Test A Way Out - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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A Way Out



Développeur
Hazelight
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.03.2018
Nombre de joueurs
2 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
29,99 €

Après Brothers : A Tale of Two Sons, Josef Fares revient pour nous proposer une nouvelle aventure coopérative avec A Way Out. Premier projet du nouveau studio Hazelight, formé en partie des développeurs ayant travaillé sur Brothers, cette nouvelle aventure centrée sur la narration vous invite à suivre les aventures de Léo et Vincent, dans leur quête de liberté et de vengeance. Il est vendu comme un jeu unique qui révolutionne la façon de voir la coop, avec une très grande variété de gameplay… Mais la réalité n’est malheureusement pas aussi impressionnante, même si A Way Out possède de bons atouts.

Attrape ma main !



A la différence de Brothers qui mettait en scène deux héros qui coopéraient pour évoluer dans l’univers, mais que vous contrôliez en parallèle, A Way Out est un véritable jeu coopératif et uniquement coopératif. Il vous faudra donc impérativement un deuxième joueur pour vous lancer dans cette aventure, que ce soit depuis votre canapé en local ou alors en ligne, le jeu disposant d’ailleurs d’un pass ami vous permettant d’inviter n’importe qui à jouer sur votre copie du jeu. Peu importe que vous choisissiez de découvrir l’expérience avec un ami en ligne ou en local, le jeu se présente toujours de la même façon, avec un écran séparé dynamique mettant en scène d’un côté Léo, cliché du gangster agressif et téméraire, en prison suite au vol d’un célèbre diamant, et de l’autre Vincent, plutôt calme et réfléchi, en prison pour détournement et fraude. Vous accompagnerez les deux protagonistes dans la préparation méticuleuse de leur évasion, puis dans leur cavale à la recherche de leur ennemi commun. Tout l’intérêt du jeu reposant sur la narration et les différents tableaux que traversent les deux acolytes d’infortune, nous laissons volontairement de côté les détails de l’histoire pour ne pas vous spoiler l’aventure.

Le système d’écran séparé dynamique évoluant en permanence permet de suivre en parallèle l’évolution des deux personnages, qui ne sont pas toujours confrontés aux mêmes situations. Parfois, l’écran est séparé de manière verticale, parfois horizontale, parfois de manière égale ou inégale, et parfois, il ne l’est même pas du tout. C’est clairement la vraie bonne idée d’A Way Out, cette division de l’image venant servir la narration en mettant en avant les aspects de l’histoire les plus importants ou en allouant une partie de l’écran à un ennemi qui vous attaque, par exemple. Cela vous offre une nouvelle perspective sur l’environnement et surtout un très bon moyen de jouer réellement en coopération, notamment si vous jouez en local à deux sur votre canapé. Il n’est clairement pas rare de regarder l’espace dédié à votre camarade pour lui donner des conseils ou lui indiquer où il va devoir se positionner pour vous aider à réaliser votre action, ce qui renforce encore davantage le sentiment de faire partie intégrante de l’histoire.

C’est dans ces moments-là que le titre brille, lorsqu’il vous force à communiquer et à compter sur votre partenaire pour évoluer. C’est principalement le cas dans le premier arc, votre évasion, qui est clairement le moment le plus marquant de l’histoire. Quand Vincent et Léo essayent de s’échapper de leurs cellules respectives, équipés uniquement d’un tournevis. L’un des joueurs devra s’occuper de faire le guet, de distraire les gardes et surtout d’avertir quand le danger approche, pendant que l’autre tentera de démonter les toilettes de sa cellule pour créer un passage, avant d’inverser les rôles. Dans ces phases de jeu, la tension est à son comble, l’action est palpitante, et ce bien que les joueurs évoluent dans des environnements très restreints et qu’il ne se passe finalement pas grand-chose à l’écran. Malheureusement, les moments aussi intenses sont au final assez rare lors des 6 à 7 heures de campagne, et principalement concentrés lors des deux premières heures de jeu qui constituent votre évasion de prison.

Vous reprendrez bien un peu de QTE ?



Les autres phases de gameplay sont néanmoins assez variées, vous amenant à traverser des séquences de course-poursuite, d’infiltration et de tir, mais aussi des moments plus calmes, durant lesquels ce sont l’environnement, l’ambiance et les dialogues qui sont mis en avant. Lors de votre périple, vous découvrirez donc la prison bien sûr, mais aussi une forêt, une ferme, un hôpital ou encore une grande villa au Mexique pour ne citer que ces environnements… Tous sont plutôt petits et vous les traverserez de manière linéaire, mais ils sont néanmoins remplis de petits détails avec lesquels vous pourrez interagir et jouer. Le ton apporté par les environnements est drastiquement différent et vous passerez donc des bagarres de la prison à une partie de pêche en forêt, un bœuf improvisé au piano et banjo, ou encore à un concours de homeruns dans un camp de mobil-homes.

A de nombreuses reprises, vous aurez aussi le choix d’aborder une phase de gameplay à la façon de Léo, rentre dedans et téméraire, ou à la façon de Vincent, plus réfléchi et dans la discrétion. L’occasion donc de discuter avec votre partenaire de jeu pour évaluer quelle méthode choisir, ce qui aura un impact direct sur les quelques minutes de gameplay qui suivront. Bien que le résultat final soit le même, cela a au moins le mérite de continuer à vous investir dans la manière d’aborder les scènes. La variété de ces interactions montre aussi bien de quoi sont fait le scénario et le ton d’A Way Out. Bien qu’on ressente une grande inspiration cinématographique à la Scarface ou Les Evadés, il est loin d’un film de gangster pur et dur où la castagne qui prime. Le jeu vient ajouter une dimension plus humaine à ses protagonistes, qui vivent ensemble des moments difficiles, mais aussi de nombreux moments drôles et touchants. Malgré des dialogues qui ne volent pas toujours très hauts, souvent clichés et parfois longuets, voire ennuyants, on s’attache volontiers aux deux héros et ce jusqu’au cliffhanger de fin… Mais chut, on ne va pas vous spoiler ce final magistral.

Malgré une apparente variété dans le gameplay, celui-ci est au final plutôt limité, se reposant malheureusement en très grande partie sur des actions en QTE, et ce tout au long de l’aventure. Bien que le système soit bien utilisé dans plusieurs instances, il vient aussi gâcher d’autres scènes qui auraient mérité mieux que le matraquage d’une touche. Ce ne sont pas les phases de conduite et de tir qui viendront vraiment rattraper le tout, leur ressenti étant vraiment générique et peu convaincant. Ainsi, les troisième et quatrième chapitres du titre sont clairement en retrait par rapport à la qualité des deux premiers. Mis à part un retournement de situation dans le scénario, le gameplay du final est plutôt médiocre et tranche clairement avec le palpitant de l’évasion et la qualité de la coopération du début. Une réussite inégale donc, un peu à l’image de sa prestation graphique, parfois plutôt belle dans ses environnements, mais globalement en dessous des productions actuelles.
Article rédigé par Arnaud / Moshi


Point complet
Malgré de très bonnes idées dans son exploitation de la caméra et de très bonnes phases de gameplay coopératif lors des premières heures de jeu, A Way Out ne parvient pas à briller sur toute la durée. Dans ses meilleurs moments, il vient clairement donner au mot coopération tout son sens, demandant de travailler conjointement pour avancer dans l’aventure… Dans les moins bons, vous enchaînez des QTE et des phases de tir peu réussies. Néanmoins, pour 30€, le jeu reste une bonne expérience narrative à partager à deux, et vous prendrez plaisir à évoluer auprès de Léo et Vincent et à interagir avec les nombreux petits détails dont regorgent les environnements que vous traverserez.

On a adoré :
Ecran séparé dynamique très réussi
Début particulièrement efficace…
Utilisant très bien la coopération
La variété (environnements et mises en scène)
Léo et Vincent sont différents et attachants
Une conclusion inattendue
Accessible à tous, même aux moins gamers
On n'a pas aimé :
Deux actes finaux aux phases de tir sans saveur
Gameplay se reposant trop sur les QTE
Graphiquement inégal
La durée de vie (6H pour tout boucler)
Rejouabilité très limitée


Consulter les commentaires Article publié le 03/05/2018 par Vincent P.



 
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