Test Evil Dead Regeneration - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Evil Dead Regeneration



Editeur
THQ
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.09.2005
  13.09.2005
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Son
5.1

Après un premier épisode d’une médiocrité renversante, THQ revient à la charge avec la célèbre licence Evil Dead en nous proposant une suite nommée Regeneration. En attendant le remake du premier film voilà donc de quoi faire patienter les fans qui y trouveront un divertissement un peu plus abouti que le très mauvais A Fistfull of Boomstick sorti il y a plus de deux ans déjà. Alors, Ash, êtes-vous prêt pour un nouveau massacre ?

Debil Dead : le jeu




Tout commence pourtant assez bien avec une début d’histoire accrocheur et qui a pour principe de changer des simples adaptations foireuses. Ici, le scénario reprend les éléments des deux premiers épisodes mais transgresse cependant la fin du second film en offrant une alternative qui est la bienvenue dans cet univers cauchemardesque. En gros on va dire qu’Ash se voit accusé de la mort de ses camarades et envoyé dans un asile à la place d’être envoyé au Moyen-Age à travers le fameux vortex. Pendant ce temps, un sombre idiot ne trouve rien de mieux à faire que de rouvrir le fameux livre des morts, le Nécronomicon, et de libérer une fois de plus les ténèbres sur la Terre. A Ash dès lors de rétablir l’ordre et de renvoyer ces immondes créatures six pieds sous terre !

Le concept du jeu reste identique à celui de l’épisode précédent : vous entrez dans un niveau, le traversez en éliminant toutes les créatures que vous rencontrez, éliminez occasionnellement un boss et arrivez à la fin du niveau après quoi rebelote. Un principe assez simple qui se nomme hack & slash ( coupe & tranche, ça le fait moins en français…) et qui a de nombreuses fois fait ses preuves par le passé. Et comme dans Evil of Boomstick Ash dispose de deux armes particulièrement efficaces contre ses pires ennemis : la terrible tronçonneuse greffée au bout de son bras et son fidèle shotgun auquel il est sentimentalement attaché au point de lui donner le nom de Boomstick (bon, chacun son trip). La gestion de ces deux armes se fait très simplement de quelques pressions sur deux touches adjacentes qui contrôlent chacune les deux armes en question. Dès lors vous pouvez imaginer le bazar monstre que Ash fait quand il sort ses deux meilleurs potes simultanément ; un mélange de massacre à la tronçonneuse et de Doom disons… Bien entendu les coups que portent Ash sont loin de se limiter à ces deux armes. Ainsi, vous pourrez enchaîner coup de tronçonneuse et shotgun dans différents ordres de manière à exécuter des combos plutôt diversifiés et à enchaîner les démembrements. Simple mais terriblement efficace lors des premières minutes de jeu, au point de vous faire frissonner de plaisir et de réveiller en vous le sadique profondément enfui…

Par ailleurs on note qu’Ash possède dorénavant plusieurs pouvoirs plus ou moins originaux. En dehors d’un mode furie où il deviendra plus résistant et plus puissant on retrouve un changement en Dark Ash qui lui octroie plusieurs pouvoirs. A ces quelques possibilités on ajoute l’appel de Sam, un petit nain particulièrement moche et sénile que vous pourrez envoyer valdinguer sur vos ennemis à l’aide d’un bon coup de pied dans son derrière. L’idée est bonne et on se surprend à s’essayer à l’envoi de nabot. En plus de cette fonction, vous pourrez aussi lui ordonner d’immobiliser durant un certain laps de temps un ennemi pour lui régler tranquillement son compte en quelques coups de tronçonneuse. Vous aurez aussi l’opportunité de le contrôler à plusieurs occasions lorsque ce bon gros Ash ne pourra se faufiler dans des conduits un peu trop light que pour le laisser passer lui et son gros bedon… Enfin, notons la présence de Finish Him à la manière de MK mais en moins bien mis en scène qui vous permettront d’éliminer vos adversaires d’un simple coup mortel.

Autrement dit le mot d’ordre semble être diversité. Malgré tout, le but ne change pas du début à la fin et une certaine lassitude ne tardera pas à s’instaurer chez vous à force de transformer des zombies en purée… Et que dire donc de l’ambiance du titre qui n’arrivera pas la moindre fois à vous faire frissonner ou à vous accrocher un temps soit peu, en raison de cinématiques mal gérées, de manque de netteté et d’une platitude ennuyante. Si les premières minutes de jeu sont assez fun on ne peut que se plaindre du manque de finition du titre qui l’empêche de vous tenir en haleine plus d’une heure. Pour être honnête je dois avouer ne pas avoir passer les quatres premiers niveaux. Après cela, c’est limite tendance sado-masochisme, donc autant vous prévenir de suite… Une durée de vie limitée donc sauf pour les fans qui pourront toujours se muscler les doigts au cours des nombreux niveaux que propose l’aventure solo.

Une régénération ratée…




Le tant attendu retour de Ash en jeu vidéo est donc une fois de plus passé à côté de la plaque en raison de son intérêt très limité ? Oui, mais non… Les raisons sont nombreuses en fait car si un jeu beau se révèle en plus fun il se révèle assurément être un hit, hors, dans le cas contraire où l’on découvre un jeu moche terriblement fun on peut tout de même le classer dans les jeux potables. Ici, rien de tout cela. La réalisation technique est à l’image du gameplay : fade et désespérante. Les modélisations de personnages sont moches, les décors insipides et les effets spéciaux carrément ridicules. De la même manière que la maniabilité est aussi raide qu’un manche de brosse en fer forgé. Difficile dès lors de donner la moindre crédibilité à un jeu développé en deux temps trois mouvements par une équipe de bras cassés soucieux de refourguer Ash dans les héros du vieux de la vieille ! Et ce n’est pas la bande son qui viendra me contredire, celle-ci n’étant qu’un rassemblement de niaiseries qu’on ose appeler blagues, de bruitages assourdissants et de bugs auditifs interminables. Mauvais, mauvais, mauvais. Ash, par pitié, restes dans ta tombe la prochaine fois !

Point complet
Soyons clairs : Evil Dead Regeneration fait partie des plus mauvais titres du moment. Amusant les premières heures il se transforme vite en jeu ennuyant en raison de sa répétitivité et de son aspect technique médiocre. Un titre à oublier...

On a adoré :
+ Assez fun au cours des premières heures
+ Simple à prendre en main
On n'a pas aimé :
- Médiocre techniquement
- Une bande son pourrie
- Ennuyant après deux heures de jeu
- D'une platitude renversante...


Consulter les commentaires Article publié le 30-10-05 par Etienne F.



 
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