache un poil la progression. A cela il faut rajouter un feature qui paraît bien étrange pour tout fan qui se respecte. En effet, histoire de compenser la « fragilité » de l’humain, celui-ci peut se battre au corps à corps avec les xénomorphes en parant comme si de rien n’était leurs attaques avec ses bras et en les achevant avec quelques coups de crosse. C’est aussi appréciable pour l’équilibre entre les races que dommageable en termes de cohérence.

De l’infiltré au prédateur




Enfin, la dernière campagne concerne celle du Predator. Celui-ci porte bien son nom et permet une fois encore de modifier l’orientation du gameplay en offrant cette fois-ci un côté infiltration (à dire relativement vite en toussotant). Dans la peau de cette créature, le joueur ressent la sournoiserie et la puissance de celle-ci. Armes puissantes, différentes visions pour repérer aussi bien aliens qu’humains, invisibilité temporaire, sauts impressionnants à réaliser à l’aide d’un système de marquage (on cible le lieu d’atterrissage et les scripts font le reste), ce rasta peu commode a tout ce qu’il faut pour mener la vie dure à ses ennemis, surtout quand il interpelle d’une façon ridicule un humain, pour l’isoler et le tuer à l’abri des regards indiscrets, qui tombe dans le panneau comme le premier des benêts. Agréable à prendre en main, il est tout de même loin d’être invincible et il est conseillé de faire l’esquisse d’une « tactique » d’approche en jouant avec les compétences de celui-ci plutôt que de foncer tête baissée dans le tas et de se retrouver à recommencer le passage. Mention spéciale une fois de plus aux divers finishing moves qui montrent tout l’agressivité de ce prédateur. En revanche, une fois de plus, la gameplay montre vite ses limites et la rigidité de l’ensemble n’aide pas vraiment à passer outre. Au final, on se retrouve donc avec trois campagnes qui se terminent en un peu moins de huit à douze heures (selon que l’on joue en normal ou en cauchemar), qui permettent de goûter à trois expériences différentes plus ou moins appréciables mais toutes limitées dans le concept et la réalisation, sans parler de la linéarité, du dirigisme et de la rigidité de l’ensemble. Extrêmement moyen pour le joueur lambda, voire même plutôt mauvais pour les fines bouches, ce mode solo se révèle être relativement bon pour les fans de la licence peu regardants. On remerciera surtout l’univers qui apporte un cachet non négligeable et quelques idées qui sont là à défaut d’avoir été bien concrétisées.

Techniquement aussi, le constat est assez mitigé. Les modélisations sont très correctes et font honneur aux deux bestioles mais les graphismes sont d’un niveau bien inférieur. Ce n’est pas moche, mais les développeurs auraient pu faire bien mieux, notamment au niveau des textures. Fort heureusement pour le titre, l’obscurité dominante des niveaux parvient à jouer les cache-misère en faisant illusion. Du coup, sans faire les fines bouches, on se retrouve avec une réalisation passable qui souffre, là encore, de la comparaison avec d’autres titres du genre, comme si les développeurs avaient quelques années de retard sur les autres… Ceci dit, il reste un dernier mode à passer en revue : le multijoueur. Plutôt original grâce à ses sept modes de jeu divers et à la présence des races, celui-ci se révèle être des plus efficaces pour passer quelques soirées, pas bien plus toutefois. En effet, même s’il souffre des tares du gameplay, il arrive à procurer une bonne dose de fun, pour peu que l’on passe outre une attente parfois longue pour rejoindre une partie ou encore le fait qu’il n’y ait que peu de cartes (dans la version normale du moins), pas mal pensées au demeurant. Que ce soit avec du deathmatch et team deathmatch classiques, de la survie, de la chasse au Predator ou le très sympathique mode infestation, on arrive à s’amuser et c’est bien là l’essentiel. Toutefois, il faut impérativement avoir pris en main les trois races au préalable pour éviter de mourir en quelques secondes à peine en multijoueur, les Marines étant notamment les créatures les plus faibles, l’Aliens la plus difficile à contrôler (à cause du repérage dans l’espace dans des moments soutenus) et le Predator la moins indiquée pour ceux qui sont accrocs à l’action non-stop. Chacun y trouvera tout de même son profil pour peu qu’il réussisse à passer outre certains défauts.

Point complet
Si Rebellion a brillé dans le passé, leurs dernières productions ont montré un studio totalement dépassé tant celles-ci étaient médiocres. Toutefois, avec Aliens vs. Predator, les développeurs relèvent quelque peu la barre. L’univers est bien retranscrit, les modélisations sont bien faites et les bruitages en provenance des films font mouche. Le soft se compose de trois campagnes différentes mais interconnectées et chaque espèce offre son propre gameplay. Toutefois, chacun d’eux est limité, sans compter que le titre est linéaire, dirigiste et rigide. S’il est loin d’être mauvais, il souffre surtout d’un sérieux retard sur les productions actuelles, que ce soit au niveau graphique ou au niveau du système de jeu. Reste que les campagnes, malgré celle de l’alien plus décevante que les autres, permettent de passer quelques heures appréciables si on est fan des licences, et il en va de même pour le multi fort sympathique une fois passé outre les défauts déjà cités. Mais les fines bouches ne l’entendront pas de cette oreille et pourront critiquer allègrement bien des points, au risque de passer à côté d’un titre qui a beaucoup de défauts, certes, mais qui a aussi pas mal de qualités que l’on peut avoir tendance à vite oublier…

On a adoré :
+ Univers fidèle
+ Multijoueur sympa
+ Les modélisations
+ Les finishing moves
+ Les bruitages
+ Trois races…
+ Trois gameplay différents…
On n'a pas aimé :
- Plutôt limités
- Rigide
- Linéaire et dirigiste
- Graphiquement dépassé
- Quelques bugs
- I.A. à revoir
- Quelques détails sur le multi


Consulter les commentaires Article publié le 29/03/2010 par Vincent P.



 
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