Test Ascend : Hand of Kul - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Ascend : Hand of Kul



Développeur
Signal Studios
Distributeur
Xbox Live Arcade
Statut
Disponible
Date de sortie
  2013
  2013
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Ascend : Hand of Kul a été présenté il y a de cela quelques années maintenant. Il est centré autour de la relation avec différentes entités divines, et il est basé sur le modèle économique du free-to-play. Après une bêta qui n’a duré que quelques semaines, le jeu est finalement sorti en toute discrétion à la rentrée dernière. Après les impressionnantes vidéos de présentation, que vaut finalement le titre de Signal Studios ?

Et on tape, tape, tape !




Dès le démarrage, on sent rapidement l’arrivée du modèle économique puissant mis en place dans la plupart des free-to-play : vous devez personnaliser votre Caos, sorte de combattant gigantesque de quarante mètres de haut capable de buter du troll à tire-larigot, avant de l’habiller et l’armer. Vous disposez d’abord de 3000 âmes, la monnaie du jeu, permettant d’acheter armes, armures, sorts et autres joyeusetés. Vous pouvez aussi disposer des tenues et armes gratuites et attendre avant d’utiliser vos âmes. Libre à vous de payer (réellement) des âmes afin d’obtenir dès le début le meilleur équipement possible. Vient ensuite le choix de votre Dieu, Lumière, Ténèbres et Néant. A travers un rapide tutorial, on est ensuite amené à se déplacer, avec une vue à la troisième personne, puis à combattre quelques trolls à l’aide d’attaques lourdes (Y), légères (X) et des sorts liés à notre Dieu. Le jeu est un hack’n slash assez classique, malgré certains aspects plutôt originaux qui sont expliqués dès le début, comme l’utilisation des humains. Enfin, on découvre le gigantesque Titan qu’il faut anéantir afin de réussir sa quête. Soyons clair : ne comptez pas sur l’histoire pour vous tenir en haleine, l’objectif principal étant d’éliminer le Titan. Et après plusieurs heures de jeu, voire même dès le début de l’aventure, une fâcheuse tendance va rapidement vous sauter aux yeux : c’est répétitif. Les situations sont très souvent identiques, la structure des missions principales étant toujours similaire. Vous arrivez dans une zone, devez « profaner » l’autel du Dieu qui la contrôle, ériger un temple pour le vôtre, puis trouver un élément bloquant (racine, mur) qu’il faut dégager via un donjon (grottes, cavernes, etc.).

Enfin, vous avancez dans le niveau, toujours en détruisant des vagues d’ennemis. Dans le même ordre d’idées, le level design n’est pas vraiment élaboré. Que ce soit l’extérieur ou les donjons, il s’agit en permanence de couloirs qu’il faut traverser de bout en bout, avec des étages supérieurs dans les donjons, et où les ennemis se trouvent les plus puissants, le tout étant parsemé de coffres-forts permettant d’obtenir des objets plus ou moins rares. Premier bémol de ces donjons et de certaines zones : vous pouvez littéralement rusher vers votre objectif sans devoir tuer le moindre ennemi pour peu que vous maîtrisiez le « RT + X » permettant d’avancer par à-coups rapides, et plus rapidement qu’en marchant (aucune touche de course n’est disponible, un comble, de même pour le saut…). Vous pourrez ainsi terminer un donjon et détruire certains objectifs (comme des racines) sans avoir à tuer un seul ennemi. Dommage. En revanche, la direction artistique du jeu est plutôt bonne, que l’on parle du design des ennemis, des nombreux boss, sans oublier les costumes et armures, ou encore les décors de certains niveaux (exception faite des donjons). Cette facilité va de pair avec le rechargement presque automatique de la vie lorsque aucun ennemi ne se trouve à proximité. Ces deux aspects rendent finalement assez facile l’aventure… Et même si vous butez sur un ennemi puissant (certains gros boss font vraiment mal), il vous suffit de le finir, lentement, mais sûrement, en lui jetant des sorts à distance et en l’attaquant petit à petit, avant de s’éloigner pour que votre vie se recharge.

Un multijoueur indirect




Comme si cela ne suffisait pas, lorsque vous « mourez », vous réapparaissez immédiatement à quelques pas et pouvez continuer le combat. Heureusement, la vie de tous vos ennemis s’est rechargée jusqu’à son maximum, d’autant que l’I.A. des ennemis n’est pas des plus fines. Vous serez rarement chahuté par plusieurs ennemis à la fois, et il arrive même que l’adversaire vous oublie, si vous vous éloignez trop. D’ailleurs, si vous quittez la zone de combat, celui-ci n’ira pas plus loin. Heureusement, le bestiaire est très varié, vous pourrez affronter des loups, trolls, ours gigantesques et autres ennemis de toutes tailles indescriptibles. Chaque espèce de monstre peut se finir via un finish move plutôt impressionnant (et qui dépend de la taille du monstre) et finalement assez gore. Malgré ces énormes aides mises à disposition, l’aventure ne sera pas forcément de tout repos, surtout pour les joueurs qui ne sont pas habitués au genre. Il vous faudra donc bien gérer vos âmes, qui seront très importantes dans le jeu, ainsi que votre inventaire (armes, armures, sorts, sorts de croisades, etc.). Un système d’améliorations et surtout d’usure de vos accessoires a été instauré. Au fur et à mesure des coups que vous prenez, vos protections s’abîment, tout comme votre arme. Il vous faudra un certain nombre d’âmes pour réparer ces derniers, voire les améliorer jusqu’au niveau maximum. Ces améliorations vous permettent d’augmenter le niveau de dégâts causés par votre arme et le niveau de résistance de votre amure. Une fois vos objets cassés, ces niveaux diminuent, jusqu’à ce que vous équipiez une nouvelle arme/armure/heaume ou que vous répariez votre équipement.

C’est une bonne idée, d’autant que les âmes se font assez rares, même si vous en récupérez d’autant plus que votre combo est important lors des combats, d’où l’intérêt de maîtriser la parade (avec la gâchette) et la contre-attaque afin d’obtenir un combo important. Dans le même genre, vous pouvez aussi améliorer vos sorts classiques et pouvez aussi acheter des sorts de croisade (évoqués plus haut), qui permettent d’interagir avec les adversaires humains, qui peuvent être ennemis ou amis. Vous disposez donc de sorts de « bénédiction » ou de « malédiction », qui procurent un avantage ou un désavantage à vos ennemis, comme le sort « bannir » qui vous permet d’envoyer des ennemis I.A. dans la partie d’un adversaire qui se bat à côté de vous, dans sa partie. Rien ne l’empêche bien entendu de se venger et de vous en envoyer à son tour… En règle générale, les combos, sorts et attaques sont plutôt intéressants et parfois impressionnants, comme les sorts améliorés à leur maximum qui vous permettent d’envoyer des sorts électriques puissants. Les possibilités proposées par le jeu sont assez variées. Que ce soit au niveau du combat, de l’évolution de vos Caos, le système de croisade, les élévations, sans oublier la gestion de son inventaire et de ses armes/sorts/équipements, le mélange et l’alchimie entre les genres (RPG, action, hack’n slash…) nous a semblé plutôt réussi, tant cela se ressent dans le gameplay. Vous n’aurez aucun mal à passer du menu croisade au menu d’amélioration des sorts et des armes, tout en récupérant un maximum d’âmes, en tuant le plus possible d’ennemis.

Pars en croisade fils !




Le concept principal du titre est le principe de croisade. Lorsque vous profanez des autels, installez des temples à l’effigie de votre Dieu, vous gagnez des territoires et du pouvoir qu’il est possible d’observer sur le menu. Vous pourrez ainsi voir quelles sont les zones que vous contrôlez, et surtout vérifier quelles zones sont contrôlées par quel Dieu au niveau mondial. Dans le même ordre d’idées, certains joueurs iront parfois titiller votre suprématie en tentant de détruire vos autels ou vos temples. Vous aurez alors environ cinq minutes pour intervenir sur le site (via le système de déplacement rapide) et tuer l’adversaire… ou vous faire tuer. Plus vous obtenez de territoires, et donc d’autels et de temples à l’effigie de votre Dieu, plus votre pouvoir augmente et votre bonus d’âmes aussi. L’objectif est bien entendu de contrôler toutes les zones et d’avoir le plus d’humains à votre solde. Ces derniers peuvent vous aider lorsqu’ils sont sous vos ordres, en grimpant sur votre dos. Ils vous permettent alors de regagner de la vie lorsque vous les avalez, de les lancer pour faire quelques petits dégâts, ou d’attaquer directement vos adversaires, le tout se faisant via la croix directionnelle qui permet de donner les ordres appropriés. L’autre principe phare du jeu est l’élévation. Tous les cinq niveaux, votre Caos pourra s’élever afin d’obtenir une puissance supplémentaire et surtout pour partir en croisade pour vous dans les niveaux (sans que cela ne soit visible). Vous pouvez élever votre Caos plusieurs fois si vous le souhaitez, mais sachez qu’à chaque élévation, vous perdez tout l’équipement en place (armes, armures, sauf les sorts).

Il vous appartient donc de sauvegarder vos meilleures armes et armures sur des autels spécifiques… Le premier est gratuit, tandis que chaque autel supplémentaire coûte deux fois plus que le précédent. Vous comprendrez donc encore aisément l’importance des âmes à ce niveau. L’élévation permet ainsi à votre Caos de se transcender une fois un certain niveau atteint et, après plusieurs élévations effectuées, vous gagnez des points de croisade de plus en plus importants afin de contrôler le plus de zones possible. La tentation est fréquente de passer à la caisse afin de s’acquitter du paiement de milliers d’âmes, permettant d’obtenir les meilleurs armes, armures, sorts et d’améliorer tout cet équipement afin d’obtenir un Caos surpuissant. Fort heureusement, il est possible de terminer l’aventure sans passer à la caisse. Il nous aura d’ailleurs fallu environ quinze heures pour arriver à bout de l’objectif principal de l’histoire, sachant que le jeu est proposé gratuitement sur le modèle du free-to-play, c’est une bonne durée de vie. A noter que la bande sonore est finalement très discrète, peu importe le bestiaire, l’action, l’environnement ou les séquences. Si certains joueurs peuvent passer outre l’aspect graphique, d’autres pourraient en revanche ne pas apprécier le niveau, plutôt faiblard, de la partie technique du jeu. En plus de bugs de collisions nombreux, le tout se révèle très fade, même pour un jeu Xbox live Arcade.

On ne demande bien entendu pas à ce type de jeu la même chose qu’un titre vendu au prix fort, d’autant que celui-ci est gratuit, mais à la vue des vidéos promotionnelles, on pouvait s’attendre à quelque chose de supérieur. Il n’en est rien. Textures parfois vraiment horribles, animations douteuses, aliasing, bugs, freezes et même clipping (alors que les zones sont plutôt petites), sans oublier un frame-rate qui descend trop souvent en flèche lorsque l’action est intense, on est loin d’un rendu irréprochable. On n’oubliera pas non plus de citer des problèmes de hitboxes avec des mobs de faibles niveaux capables de faire descendre votre vie en flèche. On pense par exemple à certains loups surpuissants, tandis que certains, un peu plus puissants théoriquement, seront plus faciles à affronter. Enfin, et c’est un point qui va sûrement faire débat, le coup du level scaling n’est pas vraiment là pour nous plaire. Les ennemis se mettent à peu près à votre niveau, il est donc presque inutile de passer son temps à buter du mob : vos ennemis seront toujours très proches du vôtre. Les temps de chargement sont parfois un peu longs, sans oublier le chargement de l’écran titre qui vérifie si une MAJ n’est pas disponible... La patience est parfois de rigueur. Enfin, au rayon des réclamations, on pourrait aussi citer la caméra, pas vraiment optimale, qui ne suit pas l’action et qui ne prend pas toujours le bon angle. Heureusement, celle-ci peut se gérer manuellement.

Point complet
En résumé, cet Ascend : Hand of Kul est un petit jeu sympathique, et surtout gratuit ou presque. Le résultat est mi-figue, mi-raisin, avec du bon, comme le système de croisade, le monde ouvert, la personnalisation des Caos, les sorts et combos, le bestiaire plutôt varié, les finish moves plutôt jouissifs ou la direction artistique réussie… Et du moins bon, comme la répétitivité flagrante du titre, les donjons ou le level design très pauvre, les bugs et freezes fréquents, ou encore la facilité du titre dans certains cas (régénération automatique, donjon rushable, sans oublier l’aspect « pay to win » assez prononcé (c’est de bonne guerre) lié à l’usure de nos armes et armures (même si on peut finir l’aventure sans ne rien payer). On aurait aimé un peu plus d’ambition, d’autant que le concept des croisades est vraiment agréable, tout comme le fait de pouvoir envoyer des ennemis I.A. embêter le joueur adverse qui se trouve à côté de nous. Ne boudons pas notre plaisir, pour un jeu proposé gratuitement, l’ensemble est plutôt plaisant bien que (trop) perfectible, surtout que certains systèmes incitent irrémédiablement le joueur à passer à la caisse…

On a adoré :
+ Personnalisation
+ Gameplay
+ Concept des Caos
+ Monde ouvert
+ Le contenu pour un F2P
+ Bestiaire varié
+ Les sorts de croisade
+ L’interactivité avec les joueurs
+ Les croisades
+ Finish moves
+ Durée de vie
+ Les sorts et combos
+ Des boss puissants
+ La direction artistique
+ Mode « multi » indirect
On n'a pas aimé :
- Très répétitif !
- Donjons ridicules
- Structure des quêtes
- La régénération auto
- Donjons « rushables »
- Level design (donjons, niveaux)
- Freeze et frame-rate !
- I.A. de zone
- Bande sonore discrète
- Problèmes de hitboxes
- Un peu pay to win…
- Temps de chargement !


Consulter les commentaires Article publié le 23/02/2014 par Patrick C.



 
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