Test Poker Night 2 - jeux vidéo Xbox One

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Poker Night 2



Développeur
Telltale Games
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Jeu de société / hasard
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.04.2013
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
800 MS Points

En 2010, Telltale Games a sorti sur PC un petit jeu de poker original nommé Poker Night at the Inventory. Outre l’aspect poker des plus classiques, avec notamment l’incontournable Texas Hold’Em, il offrait des parties scénarisées où l’humour primait et permettait de débloquer quelques bons items pour Team Fortress 2. Le titre avait de sérieuses faiblesses, mais certains amateurs (notamment ceux possédant TF2) pouvaient passer outre grâce à un prix de vente fixé à un peu moins de quatre euros, sans compter certaines promotions pour l’avoir à presque rien. Cette année, la firme remet le couvert avec une suite simplement baptisée Poker Night 2. Reste à voir si la qualité est au rendez-vous…

Le studio ferre le pigeon…




Contrairement au premier volet, Poker Night 2 débarque sur Xbox 360 (sur le Marketplace) dans la catégorie Xbox Live Arcade. Premier point qui titille notre curiosité, le prix de vente affiché est de 800 MSP, soit une dizaine d’euros. Un petit calcul simple plus tard, on constate donc que cette suite est deux fois et demie plus chère que la version originale. On se lance donc dans l’aventure, qui après une petite entrée en matière sympathique, nous invite à une partie de Texas Hold’em avec ClapTrap (le célèbre robot de Borderlands), Sam (de Sam & Max) qui prend la place de Max (présent dans le premier opus), Brock Samson (de la série animée The Venture Bros.) et Ash Williams qui vient tout juste de botter des fesses dans Evil Dead 3. En plus de la barmaid issue de Borderlands 2, on retrouve GLaDOS en guide de dealer, le robot caustique venu tout droit de Portal 2. Tout ce beau monde se retrouve à The Inventory, une sorte d’entrepôt pour des parties de poker très privées. N’y allons pas par quatre chemins, Poker Night 2 ne joue réellement que la carte de l’ambiance au sens large. Concrètement, on prend plaisir à jouer en écoutant les personnages parler entre eux. Les répliques sont efficaces, il y a des références aux univers de chacun et beaucoup d’humour.

Le joueur n’est pas épargné et se prend parfois des répliques cinglantes, notamment de la part de GLaDOS. L’écriture des textes est travaillée et cela se ressent bien, d’autant plus que les doublages anglophones sont de très bonne facture et qu’il y a suffisamment de phrases pour éviter le sentiment de redondance durant les premières parties. Hélas pour les joueurs francophones, le soft n’a pas été localisé. Il est bien possible d’activer des sous-titres, mais ceux-ci sont uniquement en anglais. Autre point gênant, si les dialogues s’avèrent des plus travaillés, il ne faut guère plus d’un très petit après-midi pour entendre bon nombre de redites. Inéluctablement, au fil des parties, le sentiment de redondance grandit. Il est vrai que l’ambiance est tout de même séduisante, les musiques font leur effet et il y a une certaine vie autour de la table, tranchant complètement avec l’austérité de bien des jeux de poker. Malheureusement, passé cet enrobage, Poker Night 2 a bien du mal à tenir la distance. Les développeurs se sont contentés de nous recoller plus ou moins le principe du premier opus sans même tenir compte des remarques qui avaient été faites à l’époque. Du coup, on se retrouve avec un titre qui ne propose que du Sit&Go (tournoi unique) en solo, avec seulement cinq joueurs à la table et avec un pauvre tableau de classement assurant la fonctionnalité en ligne (pas de multijoueur online donc).

Et le chasse avec un gros bluff




Le contenu est extrêmement pauvre et ce n’est pas la présence du Omaha (variante du poker qui reprend le principe du Texas Hold’em, la seule différence venant du fait que l’on a quatre cartes en main et que l’on ne peut en utiliser que deux pour faire les combinaisons avec les cinq cartes posées sur la table) qui change la donne. Au niveau du gameplay, l’interface est propre, avec l’affichage des cartes que l’on a en main (coupées, et parfois mal, lorsqu’on regarde les autres joueur), le board est bien visible, les pourcentages de chance de remporter le coup sont indiqués à côté de chaque nom de personnage (notez tout de même que les pourcentages ne sont pas toujours corrects…) et c’est un véritable jeu d’enfant d’appliquer les actions propres à chaque tour, à savoir folder (coucher sa main), checker (rester dans le coup sans miser), miser ou relancer. Il est même possible de commander à boire pour les autres joueurs (moyennant des jetons à récolter) afin d’avoir plus d’indices sur la potentialité de leur main, ou encore d’accéder à la page récapitulant toutes les mains possibles, voire d’afficher le tutorial. Le but premier du titre, c’est de débloquer des récompenses pour son Avatar Xbox et des éléments pour Borderlands 2. Autant dire que si vous n’avez pas ce dernier, l’intérêt de PN2 diminue encore grandement… Pour y arriver, il faut gagner la partie durant laquelle un joueur adverse met en jeu un objet issu de son univers.

Pour accéder à une partie de ce genre, il faut d’abord remplir trois objectifs en une ou plusieurs parties (voler des blinds, commander à boire aux autres joueurs, activer un élément précis, remporter le pot sur la turn – quatrième carte dévoilée sur la table -, etc.). Concrètement, les objectifs sont vraiment simples et il ne faut guère plus d’une à deux parties pour en compléter trois, ce qui donne accès à la partie pour remporter l’objet (ce type de « tournoi » est proposé continuellement jusqu’à ce que l’on gagne l’un des objets). Une fois ceci fait, on se retrouve avec trois nouveaux défis, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on ait récupéré les cinq objets. Là encore, ça va très vite et il ne faut guère plus d’une poignée d’heures pour en venir à bout, et ce quel que soit le type de partie (Omaha ou Texas Hold’em, c’est du pareil au même). Du coup, la durée de vie est vraiment faible, même si on cherche à obtenir un maximum de jetons (obtenus en fonction de sa position à la fin de chaque partie ou en remplissant les objectifs) pour débloquer tous les skins de cartes, tables et jetons disponibles (un pour chaque univers). Le petit plus tout de même, c’est l’activation des trois éléments cités d’une même licence. Cela crée un « set complet » qui modifie l’ambiance du seul environnement disponible, change la musique, ajoute deux/trois animations et rhabille la star concernée.

C’est sympathique, mais ce n’est qu’une bien maigre consolation. Le souci, c’est que le soft semble avoir été bâclé. Si les personnages sont plutôt bien modélisés et si certaines animations sont sympathiques, profitant justement à l’ambiance, il faut reconnaître que les textures sont baveuses, malgré le peu d’éléments à afficher à l’écran, que l’aliasing est bien visible et qu’il y a des freezes tout bonnement inconcevables durant les parties… Et cela, c’est sans parler de certains sauts des animations ou encore de bugs plus ou moins sérieux. Pour notre part, nous avons eu l’impossibilité de continuer la partie car l’appui sur le bouton A pour distribuer la main suivante ne fonctionnait plus (le jeu tournait bien, aucun problème avec la manette), ou encore l’affichage des fonctions qui restait à l’écran alors qu’il aurait dû disparaître. Mais les tares ne s’arrêtent pas là, puisque l’intelligence artificielle est loin de briller. Les styles de jeu sont très stéréotypés (notamment Sam, le joueur le plus sérieux que l’on fait très facilement coucher) mais en prime les décisions sont parfois/souvent ridicules. Voir Ash payer le dernier tour avec une hauteur 7 alors que le board est très riche (multiples possibilités – brelan, suite ou couleur –) est tragiquement hilarant. Or ce n’est qu’un jeu uniquement solo… Mixez le tout, ajoutez un tarif multiplié par 2,5 et vous pouvez comprendre la déception.

Point complet
Ne le cachons pas, Poker Night 2 est une cruelle déception. Les développeurs n’ont absolument pas écouté les critiques faites au sujet du premier opus et ils renouvellent les mêmes erreurs. L’aspect poker est finalement secondaire tant à peu près tous les autres jeux font mieux à ce niveau. L’ambiance quant à elle est vraiment travaillée et les dialogues sont un véritable régal, mais le tout ne tient pas vraiment la longueur, et ce malgré la présence de bon nombre d’anecdotes et d’un humour ultra efficace. C’est au final la véritable carte à jouer du titre de Telltale Games, à savoir séduire avec cette ambiance qui ressort de ces parties vivantes avec de célèbres personnages. Ceux qui ont un exemplaire de Borderlands 2 ne cracheront pas sur les cinq éléments à débloquer, mais ça reste une bien maigre consolation. L’enrobage a beau être agréable, il n’en cache pas moins une I.A. aux fraises, un jeu visuellement et techniquement décevant ou encore un contenu bien trop maigre pour justifier le tarif (800 MSP), qui a été multiplié par 2,5 par rapport au premier jeu.

On a adoré :
+ L’ambiance
+ Textes vraiment travaillés
+ L’humour
+ Doublages réussis
+ La personnalité des PNJ
+ Texas Hold’em et Omaha
+ Interface accessible
+ Les sets complets à activer
+ Quelques éléments à débloquer…
On n'a pas aimé :
- Assez dispensables
- Uniquement du Sit&Go à 5
- Pas de multijoueur
- Textures baveuses, aliasing
- Freezes et divers bugs
- Jeu stéréotypé
- Pas de localisation
- I.A. assez mauvaise
- On en fait vite le tour
- Bien trop cher


Consulter les commentaires Article publié le 17/05/2013 par Vincent P.



 
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