Test Forza Motorsport - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Forza Motorsport



Développeur
Turn 10
Genre
Course Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.05.2005
  03.05.2005
  12.05.2005
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Son
5.1

Comme c’est à moi que revient l’honneur de tester Forza MotorSport, je n’irai pas par quatre chemins : ce jeu est une bombe. C’est ce qui s’appelle tuer le suspens. Depuis les photos et le trailer montrés lors de l’E3 2004, il faut avouer que le soft aura subit les intempéries de la sortie de GT4 sur PS2 (son concurrent direct, mais j’évite volontairement la confrontation, les deux jeux sont finalement assez différents l’un de l’autre) et des previews soit avantageuses soit totalement désastreuses pour les fans d ‘avant l’heure qui l’attendaient le pied ferme. Force est de constater que finalement, l’équipe en charge du projet a su relever le défi et a élevé Forza à la hauteur de nos attentes, pour en faire un excellent simulateur de course sur console.

Arcade ou simulation ? Simulateur ultime !




Si Forza Motorsport est avant tout axé simulation, il est aussi possible de se lancer dans des courses d’arcades. Je passerai rapidement sur celles-ci, très classiques, où il vous faudra enchaîner les victoires pour débloquer de nouveaux circuits. Passons tout de suite à la partie carrière où vous commencez avec un capital de 20000 crédits. Votre premier choix sera celui de votre région d’origine, Asie, Amerique du Nord ou Europe. Ce choix influera sur le prix de certains véhicules, mais cet impact ne sera en aucun cas bloquant, et quel que soit votre décision, vous pourrez toujours débloquer tous les véhicules. A la création de votre profil, il vous est possible d’ôter toute forme de simulation grâce à un certain nombre d’option vous facilitant la conduite comme l’ABS, l’ESP, ou encore en ajoutant un système de courbe suggérant la meilleure trajectoire. Les dégâts étant présents et pouvant être fortement pénalisant en cas de sortie de route, il est aussi possible de ne choisir qu’un impact visuel , voir de les supprimer complètement. Heureusement pour ceux qui douteraient de leurs compétences, il est possible de changer ces paramètres par la suite.

Autre point important concernant la difficulté, plus elle sera grande (en fonction donc de vos paramètres) plus les gains de course seront importants. Il s’agit maintenant de dépenser correctement ses 20000 crédits en choisissant parmi la vingtaine de véhicules disponibles au démarrage. Ca y est ? Vous avez fini de regarder votre Golf R32 sous tous les angles ? Vous la prenez oui ? Bon, il me semble que nous pouvons y aller alors. En piste !

Le nombre de challenges est impressionnant, respectant soit les niveaux, soit une limitation de puissance, de constructeur ou de type de véhicule. On notera la présence de courses atypiques comme celles demandant aux coureurs de se rendre d’un point à un autre (comprenez qu’il n’y a pas de tours) où bien les courses d’endurance, un véritable calvaire pour les nerf. Dans le mode de difficulté maximum, autant dire qu’il va falloir s’accrocher pour tout finir...

Sans maitrise la puissance n’est rien




Le jeu fonctionne sur un système de niveau partant de zéro et allant jusqu’à cinquante. Les points remportés en course vous permettent de passer les niveaux, ce qui débloque des courses et des partenariats avec des constructeurs pour acheter des améliorations moins cher. Eh oui, nous entrons dans la partie la plus complexe mais aussi une des plus passionnante : la customisation des véhicules. Si posséder une voiture puissante est bien, avoir une voiture réglée c’est mieux. En s’engageant sur la partie carrière du jeu, celle qui bien sur retiendra toute notre attention, vous vous rendrez compte que parmi les 230 véhicules disponibles, le choix ne porte pas que sur les chevaux pour gagner une course, il faut aussi choisir une voiture convenant à votre style de conduite et bien la préparer.

Propulsion, traction ou bien quatre roues motrices, plutôt légère et maniable, plutôt lourde et puissante, comme on dit : tous les choix sont dans la nature. Le choix du matériel pour votre véhicule est tout aussi important, un aileron par exemple accentuera la portance négative de votre véhicule et donc sa tenue de route globale, par contre il est fort possible que celui-ci réduise quelque peu votre vitesse, voire votre accélération. Chaque course, en fonction des courbes et des lignes droites peu demander une préparation différente. Mais rassurez-vous, (je vois pâlir d’ici les adeptes de l’arcade pure et dure) les réglages d’origine sont souvent suffisants pour finir sur un podium voire pour remporter la course (surtout si on active les aides à la conduite). Je pense qu’a ce niveau Forza et son fantastique moteur physique font très fort en alliant les deux parties : les joueurs plus occasionnels et les pointilleux du chrono, soucieux d’inscrire leur gamertag au tableau des Hi-Scores du Xbox Live.

Contribuant aussi à modifier la difficulté, l’IA est assez surprenante, capable du pire comme du meilleur. Prenons comme exemple les dépassements. Dans la difficulté maximum, une petite ouverture à l’intérieur d’un virage peut vous être rapidement fatale (ou plutôt fatale à votre classement), puisque sur les sept autres pilotes affrontés en course, les meilleurs arrivent à se glisser dans des trous de souris très proprement. Mais il arrive aussi aux adversaires de commettre d’énormes bourdes, comme une tentative de dépassement désastreuse par l’extérieur qui conduit la moitié des véhicules hors de la piste. La pression lors des courses devient plus forte, et les poursuites se suivent mais ne se ressemblent pas. Toujours sur l’IA, notons qu’un mode totalement novateur fait son apparition, le Drivatar. Il s’agit d’entraîner une IA qui, à force d’analyser votre style de conduite, prendra le volant à votre place lors des courses. L’utilisation de cette IA permet de faire les courses qui vous paraissent ennuyeuses confortablement assis dans votre canapé... il faudra néanmoins rétribuer votre serviteur, moins de gains en perspective.

Félicité pour bonne conduite




Forza MotorSport devait remplir un sacré challenge : être pointu, mais jouable. C’est une véritable réussite à ce niveau. Chaque véhicule demande une nouvelle approche, néanmoins, les sensations recherchées par le puriste (sans les aides, c’est une évidence) côtoient toujours la recherche de vitesse du joueur lambda. Les gâchettes du pad Xbox prennent toute leur utilité dans le dosage fin du freinage et de l’accélération. C’est un réel bonheur que le simple fait de bien démarrer avec une voiture puissante demande même une certaine dextérité et qu’il ne suffit pas de presser l’accélérateur à fond en attendant le passage au vert. En manuel une telle manipulation conduit même à abîmer votre moteur, réduisant du coup vos performances pour la suite de la course. Tout simplement génial.

Attardons nous sur un aspect qui a son importance : la réalisation. Très propre, très fluide (un peu au dessus de PGR2 sur ce dernier point), les décors sont superbes mais que dire des véhicules... ils font autant rêver que dans la réalité. Pour un jeu comme on dit dans le jargon technique : Full Rendered, Forza impressionne réellement surtout lorsqu’on sait qu’un puissant moteur physique tourne derrière. Doté qui plus est d’une bande son customisable (heureusement d’ailleurs car les musiques d’origine ne me branchent guère) et d’effets sonores réalistes, on sent que tout l’ensemble de la réalisation à été particulièrement travaillé. Et c’est définitivement impressionnant.

La touch finale




Finissons en beauté avec deux points qui achèveront les plus sceptiques. Tout d’abord les peintures personnalisées, un coin du jeu sur lequel il m’arrive de rester des heures. Il est en effet possible de repeindre à volonté ses véhicules et de leur coller toutes sortes de stickers pour obtenir LE véhicule unique, celui qui fera pleurer de jalousie vos adversaires sur... le Live. Et celui-ci constitue le deuxième point. Aussi réussi que celui de PGR2 (une référence tout de même) bien que n’ayant pas suffisamment roulé des mécaniques sur le réseau. Les options dorénavant classiques finissent le tableau en beauté : courses jusqu’à huit en ligne, possibilité de créer des clubs, d’échanger des véhicules, de consulter des scores... toute la crème du Live risque de s’y retrouver d’ici peu... en attendant je vais commencer à inscrire tranquillement mes scores au milieu de ceux des ‘ricain... ouai parceque je sais que ça les fait râler et j’aime bien ça...

Point complet
J’étais déjà convaincu depuis la démo du MOX, mais là Forza me comble plus que je ne l’aurais espéré. Jouabilité (allez j’ose) parfaite, difficulté très bien dosée, regorgeant de très bonnes idées, doté d’une IA et d’un moteur physique bluffants, il se hisse aisément au niveau de la concurrence sur consoles et (bien que j’ai réussi, vous aurez remarqué, à éviter au maximum la confrontation) surpasse à mon avis l’ex-indétrônable GT4. Du bonheur en barre pour les possesseurs de Xbox, de la douleur et des larmes pour les autres.

On a adoré :
+ Superbe tout simplement !
+ Réaliste au possible
+ Bande son très bonne
+ Du bonheur, la simu ultime !
+ Beau packshot
On n'a pas aimé :
- Hum ? Pas beaucoup de bonus dans la version Collector?
- Tout le monde n'accrochera pas


Consulter les commentaires Article publié le 27-05-05 par KenHobbit


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