Test Mercenaries - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Mercenaries



Développeur
Pandemic Studios
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.02.2005
  10.01.2005
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Son
5.1

Ah être mercenaire, quel bonheur ! Pouvoir passer d’une faction et l’autre et défendre ses propres intérêts en forgeant des alliances à coup de contrats… Pandemic, déjà responsable de Star Wars Battlefront sur Xbox nous propose de vivre la vie de ces brigands qui aiment avant tout se faire payer en dollars à travers un jeu d’action dont l’action se déroule en Corée du Nord. Réelle surprise ou jeu moyen ? La surprise dans ce test !

La Corée du Nord s’enlise




Une nouvelle guerre a débuté, une guerre qui risque bien de changer la face du monde si les choses tournent mal. La paix instaurée par le président Kim Song ne pouvait pas durer entre les deux Corées, c’était prévisible… Et c’est son propre fils, lé général Choi Song qui renversera son père lors d’un coup d’état, le tuant lui et tout son gouvernement ainsi que des membres du gouvernement sud coréen. Dès lors tout alla très vite avec la fermeture des frontières, l’expulsion des ressortissants étrangers et la fin des relations diplomatiques. Suite à la découverte d’un marché noir d’armes nucléaires entre terroristes et nord-coréens les nations unies décident d’intervenir et de mettre fin au règne du nouveau président Choi Song. La Corée du Nord se vit encerclée de tous côtés par les Nations Unies, la Corée du Sud et la Chine qui n’espérait qu’agrandir sa nation. Suite à la découverte d’une installation nucléaire secrète opérationnelle dans seulement trois semaines, tout s’accélère et diverses organisations secondaires débarquent dont entre autres la mafia russe et quelques mercenaires. C’est dans cet univers géopolitique au bord du gouffre que vous intervenez, vous, mercenaire prêt à tout pour alourdir votre compte en banque en Suisse. La tête du président étant mise à prix, votre objectif numéro 1 sera de le renverser et de stopper le tir des missiles nucléaires. Pour arriver à vos fins, toutes les manières seront bonnes…

Tout commence avec le choix d’un des différents mercenaires disponibles, à savoir l’américain Chris Jacobs, le suédois Mattias Nilson et la charmante britannique Jennifer Mui. Trois personnages possédant chacun des caractéristiques différentes. Ainsi la britannique fera moins de bruit que les deux autres bourrins et pourra même tenter des phases d’infiltration. Les deux autres de leur côté sont de gros barbares qui aiment tenir un gros bazooka entre leurs mains… Fiona Taylor sera elle aussi de la partie mais pour vous assister, son job consistant juste à vous informer de vos objectifs et à vous tenir au courant de possibles mouvements de troupes.

Une fois votre personnage choisi, direction l’avion qui vous lâchera sur le sol coréen, l’occasion à ne pas manquer pour faire connaissance avec vos meilleurs amis : grenades, guns et GPS. Après le briefing sur la situation, vous vous voyez lâché à bord d’un hummer en plein territoire ennemi. Votre mission est simple : rejoindre le QG allié pour prendre vos premiers ordres de mission. Une fois cet objectif accompli, vous pourrez bien sûr choisir de faire des missions pour les autres factions, à savoir Corée du sud, mafia russe ou Chine. Celles-ci se veulent plutôt variées avec des phases de sniper, destruction de bases, évacuation de personnel, sauvetage ou encore escorte, il y en a pour tous les goûts ! Choisir judicieusement ces missions sera d'ailleurs d’une grande importance car plus vous favoriserez un camp, plus vous serez en bonne relation avec eux. Seulement voilà, généralement les intérêts d’une des factions ne sont pas en accord avec ceux des autres, du coup on se retrouve régulièrement à combattre chinois, alliés ou russes… En plus de ces chers coréens de Song bien sûr. Ces alliances sont d’ailleurs représentées dans un menu spécifique par des jauges, lesquelles montent on descendent en fonction de vos actions lors des missions.

L’essence même du jeu est intégralement basée sur GTA. Comprenez par là que vous êtes un soldat, vous êtes dans un univers à part entière, assez grand et bourré de possibilités et vous y faites ce que vous désirez. Rejoindre des factions certes, mais aussi détruire tout ce que vous croisez, opérer des car-jacking ou encore tabasser les passants font partie des possibilités qui s’offrent à vous. Sur le fond, le jeu est bien plus réussi que GTA puisque moins de bugs sont de la partie et en plus, les possibilités sont plus nombreuses et le jeu sincèrement plus accrocheur.

Au niveau de l’armement on retrouve aussi bien diverses mitrailleuses que des lance roquettes, couteaux ou grenades. Sans oublier bien sûr les divers véhicules disponibles sur le champ de bataille. Pour s’emparer de ceux-ci rien de plus facile puisqu’il vous suffit de vous en approcher, de descendre le tireur, de presser sur la touche Y pour voir votre perso prendre le contrôle du véhicule. Là aussi Pandemic a vu très grand avec des jeeps, camions, chars mais aussi des hélicoptères qui représentent le moyen de transport le plus rapide et en certains cas le plus fort (reste à éviter les DCA). D’autres gadgets sont aussi disponibles en cas de trop forte résistance comme le droppage de missiles, bombardement massif, avion anti char ou livraison de matériel et véhicules. Bref, il y a de quoi faire joujoux avec ses ennemis à loisir et tant mieux car on aime bien ça !

GTA est mort, vive Mercenaires !




Il n’y a pas à dire, c’est quasiment une menace de guerre que Pandemic à offert à Rockstar en sortant ce Mercenaires, véritable clone militaire du jeu GTA de Rockstar. Réussir à faire mieux que GTA n’était pas une tâche évidente, surtout après l’essai raté d’Activision et de son True Crime. L’intérêt et le fun qui se dégage de Mercenaires provient très certainement de sa maniabilité directe et du système de progression très bien pensé. 4 « mondes » composent les missions de ce Mercenaires. Sur chacun d’entre eux vous devrez capturer ou éliminer un certain nombre de cartes (personnalités nord coréennes importantes), lesquelles vous permettront d’atteindre un seuil à partir duquel vous pourrez partir réaliser des missions « spéciales » qui transforment peu à peu la face de la Corée. Dans celles-ci vous serez généralement seul et la difficulté sera de mise comparé aux autres missions. Bien entendu, vous vous doutez bien que la durée de vie est énorme pour ceux qui comptent attraper toutes les personnalités. Pour les autres, elle se situe entre 20 et 25 heures. Reste que personnellement, en jouant habilement et en ne réalisant pas tous les objectifs j’ai réussi la prouesse de le boucler en seulement 13 heures… Néanmoins on peut dire que pour un jeu d’action, Mercenaires est un jeu on ne peut plus complet.

L’univers géopolitique même de Mercenaires attire avec des journaux télévisés après chaque prise des « As », des transformation d’attitude des différentes factions à vos égards et bien sûr l’impression de se trouver au beau milieu d’une véritable guerre et de fragguer tout ce qui vous déplait. Rares ont été les jeux à tant me toucher. Quel bonheur de ne pas être l’unique cible d’un bataillon de soldats, quel bonheur que de prendre la fuite en hélicoptère en espérant tant bien que mal échapper aux DCA, quel bonheur encore que de balancer une grenade dans un tank, histoire de se créer un peu de place pour aller ensuite écraser toute une horde de poursuivant… Bref, du fun à l’état pur comme on en retrouve hélas trop peu dans la majorité des titres actuels. Mercenaires frappe fort, bien et qui plus est, techniquement s’en sort assez bien.

En plus il a une belle gueule le mercenaire !




Si Mercenaires cartonne déjà bien sur ses bases en proposant un gameplay novateur et des possibilités à en revendre, il possède aussi une bande son incroyablement bien réalisée avec des voix françaises dignes d’applaudissements, des musiques grandioses à la Freedom Fighters et des bruitages on ne peut plus réaliste. A cela on ajoute des graphismes magnifiques, enfin pour un GTA-like, avec des territoires immenses, des explosions bluffantes de réalisme et des personnages très bien modélisés. Seul le brouillard de guerre limite la vision mais heureusement Pandemic arrive à convaincre grâce au climat ambiant qui explique ce bouillard. Reste qu’il s’agit là d’un procédé permettant au jeu de ne pas lagguer en affichant des zones alentours assez restreintes. Alors bien sûr on aurait pu espérer un titre visuellement encore plus réussi mais n’oublions pas qu’il s’agit là d’un clone de GTA et non pas d’un jeu d’action à la Max Payne. Un véritable hit à se procurer de toute urgence, que vous aimiez GTA ou non.

Point complet
Un des gros titres de ce début d'année 2005. Un jeu qui mérite de se trouver dans votre ludothèque au vu de sa qualité globale. Jamais une guerre n'aura paru aussi grandiose et réaliste. Un clône de GTA et de Freedom Fighters qui possède une ambiance ultra accrocheuse.

On a adoré :
+ Ultra fun
+ Plutôt bien réalisé
+ Le plein de possibilités
+ Bande son terrible !
+ Une vraie guerre...
+ Grosse durée de vie
On n'a pas aimé :
- Brouillard de guerre
- Parfois assez dur


Consulter les commentaires Article publié le 27-02-05 par Rédempteur



 
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