Test Agents of Mayhem - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Deep Silver
Développeur
Volition
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.08.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Deep Silver et Volition nous proposent un nouveau titre, Agents of Mayhem, qui s’apparente à un spin-off basé sur l’univers de Saints-Row. Orienté TPS, il offre un univers en monde ouvert dans lequel règne l’action, épurée de toute fioriture. Pour dérouiller les ennemis, vous avez 12 agents différents à votre disposition. Un an après sa première apparition, le titre arrive-t-il à convaincre ?

Bienvenu chez Mayhem !



Bienvenue à Séoul, base du groupuscule Légion mené par le Docteur Babylon. Bien entendu, nous devons le poursuivre et l’empêcher de conquérir le monde et d’anéantir au passage les Agents of Mayhem. Après une petite cinématique dont la patte graphique peut faire penser à de vieux comics ou à Battleborn, Perséphone, de l’agence, convoque trois agents et les envoie à Séoul pour détourner une bombe nucléaire de matière noire et tuer Babylon. Nous voilà propulsés dans la première mission servant de tutorial pour poser les bases du gameplay. On y aborde aussi quelques spécificités en étant aux commandes de l’escouade incluant nos trois agents. Nous les incarnons à tour de rôle avant de débarquer dans Séoul même en quête de notre première mission. Chaque agent a ses capacités propres (actives ou passives) qu’il faudra débloquer en montant de niveau, via points d’expérience ou cristaux de noyau, ainsi que par l’intermédiaire de votre base (ARK) par le biais de la recherche. Les agents, à débloquer au fur et à mesure de notre avancée, ont également des forces et des faiblesses, qui impliquent, en théorie, d’incarner tel ou tel personnage selon la situation. « En théorie » sont les mots clés puisque, en réalité, nous nous retrouverons souvent à jouer l’escouade avec nos trois personnages préférés. Ceci est dû au fait que le titre ne pousse pas assez loin ce paramètre, à tel point que ce qui pousse à changer de perso, c’est la mise à terre du premier. Bon point en revanche, le roster se montre plus que varié, il y en a pour tous les goûts : Hollywood, la grande gueule et son fusil d’assaut, Hardtack, l’armoire à glace et son shotgun, un ancien homme de main Yakuza, un ninja, un Yeti, etc. Vous trouverez forcément chaussure à votre pied. Tous les membres disposent d’un background bien bossé et de missions spécifiques.

Sauvons Séoul ! Mayhem in da place !

L’histoire se passe donc dans la ville coréenne, la trame se dévoilant au fil des missions, entrecoupée de passages façon BD ou autres animations. Quand les Saints Row étaient complètement barrés et orientés second degrés, AoM se veut plus sage que son aîné… Il faut parfois attendre longuement avant d’entrevoir une petite blague ci ou là, au milieu du flot de textes/échanges vocaux entre les différents personnages, sans que cela soit pour autant hilarant. Côté scénario, le studio ne sort pas des chemins connus. Manque d’originalité et déjà-vu sont donc de la partie. Nous terminons même avec ce sentiment du jeu aussitôt fini, aussi vite oublié. La trame et la construction sont des plus basiques, même si les dialogues changent selon les personnages joués. Hélas, cela ne suffit pas à nous faire revenir une fois le jeu complété, la rejouabilité frôlant alors le 0. Les quêtes de personnages sont intéressantes mais très vite redondantes, tandis que les quêtes annexes sont peu intéressantes et n’apportent quasiment rien au jeu, hormis un peu d’exp ou des skins inutiles et quelques composants pour nos crafts. Ces crafts sont d’ailleurs peu nécessaires, tant que nous n’allons pas dans les difficultés les plus élevées. Du coup, à ce niveau là, l’aspect farming est négligeable. Lesdites difficultés sont réparties sur plusieurs paliers, à la manière d’un Diablo 3 : plus nous montons la difficulté, plus nos ennemis, nos bonus exp ou argent seront élevés (15 paliers). Autant les 5-6 premiers paliers sont jouables dès le début de l’aventure pour les joueurs qui touchent un minimum, autant les derniers sont ultra hard et le rush est vite sanctionné par un bon gros « vous êtes mort » ! A moins d’avoir accroché au jeu ou d’être adepte du défi, ce paramètre, qui a toutefois le mérite d’exister pour les profils concernés, ne nous pousse pas pour autant à faire un nouveau run. Revenons deux secondes sur notre hub, ARK pour préciser qu’il sert de point central pour modifier notre escouade, améliorer nos personnages ou modifier votre véhicule entre autres. Notre agence montera également de niveau, au fil des missions, ce qui permettra de débloquer de nouvelles missions ou améliorations.

Séoul + Open World = ?



Les développeurs ont donc opté pour le monde ouvert, comme beaucoup de jeux à ce jour. Néanmoins, à l’image du constat avec le scénario, cela n’apporte rien à l’expérience proposée… au contraire. La ville est plutôt sympa à regarder mais cela manque clairement de vie ! Il doit y avoir 5-6 PNJ différents couplés à une IA globale plus que moyenne (nombreux accidents incohérents, la conduite des PNJ en mode WTF, les passants à pieds qui font souvent un peu n’importe quoi…). La ville n’est pas des plus grandes et on ne visite que trois zones sur les quinze à vingt heures nécessaires pour en voir le bout. Autant dire que vous aurez très vite l’impression de tourner en rond. L’exploration n’est pas poussée non plus, celle-ci n’ayant aucun intérêt. Certes, il y a les noyaux de cristaux à dénicher mais le boost apporté est négligeable face à l’effort demandé pour les récupérer, surtout si on veut booster les 12 persos. Nous nous contentons finalement de rallier nos objectifs bêtement et simplement sans chercher plus loin que cela. Note spéciale : la conduite est juste indigeste et rigide, finissant souvent en mode auto-tamponneuse, allant jusqu’à faire passer The Crew (à sa sortie) pour un cador de la conduite.

Fighting Mayhem

Finissons sur une note positive avec ce qui est assurément le point fort de ce titre : les affrontements ! Dynamiques et explosifs, voilà les deux adjectifs qui viennent immédiatement en tête. Étonnamment propre, si on ne tient pas au réalisme, le jeu s’en tire plutôt bien (une fois le flou artistique désactivé sur console) et c’est agréable à jouer. 12 personnages, 12 armes et une multitude de façon de se mettre sur la gueule. Le tout cumulé au triple saut et à la charge (possible en l’air), on a réellement plusieurs façons d’aller au combat avec plusieurs combinaisons possibles « personnage, capacité, build » : fusil d’assaut, shotgun, double uzi, arc, grosse gatling et une multitude de capacités spéciales… Ca explose de partout et on s’amuse à envoyer du lourd dans la mêlée ! Ce point-là rattrape la monotonie qui règne sur les autres aspects du jeu, le sauvant en lui conférant le statut de titre sympa pour de courtes sessions.

L’avis perso d’Aeons // Sauvé par les gunfights !

AoM avait clairement un bon petit potentiel et avait de quoi venir proposer un truc original. Manque de pot, hormis le casting et les gunfights qui sont sympa, le manque d’originalité planant sur le reste du titre fait que vous n’y retournez sûrement pas une fois celui-ci fini. Un monde ouvert assez vide, peu vivant avec une IA plus que moyenne, une trame vite expédiée et pas prenante, des quêtes annexes qui ne donnent pas réellement envie, aucune exploration, les tares s’accumulent. Un mode coopératif aurait pu rajouter un peu de piquant pour proposer un bon défouloir entre potes car, finalement, c’est comme cela que je perçois AoM. Il permet de se faire une bonne session, le temps d’aller exploser un quartier de Séoul vite fait bien fait, pas plus. AoM est donc un jeu entre le moyen et le passable, qu’on fait au mieux une fois avant de le ranger dans sa ludothèque pour sûrement ne jamais l’en ressortir. Reste qu’il est sauvé par ses personnages et ses gunfights. Aujourd’hui, je ne recommande pas son achat au prix fort. Mais si vous le trouvez à pas très cher et que vous n’avez rien d’autre sous la main, ça peut le faire pour quelques minutes à se défouler de temps en temps.


Point complet
Agents of Mayhem est une sorte de jeu pop corn. On apprécie le roster, on apprécie l’action, on y joue de temps en temps quelques minutes pour se défouler avant de passer à autre chose. Le souci, c’est que des jeux comme ça, il y en a des dizaines et des dizaines. Or, sans originalité, avec une répétitivité marquée et des quêtes secondaires inintéressantes, sans parler des autres petits couacs, le titre de Volition n’a pas les moyens de séduire les amateurs du genre, qui ne manquent pas de choix. Dommage, il manque la folie et la diversité des Saints Row, avec une petite remise en question, pour pouvoir s’assurer une part du gâteau…

On a adoré :
Roster vraiment sympa et varié
Le background de chacun, travaillé
Les paliers pour la difficulté
Combats bourrins, dynamiques
On n'a pas aimé :
Open world peu vivant
IA moyenne
Quêtes secondaires inintéressantes
Hyper répétitif
Histoire moyenne sans originalité


Consulter les commentaires Article publié le 10/09/2017 par Vincent P.


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