Test The Cave - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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The Cave



Editeur
Sega
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.01.2013
Nombre de joueurs
1 à 3
Prix de lancement
1200 MS Points

On ne présente plus Ron Gilbert aux amateurs de point and click et autres jeux d’aventure tordus. La nouvelle de sa participation aux côtés de Tim Schaffer et Double Fine à un nouveau projet a suscité beaucoup d’attente. Voici enfin le fruit de leur nouvelle collaboration : The Cave. Mais quand on sait de quoi ils sont capables, la barre est placée très haut… The Cave est-il au même niveau que les productions cultes du duo ?

The Cave se rebiffe...




Le joueur se trouve immédiatement plongé dans une ambiance particulière, puisque la narration est assurée par la Caverne elle-même, à la voix « caverneuse » ! Petite précision, les voix sont en anglais, avec des sous-titres français, et le doublage est excellent. Cette fameuse caverne ne manque pas de répartie et apporte au joueur avis et commentaires en fonction de ses actes, le tout teinté d’ironie et d’humour noir du meilleur effet ! Avant de s’y aventurer, il faut choisir trois aventuriers parmi les sept disponibles, afin de les aider à atteindre leur désir le plus cher en explorant la caverne. La prise en main est très simple et les personnages maniables. Le nom des objets utilisables s’affiche lorsque l’on passe à côté. Chacun a des capacités qui lui sont propres : l’aventurière et son grappin, l’invincibilité temporaire du chevalier, le double maléfique des jumeaux, la respiration sous l’eau du fermier... Toutes ces capacités permettent à chaque héros d’accéder à sa zone spéciale, car en plus des trois « tableaux » communs à tous, il y a sept zones auxquelles on ne peut accéder qu’avec la capacité correspondante, ce qui offre six zones à explorer par partie et permet une bonne rejouabilité. En effet, trois parties (cinq pour les plus curieux souhaitant voir la bonne fin et la mauvaise fin de chaque héros) sont nécessaires pour découvrir les histoires de tous les personnages.

Cependant, cette rejouabilité est un peu à modérer du fait des trois tableaux/casse-tête communs à refaire à chaque fois, même si certaines capacités permettent de les résoudre différemment, et donc de bloquer là où l’on avait trouvé la solution du premier coup lors du passage précédent. Tout au long du jeu, la caverne distille son humour noir et ses sarcasmes, tout à fait en accord avec le caractère décalé des héros, ou plutôt anti-héros, car ils n’ont rien des preux chevaliers habituels. Du côté des graphismes, les niveaux sont simples mais très stylés, avec une vraie identité. A noter toutefois la présence de quelques bugs mineurs de collisions (objets qui s’enfoncent dans le décor). Il est surprenant de constater tout ce qu’une caverne peut contenir : zoo, maison victorienne, île aux naufragés, château fort, parc d’attraction, etc., offrant ainsi une visite variée aux héros. Les divers lieux dégagent tous une atmosphère différente très réussie et recèlent quelques clins d’œil à d’anciens jeux, voire à des chansons (le perroquet « Polly veut un cracker » par exemple). Chaque zone possède son propre caractère souligné par une animation soignée. Tout au long des niveaux, il faut constamment alterner entre les trois compères (chacun étant assigné à une direction de la croix) et les faire coopérer pour venir à bout des énigmes. Elles se répartissent en tableaux/zones à franchir grâce à un enchaînement d’actions.

On retrouve quelques interactions parfois tirées par les cheveux (ainsi que pas mal d’objets inutiles histoire d’égarer le joueur persuadé que « ça doit bien servir à quelque chose ! »), mais rien d’insurmontable : en réfléchissant bien et en essayant, la solution s’impose toujours, même si parfois la logique nous en échappe et que l’on sèche lamentablement. Le jeu se présente comme un mélange de plateforme et d’aventure, avec des énigmes qui font penser aux anciennes productions Lucas Arts. Le côté plateforme reste rudimentaire et remplace le système pointer/cliquer. Précision de taille, les héros ne peuvent pas mourir (car cela coûterait trop cher en assurance à la Caverne...) et réapparaissent à proximité en cas de fin prématurée. La sauce prend vraiment bien, du moins pour la première partie, car à cause des zones communes, les parties suivantes sont un peu plus lassantes. Ce défaut est accentué par le point noir du jeu : les allers-retours fréquents dans les zones, soit beaucoup de marche inutile ! Pour en revenir à la quête ultime de chaque personnage, il est possible au joueur de la découvrir en examinant certaines gravures disséminées dans la caverne et d’en choisir la fin. Quant à la durée de vie, difficile de donner un chiffre étant donné que cela dépendra de la rapidité de chacun à comprendre le niveau, cependant, on peut tabler sur une durée moyenne de quatre à cinq heures lors du premier passage.

Point complet
Les nostalgiques retrouveront avec plaisir l’humour du duo Schaffer/Gilbert à travers des répliques cyniques et des énigmes à la logique parfois tordue. Les décors sont particulièrement stylés et variés, tout comme les personnages et leur histoire pas toujours très reluisante. C’est un titre excellent pour découvrir ou se replonger dans l’univers particulier du duo. On regrette juste de devoir refaire les parties obligatoires pour atteindre toutes les zones spéciales. En bref, The Cave a beaucoup de charme malgré quelques défauts.

On a adoré :
+ L’humour décalé
+ 7 persos bien différents...
+ Avec leurs propres zones
+ Les lieux variés et stylés
+ Les énigmes parfois tordues
+ Le doublage excellent
+ Les histoires à reconstituer
+ Complémentarité du trio
+ La rejouabilité...
On n'a pas aimé :
- Refaire les zones communes
- Beaucoup d'allers-retours
- Un poil court


Consulter les commentaires Article publié le 10/02/2013 par Julie B.



 
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