Test Fallout : Brotherhood of Steel - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Fallout : Brotherhood of Steel



Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.04.2004
  14.01.2004
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI

Alors que de nombreuses rumeurs font état de la fermeture des talentueux développeurs d’Interplay, voilà que débarque chez nous un de ceux qui sera probablement leurs derniers titres : Fallout Brotherhood of Steel. Basé sur l’univers post-apocalyptique et ultra-violent de la saga, ce nouvel opus était attendu comme le messie dans le genre action tactique / RPG. Maintenant qu’il est dans les bacs, une question se pose : qu’en est-il ?

Bienvenue au pays des vaches à deux têtes :




Fallout, Fallout, un nom qui résonne comme un hit dans mon esprit. Les trois épisodes sortis sur PC étaient des jeux d’action tactique avec de nombreux éléments tirés des jeux de rôle qui ont de suite trouvé leur public. Ce Brotherhood of Steel lui, ne garde que l’univers comme point commun. Nous nous retrouvons donc, tant bien que mal, embarqué une fois de plus pour une balade au pays des vaches à deux têtes. Car vous vous doutez bien qu’après un arrosage systématique de notre chère Terre par des centaines de bombes nucléaires, l’écosystème s’est diversifié… Fini le bon vieux temps des verts pâturages, place au désert et à l’aridité. Un monde tout droit tiré de Mad Max, une véritable épave ambulante.

De son côté, l’humanité a elle aussi bouleversée, les relations entre pays ont changé, le commerce a cessé, des groupuscules ont pris le pouvoir et seule la poudre désigne à présent les maîtres de ce monde. Le problème n’est pas là, il réside plus dans l’arrivée de mutants sanguinaires que dans une guerre des gangs médiévale… Dès lors, l’aventure commence, vous incarnerez au choix un des trois combattants disponibles : Cyrus, le barbare de la team, toujours prêt à vider un chargeur pour un rien, Nadia, la touche féminine dont la grande qualité est la vitesse et Cain, une goule capable de résister aux radiations. Chacun de ces combattants est en fait un initié qui devra protéger pauvres et innocents des infâmes mutants du désert. Un scénario classique oui, mais c’est sans compter sur la richesse du monde de Fallout. Ici, c’est de l’humour noir dans chaque parole, de la violence pure et des instincts primaires. Un monde sombre donc, loin de tout ce qu’on voit en général mais qui attire terriblement, comme un chant de sirène…

Fallout se démistifie :




Ah, et si seulement tout pouvait être aussi positif que cette introduction dans le jeu… Car oui, l’univers est attrayant mais c’est peut-être bien le seul point positif du jeu ! Après la petite cinématique d’introduction, c’est parti pour des heures et des heures de hack & slash version Mad Max. On avance, on tue, on tranche, on grenade, on frappe, les verbes sont nombreux mais tous n’ont au final qu’un but : tuer. A part ouvrir des portes et sauver ça et là un innocent qui a réussi a se perde au beau milieu d’une grotte située à plus de 200 bornes de tout endroit habitable, on ne fait que shooter. Si il est clair que les ennemis sont plutôt variés avec des pillards, mutants, radscorpions, goules et j’en passe, leur IA est quasiment à chaque fois la même : nulle. Leur seule idée sera de vous foncer dessus telle une machine à tuer sans jamais réfléchir à se couvrir ou à combattre en équipe. Du coup on avance sans jamais se planquer, en blastant allégrement tout ce qui passe à l’écran. Un principe simple qui a souvent fait ses preuves mais qui ne les fait pas cette fois-ci. La cause ? Peut-être des décors peu intéressants et très sombres. Normal me direz-vous, on se trouve dans Fallout. Oui mais bon, pourquoi ne pas avoir opté pour une vue à la troisième personne ? Genre Max Payne, ça l’aurait fait ça au moins ! Ici, on se contente d’une vue de dessus, peu motivante et souvent indigeste. De la même manière qu’elle enlève aussi toute surprise puisqu’on voit arriver les ennemis bien avant qu’ils ne vous repèrent ! Vraiment dommage.

Du positif tout de même ?



En dehors de ces graves manques d’imagination, on retrouve exactement le même gameplay que celui de Baldur’s Gate : Dark Alliance. Tout est imaginé de la même manière avec des potions qui passent aussi par la gâchette gauche, des coups via la gâchette droite, bref, une copie conforme. C’est facile certes mais un doute subsiste quant à l’utilité de copier un tel système de jeu pour un univers post-apocalyptique… Le pire, c’est que même dans l’interface on retrouve cela ! Regardez votre personnage dans le tableau « inventaire » et vous constaterez qu’une fois de plus les ptits gars d’Avalon Interactive ne se sont pas foulés.

Encore une fois, même constat du côté des graphismes, et pour s’en assurer il suffit de regarder l’eau, c’est la même que celle de Dark Alliance, on a l’impression que tout est copié-collé, seules quelques textures ont fait peau neuve. Pour peu on se croirait dans une suite. D’accord Dark Alliance était plutôt joli mais sa force résidait aussi dans des décors bien spécifiques qui changeaient régulièrement à chaque nouveau niveau. Ici, c’est désert sombre, galeries, souterrains et rebelote. Ca décourage, et terminer le jeu sera dès lors un vrai calvaire. Le titre n’est pas long-long non plus mais il faut quand même jouer une bonne dizaine d’heures pour en venir à bout. Sans compter le mode multi qui donnera très certainement plus de plaisir que le morose mode solo ! Jouable à quatre, il vous lancera dans de terribles combats, le tout sur un seul écran. Vivre l’aventure à quatre est bel et bien plus passionnant que tout seul. Un point positif ? Oui, mais encore une fois, on trouve son correspondant en négatif : pas de Live. Rien, nada, même pas de téléchargement de contenu…



Terminons avec la bande sonore, une fois n’est pas coutume… Un point positif aussi avec des bruitages récurrents certes mais toujours bien réalisés. Mais là où le jeu devait percer c’était bien dans ses musiques et tant mieux car sur ce plan on peut dire que c'est promesse tenue. Au programme : des musiques lourdes pour l’ambiance et du métal bien puissant pour les scènes d’action avec en tête d’affiche le très célèbre groupe Slipknot. C’est toujours ça !

Point complet
Fallout : Brotherhood of Steel s’annonçait être un jeu savoureux mais il n’en est rien. Graphiquement très moyen, véritable copie de Dark Alliance sur de nombreux points et très vite lassant, il dégoûtera plus d’un fan de la série. Dommage. Reste un univers intéressant et une bande-son d’assez bonne qualité. Vivement un vrai Fallout et pas un titre d’action bâclé au possible !

On a adoré :
+ Ambiance
+ Bande son
+ Jouabilité simple
+ Humour noir…
On n'a pas aimé :
- Graphismes
- Fort sombre
- Ennuyant à la longue
- Du copié-collé de Dark Alliance
- Le mythe Fallout s’effondre !


Consulter les commentaires Article publié le 01-07-04 par Rédempteur


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